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Le Blogue des Moquettes Coquettes
Le Blogue des Moquettes Coquettes
January 2007 - Messages
31 janvier 2007, 10:44
Bulbe vivace
Eh non! Nous n'avions pas tous souffert d'une hallucination collective, l'ex-maire Pierre Bourque part réellement en mars pour un guider périple en Chine. (référence:blogue du 10 janvier) Le Devoir a sauté sur le scoop. On comprend ça, c'est de la bombe! Je vous invite lire l'article, surtout si Pierre Bourque vous manque. Vous aurez l'impression qu'il est là, à prendre le thé, les deux pieds dans votre jardin d'eau. http://www.ledevoir.com/2007/01/27/128534.html Est-ce moi qui est susceptible ou Diane Précourt, avec son article parsemé d'allusions horticoles, me lance de façon implicite et sournoise un DÉFI, que dis-je, un DUEL de jeux de mots... J'accepte. À très bientôt...
30 janvier 2007, 11:35
Ces choses que je ne fais jamais
J'ai beau être pleine de volonté et bouillonner de bonnes idées, il finit toujours par y avoir des choses que je ne fais jamais, des activités qui ne se réalisent pas. Et je ne parle même pas de gigantesques projets de vie géniaux comme descendre en bicycle en Louisiane avec ma petite soeur pour le Mardi Gras, ou aller décontaminer les sols en banlieue de Tchernobyl. Je parle de niaiseries, de détails. Quand j'ai décidé de déménager près du métro Beaubien, j'étais très excitée de savoir que je pourrais dorénavant faire mon épicerie chez Milano (6862 Saint-Laurent), tous les dimanches. Une semaine, je passerais une heure dans la rangée des huiles d'olives. La semaine suivante, je goûterais à de la vraie mozzarella en roulant de bonheur près des antipasti. Bien non. Il y a maintenant sept mois que j'habite la Petite-Patrie et je n'y ai pas mis les pieds une seule fois ! Pourtant, je vous jure que je me suis nourrie depuis le mois de juin.
 
Même chose pour les épices. J'ai reçu en cadeau des pots à épices légèrement design et je me suis dit que je ne les utiliserais qu'avec des épices achetées chez Anatol. Me semble, ouais. Les pots sont remplis et le Anatol ne m'a jamais vu la face. Tout le monde me disait : « Chanceuse, tu vas habiter près du marché Jean-Talon ! ». Eh non ! Je suis juste assez loin pour trouver que 15 minutes de marche avec 25 livres de poireaux ce n'est pas une partie de plaisir. Je ne me botte jamais le derrière pour aller faire réparer mes souliers chez le cordonnier et maintenant, mon cordonnier est kapout ! J'en ai déduit qu'il a dû fermer boutique parce qu'il y a trop de gens comme moi. Je me sens presque coupable. Je pense sérieusement remédier à ce problème en fin de semaine. Je n'ai plus de vinaigre balsamique et je pense que Milano en tient à peu près 35 sortes en magasin. Je vais essayer d'y aller. Pour vrai !
29 janvier 2007, 4:38
When I'm 64
Vendredi, j'ai assisté à l'événement le plus intergénérationnel, après le Salon des Générations et une virée au Deux Pierrots, le côté quétaine en moins. Je suis allée voir le spectacle des Ringos au Lion d'Or. Avec le concept BYOB (Bring your own babyboomer), les tables étaient remplies de jeunes dans la vingtaine qui sortaient leurs géniteurs pour une soirée hommage au Beatles. C'était simple et plein de bonheur. Un ravissement pour les amateurs du Fab four qui n'ont pas les moyens de se rendre à Vegas voir Love. Éric Goulet, Jean-François Fortier, André Papanicolaou et Marc Chartrain, tous musiciens émérites de la scène québécoise, défendent avec énergie une vingtaine des chansons des Beatles. Ils jouent le jeu du groupe obscur, empruntent l'accent de Liverpool, parlent de leurs succès à venir, etc. Juste pour voir Éric Goulet sur scène s'amuser comme un enfant, ça vaut la peine. C'est différent de son Monsieur Mono, qui nous touche à tout coup, mais qui nous fait vivre des émotions déchirantes. Après le spectacle, on a juste envie de sortir ses disques ou cassettes des Beatles pour continuer le voyage. Tout le monde a sa chanson préférée ou son disque préféré du groupe. Quels sont les vôtres? Moi, j'y vais avec Because!
