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Le Blogue des Moquettes Coquettes
Le Blogue des Moquettes Coquettes
December 2006 - Messages
30 décembre 2006, 4:08
L'art de perdre son temps
 
Lutin Marianne
Vous vous demandiez où j'étais passée, hein? Jeudi, pas de billet de Marianne. Pourtant, je me suis bel et bien assise devant mon ordi en cet après-midi calme pour écrire un truc de Noël. Mais j'ai osé regarder mes courriels avant de me mettre à la tâche. Geste qui a changé le visage de ma journée et qui m'a fait perdre tout mon temps alloué à la rédaction de mon billet en faveur d'un navigation malsaine sur un site de jeux festifs. Tout a commencé lorsque j'ai ouvert une carte virtuelle de la part de ma petite soeur : My Elfamorphosis. Avec la magie de la technologie, elle a collé son visage sur un corps de lutin, dansant furieusement dans ses collants aux couleurs de cannes en bonbon. J'ai tellement ri, je me suis moi-même elfamorphosée pour votre bon plaisir! J'ai ensuite remarqué un onglet dans le coin inférieur droit. Quoi! Une quinzaine de niaiseries pour plus de Holiday Fun! Ces capsules de bonheur sont proposées par une compagnie de fourniture de bureau, étonnamment des experts dans la perte de productivité des travailleurs en cubicules. J'ai donc tiré au poignet avec un renne, j'ai tricoté un chandail de Noël, j'ai regardé le père Noël danser lascivement (North Pole dancing), j'ai observé un garçonnet avec la langue collée sur un poteau. Et y'a aussi le clip du gui dans l'ascenseur! Et les cantiques à l'envers! Et. L'heure filait et je n'avais toujours pas écrit une ligne. En plus, je devais aller chercher des vivres pour faire un souper à ma bonne copine Phébée. J'ai donc perdu mon après-midi sur un site niaiseux d'animations Flash. Je me suis vraiment sentie en vacances. C'est l'histoire de mon billet tardif du samedi. Si vous avez vous-même des voeux de Fêtes tardifs à faire à votre entourage, je vous suggère fortement d'aller faire un tour sur tous ces sites. Mais pas trop longtemps là! Des plans pour que vous manquiez le décompte du nouvel An. Bonne année!
29 décembre 2006, 5:39
Décompte ta vie
 
