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Le Blogue des Moquettes Coquettes
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À vos cartes, prêtes? Magasinez?
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Dernière journée du mois de novembre. On y est. La page du calendrier est même pas encore tournée, mais le père Noël est arrivé sur la rue Ste-Catherine, sur la promenade Ontario et sur la Plaza St-Hubert. Ne reste plus qu'à acheter vos cadeaux ! Selon un sondage effectué par Visa, les Canadiens dépenseront en moyenne 740$ pour offrir des présents à ceux qu'ils aiment et à ceux qu'ils sont obligés. Pour ma part, j'ai un budget beaucoup plus restreint et je tiens à ce que mes cadeaux aient un sens pour moi et la personne à qui je les offre.
Je regardais Les citoyens du Rebus global à la télé cette semaine. La très pétillante et engagée Laure Waridel nous disait que consommer était un geste politique. Nous pouvions user de notre pouvoir de citoyen en encourageant le commerce local, équitable, vert, bio, etc. En ces temps d'achats extrêmes, je suivrai les directives de la présidente d'Équiterre : mes cadeaux seront des produits du Québec. Et ils seront préférablement faits à partir de matériaux recyclés. Pourquoi produire encore des biens quand on nage dans l'abondance ?
Alors comme tous les médias le font ces temps-ci, je le ferai aussi : mes suggestions de bonnes adresses de magasinage !
J'irai faire un tour :
Au salon des artistes-récupérateurs québécois, les 2 et 3 décembre à la Biosphère.
À la Souk@SAT, du 8 au 10 décembre à la Société des Arts Technologiques.
Chez Moly Kulte, au 4523 St-Denis.
Chez Général 54, au 54 St-Viateur ouest.
Et si je manque d'idées, j'irai voir sur www.vousetesici.com.
Et je peindrai mon papier d'emballage moi-même !
;)
Par contre, je n'ai pas encore résolu mon dilemme de sapin: réutiliser année après année un artificiel fait en Chine ou déboiser la forêt québécoise avec un 100% naturel?
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La Renne et le IKEA, épisode 3, côté sombre
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Reine reprit conscience en grognant, le coeur aussi vaseux qu'une boîte d'escargots. Des bribes de souvenirs lui revenaient en boucle : les brioches, le stationnement, Rênes frappant sur la mini-fourgonnette, une brûlure à la cuisse, puis le sommeil lourd, puis les brioches, encore le stationnement et ainsi de suite. Ses yeux cherchèrent Rênes dans le noir silencieux. Elle l'appela même, question d'appuyer sa quête :
-Rênes?
Voilà, c'était fait.
En se levant, elle perçut, à son cou, une froide étreinte, quelque chose comme une guirlande mais en moins festif- quoique pour certains gensss. Une chaîne la maintenait captive dans cette obscurité sombre. (J'ai fait exprès)
Reine se sentait, à cet instant précis comme Robertia Vlaskanovich dans Google : perdue, oubliée, absente. Puis des pas lourds approchèrent accompagnés d'un tintement saccadé.
-Père-Noël?, murmura Reine pour passer le temps.
Celui à qui appartenaient les pas, un homme vêtu de blanc jusqu'aux bas trois quart, alluma et Reine put constater qu'elle était encagée et, pire que tout, qu'elle était dépossédée de ses ornements. L'homme en blanc choisit une clé dans l'amas tintant, l'inséra à l'endroit opportun et ouvrit la porte grillagée. Il prit Reine par la chaîne et la guida cavalièrement sans même un petit : «Bonjour mon beau chevreu'».
Ils marchaient, lui austère, elle craintive, à travers un dédale de couloirs où résonnaient des cris déments et des interjections saugrenues. Le point d'arrivée de cette promenade était une file d'attente qui, elle, était le point de départ d'un long moment d'ennui.
-C'est toi la cinglée de Noël?, lui demanda un écureuil qui trépignait près d'elle.
-On dit Renne de Noël, s'offusqua Reine.
-Des reines, des duchesses, des princes on en trouve à la tonne par ici. Regarde juste le crapaud là-bas, à l'avant.
-Je suis un prince!, clamait un crapaud en camisole de force. Il embrassait l'air sous sa muselière.
-Je ne te juge pas, dit l'écureuil, moi-même, je ne suis pas sain d'esprit. Je m'imagine qu'il y a un autre écureuil qui me suit tout le temps. Il s'appelle Tac. Hé hé! Malade, hein!
-Moi c'est l'inverse, dit un autre écureuil, juste derrière, vivement les électrochocs!
La file se traînait vers l'avant, à petits pas lancinants. Tic, Tac, un Bambi psychotique, un criquet en burn out, sept nains qui se demandaient s'ils avaient bien fermé le rond du poêle... Walt Disney World version jazz fusion, disparaissait derrière une porte givrée et réapparaissait quelques instants plus tard, yeux humides et vides. Reine angoissait : cet endroit allait lui faire perdre raison, esprit des fêtes et dignité en une même occasion. Il fallait fuir. Mais comment? Voilà qu'on l'appelait :
-Allez le renne kleptomane!.
