Et puis, comment s’est déroulé votre Journée internationale des femmes hier? Avant que ça devienne impossible de se mouvoir à l’extérieur, les Moquettes sont allées faire un tour du côté de leur alma mater (merci pour cette belle expression Marie-Hélène), l’UQAM, pour animer une activé de la Table des groupes de femmes de Montréal. Au cœur du pavillon Judith-Jasmin, nous avons interviewé huit femmes élues, autant du niveau municipal, provincial et fédéral. Ce fut une expérience à la fois challengeante et inspirante. Les femmes ont été très généreuses dans le partage de leur expérience politique et personnelle. Ce que j’ai retenu : ça prend beaucoup d’énergie, d’argent et de passion pour se lancer en politique. C’est un choix difficile à faire pour les femmes qui, comme les hommes, doivent trouver les ressources et un réseau fiable pour les supporter, deux choses plus abondantes du côté masculin paraît-il. Du côté psychologique également, les femmes sont généralement perfectionnistes et ne se donnent pas le droit à l’erreur. Pourquoi? Le jugement tombe plus rapidement et radicalement sur les femmes en politique, aucun faux-pas n’est toléré.
Un peu plus tard, j’ai rejoint ma petite sœur pour un café. Fanatique de hockey, elle me donne les dernières nouvelles du Tricolore et m’annonce que la partie des Canadiens de ce 8 mars est à 16h. « Ah! C’est donc cet après-midi que les femmes de RDS vont commenter la partie! ». Ben non! Elle m’apprend que ça été fait la veille, le 7 mars et même pas pendant une partie des Canadiens ! Comment ça? Le jugement tombe plus rapidement et radicalement sur les commentatrices de sports, aucune erreur n’est tolérée lorsque la Sainte-Flanelle joue.
Ah, ce satané double standard! S’il y a bien une chose dont nous ne sommes pas libérées dans plusieurs domaines, c’est bien ce jugement plus sévère parce que nous sommes des femmes. Nous expérimentons cela avec les Moquettes quelquefois. Nos blagues plus crues ou portant sur certains sujets tabous provoquent des réactions de réprobation. Et ça ne vient pas que des hommes…
Je ne m’identifie pas à la majorité des féministes qui avaient leur kiosque à l’UQAM samedi. Je ne fais pas partie des luttes sociales ou politiques. Mais prendre la parole et la scène pour dire exactement ce qu’on veut, « ovaires et contre tous », c’est le leitmotiv des Moquettes et mon combat à moi.
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Dans le même ordre d'idées, garrochez-vous sur la Gazette des femmes de mars-avril 2008, les Moquettes sont enneigées et en vedette sur la page couverture et sont fort bien dépeintes par la sublime Ariane Émond. Lisez-en un extrait ici!