27 janvier 2007, 3:40
Touchée!
Steve Proulx a refilé la tague aux Moquettes Coquettes. Le concept du jeu, que toute la blogosphère semble connaître sauf moi, consiste à révéler cinq secrets sur soi et à passer la tague à cinq autres blogueurs. Cinq secrets, cinq moquettes, cinq personnes à contaminer. Si on fait le calcul, ça fait me fait une vérité et une victime. Je ne serai pas chiche, je dévoilerai cinq aspects inconnus de ma personne, mais ne passerai la tague qu'à une seule personne. 1-Une esthéticienne se cache en moi. J'adore péter les points noirs des gens. C'est plus fort que moi, dès que j'en vois un, j'ai peine à me contenir. 2-Mon côté show-off. Je suis vraiment fière d'être encore capable de faire la split à 25 ans. J'aime démontrer ma souplesse. Souvent, je la fais même si le lendemain je marche comme si je venais de subir une vasectomie. 3-J'ai tout d'une conservatrice de musée. Je garde tout. Je suis incapable de jeter ou de donner quoi que ce soit. Ce qui fait que j'ai une boîte pleine de lettres du secondaire écrites par mes amies 4ever, tous mes talons de chèques de paie et mes billets de RER que je conserve depuis mon premier voyage à Paris. 4-Mon moi. Il y en a qui se parle tout seul. Moi, je m'écris des lettres. Pas souvent, aux dix ans. À 13 ans, j'ai écrit une lettre à moi pour mes 23 ans. Il y a deux ans, j'ai répondu et j'ai renvoyé la balle à mon moi à l'âge du Christ. 5-L'homme en moi. Jeune, j'aimais faire pipi debout. Je cambrais mes reins et j'essayais de ne faire qu'un seul jet. Freud aurait capoté! Cela dit, aujourd'hui, je suis heureuse d'être une femme et je n'ai aucun problème d'identité sexuelle. Oh boy, il est temps que je débarque du divan de psychanalyse. Je donne la tague à mon co-blogueur Francis Hébert. Il y a quelques mois, Francis a avoué ici son amour pour la série Buffy. Nous avons ce point en commun.
26 janvier 2007, 12:58
Produits dérivés
J'aime ça quand : Un ami me dit que sa p'tite cousine lui a parlé d'un groupe de cinq filles à son école primaire qui se font appeler les Moquettes Coquettes et qui organisent des spectacles sur l'heure du midi. Si jamais vous connaissez cette école, dites-le moi, je rêve sincèrement d'aller les voir! Là-dessus, je m'en vais me taper le DVD des Baby Spice. J'aime moyen ça quand : Je découvre qu'une gang de femmes lesbiennes et bisexuelles dans la vingtaine et la trentaine ont trouvé l'original nom les Chouettes Coquettes . Comprenez-moi bien : je n'ai absolument rien contre la mission de ce projet. Ce qui m'agace, c'est plutôt qu'un groupe de filles, de notre âge, à Montréal aient choisi de faire rimer « coquette » avec un autre mot aléatoire, interchangeable et quelconque en -ette. Avec la quantité de mots dans le dictionnaire, qui offrent ensuite des possibilités impressionnantes de rimes, je trouve juste ça un peu. plate. Sur ce, je m'en vais bouncer en jaquette, coiffée de ma palette drette en mangeant des galettes. J'aime vraiment pas ça quand : Une source anonyme m'affirme que, si moquettescoquettes.com est bien notre site tout rose, eh bien attention! Moquettes.coquettes.com (le secret est dans le point) est un site de cul, culs tout aussi rose me direz-vous. Notre seul point commun : 100% en français, oui monsieur! Ciao, je m'en vais faire autre chose que regarder le moquettes.coquettes.com. Mais pas vous, hein! Curieux!
