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Le Blogue des Moquettes Coquettes
26 novembre 2007, 9:50

Les vélos ne se cachent pas pour mourir.

À chaque année, à ce temps-ci de la saison, je suis touchée par la même chose : ces vélos laissés à leur mort, brisés ou pas, sur un poteau quelconque. Ces vélos qui ont rendu fier service tout l’été durant, pourquoi sont-ils abandonnés au froid, aux intempéries et à la solitude? À chaque fois que j’en vois un, orphelin, je me pose la même question.

Mais où est son propriétaire ? Enfermé depuis septembre avec un nouvel amoureux ? Parti aux quatre coins du monde ? Mort ?!?

Qu’est-ce qui pousse un cycliste à se lever un bon matin et à se dire : « Non, pas ce matin. Et plus jamais. Pourris, vélo de malheur. ».

Parfois, le vélo n’est même pas brisé ! Il le devient avec le temps, surtout s’il se fait dépouiller de ses meilleurs morceaux. Et plus le temps passe, plus le vélo moisit. Il se confond maintenant avec les détritus habituels, les cochonneries jetées par les passants. Une roue tordue, un cadre de métal, un guidon croche.

Un blogueur s’est intéressé à la question au point d’être faire un blogue « spécialisé » http://www.so-money.net/brokenbike/. Comme quoi dans toutes les villes du monde des vélos sont laissés pour morts par des humains pas de cœur.

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Steve Boudrias a dit :

re: Les vélos ne se cachent pas pour mourir.

Oui, y'en arrivent-tu des affaires ?!

Prenez par exemple, moi, il y a trois semaines, je quitte mon patelin par la gare de Dorion un vendredi pour ne revenir que le lundi suivant de Montréal.

Je verrouille donc mon Triumph Vertical 18 vitesse au support à vélo situé quelque part dans un champ éloigné de la lumière des lampadaires.

Mais comme je suis en plein jour, je ne m'aperçois pas de mon erreur.

Le lundi suivant, je reviens par le train et je débarque à la gare de Vaudreuil, laissant mon pauvre vélo tout seul accroché à son support comme un bon vieux Jolly Jumper qui s'ennuie de son Lucky Luke sans pour autant avoir un Rantanplan pour le divertir entretemps.

Le mardi matin, le roi, la reine, le petit prince et moi ont s'en va chercher mon vélo, en marchant le long de l'avenue St-Charles en sifflotant d'aise de ne pas être en automobile et constament coincé dans un embouteillage monstre sur cette avenue-là.

Puis, arrivé sur place, qu'est-ce que je vois ?

Mon vélo... attaché bizarrement.  Figurez-vous donc que de gentils Dalton ont pensé à couper ma chaîne Master de chaque côté du machin qui verrouille ensemble les extrémités du cadenas en forme de câble circulaire.  Et ce, je vous le donne en mille, pour le rattacher en twistant le métal des fils de fer constituant le câble étranglant à présent ma roue avant et la tige de métal du support à vélo.

Au début, je trouve ça drôle...  Mais rapidement, je commence a déchanter :

1) parce que le(s) sans-génie(s) qui a(ont) fait ce coup-là avaient probablement cinq ans d'âge mental.

2) parce que lorsque j'arrête un policier de la SQ pour m'aider, ça lui prend 10 minutes pour comprendre la raison pour laquelle on avait fait semblant de voler mon vélo, pour ensuite le revérouiller... et ainsi espérer de me faire coffrer par les flics.

Le lendemain, mercredi, je vais chercher mon vélo avec une paire de cutter et puis, boum !, ma carte d'affaires de l'agent de la SQ ne me servira guère puiisque, cette fois, mon vélo est disparu complètement.

Ce n'est pas tout, car je me demandais justement où entreposer mon vélo à l'abrique pis un fanal à l'approche de l'hiver invernal... et mes voleurs de misère dont font partis prix des dossiers en cours de discusiion, qu'est-ce qu'il me permettent de faire :

1) prendre un coté de la famille et le généraliser sans trahir l'esprit de l'expression matériel afin d'en faire à nouveau un chef.

2) relaxer tout l'hiver sans avoir à ranger mon vélo pour la saison morte... puisqu'on a finit par me le voler entièrement par la suite où l'envoyer à la fourrière.

Enfin, je me rappelerai toujours ce que Mongrain penserait de ça.  

Après tout, je me posais des question de rangement avant de me faire voler mon vélo.

N'empêche que cet incident bizarre a ensoleillé mon sourire légendaire de mardeux.

En effet, ce qu'il y a de bien avec le vol, c'est qu'il tranforme toujours un individu-consommateur en client-acteur de ma vie.

# 29 nov. 2007, 04:45


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