|
Depuis lundi, j'ai un ou deux trucs qui restent coincés dans ma gorge. Je ne refoule jamais mes émotions négatives par peur de faire des ulcères d'estomac ou de développer le cancer.
Pour en finir avec Granby.
Lundi, les 4 finalistes du FICG sont enfin arrivés dans le merveilleux monde des artistes. L'autobus du showbusiness les a frappé en pleine face. Certains critiques ne les ont pas épargné. Nous aussi, nous avons été critiquées, mais ça fait trois ans qu'on roule notre bosse, alors on s'y fait. Comme l'a dit Joce, le gagnant de Granby: «Ils ont voulu tuer une mouche avec un 2X4»
Je ne m'avancerai pas sur l'issue du concours par manque d'objectivité, je les ai tous fréquentés de près. Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai été contente que Joce soit lauréat et triste que Francis Roberge reparte les mains vides.
Certains critiques étaient déçus du calibre de la finale, trouvant le tout trop provincial. À ça, je répondrai qu'on ne peut pas s'attendre à voir naître un Pierre Lapointe ou un Jean Leloup chaque année. Je peux également rester objective en vous expliquant comment les 4 artistes se sont rendus en finale. Bien que Granby soit à une grosse heure de la métropole, ce ne sont pas les Chevaliers de Colomb qui ont traversé le Québec pour entendre près de 200 auditions. Pas plus que les Productions J ou Surprise sur prise. Ce sont Yves Marchand, Alexandre Bélliard, Catherine Durand et compagnie qui ont choisi 24 demi-finalistes. Pour les demi-finales, ce ne sont pas les membres du Club Optimiste de la Yamaska qui ont fait office de jurés. Non. Le jury de grande qualité était constitué de Laurent Saulnier, Brigitte Matte, Stéphanie Moffatt, JF Lemieux et Éric Goulet. Difficile de faire plus urbain, plus branché sur la scène québécoise.
Ça reste un concours. D'excellents artistes n'ont sûrement même pas franchis le cap des auditions. Mais pour avoir regarder les DVD et les VHS de 10 ans de finales, j'aimerais souligner que rare sont les artistes qui étaient mûrs. Seul Pierre Lapointe était déjà le Petit Prince en 2001. Je refuse la complaisance, mais peut-on utiliser une tapette pour tuer une mouche? Peut-on laisser l'artiste trouver sa voix et sa voie avant de l'immoler?
|