26 janvier 2007, 10:09
Ma dépendance1
Je suis déménagée dans un nouvel appartement jeudi dernier. Faute de temps, je ne vous ai pas préparé un billet avant de débrancher toute ma patente informatique. Milles excuses! Cet événement m'a toutefois permis de réaliser combien j'étais dépendante d'Internet. Sans lui, je suis démunie, je ne peux rien faire, je n'ai plus de vie! La geek en moi était en manque de messagerie instantanée, de courriels et d'information accessible sur le champ en criant « Google! » Ma vie professionnelle a été mise en veilleuse le temps que je retrouve mon précieux réseau. Envoyer un document était une tâche titanesque et convoquer les collègues à une réunion, un vrai marathon. Ma vie est concentrée dans mon ordinateur. Si je veux la vivre, j'ai besoin d'Internet. Comment on faisait avant? Si je me fie à un article du New Scientist paru en décembre dernier sur les « maladies de la technologie », je ne suis pas un cas si lourd. J'ai une légère tendance à « l'infornographie », mais coudonc. Ça pourrait être le « crackberry », la « cybercondrie », le « wikipédiolisme », le « narcissisme YouTubesque » ou « l'égo-navigation ». Est-ce que vous aussi, pour repdrendre le titre de l'article, vous n'en avez jamais « e-nough ?»
24 janvier 2007, 9:18
Ce qui rend malade
Cette semaine, entre amis, nous avons procédé à une expérience honteuse appelée Chaîne de lettres par internet. Une sorte de questionnaire interminable, un truc qui nous fait toujours frémir de dégoût. Je ne peux pas expliquer pourquoi nous avons tous répondu, les uns après les autres, comme des lemmings se jetant à la file indienne dans les gorges de Coaticook. Peut-être pour m'aider à écrire mon blogue car une question de cet horrible délire collectif: Une phrase que tu n'aimes pas? m'est revenue en tête tout à l'heure. En lisant cette mise en contexte d'un article sur cyberpresse.ca, Une raison de plus de boire du vin rouge, je savais que j'allais tomber pile sur ma phrase, LA phrase qui me tue en ce moment, qui anéantit mon équilibre mental.et Dieu sait.et les Moquettes. et mes amis, et ma mère et vous maintenant, en fait tout le monde sait que la coche est facile à sauter. Dans l'article, on fait la promotion d'un certain vin qui aide à prévenir le cancer, voyons voir : http://www.cyberpresse.ca/article/20070124/CPACTUEL/70124044/1015/CPACTUEL ...le Pinot noir, un vin français réputé, qui aurait les plus fortes concentrations de resveratrol.... Premièrement, qui dit Pinot noir ne dit pas nécessairement vin français(il se fait du sale Pinot Noir californien et australien) et surtout deuxièmement, qui dit aliment anti-cancer dit nécessairement «Val? Ça va? On dirait que tu veux me tuer!» car je disjoncte à ces mots prononcés ou écrits. Côté cancer, ce qui est mauvais, c'est se bourrer de charcuteries, marinades, malbouffe, aliments fumés, toutes les fritures. Et ce qui est bon c'est de manger des fruits et des légumes à la pelle. Laissez-moi lancer un sarcastique«Non! C'est pas vrai! ». On vend des livres avec ça? Mariette me le dit depuis mes premières purées. On a beau choisir judicieusement nos invités, il y en a toujours un qui va gâcher la fête en parlant de graines de lin moulues, péter la bulle du porto-chocolat en lançant, les dents beurrées noires : Paraît que c'est bon pour le cancer!, qui prévoit offrir des choux-fleurs à la St-Valentin parce que les fleurs tout court, ça ne prévient pas. Je sais que certains aliments contiennent plus de. et ont des enzymes actives plus. qui permettent l'absorption accrue de composés phytochimiques et qu'il faut apprêter tel navets coriaces et supporter tel thé vert japonais amerissime mais pour moi, et c'est peut-être LA phrase que vous détestez, la génétique et la vie font souvent trop bien leur travail. Les phrases qui rendent malades : Damien : Je paye mes taxes. Caro : Mais c'est pas de ma faute. Marie-Ève : Toutes les phrases positives suivies d'un mais. Philyp : Ouain, je trouve que tu cales... Nickou : Nous sommes prêts. Anonyme : C'est quoi ça les croquettes choquettes?
23 janvier 2007, 10:02
Délicieux secrets de famille
Mes parents m'ont légué un tas de belles valeurs, de beaux souvenirs et de gênes pas trop pires. Par contre, côté gastronomie Cayer-Desrosiers : rien. Certaines circonstances familiales ont empêché le partage du savoir. Bon, c'est sûr qu'il y a le spaghetti petits pois et proschiutto de mon père et la fricassée de poulet de ma mère, mais ce ne sont pas des recettes qui ont traversé les époques et les zones géographiques. Moi aussi j'aurais envie, des fois, de manger ce que mon arrière-grand-mère mangeait avec sa tablée de 14 enfants. Il me semble que toutes les familles ont des plats cultes, transmis de génération en génération, qui gardent vive la mémoire culinaire familiale. Le secret du caramel des Hardy est jalousement gardé par mon amie Véronique. Valérie, ma co-Moquette, suit admirablement bien les traces de sa maman Mariette et je pense que les Locas sont les seuls au monde à mettre des bananes et des cerises marasquins dans leur salade de poulet.
