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Le Blogue des Moquettes Coquettes
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Submergée de musique
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Ouf...
ça fait longtemps que je ne suis pas apparue ici! Et pourtant, mes journées
sont remplies plus que jamais de musique et de découvertes! Bien sûr, en fille
intense que je suis, je préfère vous les balancer ici d'une traite plutôt que
d'en faire des billets individuels et structurés... ;o)
LES
SPECTACLES
À
tous les lundis, je fais parti du jury des Francouvertes. Découvrant trois
nouveaux artistes par soir, j'aurais tant de choses à dire, mais mon rôle
m'obligent à être impartiale, d'où mon silence... Mais je vous encourage tout
de même à venir aux deux derniers soirs de préliminaires, où les Bonjour
Brumaire, Polipe, Le Citoyen et autres Fonojône fouleront la scène du Lion
d'Or.
Pour
les gens de Sorel, je suis jalouse de vous. Parce que samedi prochain le 29
mars, la formation Hello Postier sera au Pub
O’Callaghan. C’est tellement nouveau que je pense même que c’est
leur premier spectacle… Imaginez un groupe composé d’une batterie et de trois
basses, jouées par Martin Pelland (anciennement de The Dears), Sunny Duval (Les
Breastfeeders) et François Plante (Plaster, Afrodizz). Ce dernier a travaillé
comme facteur pendant sept ans avant de vivre de sa musique, d’où le nom du
projet.
LES
NOUVEAUX DISQUES
J'aime
danser sur du Radio Radio (lancement le 30 avril), faire un roadtrip sur du
Dany Placard (lancement ce soir!), être mélancolique sur du Philippe B (lancement
le 9 avril), réfléchir sur du Karkwa (lancement le 1er avril), m'époumoner sur
du Duchess Says (lancement le 17 avril) et manger du Chocolat (album Piano
Élégant en magasin).
LES VIDÉOCLIPS
J'ignore ce que va devenir Musique Plus, mais moi, je continue d'aimer l'art du vidéoclip. En voici deux beaux : Bonjour Brumaire - Brooklyn
Miracle Fortress - Have You
Seen In Your Dreams
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Tranche
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J’aime bien me faire conter de quoi. Je suis toujours partante pour une tranche de
vie. N’importe laquelle, pourvu qu’elle
me soit contée avec conviction. C’est
donc avec grande curiosité que je suis allée voir Contes en tranches séparés
mécaniquement production des Créations les Indigestes à La Risée, la semaine
dernière. Quelles tranches allaient-on
donc me conter ?
Depuis toujours, on se raconte pour perpétuer
une pensée, démystifier des peurs, pour continuer d’exister. En 2008, bien des choses ont perdu de leur
mystère. La Chasse Galerie est,
au mieux, une bière de Micro- Brasserie, au pire, une chanson de Claude
Dubois. En 2008, qu’est-ce qui nous
effraie ? Quel est le loup-garou qui nous
dévore? Quels sont nos
démons et nos fantômes ?
Les personnages content dans un fouillis
scénique, une sorte de brocante. Ils en
extirpent des objets oubliés et leur redonnent vie, ils mettent en relief des souvenirs pour leur redonner un sens.
Dans la salle, on a envie de demander à certains : «C’est tu arrivé
pour vrai ?» C’est bon signe. On veut y croire. Y retrouver notre part de vérité.
Out le folklore, out le tapage de pied mais on garde le fantastique, l’improbable, le troublant et le tapage tout
court et… la bière pas chère.
Du mardi au samedi, jusqu'au 29 mars à La Risée, 1258 Bélanger. 
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La sagesse des foules
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C’est probablement une expression que vous avez déjà entendue. C’est également un concept qui obtient beaucoup de hype depuis la parution en 2004 du best-seller de James Surowiecki à ce sujet : The Wisdom of Crowds : Why the Many Are Smarter Than de Few and How Collective Wisdom Shapes Business, Economies, Societies and Nations. Traduction libre : La Sagesse des foules : Comment Beaucoup de monde est plus intelligent que Pas beaucoup de monde et Comment la Sagesse collective forme les Affaires, l’Économie, les Sociétés et les États.
 Note : Pourquoi les livres de business ont des titres aussi long que la préface?
L’auteur, un journaliste du New Yorker, nous explique la théorie suivante, vous l’aurez deviné par le titre du livre : une variété de gens qui votent de façon indépendante et décentralisée prédisent mieux des évènements ou des tendances à venir que des petits groupes ou des experts dans leur domaine.
