Bienvenue sur Voir
ouvrir session
FAQ
devenez membre
www.voir.ca
Le Blogue des Moquettes Coquettes
Le Blogue des Moquettes Coquettes
May 2008 - Messages
16 mai 2008, 10:05
Ivresse X 30

Les sites où on peut montrer nos photos de party dans toute leur décadence se multiplient sur Internet. Pour voir des hipters se défoncer, on a lastnightsparty.com. Pour des photos prises au hasard dans les albums de party de purs étrangers, on a sorryimissedyourparty.blogspot.com. Le voyeurisme particulier des photos de nightlife a dégénéré vers une branche plus alcoolique et définitivement plus malsaine. Ce n’est plus assez de voir des beautiful people un peu suintante et pompettes en tenue de ladies night. On veut les voir se rouler par terre dans leur vomi.

Prenons comme sujet d'étude le groupe Facebook 30 Reasons Girls Should Call It A Night. Ce groupe a créé un très gros buzz l’automne dernier parce que son expansion était fulgurante. De ces temps-ci ça semble stagner à 171 000 membres.

En entrant sur la page du groupe, on voit tout d’abord ces fameuses 30 raisons, en fait 30 signes qui confirment qu’une fille est vraiment saoule.

3. You've become convinced that dancing with your arms overhead, shaking your ass, and yelling WOO HOO is truly the sexiest dance move EVER.

23. Your hugs begin to resemble wrestling take-down moves.

25. You've taken off your shoes because you believe it's their fault that you're having problems walking.


Ensuite plus de 4700 photos de filles d’âge collégial en train de faire diverses activités telles que frencher sa meilleure amie, montrer son g-string par accident ou par exprès, s’accoter sur un bol de toilette, s’étendre sur un plancher de danse pour dormir, s’effouarer au plein milieu d’un parking ou montrer quelques signes d’un coma éthylique imminent. Si je comprends bien, moins ça a de classe, plus c’est drôle.

Et on en rajoute dans les discussions du forum qui demandent la pire chose que vous ayez mangé lors d’une brosse, ce que vous avez volé alors que vous étiez saoule ou l’endroit le plus inapproprié où vous avez fait pipi (une machine à laver, un cimetière, mes pantalons).

Ça peut être plaisant de se péter la face une fois de temps en temps entre amis. Je l’ai fait moi-même plusieurs fois. J’ai souvenir d’une soirée d’université où j’avais accroché les poignées d’un sac de plastique à mes oreilles, d’un coup que je renvoie mes shooters de Goldschlager.

Mais est-ce que j’ai mis les photos de ça sur Internet? Non! J’ai un petit problème avec la glorification de la beuverie et la façon qu’on encourage les excès par des groupes de ce genre. Comme si c’était la seule façon d’être cool et populaire. OK ça peut faire partie d’un rite de passage. Mais vivre avec les conséquences des gestes qu’on pose alors qu’on est dans un état second peut nous hanter pendant longtemps. Je n’ose pas imaginer les durs lendemains de veille que certaines de ces filles doivent vivre alors qu’elles se sont fait tagger les culottes baissées avec leur ex.

Et le fait que ce soit un groupe « féminin » m’agace aussi. C’est comme un pendant Web 2.0 de Girls Gone Wild. Sauf qu’au lieu de flasher tes seins au Spring Break pour gagner un t-shirt, ben tu flashes tes seins sur Facebook pour espérer gagner la reconnaissance de tes pairs. Dans les deux cas, t’es pas trop consciente sur le coup, ça a l’air le fun avoir toute cette attention, mais qu’est-ce que ça t’apporte au juste? As-tu l’air vraiment libérée ou au contraire tu veux impressionner les gars de ta classe de maths qui hurlent "enlève ton toooooooooop" ? 

Si c’est sites sont si populaires, si c'est si fascinant de voir une fille saoule, est-ce que c'est parce que c'est encore tabou?


10 mai 2008, 6:40
Concerto pour six grosses caisses


Je suis fascinée par une nouvelle série de baladovidéo, disponible sur le site de Bande à part :

Concerto pour six grosses caisses

Le concept est fort simple : chaque semaine, on nous propose une rencontre avec un batteur de la scène musicale québécoise. Il nous parle de ses influences, de son groove et tente de réussir l'exploit de flatter sa bédaine et taper sur sa tête simultanément. Le sujet, la batterie, est certes pointu, mais le résultat est ô combien sympathique et efficace!

L'épisode final, disponible dès le 20 mai prochain, nous présentera une création collective.


 


1 mai 2008, 10:05
Un joyau de bling bling

J’ai découvert Leslie Hall l’automne passé en lisant un de mes blogues féministes préférés. Depuis ce temps, je suis avec attention son ascension fulgurante au statut très convoité de céWEBrité.

Originaire de l’Iowa, Leslie a su attirer l’attention de tout l’Internet avec sa collection de "gem sweaters", des chandails brodés de perles et de pierres précieuses, mais surtout la façon particulière qu’elle a de les mettre en valeur. En plus du bling bling de ses trouvailles de friperie, elle porte des pantalons en lamé doré, des lunettes de type bay-window années 80, beaucoup trop de maquillage et un surplus de poids qui la fait bouncer comme pas une.


Pour rendre hommage à ses chandails, elle a composé d’abord un hymne dance urbain "Gem Sweater" puis elle s’est lâchée lousse dans le hip-hop. S’en suivit une série de vidéoclips tournés dans sa ville natale où elle revisite tous les clichés du genre. En quelques mois, ils ont fait le tour du Web et lui ont permis de ramasser au passage une horde de fans aussi hystériques qu’elle.

Leslie Hall, c’est l’équivalent du Star Wars Kid, mais avec l’attitude d’une rock star.

C’est à la fois hilarant et intrigant. En effet, comment une fille qui s’enlaidit autant peut-elle avoir autant de succès? Et bien Leslie Hall a trouvé la recette idéale entre la parodie, le kitsch et la pop. Le fait qu’elle se greye d’une façon aussi disgracieuse la rend à la fois attachante et avant-gardiste. Franchement, ça fait du bien de voir une fille aussi déchaînée et bizarre, ça défoule!

Je l’ai manqué au mois de février au Zoobizarre et elle ne prévoit pas revenir au Québec sous peu. Sa tournée se termine chez elle à Ames en Iowa en juillet. Mais littéralement chez elle : le spectacle aura lieu en face de la maison de ses parents.

En attendant, je vous suggère de faire comme moi et de passer beaucoup trop de temps sur son site web qui fourmille de perles dont le "Mobile Museum of Gem Sweaters" où tous les chandails sont baptisés de noms originaux et sa boutique où ses t-shirts sont disponibles jusque dans les tailles 4XL.

Inspirant. Ça me donne envie de mettre tout mon bling en même temps et me dandiner devant mon miroir en me répétant: "Shazam, I’m glamourous!"


Les Moquettes Coquettes
Les Moquettes Coquettes
spectacles, nouvelles, photos, disques, blogues, critiques des membres…
Page de l'artiste >>