 
Cette tarte au citron reste pour moi un mystère...
Alors moi, je me sens indigne dans une cuisine et mon catalogue de bonnes recettes est franchement mince. Mon héritage de tarte au citron et de céleris frisés repose en paix avec ma regrettée grand-maman Bernadette et son cher Roméo. Jacqueline et son macaroni ? Ils se la coulent douce auprès de grand-papa Mauril dans un cimetière-jardin qui donne sur le boulevard Crémazie. J'accepte, ci-bas, tous les dons de délicieuses recettes familiales. Et comme je suis une personne honnête, je promets de dire à mes enfants « Ça, c'est le fudge des Filion et ça, le pâté au saumon des Préfontaine ». Merci, au nom des 15 lbs que je vais prendre la semaine prochaine.
22 janvier 2007, 10:37
Où s'embrasser à Montréal
Au mois de janvier, je rêve de voyages. Je partirais n'importe où, même en Chine avec l'ex-maire Bourque (voir blogue de Valérie). Je n'ai matérialisé qu'une seule fois ce désir de partir au mois de janvier. Les autres années, je vis ce rêve par procuration en lisant mes guides de voyages. Hier, j'ai donc retrouvé un guide de Paris bien particulier : Où s'embrasser à Paris, Guide des meilleurs endroits. Le livre nous indique les lieux où s'embrasser, en nous suggérant l'heure la plus romantique, le temps de l'année idéal et la qualité des baisers permis (discrets ou langoureux). On vous apprend comment reproduire le fameux baiser de Doisneau et quels bancs publics peuvent accueillir les amoureux aux p'tites gueules bien sympathiques. Au lieu de me donner envie de partir en voyage, ce guide m'incite à retrouver mes 15 ans et à frencher partout. Quels sont les meilleurs endroits à Montréal pour s'embrasser? Avez vous des idées pour qu'on lance un guide coquin? Je pars le bal avec cette suggestion: Le deux saisons Sur le lac artificiel du Parc Lafontaine. L'hiver en patin et l'été en pédalo.
19 janvier 2007, 2:13
J'kicke des quilles
Ce soir, je vais jouer au bowling, en compagnie de Marianne et d'autres amis! Vous pourrez d'ailleurs entendre nos frasques quilleresques dans les prochains jours sur ce nouveau podcast, La Cassette, où un copain s'amuse à enregistrer des soirées diverses à l'aide d'une enregistreuse Fisher Price.
 
J'ai donc très hâte de porter mon nouveau polo personnalisé au dos "MORIN-UHL - J'KICKE DES QUILLES", tandis que Marianne arborera "PRAIRIE - REINE DE LA RÉSERVE", gilet chanceux qui lui a tout de même valu une victoire aux Quilles à TQS! Nous avons en effet des slogans pour toutes : "CAYER - ICITTE POUR BOWLER", " TASCHEREAU - J'AI UNE SHAPE DE QUILLE" (là, c'est Marie-Hélène qui en a hérité, mais ça aurait aussi très bien pu aller à Marianne ou moi) et "CARON - LES P'TITES BOULES" (c'est elle qui l'a choisi). Je ne sais pas pour vous, mais le bowling fait partie intégrante de mes souvenirs d'enfance et d'adolescence (ne faisant pas de ski alpin comme le commun des mortels de mon collège privé, je passais donc ma Journée Blanche aux Quilles Abénaquis de Sherbrooke, en compagnie de mes amies pissou, frileuses ou souffrant d'un handicap). Quelle a donc été ma surprise, que dis-je, ma déception, lorsque ma soeur de 15 m'a avoué l'autre jour qu'elle avait joué aux quilles pour la première fois de sa vie quelques jours auparavant! QUOI?! Nos loisirs nobles et rassembleurs comme le bowling, le mini-putt (allez jouer en ligne sur le site d'Urbania), le drapeau, le pinball ou le trou-de-cul sont-ils vraiment en voie de disparition? Ma nouvelle résolution de 2007 qui vient dorénavant de prendre le dessus sur l'alimentation équilibrée et le sport : faire une activité kitsch (souvent peu coûteuse, soit dit en passant) en compagnie des gens que j'aime. Et comme ma soeur de 15 ans joue encore à Clue(le vrai, le old-school, sur une table, avec un papier et un crayon HB jamais assez aiguisé, oui, oui!), je me dis qu'il y a tout de même un certain intérêt et surtout, de l'espoir.
