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Le Blogue des Moquettes Coquettes
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Big Brother dans la rue
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J'ai perdu un temps fou au bureau aujourd'hui. La cause : la nouvelle patente de Google, Streetview. Google a des produits tellement performants qui nous aident à mieux vivre notre vie. Celui-ci surpasse tous les autres en terme de satisfaction du Big Brother en nous.
Vous utilisez probablement déjà Google Maps afin de trouver votre chemin. Et bien un nouveau bouton, "Streetview", s'est ajouté aux modes de visualisation "Map" et "Satellite". Disponible dans quelques grandes villes américaines pour le moment, il permet de voir le réel paysage urbain au niveau du sol et de s'y promener comme si on y était! On peut donc tourner sur 360 degrés, zoomer, avancer et reculer dans cet environnement photographique en 3D. Impressionnant.
Comme ce fut le cas avec Google Earth et les clichés du satellite, les internautes ont commencé à recenser les images comiques prises par la camionnette « Streetview ». Des hommes qui sortent d'un club de danseuses, des filles qui se font bronzer dans un parc, quelqu'un qui fouille dans son nez. Wired en a relevé des dizaines et des dizaines. Voici deux coups de coeur!

Streetview de Google : Quelqu'un tente de grimper sur ce balcon... Il a oublié ses clés ou c'est un cambrioleur?
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Streetview de Google : Pris en flagrant délit... de vitesse!
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Mais je me demande : est-ce légal de publier toutes ces photos sans la permission des gens concernés? Est-ce que ce recensement photographique sera possible seulement aux États-Unis? Pourquoi suis-je si fascinée et dépendante?
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La grande séduction
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La fin de semaine dernière, nous sommes allées au Forum Jeunesse d'Abitibi-Témiscamingue. Valérie conduisait mini-fourgonnette des Moquettes pour notre virée annuelle dans ce coin de pays. Habituellement, c'est le Festival de musique émergente qui nous pousse à faire 14 heures de voiture en trois jours. Cette fois-ci, ce sont de nouveaux amis qui nous invitaient à donner un spectacle et un atelier sur le nouveau féminisme.
1-Notre décor, conçu par le collectif Rita, est constitué d'animaux en plywood. Avant le spectacle, un petit garçon caressait notre licorne, je n'ai jamais rien vu d'aussi cuuuuuuuuute.
2-Les gens sont tellements chaleureux et accueillants. Nous avons eu droit à notre visite guidée personnelle d'Amos.
3-Nous avons bu la meilleure l'eau de l'esker, la meilleure au monde (embouteillée par des américains?!?!) et bu la bière faite avec la meilleure eau au monde.
4-Nous avons rencontré des gens vraiment dynamiques et impliqués dans leur communauté. Des jeunes adultes qui tenaient à revenir travailler dans leur région pour la faire grandir. J'ai l'impression qu'à Montréal, on est si nombreux, il y a tellement d'activités et de festivals qu'on a l'impression qu'il n'y a plus rien à faire, que ça prend absolument des gros sous pour partir de nouveaux projets. Quand il reste tant à faire, c'est comme si rien n'était impossible: monter un spectacle à grand déploiement dans un aréna, être président de la chambre de commerce, devenir le premier député autochtone élu à l'Assemblée Nationale, à 24 ans seulement.
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Non, nous n'avions pas atteint le fond
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La télé-réalité n'aurait pas encore atteint les bas fonds du weirdo, du malaise et du mauvais goût. Du moins, c'est ce que cette nouvelle, parue sur le site web de la BBC, semble confirmer.
| |  The Big Donor Show : La nouvelle télé-réalité d'Endemol perturbe l'Europe.
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En gros, The Big Donor Show est une émission de télé-réalité néerlandaise qui met en scène une femme âgée de 37 ans, en phase terminale, qui doit choisir parmi trois participants celui ou celle qui aura le bonheur de gagner ses reins.
De quoi faire passer nos Occupation Double et autres Facteur de stress pour des films de Walt Disney.
Je suis la première à encourager la signature à l'endos de la castonguette pour le don d'organes. Mais d'en faire une télé-réalité où Endemol s'en met plein les poches sur le dos d'une des grandes problématiques médicales actuelles, soit le nombre dramatiquement insuffisant d'organes pour des transplantations, j'sais pas. on dirait que je ressens un ti-malaise.
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Où est le graphiste?
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| |  duos dubois
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Qui a pensé au graphisme des affiches de Duos Dubois? A quoi pensait-il? S'est-il dit: «J'ai l'idée du siècle, je vais faire un moton avec les photos de presse des artistes invités. Puis, je vais écrire les noms sur une feuille mobile. Je vais scanner le tout et TADAM!»
