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Le Blogue des Moquettes Coquettes
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Entendu à Montréal...
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J'ai été témoin d'une belle situation ce soir en revenant du boulot. Je marchais dans le Village, sur Ste-Catherine en direction de Berri-UQAM. À proximité, je vois un vieux bonhomme bedonnant à la barbe blanche et touffue assis sur un banc. Il a les pommettes rouges et l'air rieur. Un peu plus loin, il y a une maman et un jeune ado d'une douzaine d'années qui marchent vers moi. Le garçon croise le vieil homme bedonnant un peu avant que j'arrive à leur hauteur. Il ralentit pour le regarder attentivement, puis stoppe complètement. Dans le temps de le dire, je suis à leurs côtés. Le jeune homme demande :
- Vous êtes le Père Noël n'est-ce pas?
- Euh. Oui, bien sûr!
- Qu'est-ce que vous faites ici?
- Eh bien, je suis en vacances!
À mon grand désespoir, j'ai perdu le reste de la conversation. Je me suis retournée un coin de rue plus loin et la mère attendait toujours que son fils finisse sa jasette avec le Père Noël. J'étais remplie d'une espèce de magie instantanée. J'étais également un peu nostalgique. J'aimerais que mon esprit d'enfant revienne me visiter un peu plus souvent. J'aimerais lui laisser une place plus grande entre les horaires de fous et les responsabilités d'adultes.
Je m'ennuie de mes amis imaginaires.
Je devrais réapprendre à parler aux fourmis et flatter les roches.
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Les Moquettes retournent à l'école!
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Demain, nous partirons s'installer à Granby. Eh non, nous ne serons pas la nouvelle attraction du zoo (ben quoi! Mettez Valérie et Laurence ensemble dans une cage, et elles deviennent auss attendrissantes que des p'tits singes), mais bien les animatrices de toutes les demi-finales et grande finale du Festival International de la Chanson de Granby.
Là-bas, nous rencontrerons des jeunes artistes qui, dans quelques années, marcheront sur le beau chemin tracé par les Pierre Lapointe, Marie-Jo Thério et autres Dumas.
Nous assurerons la direction artistique des cinq spectacles, assistées par nul autre que Luc Senay! La Guerre des Clans et l'impro ayant entertainé notre jeunesse, c'est un rêve enfin réalisé!
Et nous apprendrons, enfin, comment bien prononcer GRANBY. Je sais pas pour vous, mais moi, j'ai toujours dit "GraMby". Aucun logique, mais c'est comme ça.
On vous tient au courant de nos aventures!
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En 1990
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Le retour à la mode des années 1980 a fait rage pendant mes années universitaires. Le new wave, les soirées années 1980 dans les bars, etc. Puis, la tendance s'est estompée sans qu'on s'en rende compte. Comme un matin de septembre frais où on réalise que l'été est terminé.
La nostalgie des années 1980 s'incline pour faire place à celle des années 1990. Oui, déjà! Les bars conçoivent des soirées 1990. Musimax propose depuis un moment l'émission Génération 1990. Et, je ressens moi aussi cette envie incroyable d'écouter Nirvana, les Cranberries, R.E.M. et même, je l'avoue avec gêne, Aerosmith,
Si la musique des années 1980 a bercé notre enfance, celle des années 1990 nous a accompagné dans nos partys de sous-sol. Là où buvait de la crême de menthe pour nous donner le courage de danser notre premier slow.
Ah, non, je suis rendue tellement matante!
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J'fais d'la poudre!
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J'ai vu cette annonce dans le journal Hour à la page 36 : CASUAL COCAINE USERS REQUIRED FOR RESEARCH... Ce sont des chercheurs de l'Université McGill qui ont posé l'annonce. En gros, ils cherchent des gens qui ont pris de la cocaïne dans la dernière année. Ils leur donnent de la drogue et les paient en compensation du temps que ça a pris pour leur faire une encéphalographie. (hypothèse)
Ils recherchent des consommateurs «casuals». Pas des maudits drogués d'«addicts». Les accros c'est l'annonce d'en dessous. En dessous, on recherche des gens qui abusent de la cocaïne ET des amphétamines.
