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Le Blogue des Moquettes Coquettes
Le Blogue des Moquettes Coquettes
March 2007 - Messages
30 mars 2007, 10:40
Une terre en santé et des filles qui ont du fun
Vous avez sans doute entendu parler du méga show Défi pour la terre qui aura lieu au Métropolis ce samedi. Seront présents des humoristes (RBO, Louis-José Houde, Patrick Huard), des chanteurs (Jorane, Marie-Jo Thério, Éric Lapointe, Marco Calliari), une actrice (Caroline Dhavernas), et on en passe. - Voir Un spectacle qui réunira une quinzaine d'artistes: Guy A. Lepage, Louis-Josée Houde, Marie-Jo Thério, François Avard, Bob Gration, les Porn Flakes et plusieurs autres. - La Tribune Eh bien, croyez-le ou non, les Moquettes Coquettes feront partie de ces "plusieurs autres" et "on en passe", car vos non-chanteuses favorites vous interpréteront Girls Just Wanna Have Fun, t'sais là, la toune tellement trop aiguë de Cyndi Lauper (que nous avons baissée de quelques octaves questions de ne pas s'énanouir). Nous avons répété hier en compagnie des Porn Flakes. Le batteur Alain Quirion (Zébulon, Daniel Bélanger, Ariane Moffat, Robert Charlebois... argh!) me regardait, sourire en coin. J'ose espérer que c'est un bon signe. Comme chaque artiste est jumelé avec un designer/artisan récupérateur, nous aurons la chance de porter les magnifiques, sexy et confortables t-shirts de la ligne de la créatrice Luce Beaulieu, Posch. Tous les profits de l'événement, organisé par les deux passionnées K et Valérie Galarneau, iront à des dizaines d'organismes luttant contre la pauvreté ou l'environnement. Le défi des organisatrices : monter un gros spectacle sans déchet, où les verres en fécule de maïs biodégradables, affiches électroniques et carburant à l'huile végétale seront à l'honneur! Le défi pour le public : se rendre au Métropolis en utilisant le co-voiturage ou en embarquant dans les autobus jaunes prévus à cet effet! Le défi pour les Moquettes Coquettes : avoir la note oui, mais surtout, du fun. À samedi! Billetterie Montréal: (514) 908-9090 Sans frais: 1 (866) 908-9090 Ticket Pro
29 mars 2007, 4:52
Prenez un numéro
Je suis allée au bureau des passeports la semaine dernière. Je m'étais équipée en conséquence : livres, magazines, jus, barre tendre et ipod. J'avais vu aux nouvelles les files d'attentes interminables de pauvres gens, les yeux vides et le ventre creux. Mais était-ce au complexe Guy-Favreau ou en Europe de l'Est? M'en rappelle pu. Lorsque je me présente au 8e étage, ça augure bien. J'ai tous les papiers nécessaires et il n'y a qu'une heure trente d'attente. Je vais donc m'asseoir entre une famille roumaine et une professeure de science physique. J'ai su que la famille était roumaine parce que le bébé de la famille, la petite Catherina, faisait fondre le coeur toute ma rangée avec ses grands yeux noirs et que la dame de l'autre côté corrigeait des examens en soupirant doucement. La constatation est surprenante : je connais ces gens plus que mes voisins. J'ai aussi laissé de côté mon ipod. J'avais envie d'entendre les conversations autour de moi. Et je suis arrivée à la conclusion suivante : lorsqu'on attend, on ne doit pas parler d'attente. J-A-M-A-I-S. Comparez son numéro avec le voisin, calculer le nombre de gens qui passent à l'heure, évaluer à quelle heure ce sera notre tour, consulter sa montre, compter le nombre de minutes qui se sont écoulées depuis notre arrivée. C'est insupportable! Ça ne fait qu'empirer la situation! Il y avait un couple en diagonale qui tergiversait sur le rythme auquel les gens étaient appelés. Ils élaboraient des théories. Leur meilleure : ça avançait moins vite depuis qu'ils étaient arrivés. J'avais le goût de leur crier : « C'est normal! Vous parlez juste de ça! Changez de sujet et ça va passer plus vite! » J'ai mis de la musique dans mes oreilles. Je n'en pouvais plus. J'étais trop consciente d'être assise dans une salle d'attente. Après deux heures, A184 s'est affiché sur le tableau. J'étais contente de me lever, j'étais engourdie. Mais je n'ai pas eu l'impression de perdre mon avant-midi.
