Les pubs de lait qui tapissent le métro de Montréal ces jours-ci me déçoivent un peu. Ce n'est pas que je rejette le concept à en faire de l'ostéoporose, mais l'idée est juste tellement épuisée. Je suis habituée à être touchée et amusée par les pubs de lait, mais celle-ci me laisse une vague impression de
sooooo 1996 sur la langue.
Oui, la
mosaïque avec des buveurs de lait comme vous et moi c'est charmant. C'est démocratique, le vrai monde qui fait de la pub. Sauf qu'une image en petites images, ça existait sur un poster d'Homer Simpson qu'un ami à moi avait dans sa chambre, dans le temps du Cégep. Ça existait aussi sur toutes sortes d'annonces de crèmes hydratantes, de sites web avant-garde (pour les années '90) et, plus récemment, sur la pochette du dernier album de Dumas.
J'ai de la misère à concevoir qu'un champion
brainstormeux d'une grosse boîte de pub ait lancé : « Heille, j'ai une idée super. On pourrait faire comme une grande image, mais avec tout plein de petites images ! ». Et le boss de la boîte de le regarder, admiratif : « Wohh... t'es... t'es génial... Une grosse image, mais faite avec des petites images ! Dans le métro ! Les gens vont ca-po-ter !».
Je suis heureuse que tout un chacun ait pu vivre son trip mosaïque, mais est-ce qu'on peut se dire que c'est fini-fini maintenant ? Une décennie à tripper sur des petites photos qui en font une grosse, je pense que c'est suffisant !