Mais comment feront-ils la différence entre les «casuals» et les «addicts» ?
- Donc vous consommez de la cocaïne.
- Oui.
- Souvent.
- À l'occasion.
- Juste à l'occasion, hein ? Pas plus que ça.
- Non, non, non, non. Oui, oui, oui, pas plus que ça, à l'occasion, à l'occasion. Bon, on commences tu ? Combien ça paye ?
- Un gramme.euh, 100 piasses.
Je ne suis jamais rassurée quand je vois des annonces de firmes de recherche mais je me dis : Tranquille Val, ils testent des aspirines, de la crème à main, du shampoing pour les chauves. Mais la cocaïne. il me semble que ça crée une dépendance cette affaire là. En tout cas, plus que du shampoing pour les chauves.
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Avoir plein de vies en même temps
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J'ai osé sauter un billet la semaine dernière...
C'est que mon horaire est plutôt chargé ces temps-ci!
J'ai recommencé ma 2e vie, celle de recherchiste à Mange ta ville, magazine culturel animé par Catherine Pogonat à ARTV. Mon équipe de Mange ta ville, je l'aime autant que les Moquettes. Si ces dernières sont mes meilleures amies, MTV est ma famille... Et vice-versa! Bref, je suis très fière des réalisations de cette émission, qui en sera à sa troisième saison dès le mardi 9 octobre prochain, à 19h30. Nous aurons aussi un tout nouveau site web,conçu par Julien Vallée et Olivier Valiquette, où tous les extraits de l'émission seront disponibles, enfin! Je vous tiens au courant...
Et pour ajouter à tout ça, je suis en plein déménagement!
Mais je prendrai tout de même le temps d'aller au lancement de Krista Muir (anciennement Lederhosen Lucil), ce soir, au Cagibi (5490, St-Laurent / coin St-Viateur)
Passez une belle journée!
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Bonheur culinaire
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Jeudi soir un peu moche, y'a du vent et de la pluie dans l'air. Le frigo est vide depuis plusieurs jours. Mon époux et moi travaillons comme des boeufs de ces temps-ci. « On va au resto? » Certainement que oui, j'irai pas faire l'épicerie le ventre vide et attendre encore plusieurs minutes avant de me concocter un repas digne de ce nom.
En descendant la rue St-Laurent vers le sud, nous sommes passé devant un restaurant aux allures chaleureuses et aux grandes tables de bois. Aucune idée de la cuisine qu'on y sert. On demande un menu. Tiens, c'est chinois. Ça fait différent des lampes en papier et des fleurs de soie.
On s'assoit près du mur de briques. Mei Café que ça s'appelle. C'est au coin de St-Laurent et Maguire. Et c'est, ma foi, un des meilleurs repas chinois que j'aie mangé depuis très longtemps!
Les dumplings sont super frais, la sauce est exquise. Le choix de repas principaux est difficile, tant la variété nous met l'eau à la bouche : boeuf à l'orange, poulet Général Tao, canard, émincé de porc... Les parfums et les épices sont invitants. Et lorsque l'assiette arrive, on ne parle plus tellement on se fait aller les baguettes!
Tellement que, en dégustant mes crevettes au gingembre et oignons verts, je me disais tout bas qu'il fallait que j'en fasse le sujet d'un billet. Mon époux m'a lancé au même moment : « C'est tellement bon, faut que tu l'écrives dans ton blogue! ». J'avais pas vraiment le choix!
Si j'avais tant envie de vous en parler ce soir, je pense bien que c'est parce que manger un bon repas, ça me rend heureuse. Le conseil de matante Marianne: sortez vous payer la traite un peu, surtout lorsque ça va moins bien dans votre vie. C'est un des meilleurs remèdes à la déprime!
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Quand la génuflexion ne suffit plus
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Ce jeune homme a demandé sa copine en mariage avec beaucoup de créativité et d'efforts. Il explique le tout ici. Après ma montée de lait de la semaine passée, me semble que ça fait du bien!
La barre est haute mon chéri...
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Rentre dedans
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Je suis de bonne heure sur le piton ce matin, je dois travailler. Depuis deux semaines, j'ai repris un rythme workaholic. C'est l'automne qui rentre au poste!