Famille Uhl
Je reviens tout juste de Sherbrooke, mon nid familial, où j'y ai passé une semaine (un record pour moi. d'habitude, je ne tough pas plus que 2 jours, m'ennuyant trop, trop vite, de ma Montréal adorée). Décompte 35 heures passées devant la télé (Wow! Un emploi à temps-plein!), pour cause de pluie. J'ai même réussi à me tanner du câble, c'est pour dire! Ma face s'est transformée peu à peu en écran cathodique, et mes mains en télécommandes (j'attends d'ailleurs un retour d'appel de Tim Burton pour mon nouveau conte de Noël : Evelyne's Zapperhands). Comme prévu, je me suis donc gavée de Vrak.tv (The O.C. version française. ça s'appelle Newport Beach ! Méchante traduction !), de Musique Plus (Pimp mon char. Un foyer dans une valise de char, oui oui, ça existe. Mais à quoi ça sert?), MusiMax (saviez-vous que la coupe de cheveux -gras- de Tom Cruise coûtait 600$?), ARTV (Anne la maison aux pignons verts, ma 2e idole de jeunesse, la première étant l'autre rousse, Fanny Lauzier) et même de Canal Vie (désolée... j'ai toujours eu un faible pour Décore ta vie). J'ai même réussi à assoir mon père et mon frère devant cette chanson interminable mais irrésistible des Parapluies de Cherbourg! 24 becs donnés à mon ado de petite soeur, qui est rendue de ma grandeur en fait. 19 Game Over au Play Station (oui, oui, en plus de la TV. oui, oui, c'est pathétique) 12 coups de clocher pendant la messe de minuit (pour la non-baptisée que je suis, c'est toujours une aventure la messe. Je ne suis pas du tout la puck, sauf pour les chants! Mon coup de coeur de l'année : le cantique intitulé « Laisse-toi toucher par Dieu ». Inventez les paroles vulgaires de votre choix et chantez-le avec une voix chevrotante.) 6 nouveaux disques dans ma discothèque, mais un seul groupe : les Beatles. Jeune, j'avais réussi à ramasser presque toute la collection, mais en cassettes et en vinyles! Disons que j'étais due pour un renouveau. 1 gastro. Je suis rétablie, mais vous suggère tout de même de vous laver les mains après la lecture de ce billet. Juste au cas. Et zéro Boxing Day! 5-4-3-2-1. ... ET BONNE ANNÉE À TOUS!
27 décembre 2006, 2:24
Pelleter son prochain
Hier matin, le coeur encore ballotté par l'esprit de Noël ( lire Pinot noir), je suis partie travailler sous la pluie. Miracle! Dès le lever du jour, la pluie s'était transformée en neige et, de la fenêtre du café où je travaille, je voyais comme une averse de souris de laboratoire sur la rue Bernard. Je recueillais les commentaires des bonhommes de neige qui entraient, les lunettes embuées : «Hé que c'est beau! », « Ouain, ça tombe!», «Ça devrait rester dans les montagnes!», mais surtout: «Enfin!». Enfin. Enfin les sports de glisse? Enfin la magie des fêtes? Enfin les passes de break à bras ou frein à main pour ceux qui parlent bien mais qui ne savent pas s'amuser dans la vie? Enfin. Wiizzzzzzzzzzzzz! WiiiiZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ! WIIIZZZZZZZZZZZZZ! J'ai entendu nombre d'«enfin» mais pas «Enfin je vais pouvoir rester pris avec mon auto!». C'est pourtant ce que j'entends en ce moment même. WiiiZZZZZZZZZZZZZ! Le cri d'une voiture désespérée qui essaie de sortir ses pneus 4 saisons du banc de neige où son propriétaire l'a fièrement embourbée la veille. Il s'est donné un élan en se félicitant de ne pas mouiller ses pantalons et de ne pas sortir sa pelle. objet qu'il ne possède d'ailleurs probablement pas. À quoi bon avoir une pelle lorsqu'on a un cell? Si tout le monde pelletait son petit espace de stationnement nous entendrions moins de Wiiizzzz, toutes les places seraient dégagées, tout Montréal serait plus tight et aurait l'air moins cave. Si tout le monde pelletait. ça marche pour la neige, ça marche pour tout. La plupart des gens qui se mouchait de tristesse sur notre Noël verdâtre seront ceux qui chialeront sur la neige dès la mi-janvier. Le mot Neige ne désigne pas seulement un parfum de Lise Watier ou un gros chat persan de Westmount, la neige n'est pas du sucre en poudre sur les arbres ou de la ouate qui décore le village en carton de Charlevoix. La neige est de l'eau gelée, c'est froid, ça mouille, ça fait des bancs, ça durcit en re-gelant, ça tombe de moins en moins parce qu'il fait chaud de plus en plus, ça fait des boules, ça fait des anges quand tu te couches dedans, ça fait de bonnes blagues quand tu en mets dans les manteaux et ça se mange bien de gré ou de force. Je souhaite à tous pour la nouvelle année de s'acheter une pelle et des salopettes et d' apprivoiser la neige, de tripper sur et avec elle. T'as de la neige sur ton épaule.
