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Le Blogue des Moquettes Coquettes
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Les vélos ne se cachent pas pour mourir.
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À chaque année, à ce temps-ci de la saison, je suis touchée par la même chose : ces vélos laissés à leur mort, brisés ou pas, sur un poteau quelconque. Ces vélos qui ont rendu fier service tout l’été durant, pourquoi sont-ils abandonnés au froid, aux intempéries et à la solitude? À chaque fois que j’en vois un, orphelin, je me pose la même question.
Mais où est son propriétaire ? Enfermé depuis septembre avec un nouvel amoureux ? Parti aux quatre coins du monde ? Mort ?!?
Qu’est-ce qui pousse un cycliste à se lever un bon matin et à se dire : « Non, pas ce matin. Et plus jamais. Pourris, vélo de malheur. ».
Parfois, le vélo n’est même pas brisé ! Il le devient avec le temps, surtout s’il se fait dépouiller de ses meilleurs morceaux. Et plus le temps passe, plus le vélo moisit. Il se confond maintenant avec les détritus habituels, les cochonneries jetées par les passants. Une roue tordue, un cadre de métal, un guidon croche.
Un blogueur s’est intéressé à la question au point d’être faire un blogue « spécialisé » http://www.so-money.net/brokenbike/. Comme quoi dans toutes les villes du monde des vélos sont laissés pour morts par des humains pas de cœur.
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Wouah! Un nouveau site!
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Vous trouvez pas qu'il est chou le nouveau site de Voir? Je vous écris plus tard cette semaine! Au menu: mes deux dernières chroniques livrées à CIBL, soit la prescription de moyens de contraceptions dans un école du premier cycle du secondaire à Portland, Maine et la librairie féministe Amazon Bookstore à Minneapolis. Bon lundi!
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Une semaine après Tout le monde en parle
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Il y a une semaine, Matthieu Beaumont
et Catherine Leduc étaient sur le plateau de Tout le monde en
parle. Quand on est un jeune groupe, passer à une telle
émission peut s'apparenter à vivre dans l'oeil d'une
tornade émotive. Autant de visibilité d'un seul coup,
ça fait peur. On est confronté à l'amour
extrême et à la haine démesuré de gens
qu'on ne connaît pas. Je parle par expérience. Lors du
passage des Moquettes Coquettes à cette émission
dominicale, nous avions soulevé bien des passions. Je croyais
que nos paroles crues étaient les seules responsables.
Maintenant, en regardant ce que vit Tricot Machine, qui n'a pourtant
rien dit de choquant, je réalise que ce doit être le lot
de beaucoup de jeunes artistes.
Depuis dimanche, le groupe Facebook
anti tricot machine (cité par Guy A. Lepage) est plus actif
que jamais. Je m'explique mal toute cette méchanceté.
Je peux comprendre qu'on n'aime pas la musique, les paroles ou
l'énergie d'un groupe. Je ne m'explique pas qu'on puisse
passer des heures à le détester en gang sur une page
virtuelle. Les commentaires les plus virulents sont portés à
l'endroit de la fille. Est-ce moi ou les filles se font davantage
critiquer que les garçons? Le groupe compte 276 membres.
Heureusement et ironiquement, le groupe Tricot Machine sur Facebook
compte exactement le même nombre de membres.
Une semaine après Tout le monde
en parle, je me demande comment se sentent Catherine et Matthieu.
J'espère qu'ils ont profité de la première neige
et qu'ils passeront à travers le temps qu'il fait cet hiver.
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État d'urgence : l'art et l'engagement social à portée de tous
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En ce moment même et jusqu’à
dimanche a lieu un événement unique en son genre : État d’urgence, un
« mani-festival » (un mélange de manifestation et de festival
artistique) organisé par l’ATSA, l’Action Terroriste Socialement Acceptable.
Les fondateurs - et couple dans la vie - Pierre Allard et Annie Roy mènent
depuis dix ans déjà ce projet où l’art, l’engagement social et le contact
humain vont de pair.
Je suis allée rencontrer Annie
lundi, pendant qu’ils étaient en montage de l’événement, à la place
Émilie-Gamelin. J’avoue que j’étais un peu timide de me rendre aux bureaux de l’ATSA.
D’un côté, je suis fascinée par cet événement qui présente une programmation où
toutes les formes d’art se rencontrent et qui offre la possibilité de
rapetisser le fossé entre tous les gens, vivant dans la rue ou non. Mais d’un
autre côté, je ne suis pas vraiment engagée politiquement, je n’ai pas fait de
bénévolat depuis mon secondaire 3 et je donne rarement des sous au gars qui
quête à l’entrée de mon épicerie. Bref, je me sentais en quelque sorte
imposteur, et j’avais l’impression que toute l’équipe motivée et impliquée de l’ATSA
allait me démasquer, moi, la fille qui participait à la surconsommation de
cette société pourrie.
Mais non, rien. Que des sourires,
des échanges d’idées et de l’ouverture d’esprit régnaient dans l’ambiance du
local situé coin Drolet et Mont-Royal. Et ça m’a rassurée sur le fait qu’au
fond, c’est exactement ce genre d’ambiance qui règnerait tout le week-end dans
le coin de Berri-UQAM. Quand on écoute Annie Roy parler passionnément des
artistes, des spectacles, des bénévoles et bien sûr, des habitants de la rue,
on se rend compte que même si l’événement État d’urgence n’est pas une activité
facile en soi, elle est essentielle. On peut se compter chanceux, car c’est
rare qu’on peut avoir accès aussi simplement (et gratuitement !) à autant
de richesses artistiques et humaines.