28 mars 2007, 11:30
La démocratie
Voici la définition du mot «démocratie» sur wikipédia: la démocratie (du grec ancien dèmokratia, « souveraineté du peuple », de dèmos, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté ») est le gouvernement de tous (de l'ensemble du peuple). Qu'entend-on par ensemble du peuple? Est-ce que tout un chacun est apte à aller débattre en chambre? Est-ce suffisant de participer au jardin communautaire de mon quartier pour aller ensuite représenter mon comté? Ce sont les questions que je me pose depuis l'élection de l'adéquiste Monique Roy-Verville (cv à lire). Cette responsable du comptoir pharmaceutique d'une résidence siègera à l'Assemblée nationale. Un jour, on scanne des codes-barres et le lendemain , on est députée! C'est beau, hein? Je ne veux pas sembler condescendante, je suis simplement perplexe.
27 mars 2007, 4:40
Pour « nouvellivores »
J'adore consommer sur le web des nouvelles en quantité exagérée. Je peux passer des heures à fouiller des sites pour en apprendre plus sur plein de choses. Pas que je retienne tout, non. C'est seulement pour me gaver, me changer les idées et, finalement, m'engourdir les neurones. Quand j'avais le câble, je regardais des émissions au calibre douteux comme The Price is Right et autres Makeover Stories, mais dorénavant, c'est le web qui me fournit ma dose de décrochage quotidien. J'ai fait récemment une belle découverte avec Digg, dans la catégorie : nouvelles diverses, des plus sérieuses aux plus absurdes. Les nouvelles, pêchées un peu partout sur la cyber-planète, sont acheminées sur le site de Digg par les internautes, selon une cote d'appréciation plus ou moins grande, les « digg ». Comme dans « Je digg ce nouveau bling de Paris que tu as au poignet, Marianne ». « Digg », un heureux mot du slang anglophone qui s'approche d' « apprécier ». Une bonne partie des nouvelles concerne les nouvelles technologies et s'adresse à un public averti de geeks, dont je ne fais pas partie, malgré les grosses lunettes brunes qui ornent ma petite face délicate. Et comme le site est alimenté par des internautes, il y a une rotation épuisante de nouvelles ! Si vous remarquez un article que vous aimeriez envoyer à quelqu'un, faites-le immédiatement. Il y a des chances que dans une heure, vous peiniez à le retracer. Aujourd'hui, j'ai flashé sur la nouvelle qui nous apprend que l'édition américaine du Time a une couverture différente des autres éditions de la planète. Au lieu de nous parler du Talibanistan, on nous jase enseignement de la Bible. J'ai aussi perdu quelques précieuses minutes de ma journée à regarder le tableau des statistiques des différentes causes de mort, en temps réel. C'est renversant. Abreuvez-moi de vos coups de coeur !
26 mars 2007, 8:26
Surprise éléctorale
J'ai le souvenir d'un gars au secondaire. Il me semble qu'il était dans la gang des ponchos, des tamtams sur l'heure du midi. en tout cas, il a porté la patte d'éléphant et le chapeau mou, j'en mettrais un hippie au feu ! Je me rappellerai toujours la fois où il avait refusé de nous sortir des cigarettes à moi et copines de 14 ans, par principe. Nous nous sommes recroisés quelques années plus tard. Nous étions tous deux animateurs au camp de jour de McMasterville. Il composait des ballades avec les enfants sur l'heure du midi. Des chansons d'amour qui riment. accompagnées de guitare et de sa voix de Luck Mervil. Je l'ai revu jeudi passé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. J'étais dans ma voiture, lui, sur une pancarte, menton à la main, fier candidat pour le parti libéral du Québec. Méfiez-vous des études en communications !
 