26 décembre 2006, 10:25
Ah... Le Boxing Day
Aujourd'hui, comme tous les 26 décembre, j'ai une petite pensée pleine de compassion et d'admiration pour les vendeurs qui se tapent le Boxing Day. Je m'y suis essayée à quelques reprises, dans mon (plus) jeune temps, et à chaque fois je suis revenue bredouille, épuisée et pompée comme jamais. Parce que c'est tellement facile de finir l'année avec un « top », voici mon Top 5 des raisons pour ne pas magasiner au boxing day. 1. Le papier d'emballage et les choux que vous achetez à 35 cennes aujourd'hui ne seront plus « hip » à Noël prochain. 2. Du papier d'emballage et des choux, ce n'est jamais vraiment « hip ». 3. Se battre avec une madame qui porte un manteau en fausse fourrure de chinchilla pour des bas blancs sport, ça n'aide en rien la digestion de la dinde. 4. Il ne reste jamais de super chaîne stéréo dernier cri à 59,88 $. Il y en avait juste cinq à ce prix-là et il y aura toujours quelqu'un de plus « crinqué » que vous qui arrivera avant vous. 5. Après tout le magasinage des Fêtes, effectué bien entendu entre le 22 et le 24 décembre, qui ressent viscéralement le besoin de vivre plus de magasinage ?!? Plus que 364 jours avant Noël, yeah !
25 décembre 2006, 2:32
Les cadeaux!
C'est mon tour de vous écrire en cette journée où Marie a mis bas! Je vous souhaite un très Joyeux Noël! J'espère que vous mangez bien, que vous êtes bien entourés et que vous n'avez pas eu à feindre la joie lors de l'échange de cadeaux. Lors de ces fameux échanges de cadeaux, il devrait être interdit de donner un sac de sable pour déglacer les escaliers ou un one-second plumber (qui débouche ton évier en une seconde). C'est utile, soit, mais ciao la magie des Fêtes. Comme cadeau de Noël, voici une tranche de vie livrée pour vous: Mon grand-père, nonagénaire et veuf de son état, est une des personnes les plus touchantes qui soit. Il a beaucoup aimé ma grand-mère et lui a toujours démontré son affection. Lorsqu'elle est décédée, ce qui me faisait le plus de peine, c'était de voir mon grand-père se hisser de sa chaise roulante pour tenir la main de son épouse qui reposait dans le cercueil. Mon grand-père est veuf depuis quelques années maintenant. Cette année, ma mère ne savait pas quoi lui donner comme cadeau, elle lui a donc demandé ce qui lui ferait plaisir. Il lui a répondu:«Une femme.» C'est émouvant, hein? C'est bien beau les mots d'enfants dans les journaux, mais il devrait y avoir une section Mots des nonagénaire. Joyeux Noël encore et je vous souhaite de recevoir ce que vous désirez, que ce soit une Wii, de la myrrhe ou une femme (avec son consentement, bien sûr).
22 décembre 2006, 4:47
La télé a des boules
Moi, ce que j'aime le plus de Noël, à part boire et manger exagérément bien sûr (je n'ai par contre jamais été assez saoule pour essayer de boire ce que je mangeais et vice-versa), c'est de me poster devant ma télé. Savourer des films tellement mauvais qu'ils en deviennent bons. Danse Lascive 2 / Les nuits de la Havane et Splash ont retenu mon attention cette semaine. Le premier tout simplement pour les chemises trempes de l'acteur principal Diego Luna. Et pour les belles robes fifties. Et aussi parce que ce film qui se veut exotique, chaud et sensuel a été réalisé par. Guy Ferland. Ça sonne drôle, non? Et le second. Ah! Splash, chef-d'oeuvre marin où une sirène frenche Tom Hankes (qui ne porte pas de chemises trempes, mais bien un blouson puffé). Mais si ce scénario réussit à atteindre des sommets d'imagination et de fantastique, ce n'est pas grâce à la banale sirène. C'est plutôt le fait que ce poisson blond réussisse à apprendre le français en un temps record. Le matin, elle regarde les publicités de Bloomingdales et le soir, elle sait déjà dire « Chéri, fais-moi des crêpes au sucre ». 2546011 , inspirez-vous vite de cette méthode! En tout cas, moi, je passe mon tour pour les pubs. Car si j'éprouve encore du plaisir à réécouter annuellement Les 12 travaux de Lucky Luke et La Ballade d'Astérix, je ne suis plus capable d'entendre la voix franchouillarde d'Emmanuel Bilodeau qui me dit « ZE magasin pour LA Noël ». Hey! Joyeux Noël à tous et surtout, joyeux excès!
21 décembre 2006, 4:53
Dans trois jours...
C'est Noël!
 