Quel genre de semaine avez-vous passé? Comment s'annonce celle qui s'en vient? Si « démente » est la réponse qui vous vient spontanément en tête, et bien la rentrée vient de vous rentrer dedans! J'ai beau ne pas aller à l'école depuis trois ans déjà, à chaque fois que la mi-août arrive, une espèce de fébrilité s'installe dans l'air et le rythme de ma vie accélère. Et ce n'est certainement pas parce les duo-tangs sont en vente à la pharmacie. Pourquoi alors?
Je vous dresse ici la liste sommaire des raisons pour lesquelles l'automne est une saison folle folle folle.
== Tout le monde qui a la chance de prendre des vacances l'ont fait (ce qui n'est pas mon cas.) On reprend donc un rythme de travail normal en ayant toute l'équipe au poste.
== Tout le monde doit livrer un projet pour le retour de la fête du travail. C'est psychologique : rentrée rime avec nouveauté. Mais si comme moi vous travaillez sur quatre projets en même temps, c'est problématique.
== Les nuits allongent et le temps se refroidit. Le travail est profondément lié au climat. J'ai un ami qui a une théorie là-dessus. L'été est une saison de party et de vacances, tandis que l'hiver en est une de travail et de cocooning. L'automne se trouve exactement entre le deux, combinant ainsi party et travail. C'est pourquoi même si vous travaillez soixante heures par semaine, vous ne voulez tout de même pas gaspiller le temps de terrasse qui reste dans la saison!
C'est peut-être ça le truc : conserver un équilibre sain entre le boulot et la fiesta. Ça donne le coeur léger lorsqu'on doit se défoncer à la job. Mais tout de même, c'est un défi d'arriver à un tel état. Qui a envie de travailler un dimanche matin, au lendemain de noces particulièrement arrosées de surcroît? Dans le fond, c'est peut-être ça qui me rentre le plus dedans quand l'automne arrive : le mal de tête du lendemain.
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Réaliser un long-métrage avec 5000$
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Martin Laroche, jeune réalisateur et collaborateur des Moquettes Coquettes, a réussi à relever le défi de produire un long-métrage tourné en haute-définition numérique sans aucune subvention ou commandite avec un budget total n'excédant pas 5000$. Ce seul exploit est déjà remarquable. Mais voilà que l'oeuvre, La logique du remords, se retrouve au Festival des films du monde de Montréal en compétition mondiale des premières oeuvres, seul film québécois de cette catégorie.
Le film est en majeure partie un huis-clos entre un tueur et le père de sa jeune victime, qui tente de se venger. Le reste de l'histoire se découvre petit à petit au moyen d'habiles retours en arrière qui font comprendre aux spectateurs le cheminement psychologique du père.
L'histoire du film est d'actualité, l'histoire derrière le film, l'est tout autant. Il est extrêmement difficile pour un jeune réalisateur de faire sa place, de trouver des subventions. Débourser de sa poche, ça va quand il s'agit d'un kino, c'est plus difficile quand on a l'ambition de réaliser un long-métrage.
La logique du remords sera présenté en première mondiale durant le FFM qui aura lieu du 23 août au 3 septembre.
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Je n'ai pas envie de devenir pas fine
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Je pense, j'ose prétendre en fait, que je suis une « fine ». Je suis fine et j'essaie de rester polie. Et ayant fait du service à la clientèle lors de mes premiers emplois, j'ai assez de recul pour comprendre que le problème vient rarement de la personne qui mange le char de marde.
Mais je suis déçue, réellement, de constater que parfois, pour faire avancer les choses, pour obtenir un service, pour éviter de se faire avoir par certaines compagnies, je suis obligée de devenir air bête. Que ce soit pour un ordinateur citron qui m'a coûté une beurrée, pour une compagnie d'assurances qui prend vraiiiiment son temps pour me rembourser, pour obtenir des accréditations, des autorisations de tournage, un service internet potable, ma petite voix cute d'ange castré s'avère très peu efficace.
