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Le Blogue des Moquettes Coquettes
21 mars 2007, 10:08

La saga

 
Laura L'immortelle
Depuis une semaine, je suis attentivement la saga de Marie-Pier Côté, une jeune «auteure» de 12 ans dans La Presse ici et ici. La semaine dernière, on notait des ressemblances troublantes entre Laura l'immortelle et les films Highlander. Aujourd'hui, la vérité a éclaté: le roman serait en fait le plagiat d'une oeuvre écrite en 2001 par un informaticien, fan des films mettant en vedette Christophe Lambert. Cette histoire de plagiat, comme toute bonne saga, nous présentait plusieurs personnages intéressants: Marie-Pier, la jeune fille de bonne famille, fréquentant l'école internationale, qui rêve de devenir romancière, mais qui emprunte des chemins criminels pour y parvenir; des parents obnubilés par leur fille; une étrange correspondante française; le réel auteur et un éditeur incompétent. Je suis consternée. Comment cette adolescente a-t-elle pu vivre dans le mensonge pendant des mois? Comment a-t-elle pu répondre à des dizaines d'entrevues sans avoir, avec raison, le syndrome de l'imposteur? Michel Brûlé, l'éditeur, quant à lui, a avoué ne pas avoir lu le roman de sa jeune auteure au complet. J'ai d'ailleurs une nouvelle idée de livre pour l'éditeur des Intouchables: un bêtisier regroupant ses meilleures citations. Voici ma préférée:
«Je pensais que Highlander, c'était une sorte de poisson pané et je n'aime pas le poisson», déclare M. Brûlé
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Michèle Tremblay a dit :

L'art et le mercantillisme

En fait, que Brulôt n'ait pas pressenti l'arnaque ne m'étonne guère : bien que l'homme d'affaires se permette de donner des leçons d'économies à ses collègues du monde de l'édition, c'est une fait connu (et avéré) que sa culture est bien ténue (si je peux me permettre un euphémisme).

Ce que je trouve autrement plus méprisable, c'est qu'il ose intenter une action en justice contre la famille de l'auteure, prouvant de cette façon que toute tentative d'introspection chez lui n'a pour effet que de rejeter la faute sur autrui. Mais pouvait-on en espérer autrement d'un homme assez incohérent pour accuser sur toutes les tribunes publiques les Québécoises d'être frigides sans se rendre compte que c'est lui-même qu'il ridiculise par ces décalarations misogynes, révélant ainsi qu'il n'est qu'un bien piètre amant ?

Qu'a-t-il à faire de l'argent (24 469,32 $ + 50 000$ de dédommagement) des parents de l'écrivaine, lui qui roule déjà sur l'or, qui s'en vante constamment, et qui se sert même de ce prétexte pour justifier la haine que plusieurs lui vouent ? Ce n'est que par goût du pouvoir qu'il agit de la sorte, et c'est ce qui me répugne le plus.

L'adolescente, bien que malhonnête, me semble la plus sympathique de l'histoire : elle me fait l'effet du rusé renard de La Fontaine qui soutire du corbeau vaniteux son fromage. Ses parents, quant à eux, me paraissent beaucoup moins responsables que Brulôt de cette bévue. Étant le propriétaire de sa maison d'éditions, c'est à lui que revient la tâche de vérifier les romans qui lui sont soumis. Il avoue ne même pas l'avoir lu ! Qu'il ne parcourre pas tous les manuscrits qu'il reçoit, je veux bien l'admettre, mais qu'il ignore même ceux qu'il publie, voilà qui me paraît d'une véritable incompétance !

Même l'auteur plagié accepte de passer l'éponge sur cette affaire. Il faut vraiment que Brulôt soit petit, très petit, pour vouloir en tirer vengeance...

# 22 mars 2007, 07:33

Maxine Dessureault a dit :

Comique

Je trouve ça pas mal comique que personne ne s'est jamais douté de quoi que ce soit.

1. La fille a 12 ans. Moi, personnellement, à 12 ans, je jouais dehors avec mes amis et quoi que j'écrivais quand même bien, personne ne m'aurait cru si j'avais dit un jour que j'avais pondu une brique de 210 pages!

2. Une maison d'éditions, d'habitude, ça a des comités de révision, de lecture, etc. Sont-ils vraiment aussi incompétents que ça?