Dinde de Noël
Quoi qu'il arrive, à chaque année, je deviens surexicitée à l'idée de fêter Noël! Dans le temps, c'était pour le sapin et les cadeaux, ensuite ça été pour Ciné-cadeaux (ça persiste encore aujourd'hui) et maintenant, c'est pour revoir ma famille. Je les néglige tout le restant de l'année à cause d'un horaire surchargé et deux autoroutes à parcourir. Je rattrape le temps perdu en une semaine, top chrono. Avant d'aller festoyer, je voulais vous souhaiter un très joyeux Noël. Avec les autres Moquettes Coquettes, j'ai préparé une carte de voeux/powerpoint festif. Délectez-vous en cliquant ici! Allez, on se donne des becs en-dessous de mononc Guy.
20 décembre 2006, 2:12
La Renne et le IKEA, épisode 6, la grande finale
Reine et Rênes s'étaient dételés du traîneau pour mieux ruer sur la roue et tenter d'arracher l'infâme sabot de Denver. Des phares rouges et bleus clignotaient joyeusement au début du stationnement et s'approchaient du traîneau à vive allure. Pour Reine, ses sirènes signifiaient le retour dans l'antre maudit du Victoria's Secret et sonnaient le glas de son autonomie intellectuelle. Elle prit son pouls, il était rapide. Rênes eut l'idée de génie de se servir de ses bois comme un levier et tasser le sabot. L'idée était géniale non qu'elle porta fruit mais Rênes força si fort que ses bois se brisèrent et qui dit bois brisés dit : -Ho! Ho! Ho! -Père-Noël?, tomba pile Reine, pour une fois. -Ho! Ho! Ho!, répondit le Père-Noël, appelé et téléporté par tout craquement de panache de ses précieux chauffeurs. Ho? Ho? Ho? , demanda-t-il aux rennes pour vérifier s'ils étaient en santé. Reine lui montra le dispositif qui bloquait la roue du traîneau. -Ho! Ho! Ho! , fit-il, embêté. Il donna quelques coups de bottes sur le sabot pour se sentir utile mais se trompa de sabot et Rênes gémit de douleur. Puis, -Ho! Ho! Ho!, clama-t-il en agitant son gant. Le fameux cric magique du Pôle Nord apparut et souleva le traîneau. Ne lui restait qu'à changer les roues pour des patins, tâche facile pour ce cric fameux. Mais voilà que. -Plus un geste!, criait un homme sorti du véhicule girophardant en pointant un fusil à feu sur le Père-Noël. L'agent de police tenait fermement son arme en tremblant sous la brise presque hivernale. Le Père-Noël se promit de lui apporter, cette année, une toque de poil et deux lapins pour se faire des gants. Reine et Rênes n'osaient plus respirer et commençaient à voir des picots gris. Reine les voyait plutôt noirs car cette teinte les amincissait. Le cric magique achevait de poser le deuxième patin. Le policier ne prévoyait pas les laisser partir si facilement. D'une main, il tenait le fusil, de l'autre, il appelait des renforts qui prenaient leur temps. - Je tiens le Père-Noël en joug avec les rennes débiles. Venez faire la file on va prendre des photos. J'ai besoin de renforts, je suis trop excité. Le Père-Noël, viarge! 10-4. -Ho! Ho! Ho! , fit le Père-Noël, profitant de son prestige. - Riez encore s'il vous plaît. ou je vous tue., menaça gaiement l'individu en uniforme. -Ho! Ho! Ho!, rit le Père-Noël et Ho! Ho! Ho!, re-rit-il de bon coeur. -Ha! Ha! C'est bon! , rigola l'agent en se tapant le gun sur les cuisses, Ha! Ça fait tellement de bien! - Ho! Ho! Ho!, l'encouragea le Père-Noël. - Haaa! Ha! Ha! C'est bien vrai ça Père-Noël. Ha! Ha! Vous le dites, hein! Ha! - Ho! Ho! Ho! - Ha! Ha! Ha! , s'esclaffait le policier qui réalisait combien sa profession était exigeante émotionnellement et combien il avait toujours voulu être un artiste pour pouvoir faire son numéro et que ça ne valait pas la peine ne laisser ceux qu'on aime pour aller faire tourner des gens de dos et leur mettre des menottes. -Ha! Ha! Merci Père-Noël, remercia-t-il. J'espère que vous allez me gâter cette année. J'ai été gentil à part la fois où j'ai tabassé la. En tout cas, je vous aime fort, fort!, lança-t-il en soufflant des becs et en embarquant dans sa voiture. Les patins étaient installés. Le cric, épuisé, dormait dans le fond du traîneau. Le Père-Noël attendit que toutes ses chairs molles aient cessé de soubresauter de rire et s'installa aux commandes. - Allez les rennes! Direction Pôle Nord! Reine et Rênes étaient heureux d'être à nouveau sous les ordres de l'homme à la barbe blanche. C'était si bon de voler, cette fois dans le sens honnête du terme, de voler vers l'oubli, vers des jours meilleurs, vers la fête et le bonheur. de voler vers Noël! La narratrice, ayant prédit leur mort au premier épisode s'était finalement attachée et plus aucune épée de Damoclès ne pendait au-dessus de leurs panaches. Elle avait décidé de leur offrir la vie en cadeau, d'autant plus qu'elle s'imaginait que Reine était enceinte et que Rênes voudrait peut-être fiancer Reine au Jour de l'An devant tous les lutins et un buffet bien froid. Fin. Mais si vous voulez vraiment qu'ils meurent, maudits sans coeurs, lisez ce qui suit. Reine et Rênes étaient heureux d'être à nouveau sous les ordres de l'homme à la barbe blanche. C'était si bon de voler, cette fois dans le sens honnête du terme, de voler vers l'oubli, vers des jours meilleurs, vers la fête et le bonheur. de voler vers Noël! C'est aussi ce que se disaient les passagers du vol 560-2 en direction d'Acapulco lorsqu'ils sentirent une poche d'air. Cette poche d'air était en fait deux rennes et un traîneau. Reine et Rênes périrent sur le coup et le Père-Noël, sain et sauf mais dévasté de remords rentra au Pôle Nord. Il ne fut plus jamais le même. Les rennes s'enfuirent manger leur peine dans les landes. Les lutins pleurèrent toutes les larmes de leurs corps et moururent tous secs et frêles comme du papier de soie. Mère Noël, désormais patronne d'un atelier vide s'enfuit en ski-doo pour sauver la couche d'ozone. Le Père-Noël mourut donc de faim car il n'avait jamais apprit à se faire un oeuf et ce n'est pas à 60 ans qu'il allait l'apprendre. Fin.
19 décembre 2006, 9:15
Fesser pour mieux respirer
À l'approche du temps des Fêtes, le niveau de stress général de la population semble augmenter d'un bon 20 %. Pour certains, c'est l'achat des cadeaux qui n'est pas terminé. Pour d'autres, il y a de nombreux dossiers à clore avant de partir en vacances se bourrer de gelée de canneberges. Ce trop plein de tension pourrait être dissipé facilement si votre employeur faisait appel à la compagnie espagnole StopStress.