On lui souhaite un prix Grafika!
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Beau début de semaine
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En page titre de La Semaine :
L'aveu de Kevins-Kyle : « Oui, je suis gai. »
Moi, ce que j'aime de La Semaine, c'est que je suis certaine d'y retrouver ma dose de nouvelles exclusives hebdomadaires.
(pis à part ça, depuis quand Kevin ça prend un "s"?)
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Strike the posch
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| |  Posch
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Ce soir avait lieu le premier défilé de l'éco designer Luce Beaulieu. Ma co-blogueuse Émilie Villeneuve annonçait l'événement ici. Malgré la grève des transports en commun, la boutique La Gaillarde était remplie à craquer. Cet achalandage n'est sans doute pas étranger à l'énergie contagieuse de Luce.
Les sacs Posch et les chandails «I love Kyoto» étaient superbement mis en valeur par des femmes qui jouaient les mannequins d'un jour. C'était magnifique de voir ces femmes de tous les âges soutenir le regard de tous les spectateurs poser sur elles. Ça prend du guts assumer son corps devant des inconnus! Voir des petites filles, des adolescentes (période où on ne se sent pas particulièrement dans son corps) et des femmes défiler avec fierté, ça réconcilie avec la mode...
Pour en savoir plus, www.posch.ca
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Erratum
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J'étais tellement partie sur une balloune, avec mon nouveau moi plus optimiste, que j'ai confondu les heures avec des jours, m'inventant deux semaines de plus à vivre, au lieu de 15 heures. Pfff, à peine une petite nuance. Mais bon, quize heures, c'est quand même pas pire !
On me dit que si je ne deviens pas bientôt plus zen et moins pessimiste, je ne me rendrai pas jusqu'à 30 ans sans eczéma, saignements d'estomac ou autre maladie reliée au stress. J'irai donc à contre-courant de la vibe du jour en relevant les effets positifs de la grève dans les transports en commun.
Tout d'abord, faute de métro à l'heure où j'en ai besoin, je dois marcher 55 minutes pour aller travailler. Pour arriver à temps, je dois donc me lever trente minutes plus tôt. N'ayant aucunement l'intention de me coucher une demi-heure plus tôt ce soir, j'aurai donc ajouté trente minutes à ma précieuse vie. Si la grève de la STM dure 31 jours comme en 1967, j'aurai ajouté 15,5 heures à ma vie éveillée (en opposition à ma vie endormie, certes précieuse aussi, mais beaucoup moins palpitante). Quinze heures de plus à vivre, ça vaut la peine. C'est une virée éclair dans le Charlevoix, un bon roman à dévorer, cinq six films à découvrir, deux beaux party de famille, alouette.
Ensuite, mes deux heures de marche quotidiennes n'ont pas le choix d'avoir un effet positif sur mon corps chétif. À moi les mollets de facteur ! Et je n'aurai plus l'air d'une vieille gymnaste sur le déclin quand je monterai un escalier de plus de huit marches. Il y a des limites à râler en public.
Finalement, avec toute cette marche, j'aurai amplement le temps de cogiter sur mon repas du soir et ainsi, j'arriverai toujours chez moi en sachant quoi manger pour souper. Ça, c'est précieux !
Je vais aller m'assoir, tout ce positif, ça m'étourdit.
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Avis de recherche : Garden Party
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Si jamais vous êtes un ramasseux passionné de VHS, ou si vous en connaissez un, vous pouvez peut-être m'aider!
Je suis à la recherche d'un épisode précis de Garden Party, qui aurait été diffusé autour de '86 ou '87.
Écrivez-moi si vous trouvez, et merci!
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Dans leur bulle.
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Vous rappelez-vous le panneau chantant aux abords des ponts Champlain et Jacques- Cartier? Et bien voilà que les frères Tadros, auteurs de ce coup de pub pendable, frappent encore.
Nos deux coquins de jumeaux s'enfermeront dans une bulle de verre du 20 au 27 mai sur l'esplanade de la Place des Arts. Ils seront ainsi, 7 jours et 7 nuits, dans ce qu'ils ont baptisé l'«incubateur», à composer et enregistrer des chansons qui finaliseront leur prochain album. Album que nous attendions tous avec impatience.. NOT !
Cette expérience innovatrice et absurde débutait hier. Avez-vous profité de la journée fériée pour tapoter les parois de la bulle ? Sinon, c'est votre mission de la semaine d'aller faire un petit tour et de me rapporter les informations suivantes.
