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Aujourd'hui, j'ai le goût de faire comme tout le monde et comme tous les bulletins de nouvelles : j'ai envie de parler de la tempête de neige.
Premier contact ce matin : remonter la rue St-Urbain avec le vent dans la face. Une chance que j'ai de belles joues dodues pleines de cellules adipeuses. Si j'avais été un peu plus maigre ou moins bien hydratée, je suis certaine que mes pommettes auraient fendu à mi-chemin. Ayoye.
Deuxième aventure hivernale : glisser sur une plaque de glace noire alors que je cours pour prendre l'autobus sur Van Horne. J'ai essayé de reprendre mon équilibre deux, trois fois avec les bras dans les airs et la jambe molle. Je me suis appuyée sur une automobile arrêtée au feu rouge pour éviter la chute. Je suis entrée dans l'autobus avec un sourire affirmé : j'ai fait le meilleur show de coin de rue du Mile-End.
Épisode vestimentaire : je suis définitivement mal greyée pour affronter l'hiver. Bien que je possède tout l'attirail nécessaire, ma botte droite a un trou au talon et le capuchon de mon manteau de laine perd son rebord de fourrure blanche. Les motons tombés de mon capuchon me permettent toutefois de me transformer en deux personnages sympathiques : grand-papa Bi (grosse moustache) et Jacques Languirand (sourcils touffus).
Morale de l'histoire : je vais particulièrement apprécier la chaleur de mon bain et de mon lit ce soir. Je suis chanceuse, je possède ce confort. Plus une chaufferette blonde de 6 pieds 4 nommée John.
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