Je reste polie très longtemps, je laisse plein de messages, on me transfère à une trâlée de personnes qui ne peuvent pas m'aider et qui me transfèrent à une autre trâlée de personnes qui ne peuvent pas m'aider jusqu'à. jusqu'à ce que je prenne mon ton de fille insatisfaite et contrite (j'ai appris des meilleures, j'ai travaillé à la succursale westmontaise de la Pâtisserie de la Gascogne.). Bingo ! On accepte de réparer mon ordinateur encore sur la garantie, le chèque d'assurances apparaît, on devient tout miel et on essaie de m'aider.
Sauf qu'après, je file mal pendant une couple d'heures. Parce que je n'aime pas être la pas fine. J'haïs ça. J'essaie tellement de rester calme et sympa longtemps, mais bonyenne, pourquoi est-ce que ça ne fonctionne pas ?!?
Est-ce parce que les employeurs réduisent la quantité d'employés et que ceux-ci, les pauvres, doivent se taper plus de boulot, donc vont aux cas les plus urgents, c'est-à-dire les pas fines et les pas fins qui menacent d'aller chez le compétiteur ? Le client poli n'effraie pas, alors on le laisse poireauter ? C'est ma voix qui est si peu crédible ? Ou je suis juste toujours mal tombée et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ?
Moi j'aimerais bien pouvoir rester fine.
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Drôle de 13 !
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Si le vendredi 13 est un jour malchanceux (supposément), le lundi 13 est un jour plein de. surprises. Enfin, c'est vraiment une tranche de vie que je vous fais là mais que voulez-vous, je n'ai rien fait de vraiment remarquable aujourd'hui à part servir du café et des breuvages à des gens qui avaient du temps libre pour cafeter ou boire. Et pour vrai, la job de serveuse, c'est correct mais ce n'est pas une vocation pour moi. Y'en a qui l'ont et d'autres non. Jusqu'à tout récemment, je m'auto-classais, la plupart du temps, dans la catégorie des non. Je souris, je sais qui met quoi dans son latté, je fais du bien bon café et de bien bonnes blagues de comptoir mais disons que je ne m'épanouis pas à fond. Et voilà qu'aujourd'hui, c'est le festival de la tape dans le dos ! Des clins d'oeil, des compliments de toutes sortes, une invitation pour du cinéma en plein air et le clou du Sunday une sorte de petit mot qui m'a grandement amusée/ un ti-peu émue. En fait, l'auteur du message me l'a lu, en personne, de son bord de comptoir. Ça ne se peut quasiment pas.
Extrait :
«Avec son sourire réel et vrai, son visage d'ange, au travail, brille et ses yeux scintillent et illuminent à la chaleur du fourneau.»
Oui, monsieur, c'est de moi que ça parle. Je sors les croissants du four comme pas une ! Et j'ai l'air d'avoir du fun en plus. Moins pire que je croyais.
Si jamais vous fréquentez un resto ou un café et que vous trouvez que la serveuse ou le serveur a bien de l'allure, dites-lui. Ça va lui enlever le goût de boire de l'eau de Javel à la fin de sa journée. En tout cas, moi ce soir, j'en n'ai pas bu.
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Plus, toujours plus, de cloche à vache!
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| |  Creature (Cowbella, c'est celle à gauche)
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Lors de nos répétitions de notre show des Francos, j'ai découvert un instrument dans lequel j'excellais : la cloche à vache. Étant une fan du groupe Creature, et particulièrement de la chanteuse/claviériste CowBella, je suis devenue folle de cette percussion, je voulais en ajouter partout, à toutes les chansons, à toutes les sauces.
Amusé (lire : exaspéré) de ma passion excessive, mon ami Éric m'a suggéré d'aller voir ce clip intitulé "More Cowbell". Du grand art.
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Sabrina, Dom Hamel et le P'tit Ben
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Ce soir, je rentrais tôt à la maison pour écrire sur le blogue que je trouvais donc déprimant toutes ces publicités qui annoncent la fin de l'été et la rentrée scolaire. On est au début août! Quand on nous impose l'Halloween un mois d'avance, c'est poche, mais au moins on a hâte à la fête. Là, je n'ai aucun empressement à quitter la plage et les terrasses.