vahid vidah fortin, candidat Hochelaga-Maisonneuve
Source: www.plq.org

23 mars 2007, 11:46
Dans la forêt des biens beatés.
C'est de ça que j'avais l'air ce matin dans le métro, en écoutant le nouvel album remix 2 X 2 de Pierre Lapointe.



22 mars 2007, 9:51
Miss Tahiti vous répond

 
Un ami ayant séjourné en Polynésie Française m'a rapporté un moment de pur délice télévisuel.
Journaliste : « Quel est votre auteur préféré ? » Miss Tahiti : « 1mètre 80. »

21 mars 2007, 10:08
La saga
 
Laura L'immortelle
Depuis une semaine, je suis attentivement la saga de Marie-Pier Côté, une jeune «auteure» de 12 ans dans La Presse ici et ici. La semaine dernière, on notait des ressemblances troublantes entre Laura l'immortelle et les films Highlander. Aujourd'hui, la vérité a éclaté: le roman serait en fait le plagiat d'une oeuvre écrite en 2001 par un informaticien, fan des films mettant en vedette Christophe Lambert. Cette histoire de plagiat, comme toute bonne saga, nous présentait plusieurs personnages intéressants: Marie-Pier, la jeune fille de bonne famille, fréquentant l'école internationale, qui rêve de devenir romancière, mais qui emprunte des chemins criminels pour y parvenir; des parents obnubilés par leur fille; une étrange correspondante française; le réel auteur et un éditeur incompétent. Je suis consternée. Comment cette adolescente a-t-elle pu vivre dans le mensonge pendant des mois? Comment a-t-elle pu répondre à des dizaines d'entrevues sans avoir, avec raison, le syndrome de l'imposteur? Michel Brûlé, l'éditeur, quant à lui, a avoué ne pas avoir lu le roman de sa jeune auteure au complet. J'ai d'ailleurs une nouvelle idée de livre pour l'éditeur des Intouchables: un bêtisier regroupant ses meilleures citations. Voici ma préférée:
«Je pensais que Highlander, c'était une sorte de poisson pané et je n'aime pas le poisson», déclare M. Brûlé

20 mars 2007, 10:52
Sooooo 1996
Les pubs de lait qui tapissent le métro de Montréal ces jours-ci me déçoivent un peu. Ce n'est pas que je rejette le concept à en faire de l'ostéoporose, mais l'idée est juste tellement épuisée. Je suis habituée à être touchée et amusée par les pubs de lait, mais celle-ci me laisse une vague impression de sooooo 1996 sur la langue.