Vivement une franchise au Québec !
 
L'entreprise, qui propose plusieurs activités de tourisme inactif pour permettre aux esprits malmenés de s'apaiser un peu, connaît un beau succès avec un autre type de service : la « destructothérapie ». Armés d'une masse, les employés « paquets de nerfs » sont appelés à démolir un téléphone cellulaire, un ordinateur ou encore une voiture. (Pas les leurs, bien sûr.) Apparemment, l'activité serait bienfaisante comme pas une ! Après toutes ces années de pause-café, à quand la pause-cour-à-scrap ?
19 décembre 2006, 12:13
Du gros fun sale
Depuis quelques semaines déjà, c'est le festival de la beuverie sur le bras du boss. Le problème quand tu es pigiste, c'est que tu te dois d'assister à toutes les fiestas de tes différents patrons et contacts. Rendu le 24 décembre, tu n'es déjà plus capable de rentrer dans ton kit des fêtes et tu n'as même plus envie de boire et de manger. Hier, par contre, c'était mon party préféré : celui de la Compagnie Larivée, Cabot, Champagne (écurie de Dumas, des Cowboys fringants, de Michel Faubert, de Pépé, des Moquettes Coquettes, etc.) Chaque année, je me fais un fun fou à danser sur la musique mixée par les Abdigradationnistes. Leur sélection musicale est hallucinante. Qui d'autre peut faire jouer dans la même soirée, les Spice Girls, Nirvana et la chanson thème de la Guerre des tuques?
 
