Est-ce parce que le temps des sucres est à nos portes? Sentons-nous une récession économique imminente? Sommes-nous nostalgiques des desserts d'antan? Quoi qu'il en soit, j'ai jamais autant entendu parlé de
pouding chômeur que lors des dernières semaines.
Tout d'abord, Marie-Hélène nous a accueilli avec le sien lors de
la soirée des Oscars. Lors de notre arrêt au Normandin de St-Nicolas, mercredi midi, il était en vedette sur des affiches qui tournoyaient au plafond. Aussi, le magazine
Coup de pouce en fait sa recette de couverture. Dieu sait que ce genre de gibelotte sucrée dans les tons de beige est photogénique. Not!
Il en manque peu pour que ce dessert devienne trendy. Je vois déjà ses variations sous le thème « nouveau terroir » dans les grands restaurants : « gâteau pauvre imbibé de son jus d'érable », « pouding du peuple au sirop printanier », « dessert mi-mouillé pour désoeuvré ».
Un dessert inventé lors de crise de 1929, vendu 15$ le morceau, ce serait un peu trop paradoxal. Je pense que nous ne sommes pas prêts mentalement et gastriquement.
Quel sera le prochain mets canadien remis au goût du jour? Je gage un huard sur la réhabilitation du renversé aux ananas.