-Quelle circonférence a la bulle de verre ?
-Est-elle munie d'une hotte, d'une cheminée ou d'une douche de winnebago ?
-Que mangent les frères Tadros pour déjeuner et si oui, pourquoi ?
-Dorment-ils en boule comme les loutres au biodôme ?
-Lequel est lequel ?
Si vous réussissez à établir un contact visuel avec eux, mimez-leur de ne pas composer une chanson qui s'appelle Aquarium ? Sébastien Lacombe en a déjà écrit une.
Pour vous assurer que je ne mens pas (car vous savez que j'en suis capable ) voici leur site.www.tadros.com
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Je reviens à Montréal et le dub fait danser mes sandales
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Votre grande brune est de retour dans son appart, son Montréal, son Canada.
Il y a trop de choses dans ma tête que j'aimerais raconter. Les personnages que j'ai croisés (et qui m'ont logée et nourrie, mauruuru à vous!), les particularités de la culture polynésienne que ne nous racontent pas les cartes postales, les vidéoclips locaux, la bouffe succulente... Bref, je vais faire le ménage dans ma tête et dans mes mots, et je vous ferais sûrement d'autres billets à ce sujet!
En attendant, quelques photos :

Mini surfeur
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Mes amies les raies
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Marché de Papeete
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Troupe de danse O Tahitie
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Enfants à Teahupoo
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Hinano, la bière locale
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Papeete en bas, Moorea au loin
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Bora Bora
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Tiare : emblème de la Polynésie
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La nouvelle nation
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Avez-vous déjà lu Lord of the Flies de William Golding? En version française, c'est Sa Majesté des mouches. Il existe deux adaptations cinématographiques et un épisode des Simpsons en est également inspiré.
J'ai eu l'occasion de lire ce chef d'oeuvre de la littérature anglaise en secondaire 4. Je garde de cette lecture (obligatoire) un souvenir mêlant plaisir et malaise. Petit résumé pour vous, gracieuseté de Wikipédia :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un avion transportant exclusivement des enfants anglais de sexe masculin et issus de la haute société (.), s'écrase en route sur une île déserte. Le pilote et les adultes accompagnateurs périssent. Livrés à eux-mêmes dans une nature sauvage et paradisiaque, les nombreux enfants survivants tentent de s'organiser en reproduisant les schémas sociaux qui leur ont été inculqués. Mais bien vite le vernis craque, la fragile société vole en éclats et laisse peu à peu la place à une organisation tribale, sauvage et violente bâtie autour d'un chef charismatique et d'une religion rudimentaire. Sacrifices humains, chasse à l'homme, guerres sanglantes : la civilisation disparaît au profit d'un retour à un état proche de l'animal que les enfants les plus fragiles ou les plus raisonnables paient de leur vie.
Cette semaine, j'ai vu un extrait vidéo de la prochaine télé-réalité programmée par CBS pour l'automne 2007, Kid Nation. Je n'ai pas pu m'empêcher de comparer... Le synopsis est presque le même : 40 enfants, garçons et filles, âgés entre 8 et 15 sont lâchés lousses, sans adulte dans une ville fantôme du Nouveau Mexique. En 40 jours, ils doivent s'organiser afin de recréer une société, la dite Kid Nation. Contrairement aux autres télé-réalités, personne n'est exclu du jeu par un vote. Les enfants sont libres de quitter s'ils s'ennuient trop de la maison. Et à la fin de chaque épisode, un enfant méritant se voit remettre une étoile d'or, valant 20 000$.
C'est prometteur, non? Bien que moins sanglant que Lord of the Flies (fiou!), Kid Nation sera un excellent challenge émotif et social, pour nous adultes qui les regarderons et pour eux enfants qui devront s'organiser. Qui sortira du lot pour devenir leader? Qui craquera sous la pression sociale? Qui sera rejeté?
Je pense qu'on revivra beaucoup d'expériences de jeunesse, bonnes et mauvaises, à travers les pionniers de Kid Nation.
J'ai également hâte de voir comment la CBS traitera tout ça. Quels enfants seront « payants » à la télé? De quelle façon vont-ils nous présenter cette aventure? On aura droit à beaucoup de cheesy avec des violons je pense.
Mais quelle expérience! J'en reviens pas qu'un diffuseur prenne ce risque.
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1000 femmes, une femme
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Je viens de sortir du vernissage de 1000 femmes Montréal. 1000 portraits de femmes ornaient les murs de la galerie SAS, tandis que 1000 femmes tentaient de se frayer un chemin à l'intérieur de ses murs.