3. Juste quand ils ont vu les ressemblances avec Highlander. Si Marie-Piere Côté a 12 ans, elle est née en 1995... Et Highlander date de 1986. Déjà là, les doutes auraient du être plus nombreux

4. Son histoire de clavardage avec une fille française qui lui aurait refiler les idées. Comment elle s'appelle ton amie française? Frédéric Jeorge?

5. (le plus comique) Les parent de Marie-Pier qui affirment qu'elle est bonne à l'école et qu'elle écrit super bien. HAHAHA! On s'en fou maintenant... Parce que tout ce qu'on sait nous, c'est qu'elle plagit!!!

J'ai hâte de voir jusqu'où toute cette histoire va se rendre. Est-ce que les profs de la jeune fille vont tous se mettre à lire et relire tout ce qu'elle écrit pour faire certain que c'est bien elle qui a tout écrit? Est-ce que ses résultats scolaires vont chuter? Est-ce qu'elle est réellement en train d'écrire 2 autres romans? Si oui, qui va bien vouloir lui accorder une 2e chance?

Vous ai-je dit qu'à 12 ans, moi, je jouais principalement avec mes amis dehors? C'était sûrement plus instructif finalement.

# 22 mars 2007, 08:33

Annie Lafrenière a dit :

Bouquin toujours disponible

J'ai commandé hier le "fameux" bouquin, question de me faire ma propre opinion sur ceux que la jeune fille a bernés. Avis à ceux que ça intéresserait, il est toujours disponible en ligne :

www.librairiepantoute.com/fichelivre.asp

Je sens que je vais bien me bidonner !

# 22 mars 2007, 10:28

Michèle Tremblay a dit :


Avant de jeter la pierre à Marie-Pierre (c'est de circonstance, me direz-vous ;) ) pensez un peu que Brulôt pourrait lui donner des leçons d'arnaque. Il a fait bien pire qu'elle lorsqu'il a spolié l'auteur des Chrétienneries] de ses droits. En effet, après que ce dernier ait publié les Chrétienneries I et II, il comptait ouvrir sa propre maison d'édition, qu'il financerait en publiant les Chrétienneries III pour commencer. Or, Brulôt lui a coupé l'herbe sous le pied. Comme le livre en question traitait déjà des paroles de quelqu'un d'autre (en l'occurrence, les perles de Jean Chrétien), il aurait été très dur pour le pauvre écrivain de faire valoir sa cause en cour.

Comme quoi un crosseur riche s'en sort mieux qu'un crosseur pauvre...

# 22 mars 2007, 10:45

Rachel Dumais a dit :

Malaise
Je ne comprends pas pourquoi les parents n'ont pas lu le roman mais je me questionne surtout pourquoi l'éditeur ne l'a pas lu. C'est sa job à l'éditeur de lire à quelques reprise un roman avant de le mettre sous presse. Une belle grosse bêtise de la part de Brûlé. S'il l'avait lu au moins, il se serait rendu compte des anglicismes utilisés par les Français et aurait peut-être dit non à la publication du livre. Quant aux parents, ils devaient également faire leur part de leurs responsabilités de parents. Prétendre à tes parents que tu es l'auteure du bouquin n'est pas suffisant. Bref, la pauvre ado va avoir cette histoire sur la conscience pour la balance de ses jours et mettre ses parents dans la merde avec au moins 30 000$ au total à payer aux Intouchables. Aux nouvelles, ils appellent ça une erreur de jeunesse. J'en suis pas si sûre... C'est plus gros et plus grave que ça. Quand tu copies sur ton voisin à l'école, le prof t'attribue la note de zéro ou bien déchire ta feuille devant tout le monde s'il te prend sur le fait. On apprend assez jeune que copier, c'est mal. C'en est de même pour le plagia.
# 22 mars 2007, 12:54

Michèle Tremblay a dit :


Je comprends les médias que qualifier cette bévue une erreur de jeunesse. Elle n'a que 12 ans ! Tout le monde rêve de gloire, à notre époque (du moins, jusqu'à temps de savoir ce que c'est réellement...)

Je trouve Brulôt excessivement cheap de ne pas vouloir passer l'éponge !