Un coup sec sur la chaîne étouffa ses réflexions, c'était son tour. On étendit Reine sur le dos, les membres en croix. Dans l'inconfort le plus total, elle fixait la lumière crue du plafond et cela lui faisait regretter les ampoules lampions Stregëch. Elle regrettait surtout de les avoir volés... Tout aurait été si différent si elle avait su contrôler ses pulsions «réveillonesque». Elle aurait voulu changer le cours de l'histoire, que la narratrice de son conte écrive : Et elle se réveilla en sursaut. Ce n'était qu'un rêve. Mais comme la narratrice essayait d'être originale, Reine n'avait aucune chance... On lui maintenait les sabots à l'aide de sangles impitoyables. L'équipe blanche semblait prête à procéder... Procéder à quoi? Reine, le coeur verglacé, réprima un sanglot.
Père-Noël, pourquoi m'as-tu abandonné!
À suivre...
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TV vs Internet
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Plusieurs publications, autant nord-américaines qu'européennes, traitent ces jours-ci de l'avenir de la télévision. Au menu des diverses crises existentielles : Internet la voleuse de public. En effet, il est de plus en plus fréquent et facile de regarder la télévision en ligne, sur des sites comme You Tube, par exemple.
Un sondage fait par la BBC révèle que le boom vécu par la vidéo en ligne fait mal à la télévision traditionnelle. C'est que les gens ne regarderaient pas plus la télévision, mais ils la regarderaient moins sur leur téléviseur conventionnel et plus sur leur ordinateur personnel. Le public est donc divisé, au lieu d'être augmenté.
Tout ceci me fait sentir comme une vieille matante de 24 ans un peu dépassée. Bien sûr, j'adore quand mes collègues du bureau m'envoient des capsules amusantes qu'on se farcit sur notre heure de lunch (bien entendu.), mais je reste tout de même attachée à mon fauteuil mou et à ma télécommande défectueuse.
Peut-être que si je ne passais pas mes journées devant un écran, ça serait différent?
En attendant la riposte de la télévision traditionnelle, allez faire un tour sur la site d'Urbania. Leurs minutes Urbania sont un excellent divertissement et la formule est très bien adaptée pour la télévision en ligne (bien qu'à l'origine, les capsules aient été créées pour l'émission Mange ta Ville, diffusée sur ARTV).
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Ma dépendance
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Je ne croyais jamais que ce jour arriverait. Je me suis toujours tenue loin des obsessions et des dépendances. Je ne bois pratiquement jamais de café. Je suis allée au Casino une seule fois et j'en suis ressortie quatre dollars moins riche. Je limite ma consommation de fromage. Je crois que ma seule obsession était de ne pas en avoir. Je parle au passé car ma vie a changé du tout au tout.
Cette semaine, les Moquettes Coquettes devions tester la console Nintendo Wii afin d'en donner notre appréciation à La Revanche des Nerdz. J'ai bien sûr déjà possédé deux consoles de jeux : Nintendo et Super Nintendo. Je ne jouais jamais plus de 30 minutes à Duck Hunt et toutes les autres cassettes qui demandaient à ce qu'on leur souffle dessus. Je me suis vite lassée et j'ai relégué au passé mon statut de gameuse du dimanche.
Lorsqu'on nous a offert de tester la Wii, je me suis dit que j'allais devoir me forcer pour aller jouer à la Wii chez Marianne. Or, j'ai été une vraie tache pour celle-ci qui a dû m'héberger et me nourrir tellement je ne voulais plus lâcher la Wiimote (la manette). Les gens de Nintendo ont conçu leur nouvelle console en ayant en tête le marché des non-joueurs, donc des femmes. Ils ont réussi. Je me sens piégée.
L'esthétique de la console a été soignée. On peut même créer un personnage qui nous ressemble. Le jeu répond aux mouvements de nos mains grâce à un gyroscope. On n'utilise presque pas les boutons. Adieu aux crampes de pouce! Sûrement en réponse aux critiques qui font des jeux vidéos un des coupables de l'obésité chez les jeunes, Nintendo a créé des jeux très physiques. J'ai même été raquée après avoir joué à la boxe. N'est-ce pas plutôt une stratégie pour donner une excuse aux joueurs pour leur permettre de passer plus de temps devant leur écran?
On devait rapporter la Wii ce matin à la fabuleuse équipe de La Revanche. Quel déchirement! J'ai pensé changer de pays, de nom et m'enfuir avec ma nouvelle obsession. Je ne veux pas oublier de manger, me priver d'aller aux toilettes et me créer une vie parallèle sur une machine! J'ai choisi la vie plutôt que la Wii.
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Comment on dit « art moderne » en inuktitut?