Il y a 4 conditions de base pour que ça marche :
- La diversité d’opinion
- L’indépendance entre les membres
- La décentralisation
- Une bonne méthode pour compiler les résultats
Si ces conditions sont rencontrées, et bien les résultats sont plus concluant que si un ou des experts s’étaient prononcés sur la question, et ce même si les gens qui votent ne sont pas trop informés ou votent de façon irrationnelle. Comment ça se fait? L’indépendance permet aux gens de ne pas être influencés par un leader d’opinion, les erreurs des uns équilibrent celles des autres et l’inclusion de toutes les opinions sans distinction garantit que les résultats sont plus représentatifs que si une seule personne avait été responsable.
Je vais vous donner un exemple, c’est celui qui est en introduction du livre de Surowiecki.
En 1906, Francis Galton, un scientifique britannique, se rend à une foire agricole dans le but de prouver une de ses théories : la plèbe n’est pas intelligente, il faut décider pour elle. Le contexte est celui d’un simple concours : « Voici un bovin vivant, devinez son poids une fois abattu et arrangé. Si vous visez juste, vous gagnez un prix!
Plus de 800 personnes ont tenté leur chance. Certains étaient des éleveurs et des fermiers, mais d’autres n’avaient aucune expérience en matière bovine. Selon Galton, c’était l’analogie parfaite de la démocratie. Ce qu’il voulait prouver, c’est que le voteur moyen était à côté de la track.
En faisant la moyenne des réponses, il est arrivé à un total de 1197 livres. Le bovin abattu et arrangé pesait… 1198 livres! Ahah! À sa grande surprise, sa théorie venait de s’écrouler…
J’ai trouvé sur le web, une petite application qui s’inspire directement de la sagesse des foules, ça s’appelle Ask500People.com. Construit par Wondermill, ils proposent un outil de sondage à large échelle gratuit, facilement intégrable sur plusieurs plateformes et visuellement attrayant. Leur slogan est World Opinion while you watch.
Comment ça marche? Les usagers proposent une question. Les questions qui reçoivent le plus de votes sont posées en page d’accueil. En direct, avec une fenêtre Google Maps, vous pouvez voir qui vote, dans quelle ville et quelle est leur réponse. Dès que 150 personnes ont répondu, on passe à une autre question en page d’accueil.
Pour mon propre intérêt, je suis allée voir le sondage suivant : Est-ce que le mot féminisme a une connotation négative ou positive pour vous? Les réponses sont très serrées. 
Également pour mon propre intérêt, j'ai soumis une question. J'ai eu la chance d'être devant mon ordinateur alors qu'elle était en page d'accueil! Ma foi, c'était très excitant de voir la carte bouger à toute les deux secondes pour voir les résultats s'accumuler!
Ça peut être très pratique si vous avez une question éthique à résoudre. Qu’est-ce que vous demanderiez, vous?
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Deux poids, deux mesures
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Et puis, comment s’est déroulé votre Journée internationale des femmes hier? Avant que ça devienne impossible de se mouvoir à l’extérieur, les Moquettes sont allées faire un tour du côté de leur alma mater (merci pour cette belle expression Marie-Hélène), l’UQAM, pour animer une activé de la Table des groupes de femmes de Montréal. Au cœur du pavillon Judith-Jasmin, nous avons interviewé huit femmes élues, autant du niveau municipal, provincial et fédéral. Ce fut une expérience à la fois challengeante et inspirante. Les femmes ont été très généreuses dans le partage de leur expérience politique et personnelle. Ce que j’ai retenu : ça prend beaucoup d’énergie, d’argent et de passion pour se lancer en politique. C’est un choix difficile à faire pour les femmes qui, comme les hommes, doivent trouver les ressources et un réseau fiable pour les supporter, deux choses plus abondantes du côté masculin paraît-il. Du côté psychologique également, les femmes sont généralement perfectionnistes et ne se donnent pas le droit à l’erreur. Pourquoi? Le jugement tombe plus rapidement et radicalement sur les femmes en politique, aucun faux-pas n’est toléré.