# 22 mars 2007, 17:50

Robert Dumas a dit :

Dans le poisson y'a des Arrête ... Brulé

Y'a rien dans ce que vous écrivez, chère Marie-Hélène, qui me surprend. Un bêtisier, certes mais qui aura les moyens de s'acheter une collection de 10 volumes!!!

Monsieur Brulé voulait sûrement dire: "Ben c'est drôle mais j'ai senti le coup fourré quand mon gérant de banque m'a dit que le Highlander était une marque de jeep de Toyota. Je me suis alors senti comme le poisson de la farce et c'est alors que j'ai décidé de regarder, pour la première fois, la couverture du livre".

Heureusement qu'il y a la musique pour adoucir les moeurs des ignares. Je conseillerais à Monsieur "l'aidziteur" d'écouter le dernier album des 3 gars sul sofa.

Au moins y pourra rire tout seul et pas seulement du monde qui l'entoure - pis y'aura m¸eme pas besoin de lire les paroles.

Robert

# 23 mars 2007, 16:43

Yann Fourn a dit :

Incompétence

Bonjour,

Moi, ce qui me frappe dans cette lamentable affaire, c'est la compétence plus que douteuse de la journaliste qui l'a révélée.

Ci-après, on pourra lire un courriel que je lui ais expédié suite à son premier article sur le sujet et auquel elle n'a pas daigné répondre.

J'y posais certaines questions pourtant on ne peut plus pertinentes.

On me fera remarquer que depuis, cette même journaliste - Nathaelle Morissette - a fait éclater la vérité. Pas du tout, la vérité a éclaté parce que l'auteur Français du roman plagié mot pour mot par Marie-Pier Coté a contacté le journal suite après avoir lu ce premier article.

Ne l'aurait-il pas fait, ne se serait-il pas substitué à Madame Morissette et à sa responsibilité d'investigatrice, saurait on aujourd'hui ce qui s'est vraiment passé ? Permettez-moi d'en douter...

Bonjour,

J'ai pris contact avec votre journal au sujet de votre article : "Troublantes ressemblances" paru hier. On m'a communiqué votre adresse de courriel en me recommandant de vous faire part de mes commentaires.

On apprend dans votre article qu'une jeune auteure québécoise a écrit un roman fantastique aux emprunts multiples au film "Highlander", faisant de celui-ci un quasi-plagiat.

Mais la môrale est sauve, car on y apprend aussi que Marie-Pier Côté "clavardait avec une jeune Française pendant qu'elle écrivait son roman", que "cette fille lui a conseillé d'intégrer certains éléments que l'on retrouve effectivement dans Highlander. Mais Marie-Pier ne le savait

pas.Elle pensait que c'était le fruit de l'imagination de cette fille-là." dixit l'éditeur.

Et le père de la jeune fille d'ajouter : "Elle est jeune et elle ne pense pas que les gens peuvent faire de mauvaises choses..."

Tout est bien qui finit donc bien : à ma droite, une jeune auteure Québécoise un peu naive, mais néanmoins, j'en suis sûr, pleine de talent. À ma gauche, une jeune Française qui a, on ne sait par quelle perversion, piégé la première.

Bien sûr,

# 24 mars 2007, 11:56

Yann Fourn a dit :

Incompétence 2

Bien sûr, personne ne le dit de cette façon, nulle part dans l'article. Mais c'est bien le sens qu'il faut retenir.

On n'acceptera d'autant mieux l'hypothèse du piège de la victime innocente que l'on prendra soin d'éviter de se poser un minimum de questions.

1) Je veux bien admettre qu'une jeune fille de douze ans n'ait jamais entendu parler du film Highlander. J'ai moi même rencontré des jeunes qui n'avaient jamais entendu parler de "La guerre des étoiles" (du moins avant la sortie de la seconde trilogie). Mais comment peut on essayer de nous faire croire qu'il en aille de même de sa famille et surtout de l'éditeur (et de son entourage).

2) "L'éditeur a admis à La Presse ne pas avoir lu le roman d'un couvert à l'autre et dit n'avoir jamais vu le film".