Fio des Abdigradationnistes
 
Alex des Abdigradationnistes
Hier, une des Moquettes a gagné la partie de chaise musicale. Bon, c'est sûr que lors de la finale, elle s'est assurée de la victoire grâce à un regard complice avec les DJ, mais bon... Nous étions très fière d'elle et avons bu du mousseux, trophée de la victoire. Nous avons bien sûr partagé son butin avec les DJ. C'est ce qu'on appelle un pot-de-vin. C'est incroyable le plaisir qu'on peut avoir sans photocopier ses parties avec des collègues! Racontez-nous vos anecdotes de partys de bureau, on est curieuses...
15 décembre 2006, 1:25
Hey petit! Préfères-tu du sirop ou du rock avec tes crêpes?
J'ai toujours été une fan des émissions jeunesse. J'ai écouté Watatatow du début (4e année du primaire) à la toute fin (université). Je suis religieusement Ramdam (mais j'avoue que je zappe à Flash quand ils parlent directement à la caméra, tombant alors dans leur imagination douteuse exprimée par des décor et des mises en scène épeurants comme un Talent Show au secondaire). Quand je vais chez mes parents câblés, je me branche sur Vrak.tv et découvre avec délice toutes ces émissions doublées, tournées sur la côte est américaine. Hum... J'ai dit que j'aimais les émissions jeunesse, mais je n'ai jamais affirmé si elles étaient bonnes ou non!

 
Mais là, j'ai fait LA découverte! LA émission que j'ai envie de savourer tout de suite en tant que grande personne, et qui, j'espère, existera encore quand j'aurai des enfants. Ce bijou, c'est Pancake Mountain! Cette montagne de crêpes, c'est en fait une émission pour les enfants de 3 à 11 ans (âge physique ou mental) tournée autour de la musique rock. Un mélange entre Sesame Street et Monty Python, entre Passe-Partout et L'École du Rock.
 
Rufus Leaking au travail
On peut notamment y voir des entrevues avec les groupes rock de l'heure, menées par une marionnette, le mouton intervieweur Rufus Leaking. Par exemple, il demande aux membres de Cypress Hill, par rapport à leur chanson «Insane in the Brain» : «What is my membrane, and how do I know that it's actually insane ?».

Metric @ Pancake Mountain
 
Aussi, des prestations musicales, où des enfants tapent sur des tambourines et dansent off-beat sur de la bonne musique. Mais cette fois, exit l'École des fans, Annie Brocoli et autres Petites Tounes. Les petits se déhanchent sur Metric, Juliette Lewis, Billy Idol, The Go! Team, M.I.A., The Flaming Lips et The Arcade Fire!

The Arcade Fire @ Pancake Mountain
 
Malheureusement, l'émission étant câblée aux États-Unis, je ne peux pas l'attraper avec mes oreilles de lapin. Par contre, les DVD sont en vente sur le site, et on peut visionner plusieurs extraits (dont la prestation d'Arcade Fire, où Win Butler est entouré d'enfants qui lui arrivent aux genoux).
 
Petite fille devant The Go! Team
Vite ! Je dois me trouver un enfant en bas âge afin de lui partager mon bonheur et surtout, tester s'il trippe autant que moi ! Quelqu'un en aurait-il un à me prêter ?
14 décembre 2006, 1:31
De retour

Autobus Greyhound : Marianne et son époux font dodo. Qui a pris la photo?
 
La fin de semaine dernière, je suis allée prendre l'air à New York City, question de me ravigoter avant Noël. Trois jours de marche et de yeux grands ouverts. Je suis de retour aussi fatiguée que je suis partie, mais le coeur bien plus léger! J'ai passé un super weekend dans la grosse pomme et beaucoup trop de temps dans un autobus Greyhound. Anecdotes en vrac: = Je suis allée voir le musical Rent et j'ai braillé comme une madeleine. Mon époux aussi. = Nous avons été pris dans une cohue monumentale sur la

Sapin du Rockefeller Center
 
5th avenue pour voir le méga sapin illuminé du Rockefeller Center. = Notre chambre à l'hotel Carlton Arms était ornée de fresques du Kama Sutra. Et même à ça, mon époux et moi étions trop vannés pour consommer. = J'ai dîner avec une rockstar canadienne anglaise établie à New York. = Lorsque nous sommes allés déjeuner dimanche matin, le disque de Noël qui jouait au café corner 6th avenue et 24th street était celui de Marie-Michèle Desrosiers!
 