 
Oui, la mosaïque avec des buveurs de lait comme vous et moi c'est charmant. C'est démocratique, le vrai monde qui fait de la pub. Sauf qu'une image en petites images, ça existait sur un poster d'Homer Simpson qu'un ami à moi avait dans sa chambre, dans le temps du Cégep. Ça existait aussi sur toutes sortes d'annonces de crèmes hydratantes, de sites web avant-garde (pour les années '90) et, plus récemment, sur la pochette du dernier album de Dumas. J'ai de la misère à concevoir qu'un champion brainstormeux d'une grosse boîte de pub ait lancé : « Heille, j'ai une idée super. On pourrait faire comme une grande image, mais avec tout plein de petites images ! ». Et le boss de la boîte de le regarder, admiratif : « Wohh... t'es... t'es génial... Une grosse image, mais faite avec des petites images ! Dans le métro ! Les gens vont ca-po-ter !». Je suis heureuse que tout un chacun ait pu vivre son trip mosaïque, mais est-ce qu'on peut se dire que c'est fini-fini maintenant ? Une décennie à tripper sur des petites photos qui en font une grosse, je pense que c'est suffisant !
19 mars 2007, 11:42
C'est comme ça que ça se passe
Je n'ai fait qu'une seule activité aujourd'hui, je vais donc vous en parler. Je suis allée entailler les érables chez mes parents, à St-Mathieu de Beloeil. On se fait souvent une idée fort bucolique des après-midis en campagne : l'espace, le grand air, le silence, le bonheur simple. Chez nous, pas question de chanter comme les 7 nains, il n'y a personne qui porte de chemises à carreaux, on ne mange pas de sandwich lard-oignon dans du papier ciré, on ne s'accote pas sur une souche pour se dire qu'on l'as-tu le beau temps. Il y a mon père, Jules, qui entaille les érables. Sa perceuse glougloute comme une voiture dont on aurait coupé le silencieux au raz du moteur. Elle arrête aussi de fonctionner sans raison mais Jules est très patient dans la vie comme avec les outils. Il ne sacre pas. Du moins, pas à voix haute. Ma mère le suit, une chaudière de chalumeaux accrochée à sa taille avec de la corde à balle de foin. De sa main droite, elle tient un marteau qui lui sert tantôt à river un chalumeau au tronc, tantôt à ébrancher de jeunes hêtres. Ma mère aime foncièrement la nature mais passe tout le printemps à massacrer les hêtres ignobles car ils font pousser leurs branches à la hauteur des yeux. De quoi faire pleurer à chaudes larmes Idéfix et Richard Desjardins. Et moi, je suis mes parents en zigzaguant d'érable en érable, une vingtaine de chaudières dans les bras, habillée avec un une-pièce turquoise qui sent le garde-robe de cèdre. Ben non, ce n'est pas vrai. Mariette m'en avait sorti un «en cas» mais je me suis retenue. L'espace, le grand air, l'odeur d'essence de la perceuse, la sensation d'être dans la meilleure famille du monde, le bonheur simple. C'est comme ça que ça se passe dans le temps des sucres, par chez nous. Vous ne nous verrez jamais à La Semaine Verte (eh non!). mais nous allons faire du sirop, bon comme ça se peut pas( oh que oui!). Bon temps des sucres tout le monde! Et, si vous avez deux petites minutes, dites-moi donc comment ça se passe par chez vous.
17 mars 2007, 11:46
Le retour du pouding chômeur