Je longeais justement les terrasses, quand par hasard, j'ai croisé des amis aux Quais des brumes. J'ai décidé de rester, intriguée par les spectacles. En première partie, Sabrina, une chanteuse incroyable, accompagnée de Dom Hamel (Gatineau, ex-Motus 3 F). Après avoir fait le tour du monde en chantant les chansons des autres pendant deux ans, Sabrina est revenue au Québec pour nous faire découvrir ses compositions. Elle a une voix qu'on écouterait toute la nuit, un charisme indéniable et un sens poussé de l'auto-critique. Le duo en est à ses débuts, mais on sent le potentiel. Ce sera intéressant de le suivre.
C'était ensuite au tour du P'tit Ben, monsieur Francofolies 2007 (il a fait 7 spectacles durant le festival!), de venir nous épater avec ses talents d'homme-orchestre. Il faut absolument le voir en spectacle, ne serait-ce que pour l'admirer jouer les percussions, les claviers, la voix, le trombone, le gazou et les effets sonores.
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Les triangles jaunes de Monkland
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À chaque fois que je vais souper chez mes parents, je suis curieuse de découvrir si quelque chose a changé dans le quartier que j'ai habité pendant les 21 premières années de ma vie, le très verdoyant et anglophone Notre-Dame-de-Grâce.
Il y a quelques mois, des gigantesques triangles jaunes sont apparus aux coins des rues qui créent des intersections avec la très hip et achalandée Monkland. Je n'ai pas interrogé directement le conseiller municipal en charge, mais j'y ai vu comme un gros avertissement. Une façon visuelle de dire « Non Margaret, vous ne pouvez pas arrêter votre Buick Rendezvous ici et vous mettre sur les hazard ».
C'est que voyez-vous, sur Monkland, une borne fontaine, un arrêt d'autobus ou une autre voiture déjà stationnée ne sont pas des obstacles lorsque vient le temps d'aller chercher un latte chez Starbuck.
Je n'ai pas eu le bonheur de marcher sur toutes les intersections de Montréal, alors vous qui êtes éparpillés partout, est-ce que cette mesure est exclusive aux Margaret et aux Buick de NDG ou si la pratique est répandue dans d'autres quartiers de la ville ? Je suis curieuse.
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Mamaaaaaaaaaan, c'est fiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiii !!
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En ce beau samedi matin. euh midi (j'ai fait la grasse matinée, chose qui ne m'étais pas arrivée depuis longtemps), je ressens pour la première fois un petit down après-show. Un genre de deuil... Ouais, c'est vraiment terminé. C'est quand même quelque chose : mon euphorie après-performance aura duré trois jours. Trois jours de nuages et de sourire béat. Ça fait du bien.
Club Soda archi-complet, foule en délire, invités survoltés, Moquettes en feu. Je crois sincèrement que nous avons livré notre meilleur show à date. Cette opinion est partagée par tous (sauf par un certain journaliste du Journal de Montréal qui devait avoir mis ses lunettes de travers et sa mauvaise fois en bandoulière) et me confirme qu'il faut suivre son instinct créatif et rester authentique. Ce spectacle était vraiment à l'image de nos fantasmes scéniques les plus profonds et à la hauteur du plaisir que nous avons à être ensemble. Je pense que toutes les Moquettes ressortent de cette expérience très challengeante, soit devenir chanteuse-danseuse-entertaineuse en moins de deux mois, avec la tête haute et une fierté non-dissimulée.
Ce sentiment du devoir accompli, nous le partageons également avec toutes les précieuses personnes qui nous ont épaulées. Nous vous aimons!
Et maintenant, qu'est-ce qui se passe?
Avant de penser à faire un aussi bon show pour l'année prochaine (ouhh pression quand tu nous tiens), je crois que je vais commencer par nettoyer mon logis et faire l'épicerie. Deux activités que je n'ai pas eu le temps d'accomplir au cours des dernières semaines.
(soupir) C'est fou comment les meilleurs moments de notre vie passent si vite.

Les Moquettes Coquettes aux Francofolies : Les cinq Moquettes électriques en compagnies de Damien Robitaille.
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