MOMA : Marianne souriant d'aise et de satisfaction au MOMA.
Anecdote visuelle du MOMA: Voyez Marianne souriant d'aise et de satisfaction devant un Klimt, alors que se tient à ses côtés un amateur d'art, un vrai, main à la hanche et pull-over noué au cou. D'une beauté sans mot. Pour des vacances, y'a rien de dépaysant, mais c'est une excellente façon de se ressourcer culturellement et mentalement. Et c'est peu cher.
 
Time Square : Marianne et sa tuque trippent à Time Square.
Profitez-en pendant que notre dollar est fort! Mes incontournables : = Un spectacle musical broadway, billets tarifs réduits au guichet TKTS (merci Marie-Hélène de m'avoir convaincue!) = Le marché aux puces de Chelsea = Les musées Quels sont les vôtres?
13 décembre 2006, 11:12
Épisode 5, deux solitudes.
Reine retrouvait la plaine asphaltée et ses haut-parleurs, sorte de peupliers en métal, qui chantaient toujours Naël. La tête de Reine avait beau être décorée comme le sapin géant de Petawawa, son coeur ne faisait pas Rapapam-pam. Elle s'inquiétait pour Rênes. L'enseigne du IKEA rayonnait à quelques stationnements d'elle, ce qui signifiait qu'elle se trouvait toujours à la même agglomération de boutiques et que son traîneau traînait tout près. Elle fit prudemment le tour du centre de détention/ asile glauque et découvrit, à l'avant, la façade illuminée d'un magasin de lingerie. Dans les vitrines, des belettes, des chouettes et un gros canard figés posaient, habillés de déshabillés. -Voilà donc le secret du Victoria's secret, se dit Reine, perspicace et fière de l'être. RÊNES!!!, changea-t-elle de ton subitement et cria-t-elle fort de surprise. Rênes était là aussi, fixant l'horizon, les yeux glacés, les muscles saillants, des tong à motifs de ragoût et candélabres accrochés aux bois. -Rênes, répéta-t-elle dramatiquement. Son ami ne bougeait pas. Il était comme mort. Reine cogna dans la vitre pour attirer son attention et elle morva dans la vitre pour le faire rire. Ensuite, elle parla d'une voix animée pour raviver des émotions chez cet être pétrifié. Elle commença par discourir sur les boîtes emballées qu'il adorait, puis les girafes qu'il craignait comme la peste, du Père-Noël qu'il adorait, puis des girafes emballées qui lui inspiraient une émotion mitigée, des bonzaïs dont il redoutait l'invasion autant qu'il se méfiait de la peste et des girafes et puis, apothéose, elle lui décrivit un bonzaï taillé en forme de girafe pesteuse. Enfin, elle lui parla d'elle. -Tu sais Rênes, je t'ai toujours trouvé niaiseux. Mais pas rien qu'un peu. Je te gardais en attendant de rencontrer quelqu'un de mieux, un renne beau et poli que ma mère aimerait, mais finalement je réalise qu'il n'y a personne de mieux pour moi que toi, Rênes. Je t'haïs pas. Je dirais même plus que ça, je t'haïs pas pantoute, Rênes. Rênes ne bronchait pas et semblait ne rien avoir entendu mais en tant que narratrice omnisciente, je peux affirmer qu'il a cligné de l'oeil au premier bonzaï. - Ben c'est ça, renifla Reine, dès qu'on parle un peu d'émotions vous vous fermez. Elle lui tourna dos et s'en alla vers le traîneau en maugréant et donnant des coups de pattes aux mottes de glace. - Tsé, je te dis «Je t'haïs pas», je me mets les tripes dans la vitrine pour te dire «Je t'haïs pas» et toi, rien. Rien! Sans coeur! Soudain une sonnerie fendit l'air. Un signal d'alarme. Reine cessa ses ruminations, bondit vers le traîneau et s'y attela, prête à partir. C'était d'une lourdeur. Elle tremblait sous l'effort. Le regard déterminé, toute enguirlandée et enrubannée, elle était d'une beauté redoutable. C'est du moins ce que lui soufflait la voix près d'elle. Reine se retourna et vit au troisième plan la vitrine brisée, au deuxième plan les culottes ragoût et candélabres étalées sur l'asphalte. Au premier plan, elle retrouvait Rênes, un peu confus mais prêt à décoller. Des voitures à sirènes approchaient, encore une fois... Et le traîneau qui ne décollait toujours pas malgré leurs efforts «sur-rennaux». Rênes se détela pour aller voir ce qui clochait. - Un sabot de Denver., annonça-t-il gravement. - Oh non!, réagit Reine. S'ils nous attrapent, nous sommes morts. Pour vrai. À suivre.