Mettons. Mettons que monsieur Brûlé dise la vérité. J'imagine tout de même que quelqu'un chez "Les Intouchables" aura pris la peine de lire "Laura l'immortelle" d'un bout à l'autre avant publication (si ce n'est pas le cas, je leur envoie tout de suite une copie manuscrite du "Petit Robert", on ne sait jamais). Personne dans son entourage n'avait-il jamais entendu parler de "Highlander" ? Personne n'avait jamais entendu parler d'un film qui a engendré trois suites (une quatrième est en préparation), deux séries télé (dont la plus importante a pour héros un certain Duncan MacLeod, homonyme d'un personnage de "Laura l'immortelle"), un long-métrage d'animation japonais, une série d'animation française, des comic-books, des romans, des jeux vidéos... ?

Tout ces gens sont-ils donc totalement déconnectés de la réalité, enfermés dans leur tour d'ivoire ? Où bien mentent-ils ? On parle d'une maison d'édition tout de même, pas d'une bande d'ignares.

Mais non voyons, tout ça, c'est la faute de cette "jeune Française", aussi diabolique que mystérieuse.

3) Personne ne semble s'offusquer que Marie-Pier Côté admette avoir écrit son roman pratiquement sous la dictée d'une autre. Bien sûr, c'est elle qui l'a

# 25 mars 2007, 11:11

Yann Fourn a dit :

Incompétence 3

Bien sûr, c'est elle qui l'a ultimement écrit (du moins, espérons le), mais certaines, au moins, de "ses" idées étaient celles d'une autre ! Le nom de Marie-Pier Côté est pourtant seul sur la couverture ! Qu'on découvre finalement qu'il ne s'agissait pas d'idées originales, mais d'"emprunts" constitue-t-il - a posteriori - une excuse ?

4) Avez-vous cherché à contacter cette mystérieuse jeune Française ? Pour le moins, il serait intéressant d'obtenir sa version des faits, non ?

De deux choses l'une :

- soit vous avez négligé de demander aux intéressés, à savoir Marie-Pier Côté et ses parents, le nom et les coordonnées de la jeune fille ;

- soit vous leur avez posé la question et ils ont refusé de vous donner ces informations ou prétendus ne plus les avoir en leur possession. Dans ce cas vous auriez dû préciser ce fait "troublant" dans votre article.

Je ne veux pas vous apprendre votre métier, mais tout de même, le moins que l'on puisse dire c'est que votre article n'offre guère d'alternative à la version de l'éditeur et du père de l'auteure.

Je serais très intéressé pour ma part de savoir ce que cette mystérieuse jeune personne pense de cette façon de faire d'elle l'épouvantail, le bouc-émissaire de cette histoire. À supposer qu'elle existe, bien sûr.

Mais, ce que je trouverais toujours particulièrement troublant, c'est la capacité sans fin des québécois de refuser de prendre leurs responsabilités, de jeter le blâme sur les autres. Surtout si "l'autre" est français.

En passant, je vous signale l'existence d'une série de bande-dessinées du nom de "Moréa" qui emprunte également de nombreux détails à l'univers de "Highlander" : l'héroine se découvre immortelle (sauf si on la brule, comme une sorcière), se balade avec une épée et est secondée par un sosie de Sean Connery (en plus jeune et plus en forme). Cette série est dessinée par un artiste Québécois : Thierry Labrosse, qui est parfaitement au courant des points communs entre sa série et "Hig

# 25 mars 2007, 11:16

Catherine Gendreau a dit :

Le coupable c'est Brûlé
Pour moi l'histoire se résume très facilement: Brûlé fait encore la preuve de son incompétence! Franchement, publier le roman d'une fillette sans se poser de question, sans même lire le roman en question jusqu'au bout (il nous dit qu'il en a lu une partie mais, rendu là, permettez moi d'en douter), sans s'assurer que quelqu'un, quelque part, dans son entourage de fans finis aveugles (il faut vraiment être dans la m**** pour accepter de travailler pour ce nombriliste si on a un tant soit peu d'estime de soi)l'a lu. Et dire que monsieur se pétait les bretelles avec cette publication! Gageons qu'il était surtout fier de faire signer un contrat d'édition à une jeune ado naïve et prête à tout pour se faire publier (même prête au plagiat), donc pas trop regardante sur les modalités du contrat en question. Et maintenant on veut faire payer à la famille 5000$ de ''dédommagement''!? J'aimerais vraiment qu'on m'explique pourquoi les parents devraient payer Brûlé pour avoir mal fait sa job!!!
# 30 mars 2007, 12:59


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