J’irai donc faire mon tour à la
place Émilie-Gamelin d’ici dimanche.
Si vous n’avez pas le goût, ou le
temps, je vous invite tout de même à aller visiter le site de l’ATSA comme ça,
juste pour mieux connaître l’organisation. Ce sera un début ! Vous pourrez aussi écouter des extraits de mon entrevue réalisée avec Annie Roy sur les ondes de CIBL Radio-Montréal 101,5 fm demain, entre 18h et 19h.
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Peu d'idées dans ma tête, mais beaucoup dans ton salon
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Il me semble que ça fait une éternité que je n'ai pas écrit ici.
En fait, j'écris rarement ces temps-ci, point. Pas beaucoup pour les Moquettes et encore moins pour moi.
Parce que pour écrire, il faut prendre le temps. De se ressourcer, de lire, de se promener, de se perdre sur Youtube, de rêvasser. Temps que je n'ai pas, ou que je ne prends pas, aucune idée. Travail oblige.
J'ai hâte de vous retrouver, d'avoir des idées, de la conversation pour et avec vous. Bientôt, je le sens.
En attendant, je vous invite à découvrir les vidéos Dans ton salon, où Marie-Claude Beaucage et Véro B. rencontrent des artistes de la scène locale chez eux. Jusqu'à maintenant, Bloodshot Bill et Giselle Webber se sont prêtés au jeu, en faisant visiter leur maison et en offrant une sympathique prestation à deux pas de leur sofa.
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En attendant que je finisse d'écrire ma chronique...
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Vous connaissez probablement Sacha Baron Cohen pour son personnage de Borat. Mais dans son émission de télé, il fait également Da Ali G, un rappeur-intervieweur assez déstabilisant. Ici, il paie une petite visite aux militants pro-vie de la March for Women's Lives. En étant un "outsider" (un peu comme l'est Borat) il peut poser toutes les questions malaises avec une naïveté déconcertante. J'aime particulièrement celle-ci:
- Avez-vous déjà eu un avortement?
- Non, je n'ai jamais eu d'avortement.
- Est-ce que vous ne devriez pas, au moins, avoir essayé avant dire que c'est mauvais?
J'a-do-re.
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Chhhhut.
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Comme s'il n'y avait pas déjà assez de bruits ambiants pour nous polluer la vie, semble-t-il que l'on se soit mis récemment au cri. Pourquoi ? Pour attirer notre attention de plus en plus difficile à obtenir? Pour le plaisir de s'égosiller?
Ma plus récente crise auditive a été causée par cette insupportable publicité de Burger King où le narrateur hurle sur un ton particulièrement agressant : « C'est pas vrai que tout est bon chez Burger King. Ça, c'est pas bon. Ça non plus. Là-dedans, y'a pas de laitue. Ça, ça piiique. Ça, ça se mange même pas !!! ». Ta yeuuuuuule.
Je n'ai jamais eu autant peu envie d'aller manger un mauvais hamburger. Je ne fais pas partie de leur public-cible me direz-vous, et vous aurez raison, mais ce n'est pas une raison pour m'assourdir entre deux portions du journal télévisé.
Et si j'entends une autre fois l'alphabet de Zellers « A-a-a-a, b, c, d-é-é-, e, f, g, . » je fais une Van Gogh de moi-même. Depuis le temps que je chiale que mes oreilles sont décollées, ça me permettrait de faire d'une pierre deux coups.
Je dois être rendue une vieille malcommode, mais j'aurais quand-même tendance à dire qu'il y a vraiment un problème de pollution sonore.
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Recueil recherché
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Récemment, je me suis procurée deux recueils de textes féministes. Ce sont deux coups de coeur que j'avais envie de partager avec vous.
 The Essential Feminist Reader (Modern Library Classics)par Estelle Freedman
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| Le premier The Essential Feminist Reader est à mon avis un incontournable de la littérature féministe mondiale. L'éditrice, Estelle Freedman, a réussi à réunir et mettre en contexte 64 textes marquants, autant des essais et des manifestes que des poèmes et de la fiction. Et ce, du 16e siècle à aujourd'hui. J'ai commencé ma lecture par la fin, par les entrées les plus récentes sur les Riot Grrrls et Manifesta. Mais j'ai hâte de me lancer dans Virginia Wolfe, Simone de Beauvoir et Betty Friedan, pour ne nommer qu'elles. Le deuxième, BITCHfest, est plus orienté vers la culture populaire. Pour fêter son dixième anniversaire, le magazine américain BITCH a publié ce recueil des articles les plus marquants de son histoire. Divisé en thèmes évocateurs, tels F-Word (le Féminisme), le sexe, le genre, la beauté, l'adolescence pour ne nommer qu'eux, ce livre présente des points de vue originaux sur des problématiques culturelles actuelles.
 BITCHfest: Ten Years of Cultural Criticism from the Pages of Bitch Magazine par Lisa Jervis et Andi Zeisler
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| J'ai beaucoup de plaisir à lire ces livres, un article à la fois, me sentant à la fois challengée et instruite. Mais c'est en anglais. Existe-t-il des recueils pareils en français, parlant de problématiques québécoises ou canadiennes avec une twist? Quelque chose qui pourrait servir et séduire les filles de ma génération? J'EN TROUVE PAS! Je suis abonnée à la Gazette des femmes, j'ai mon numéro hors-série de La vie en rose et les publications de l'Institut de Recherche en Études Féministes sont assez intellectuelles. Eh bien, va falloir que je le publie moi-même je pense.
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