Beaucoup trop de femmes, à tort, ne se trouvaient pas belles. Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi une femme aime rarement ses photos, même si elles sont superbes? J'aimais ma photo, aussi bien dire que je me sentais seule comme un popsicle mauve.
J'allais quitter l'expo, heureuse d'avoir vu tous ces portraits de femmes, lorsque j'ai aperçu Pauline Marois. Je venais de regarder sa photo et le mot qu'elle a choisi pour se décrire: têtue. Là, elle était devant moi, entourée de femmes qui venaient la féliciter. J'étais émue du respect que je sentais chez les gens venus saluer la dame de l'heure. Il y a quelques semaines, je ne croyais pas voir le jour (et pourtant, je peux en espérer encore plusieurs devant moi) où une femme serait à la tête de la province et ça m'attristait. Là, dans cette toute petite galerie bondée, je me suis dit qu'un jour... peut-être...
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Aimer les popsicles mauves
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Premier vrai signe que l'été est arrivé : une gang de filles qui se garroche dans une boîte de popsicles pour en trouver un au citron. Les mauves? Pfff, les mauves traîneront dans le fond de la boîte jusqu'à être complètement couverts de glace. Pourtant, je sais que certaines personnes ne jurent que par les mauves. Mais elles sont trop peu nombreuses.
J'aimerais faire partie de ces gens qui aiment ce que les autres n'aiment pas. Peu de déception, items toujours disponibles... être différent offre un monde d'opulence, pendant que nos amis se tirent les cheveux autour d'un bol de gummie bears. Bol où resteront longtemps les petits nounours verts, peu populaires. Ils finiront par être mangés, mais par dépit. C'est triste un peu, le dépit.
Dans la lignée des choses que j'aimerais aimer, pour ne jamais avoir à me battre bec et ongles dans un party de sous-sol, parce qu'il en reste toujours beaucoup trop :
- les jelly beans au popcorn. Eurk, c'est infect. Mais comme c'est une de leurs 50 saveurs officielles, il doit bien y avoir une pelletée de palais fins qui apprécient?
- Les trous de beigne à la cerise. De la pâte molle et rose, pas sûre.
- La peau de poulet. Les gens qui aiment la peau de poulet ont le droit de piger dans les assiettes des autres convives. Chanceux!
Et dans un registre non-alimentaire : la brouette au Monopoly. Personne ne veut jamais la brouette. Ça se bat pour le chapeau, le p'tit chien, le dé à coudre, le soulier... mais la brouette? Jamais vu personne tripper sur la brouette.
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Aujourd'hui, dans ma boîte aux lettres
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J'ai reçu un "flyer". Un complexe funéraire commandite une expostition d'art. Au programme des activités en marge de l'évènement: ateliers, prestations, encans et... cadavre exquis.
C'est de circonstance.
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Remise en contexte
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La semaine dernière, avec les Moquettes, j'ai assisté au Cabaret insupportable de la compagnie Transthéâtre au Lion d'or. Une façon divertissante et extrême de fêter les 16 ans de la compagnie fondée par Brigitte Poupart et Michel Mondy.
Un de mes numéros préférés fut celui de « Les Peter MacLeod ». Frédéric Pierre et Didier Lucien incarnaient l'humoriste, pantalon de cuir, chemise ample, main dans la poche, rire haut perché et autres mimiques de star inclus. Le numéro consistait à reprendre de façon intégrale et identique le monologue « L'actualité » du spectacle « Libéré sur parole » de MacLeod, disponible sur DVD.
Ma foi, c'était l'humiliation la plus éloquente et grandiose que j'ai vue depuis longtemps!
Pas besoin créer une parodie avec des gags cinglants ni de caricaturer votre tête de turc. Y'a qu'à prendre tel quel le contenu de son spectacle et le livrer de façon fidèle. En changeant le contexte de spectacle (show d'humour vs cabaret théâtral), le vide abyssal du propos et les nombreuses jokes faciles ressortent tout naturellement. Sans effort, on constate que le numéro est mal écrit, pas drôle, inégal, franchement moche. L'humiliation est d'autant plus grande parce que « l'oeuvre » est telle quelle.
Alanis Morrissette a fait un truc semblable avec une chanson de Black Eyed Peas, « My Humps ». Elle aussi, elle a changé le contexte le contexte de la chanson pour souligner les propos misogynes et creux de la belle Fergie.
Commencez par voir le vidéo original, puis allez rigoler avec Alanis sur sa version.
C'est tellement efficace. C'est épeurant!
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