17 janvier 2007, 6:51
Soir d'hiver
J'ai de la difficulté à écrire aujourd'hui. Il faut que je déplace mon auto dans une heure avant qu'elle ne se fasse remorquer douze rues plus loin dans un banc de neige anonyme réservé aux vignettes. J'ai peur de passer tout droit, d'entendre la sirène maudite, de courir la gorge au vent, d'embourber mon auto ailleurs, la vitre givrée de l'intérieur. Néanmoins, j'ai quelques informations à divulguer concernant le périple en Chine, périple accompagné de Pierre Bourque, entre parenthèses, ex-maire de Montréal. (voir blogue de la semaine dernière) Les premiers participants s'inscrivent. Ghislain et Martine sont au sommet de la liste. -Il ouvre les yeux. Ghislain! Ghislain! M'entends-tu Ghislain? -Pierre Bourque. Voyage en Chine. -Oui mon Chéri. On va y aller. Je ne sais pas avec quel argent, je ne sais pas si tu vas remarcher un jour, je ne sais pas si je t'aime encore mais on va y aller. Ghislain était dans le coma depuis près d'un an des suites d'un accident dont je tairai les détails mais qui impliquait un gars de la ville et une pelle mécanique. Tous les jours, à son chevet, son épouse Martine lui faisait la lecture du journal en se grattant nonchalamment jusqu'au sang. En 11 mois, rien n'a fait sourciller Ghislain. Rien. Il était même resté de marbre lorsque le couple de Ste-Brigide d'Iberville avait gagné le gros lot alors on s'imagine à quel point il était insensible, limite mort. Et pourtant, la Chine, Pierre Bourque, le retour à la vie. Pour Ghislain et Martine, ce voyage est un signe, une bénédiction et, qui sait, peut-être la concrétisation de leur rêve le plus fou : prendre l'avion.
17 janvier 2007, 12:00
Globule Moat Gun Nut
Ce n'est pas le nom d'un groupe de musique émergente que j'ai découvert lors d'une récente sortie. Ce n'est pas non plus le nom d'une maladie dégénérative, apparue la semaine passée aux Pays-Bas, qui magane les globules blancs. C'est une anagramme de « Un blogue tout mélangé » ! Je voulais fêter notre première vraie tempête de neige avec une activité franchement un peu inutile, mais ô combien amusante : les anagrammes. Jouer avec les lettres pour trouver de nouveaux mots, aussi insensés soient-ils, me procure un plaisir presque enfantin. Pour certains, c'est la peinture à doigts, pour d'autres, le tapioca. Moi, ce sont les anagrammes. Si l'on se sent la synapse lente, le site web The Anagram Engine peut tout faire à notre place, en un temps record. Le site est uniquement en anglais, donc les mots de l'anagramme aussi, mais je n'ai pas encore trouvé d'équivalent en français. Ainsi, « Laurence C. Desrosiers » donne un ridicule « Casserole Crude Siren », qui veut dire « sirène de brut de cocotte en terre ». N'importe quoi ! J'ai hâte que vous partagiez vos perles ici même...
15 janvier 2007, 11:36
À la sueur de mon front
Je souffre. Je ressens tous les muscles de mon corps. Je pourrais les dessiner et donner un cours d'anatomie si je savais dessiner et que je connaissais le nom de tous les muscles endoloris. Aujourd'hui, j'ai décidé que je changeais de groupe dans les statistiques. Au lieu de faire partie de la moitié de la population inactive, je me retrouve dans le camp des sportifs, des gens soucieux de leur forme physique et des suiveux de guides canadiens de toutes sortes. C'est quand même troublant que 52 % des femmes de mon âge soient inactives. Celles qui ne sont pas inactives ne sont pas nécessairement très actives non plus. Selon l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie, l'activité physique la plus populaire des canadiens est la marche, ce qui va de soi en tant que bipède. Pour déterminer de quel côté vous vous trouvez, vous pouvez aller tripper avec Vas-y (j'aurais vraiment aimé assister au remue-méninges qui a donné naissance à ce personnage bleu qui ne me donne pas vraiment envie de faire du sport) sur le site de Kino-Québec. Vous y trouverez l'actimètre, un logiciel qui évalue votre niveau d'activité physique, grâce à un petit questionnaire. Je passerai donc de un peu active à assez active. Vous ne me croyez pas? Vous pensez que je ne tiendrai pas mes belles résolutions? Et bien détrompez-vous. Je le sais que je ne suivrais pas un entraînement régulier plus de deux semaines, je me connais assez. Je ne me suis donc pas donné le choix. J'ai recommencé à donner des cours d'entraînement physique. Cinq heures en une journée... À quoi je pensais!
