À chaque année, à ce temps-ci de la saison, je suis touchée par la même chose : ces vélos laissés à leur mort, brisés ou pas, sur un poteau quelconque. Ces vélos qui ont rendu fier service tout l’été durant, pourquoi sont-ils abandonnés au froid, aux intempéries et à la solitude? À chaque fois que j’en vois un, orphelin, je me pose la même question.
Mais où est son propriétaire ? Enfermé depuis septembre avec un nouvel amoureux ? Parti aux quatre coins du monde ? Mort ?!?
Qu’est-ce qui pousse un cycliste à se lever un bon matin et à se dire : « Non, pas ce matin. Et plus jamais. Pourris, vélo de malheur. ».
Parfois, le vélo n’est même pas brisé ! Il le devient avec le temps, surtout s’il se fait dépouiller de ses meilleurs morceaux. Et plus le temps passe, plus le vélo moisit. Il se confond maintenant avec les détritus habituels, les cochonneries jetées par les passants. Une roue tordue, un cadre de métal, un guidon croche.
Un blogueur s’est intéressé à la question au point d’être faire un blogue « spécialisé » http://www.so-money.net/brokenbike/. Comme quoi dans toutes les villes du monde des vélos sont laissés pour morts par des humains pas de cœur.