J'ai entendu l'échange ci-bas à la radio, un matin de la semaine dernière. Je n'ai pas pu identifier le poste (mon radio-réveil est franchement vétuste) et je ne me souviens pas des noms de l'animateur et du journaliste. Toutefois, je me suis réveillée plutôt amusée par ce journaliste qui s'est levé ce matin-là en se disant « Non. Moi, aujourd'hui je ne ferai pas paniquer le monde avec de l'information catastrophe. Non merci! ».
- Animateur : Donc, Jérémie (nom fictif), cette nouvelle troublante... Il y aurait des rats à l'Hôtel-Dieu!?! Mais c'est é-pou-vantable!!!
- Jérémie : Ben là, Martin (nom tout aussi fictif), le bâtiment a plus de 350 ans, il y a des brèches, c'est un peu normal...
- Animateur : Mais des rats?!?
- Jérémie : Il y a des rats dans toutes les grandes villes dignes de ce nom. Pas plus ici qu'ailleurs. C'est la vie.
- Animateur : Oui mais des rats?!? Dans un hôpital?!?
- Jérémie : J'ai parlé à une préposée qui me dit que les rats restent au sous-sol, qu'ils ont le problème en main.
- Animateur (décontenancé par la non-performance de son interlocuteur) : Ben... heu... Ok... Merci Jérémie... (aux auditeurs, en s'excusant presque de les avoir dérangés pour rien) C'est une nouvelle et nous, ben on rapporte les nouvelles. Heu, c'est ça.
Qu'il faille ou non paniquer pour des rats (là n'est pas mon point), j'ai surtout été estomaquée par ce journaliste qui a décidé de ne pas embarquer dans la sale machine à effrayer les citoyens. Je l'ai trouvé décontracté et serein ! Chapeau Jérémie dont ce n'est pas le nom.