Un peu plus tard, j’ai rejoint ma petite sœur pour un café. Fanatique de hockey, elle me donne les dernières nouvelles du Tricolore et m’annonce que la partie des Canadiens de ce 8 mars est à 16h. « Ah! C’est donc cet après-midi que les femmes de RDS vont commenter la partie! ». Ben non! Elle m’apprend que ça été fait la veille, le 7 mars et même pas pendant une partie des Canadiens ! Comment ça? Le jugement tombe plus rapidement et radicalement sur les commentatrices de sports, aucune erreur n’est tolérée lorsque la Sainte-Flanelle joue.
Ah, ce satané double standard! S’il y a bien une chose dont nous ne sommes pas libérées dans plusieurs domaines, c’est bien ce jugement plus sévère parce que nous sommes des femmes. Nous expérimentons cela avec les Moquettes quelquefois. Nos blagues plus crues ou portant sur certains sujets tabous provoquent des réactions de réprobation. Et ça ne vient pas que des hommes…
Je ne m’identifie pas à la majorité des féministes qui avaient leur kiosque à l’UQAM samedi. Je ne fais pas partie des luttes sociales ou politiques. Mais prendre la parole et la scène pour dire exactement ce qu’on veut, « ovaires et contre tous », c’est le leitmotiv des Moquettes et mon combat à moi. --- Dans le même ordre d'idées, garrochez-vous sur la Gazette des femmes de mars-avril 2008, les Moquettes sont enneigées et en vedette sur la page couverture et sont fort bien dépeintes par la sublime Ariane Émond. Lisez-en un extrait ici!
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Nouvelle tempête
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Je pensais vraiment qu’on allait passer à côté. Je ne parle pas de la neige en tant que
telle, je parle du pelletage médiatique autour de la tempête avant même que le
premier flocon ne soit tombé. Mais bon,
je dois me résigner. C’est ainsi depuis
le début de l’hiver. Cette semaine, on
lisait à la une de La Presse un jeu de mot fort habile Chute alors!. Hier, Radio-Canada web En attendant la
tempête. Demain matin : Une
huitième tempête nous scrape la vie avec quatre pages de photos de tempête et
une rétrospective des tempêtes 2007-2008, chiffres, statistiques et le dossier
spécial Dur dur d’être une déneigeuse, des experts en neige se prononcent. Avec la
quantité qui tombe en ce moment, nous nous aurons droit, encore une fois, au bulletin de 18h, à l’interview de trois
automobilistes qui déneigent leurs véhicules.
Un qui dit : «Maudit hiver que j’ai donc hâte que ça finisse que j’en
ai donc plein le casque» (auto-censure).
Un autre qui dit : «C’est l’hiver, c’est normal qu’il neige, moi je
me suis acheté un Kanuk en spécial et j’ai des mitaines en masse pour me
moucher dedans.» Et le dernier, moustache
glace et morve : «Moi, je m’en vais dans le Sud pour une
semaine.» (Rire semi-heureux parce que ça
coule un peu dans sa bouche.)
Question du jour TVA: Pour ou contre les tempêtes? Exagère-je? Je ne le
sais plus.
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Nouvelle chanson d'Ariane Moffatt!
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Ariane Moffatt veut tout, tout de suite et ici, et nous en donnera encore plus dans son prochain album qui paraîtra le 22 avril prochain.
J'aime bien sa chanson, avec ses cuivres et sa batterie électronique qui nous font sourire, elle nous amène vers le printemps...
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Bricolages pour femme et ours polaire : le théâtre performatif vu par Système Kangourou
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La semaine dernière, j'ai fait quelque chose de plutôt rare : je suis allée au théâtre. J'aimerais être un public plus assidu, mais que voulez-vous, le théâtre n'est pas fait pour mon type de personnalité. Je suis une bougeuse, j'ai de la difficulté à rester assise trop longtemps, j'ai faim, j'ai chaud, j'ai soif et pire, j'ai tendance à m'endormir à défaut de pouvoir me lever. Je m'arrange donc pour aller voir des pièces présentées dans les plus petites salles possible, question d'avoir les acteurs dans ma face. Mais mercredi, j'ai assisté à un spectacle fait pour les gens comme moi : Bricolages pour femme et ours polaire présenté par la compagnie de théâtre performatif Système Kangourou au Bain Saint-Michel (5300, St-Dominique).