Est-ce parce que le temps des sucres est à nos portes? Sentons-nous une récession économique imminente? Sommes-nous nostalgiques des desserts d'antan? Quoi qu'il en soit, j'ai jamais autant entendu parlé de pouding chômeur que lors des dernières semaines. Tout d'abord, Marie-Hélène nous a accueilli avec le sien lors de la soirée des Oscars. Lors de notre arrêt au Normandin de St-Nicolas, mercredi midi, il était en vedette sur des affiches qui tournoyaient au plafond. Aussi, le magazine Coup de pouce en fait sa recette de couverture. Dieu sait que ce genre de gibelotte sucrée dans les tons de beige est photogénique. Not! Il en manque peu pour que ce dessert devienne trendy. Je vois déjà ses variations sous le thème « nouveau terroir » dans les grands restaurants : « gâteau pauvre imbibé de son jus d'érable », « pouding du peuple au sirop printanier », « dessert mi-mouillé pour désoeuvré ». Un dessert inventé lors de crise de 1929, vendu 15$ le morceau, ce serait un peu trop paradoxal. Je pense que nous ne sommes pas prêts mentalement et gastriquement. Quel sera le prochain mets canadien remis au goût du jour? Je gage un huard sur la réhabilitation du renversé aux ananas.
16 mars 2007, 3:02
Moquettes on Tour
Nous avons négligé le blogue cette semaine, puisque nous nous promenions de villes en villes, afin de continuer les festivités organisées pour la Journée de la Femme. Voici mon journal -un peu flou- de bord : Lundi : Sherbrooke J'y suis originaire, je suis donc allée retrouver les miens... Ou plutôt toutes les amies et anciennes collègues de bureau de ma mère qui étaient venues pour nous découvrir en spectacle et qui ne m'avaient pas vue depuis genre '83, dans le temps où j'avais l'air d'un gros p'tit gars avec des bas golf aux genoux. J'ai aussi spoté un monsieur qui ressemblait comme deux gouttes d'eau au maire de la ville, Jean Perreault... Ce n'était pas lui, mais mieux : il se nommait Jean-Guy Moreau! C'est une belle journée de printemps, il faisait beau et nous avons pu admirer un Mont Orford encore pure et libre... Mardi : Hull/Gatineau Pour se rendre à Gatineau, c'est plus rapide de passer par l'Ontario. C'était ma première fois. J'étais très enthousiaste de cette expérience de vie, et j'en ai profité pour réaliser un vieux rêve : y chanter "En Ontario a-ho-a-ho / Quand il fait chaud a-ho-a-ho / On s'déshabille a-ille-a-ille / On saute dans l'eau a-ho-a-ho". Une lubie d'enfance, qui vient tout de suite après chanter Aux Champs-Élysées à Paris (coché) et nager avec les dauphins (Elvar de préférence. Bientôt, je le sens). J'ai aussi remarqué que, dès qu'on pénètre en Ontario, l'autoroute devient remplie de pancartes d'avertissements, de limites de vitesse, de rappels de lois, etc. Ils n'en laissent pas passer une, les Ontariens. Un gardien de sécurité sympathique m'a aussi donné des pins de la ville. J'en ai pris une batch, en pensant les offrir au groupe Gatineau. Mercredi : Jonquière On aime assez ça aller au Saguenay! Les gens y sont tellement sympathiques, sociables, ils nous donnent des becs et des câlins en veux-tu-en-v'là! Et Valérie et moi avons cette manie de pogner l'accent, allez savoir pourquoi. Nous avons dormi à l'hôtel et nous nous sommes gavées de câble. Chialer en gang sur le gros tatoo d'Izabelle Desjardins en buvant des Bloody Caesar et en mangeant un spag de chez Bobby, c'est pas loin du bonheur! Jeudi : Québec Pour ceux qui disent que le public de Québec n'est pas évident, allez rencontrer celui que nous avons eu jeudi soir! C'était la folie, on a eu vraiment beaucoup de plaisir, et les filles ont dû me retenir de force pour ne pas que je reste danser à la disco... L'argument final, c'est qu'elles m'ont promis qu'à mon anniversaire de 25 ans, j'aurai une disco, avec juste des hits de mon secondaire 2. J'ai tellement hâte! Merci à tous ceux et celles qui nous ont accueillies cette semaine! Vous rencontrer et performer devant vous à été un pur plaisir, avant, pendant et après chaque spectacle!
12 mars 2007, 9:40
Une pomme sur scène
Une pomme lumineuse est présentement la grande vedette de la scène musicale. Elle est de tous les shows. Même Fred Fortin n'arrive pas à être dans autant de bands en même temps ! Ça doit être la meilleure forme de pub jamais réussie par Apple.