12 décembre 2006, 7:28
Banque mondiale d'idées
Vous mûrissez une idée géniale, révolutionnaire ou simplement loufoque ? Vous pouvez maintenant la partager avec la planète entière, sur le site de la Global Ideas Bank. Le site a permis de créer une communauté mondiale pour ceux qui voudraient échanger des idées. Tous y ont droit d'accès gratuitement et toutes les idées sont traitées équitablement, qu'elles viennent d'un éminent professeur d'université ou d'une adolescente qui déborde d'imagination. Au moment où j'écris ces lignes, 5832 idées ont été proposées sur le site. Il est possible de donner une note d'appréciation aux différentes propositions pour leur faisabilité, leur originalité et leur humour. En effet, certaines idées sont plus rigolotes que réalisables, mais ça ne leur enlève pas de leur charme ! Pour les plus pressés, le site a été conçu afin qu'on puisse y lire simplement les 10 idées qui font le plus jaser, les 15 idées avec les meilleures cotes d'appréciation, les 20 idées les plus récemment proposées, etc. Pour ceux parmi vous qui adorent discuter concepts et idées, vous aurez de quoi vous nourrir l'intellect ! Alors, quelles propositions vous font vibrer ?
11 décembre 2006, 8:43
Histoire vécue
Mes livres préférés à la bibliothèque de mon école primaire étaient ceux de la collection Belles histoires vraies. Le catalogue de cette collection des années 1980 comptait des titres comme Un bon exemple du sens de l'économie : Benjamin Franklin raconté aux enfants. Les biographies illustrées de Marie Curie, Beethoven, d'Albert Schweitzer et compagnie meublaient les heures que je passais au service de garde. Je me souviens avoir pleuré en lisant Un bon exemple de persévérance : Helen Keller raconté aux enfants. En vieillissant, je ne me suis jamais louée un Fait vécu au club vidéo (je le jure) et je n'ai plus jamais relu une seule biographie (même pas une des nombreuses consacrées à Lady Di). Pourtant, les histoires vraies, lorsqu'elles sont bien contées, me touchent encore énormément (davantage que les Retrouvailles de Claire Lamarche). Mercredi dernier, Enjeux présentait le documentaire Endommagé. Prise 2. En voici le synopsis :
TRéalisateur et producteur de télévision, Paul Nadler a été victime d'un accident de la route lors de vacances en Égypte en 1994. Il est resté dans un profond coma pendant six semaines et dans un état végétatif pendant six mois. Il a perdu l'usage de ses jambes et de la parole. Ce documentaire s'impose comme un témoignage personnel et d'une grande intensité sur la guérison, tant sur le plan physique que psychologique, même lorsque cette guérison est improbable. Conquérir ses peurs, se fixer des objectifs et réussir ce que tous croyaient impossible.
Cet homme à la force incroyable a obtenu sa maîtrise en communication à l'UQÀM au même moment où je terminais mon Baccalauréat. Il était à la même collation des grades que moi. Je me souviens de cet homme qui, avec une immense fierté, avait salué la foule en recevant son diplôme. Je ne connaissais pas son histoire et ne pouvais mesurer tous les efforts qu'il avait mis pour mettre la main sur ce petit bout de papier. Le documentaire présenté à Enjeux, qui aurait aussi pu s'appeler Un bon exemple de tête de cochon, m'a fait le même effet que les livres de mon enfance : j'ai refermé la télévision en ayant envie d'être une meilleure personne. Endommagé...Prise 2 est en rediffusion jeudi le 14 décembre, à 13h.
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