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J'étais tellement partie sur une balloune, avec mon nouveau moi plus optimiste, que j'ai confondu les heures avec des jours, m'inventant deux semaines de plus à vivre, au lieu de 15 heures. Pfff, à peine une petite nuance. Mais bon, quize heures, c'est quand même pas pire !
On me dit que si je ne deviens pas bientôt plus zen et moins pessimiste, je ne me rendrai pas jusqu'à 30 ans sans eczéma, saignements d'estomac ou autre maladie reliée au stress. J'irai donc à contre-courant de la vibe du jour en relevant les effets positifs de la grève dans les transports en commun.
Tout d'abord, faute de métro à l'heure où j'en ai besoin, je dois marcher 55 minutes pour aller travailler. Pour arriver à temps, je dois donc me lever trente minutes plus tôt. N'ayant aucunement l'intention de me coucher une demi-heure plus tôt ce soir, j'aurai donc ajouté trente minutes à ma précieuse vie. Si la grève de la STM dure 31 jours comme en 1967, j'aurai ajouté 15,5 heures à ma vie éveillée (en opposition à ma vie endormie, certes précieuse aussi, mais beaucoup moins palpitante). Quinze heures de plus à vivre, ça vaut la peine. C'est une virée éclair dans le Charlevoix, un bon roman à dévorer, cinq six films à découvrir, deux beaux party de famille, alouette.
Ensuite, mes deux heures de marche quotidiennes n'ont pas le choix d'avoir un effet positif sur mon corps chétif. À moi les mollets de facteur ! Et je n'aurai plus l'air d'une vieille gymnaste sur le déclin quand je monterai un escalier de plus de huit marches. Il y a des limites à râler en public.
Finalement, avec toute cette marche, j'aurai amplement le temps de cogiter sur mon repas du soir et ainsi, j'arriverai toujours chez moi en sachant quoi manger pour souper. Ça, c'est précieux !
Je vais aller m'assoir, tout ce positif, ça m'étourdit.
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