 
Son PowerBook argenté, et maintenant son MacBook, fait son frais sept jours sur sept, 52 semaines par année, sur les scènes les plus hot de la métropole, underground ou pas. Je n'ai pas assez voyagé dans les dernières années pour savoir si la tendance est la même à New York, Londres ou Berlin. À Montréal du moins, l'histoire d'amour entre les musiciens DJ et leur ordinateur Apple fait figure de réelle hégémonie.
 
Loin de moi l'intention d'entretenir ici l'interminable petite gué-guerre entre les partisans d'Apple et ses concurrents. Ma mère étant graphiste, j'ai l'esprit totalement biaisé. Il y avait des Macintosh chez moi avant même que je ne sache écrire « ordinateur personnel » dans le Pablum. Je suis épatée et curieuse. L'un ou l'une d'entre vous a-t-il aperçu sur scène un ordinateur sans fruit interdit ? Qui ?!? J'ai envie de savoir. Pour vrai !
12 mars 2007, 5:21
Drette à soir on va s'virer les bottes
Vendredi soir, après une semaine de relâche sans relâche (merci de vos appuis télépathiques !) je me suis gâtée solide en allant voir Galaxie 500 et Les Frères Cheminaud au Club Soda. La grosse étant à l'honneur, j'en ai bu une à ma santé mentale qui était restée fidèle au rendez-vous pendant cette épuisante semaine. La grosse est difficile à apprivoiser. Certes, je l'avais déjà côtoyée dans quelques bons bars de ma région natale tel Le Huard de St-Basile ou Le Petit Canot d'Otterburn Park, mais elle avait toujours été déposée, comme un trophée, sur le comptoir devant moi avec un petit verre à côté pour donner du glam au tout. Jamais je n'avais tenu la grosse comme j'ai tenu ma grosse Molson Ex, vendredi dernier. Elle m'a suivi dans mon tour de foule, dans mon brassage de cheveux, dans mes applaudissements vigoureux. Le truc n'est pas de savoir si on va réussir à boire la grosse tout entière, mais de savoir si on va la boire toute entière FROIDE, si le bras va suivre la cadence de la soif ou si les douleurs au cou et le tennis elbow naissant vont faire capituler et passer aux drinks de filles. Evelyne s'est assise pour déguster sa grosse pleinement. Pour ma part, j'ai fini par en venir à bout, en changeant de main souvent. J'ai enchaîné avec une petite (il ne restait plus de grosses.), puis avec une panoplie de gin tonic, shooters et un scotch qui est venu clore la soirée comme une cerise précaire sur un sunday saoul. Ma santé mentale est allée se coucher avant moi, ne restait plus qu'Evelyne et nos coupons de vestiaire, là où se trouvaient nos manteaux et un peu de notre dignité. Dès que mon foie est remis, je muscle mes bras pour la prochaine virée.

Evelyne ou moi, vers minuit...
 
Ah, ça fait du bien de se faire du mal. un peu. parfois.
9 mars 2007, 1:04
Femme des années 80 / Mais femme jusqu'au bout des seins / Ayant réussi l'amalgame / De l'autorité et du charme.
(Merci Michel Sardou pour mon titre) Dur lendemain de veille de la Journée de la Femme... Qu'on soit pour ou contre, je m'y suis personnellement bien amusée! Cette journée m'aura permis de rencontrer toutes sortes de femmes : des engagées, des motivées, des mères, des révoltées, des idéalistes, des jeunes, des plus vieilles... et même la soeur de Suzanne Champagne (on salue Colette)!
 
Sweet Grognasse
C'était la première fois que je vivais aussi intensément la Journée de la Femme, que j'y consacrais mon 8 mars au complet. Et j'ai adoré l'expérience! Je n'ai pas reçu de cadeaux ou de fleurs, mais j'ai jasé et eu du bon temps avec des femmes, et des gars aussi, aux backgrounds et aspirations différentes. Certains peuvent trouver cette journée totalement inutile. Elle peut l'être, tout dépendant de la manière qu'on la souligne. Mais personnellement, mon 8 mars aura été plus constructif, amusant et rassembleur que mes derniers Noël, Pâques, Halloween, St-Jean-Baptiste ou St-Valentin. +++ Des filles qui m'inspirent aujourd'hui... Sweet Grognasse - Arts visuels Émilie Proulx - Musique Church of Craft - Soirées d'artisanat La 2e porte à gauche - Danse K - Écocommunicatrice Bust - Magazine féminin Lamathilde - Artiste et animatrice
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