12 janvier 2007, 2:50
On dit Geek, pas Jeek.
Cette semaine, j'ai joué à la geek . Non, je ne me suis pas battue avec mon épée en mousse en criant des insultes en langage Wingdings (pour ceux qui connaissant le Wingdings, arrêtez de niaiser sur Word et allez donc jouer au Démineur à la place). J'ai plutôt usé ma connexion par téléphone de 20h/semaine (je les soupçonne de garder ce forfait actif juste pour moi) en découvrant deux sites s'intéressant aux nouvelles technologies, aux arts médiatiques et autres trucs que j'apprécie, que je ne comprends pas toujours et surtout, que je ne saurais faire moi-même.
 
 
Tout d'abord, le blogue Regarde qui s'intéresse aux tendances et autres curiosités créatives et ce, en français! On y parle de gadgets, d'installations, de consoles et autres bébelles parfois utiles, parfois non. Mon coup de coeur du jour : le photographe Philip Toledano s'est amusé à attraper les mimiques, grimaces et autres faces lettes de joueurs devant leur console Nintendo, PlayStation et autres GameBoys archaïques à l'écran même pas en couleurs. Mon prochain défi : prendre Marie-Hélène en photo lorsqu'elle joue à la boxe sur la Wii. Vous allez voir, vous ne la reconnaîtrez pas, elle ressemble à Dave Hilton lorsqu'il sort d'un Palais de justice.

 

 
Ensuite, un site que Marianne va adorer : GamonGirls, un site hi-tech et funky pour les filles! On y retrouve tout pour être heureuse : du fuchsia, des articles cyberféministes et beaucoup d'objets créés spécialement pour la geekette! Personnellement, j'hésite entre le kit de soins pour ongles qui se branche en USB ou la marionnette-balai qui permet de nettoyer les miettes de muffin entre les touches de son clavier. Je ne suis pas bilingue, mes flyers sont toujours laids, je ne joue pas à World of WarScrap, j'ai de la misère à installer une imprimante et pire du pire, j'ai un PC! Mais est-ce que je peux être une geek? Un peu? De fin de semaine? Une geek stagiaire? Vous avez toujours l'air d'avoir du fun.
11 janvier 2007, 11:43
Quand est-ce qu'on doit arrêter de se souhaiter la bonne année?
J'avais cette pensée en arrière de la tête toute la semaine alors que je croisais des connaissances et qu'on se faisait la bise : « Je le dis-tu? Je le dis-tu pas? ». Bon sujet de blogue, oui, je vais écrire là-dessus jeudi. Aujourd'hui, à notre émission de radio à CIBL, nous recevions le groupe Mahjorbidet. Je surfais sur leur site, pour en apprendre davantage sur eux avant de les rencontrer. Je lis la dernière nouvelle qui commence ainsi : « bon, je sais pas pendant combien de temps faut faire ça, bonne année 2007 rempli de _________ ». Préoccupation répandue. Je vais bien m'entendre avec eux, que je me dis. Au cours de l'émission, Marie-Hélène lance la question : « À quel moment doit-on cesser de se souhaiter la bonne année? » Elle aussi? Je proteste, en annonçant à tous que c'était mon sujet de blogue. Mais j'avais une chance en or d'avoir l'avis d'autrui. Voici le résumé! Marianne : La limite, c'est la fête des Rois. Un coup que la galette est mangée, on arrête tout ça. Serge-André : Hier, 10 janvier. Au tiers du mois, c'est raisonnable. Marie-Hélène dit comme Serge-André. Valérie : On n'arrête pas. Si vous voyez que ça met votre interlocuteur mal à l'aise, changez la tournure de la fin avec « Bonne. journée! » ou « Bonne. vie! » Et vous? Quel est votre barème? Vous avez une indication infaillible?
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