L'auteure et actrice solo Marie-Ève Dubé, assistée d'Anne-Marie Guilmaine à la mise en scène, réussit à mélanger la vérité et la fiction, l'improvisation et le théâtre, le ludique et la gravité. Elle emmène le public, d'un maximum de 30 personnes, dans un parcours autour du Bain Saint-Michel, lieu mystérieux, encombré et défraîchi, riche en histoire et en racoins. S'ensuit un mélange de monologues plus théâtraux, parsemés d'activités avec le public, toujours debout et à l'affût de ce qui pourrait lui arriver. Un exemple? Un très beau texte sur la notion de souvenirs, suivi d'un désir de Marie-Ève de prendre en photo son anniversaire, entourée de coupes de champagnes, d'un gâteau et de son public, ses nouveaux amis. Nous lui avons chanté spontanément "Joyeux Anniversaire" et on y croyait, comme si c'était vrai. Bricolages pour femme et ours polaire n'est pas une pièce parfaite, certains moments sont plus marquants que d'autres, bien évidemment. Mais la tentative de vouloir rapprocher le théâtre de la rencontre humaine et de l'expérimentation est réussie, ce qui fait que les créations de Système Kangourou peuvent être une excellente façon de réconcilier le théâtre avec les plus sceptiques... ou bougeux! Bricolages pour femme et ours polaire par Système Kangourou Jusqu'au 15 mars au Bain Saint-Michel (5300, St-Dominique)
Réservations : (514) 274-6674 ou par Carte Premières
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Collier de perles
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Je suis tombée sur quelques perles qui m’ont titillé le féminisme ce weekend. J’avais envie de les partager avec vous.
Dimanche après-midi, en faisant ma vaisselle, j’ai écouté par hasard Vous m’en lirez tant, un magazine littéraire de la Première Chaîne de Radio-Canada. Il était question du livre Propaganda d’Edward Bernays, un des pionniers en matière de manipulation de l’opinion publique et bien sûr de propagande. J’écoutais avec attention la description des campagnes de relations publiques de l’Américain, en essayant de ne pas trop cogner mes assiettes ensemble pour ne rien manquer. Le célèbre « I Want You For U.S. Army », c’est lui. Mais ce qui m’a marqué, c’est comment il a orchestré un grand coup de marketing direct pour vendre des cigarettes aux femmes, un défi qu’il devait relever pour son employeur, l’American Tobacco. Il a détourné le féminisme de façon magistrale :
(…) la cigarette constitue pour les femmes un symbole phallique qui représente le pouvoir de l’homme. Pour faire fumer les femmes il faut d’abord leur faire conquérir de manière symbolique des positions occupées par la gent masculine. Bernays vient de trouver ses leaders d’opinion et il orchestre un des grands coups de marketing de l’histoire en détournant une marche catholique (la procession de Pâques) pour en faire un événement politique au profit des suffragettes. Une dizaine de jeunes premières, invitées par lui et soigneusement instruites du plan de bataille, se présentent au-devant de la procession, exhibent leurs cigarettes, et s’allument devant les photographes des journaux. Bernays lance le slogan aux journalistes présents : « elles allument des flambeaux pour la liberté ». (…) Les journaux accordent la première page à la nouvelle. Les conservateurs vendent de la copie grâce à l’aspect scandaleux. Les progressistes sont charmés. Les féministes exultent, jubilent de l’ampleur du phénomène médiatique. (…) La femme éprise d’émancipation devra simplement fumer. Fumer c’est voter ! Via niko74 / Agoravox
Les flambeaux de la liberté!?!?!? Ah la manipulation des symboles de révolution à des fins marchandes… Ça me fait penser, j’ai ce livre dans ma bibliothèque que je n’ai jamais fini : Révolte consommée – Le mythe de la contre-culture. Je crois qu’il est temps que je le reprenne.
Autre truc assez incroyable via Feministing : une jeune femme de 16 ans, violée par quatre adolescents, a retrouvé ses agresseurs par MySpace! Des messages échangés entre deux des agresseurs faisait état de l’événement et du nombre de personnes impliquées, ce qui a permis à la police de les arrêter et des les inculper! C’est ce qu’on appelle mettre Big Brother à son service. Quelle débrouillardise de la part de cette adolescente… et quelle inconscience (stupidité?) totale de la part des violeurs. À lire sur Seattle Times.
Finalement, voici comment des scénaristes macho voient la femme libérée, la femme de pouvoir, la femme forte. Gracieuseté du film DOA : Dead or Alive, un navet de 2006, adapté du jeu vidéo du même nom, que je n’ai pas vu (et que j’ai pas envie de voir) :
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