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 Art Inuit
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Quand on pense à l'art inuit, des images d'animaux poilus et/ou marins, ainsi que des p'tits messieurs en parka, gossés dans la pierre à savon, nous viennent tout de suite en tête.
Pourtant, il existe beaucoup d'artistes, inuits et autochtones en général, qui travaillent sur des projets modernes.
Annie Pootoogook par exemple, qui vient de remporter une bourse de 50 000$ de la Fondation Sobey pour les arts. Cette dessinatrice s'inspire des traditions, mais aussi de la réalité actuelle de son peuple. « Mon travail reflète les changements qui nous ont affectés au cours des années », explique-t-elle.
Du côté amérindien, l'artiste Skawennati est aussi très impliquée. En plus de ses propres projets multimédias, elle a collaboré à la mise sur pied du site interactif CyberPowWow, où des artistes de toutes les disciplines artistiques peuvent y présenter leur travail et échanger leurs idées.
J'aurais aimé vous mettre d'avantage d'illustrations, mais mon ordinateur ne semble pas ouvert à l'art moderne autochtone ce matin. Allez jeter un coup d'oeil sur les différents sites web!
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Elle est belle, la jeunesse
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Je suis particulièrement contente que mon tour de blogue soit aujourd'hui, jeudi. Pourquoi? Hier, nous sommes allées faire un show au collège St-Maurice, une école secondaire de filles à St-Hyacithe. Et c'est moi la première qui ai l'occasion de vous en parler!
Présenter Femmes au féminin devant 400 étudiantes âgées de 15 à 17 ans nous excitait et nous faisait réfléchir à la fois. Beaucoup de discussions ont été soulevées au cours de la préparation du spectacle.
Quels sketches leur présenter? Quels numéros, trop vulgaires ou provocants, pourraient nous attirer les foudres des parents et de la direction de l'école? Quels sujets intéressent les adolescentes de 2006? Sont-elles différentes de nous, au même âge? Quels sont les avantages et les inconvénients d'une école de filles? Quelles sont nos meilleures anecdotes du secondaire? Mais, une question restait en suspens : comment allaient-elles nous accueillir?
Et bien, c'est en rock stars que les Moquettes Coquettes ont foulé les planches de l'auditorium! Il a eu confusion et piétinement à l'ouverture des portes, les étudiantes scandaient notre nom avant notre entrée sur scène et chaque blague déclenchait un torrent d'applaudissements et de cris.
Le meilleur public, ever.
Une professeure m'a glissé à l'oreille que nous étions un modèle fort pour ces femmes en devenir. Les Moquettes Coquettes, un modèle pour la jeunesse? J'avoue qu'à côté de Lindsay Lohan et Paris Hilton, nous ne faisons peut-être pas le poids côté glamour, mais si on peut servir de figure féminine emblématique, saine et réelle, j'en suis très fière. Il y en a peu. Trop peu.
Merci aux filles de St-Maurice, vous avez été des modèles d'énergie brute et de plaisir!
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La Renne et le IKEA, épisode 2, la suite de la semaine passée
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-Bien oui, hein? Où cé qu'on a mis ça ce traîneau là?, riait nerveusement Rênes.
-T'as pas retenu le numéro du stationnement! Je t'avais dit pourtant «Retiens le numéro, là!», chialait Reine.
-Tu as juste dit «Retiens le numéro, là», je ne savais pas que tu parlais de ce numéro là, se défendait Rênes. J'en ai retenu des numéros mais j'imagine qu'ils ne sont pas assez bon pour Madame!
Le panache illuminé de Reine rendait cette chicane de cervidés bucolique. De loin, ils avaient l'air de rennes de pelouse en bois qui veulent se tuer à coups de grelots. La beauté de la scène était rehaussée par les gros flocons qui tombaient à plein ciel et la musique de Naël qui jouait des hauts-parleurs et saupoudrait le stationnement de magie. Malgré l'atmosphère bienheureuse qui régnait, les agents de sécurité du IKEA ne tardèrent pas à darder. Les chasseurs improvisés s'étaient munis de fausses branches d'épinettes Tjosgug pour se camoufler. Afin de se fondre encore davantage dans l'environnement, ils avançaient à pas de loups en imitant le son de l'autoroute 20. Malgré ces belles précautions, Reine et Rênes n'étaient pas dupes, ni même ducs, encore moins duffes car ce mot ne signifie rien qui vaille. Si on veut décrire nos deux héros avec des adjectifs commençant par la lettre «d», disons donc qu'ils étaient doux, duveteux et dingues. mais pas dupes! Les branches d'épinettes n'avaient même pas dépassé les premières lignes du stationnement que déjà, les deux amis (du moins, c'est ce qu'ils disent.), s'éclipsaient vers le lointain en sautillant de leurs pattes graciles. Ils évitaient tous les projectiles ( meuble de divertissement, desserte à roulette et coussins en forme de chat botté Bjärnum) que leurs lançaient, en poussant des cris guerriers, les agents de sécurité. Puis, entre deux mini-fourgonnettes de couleurs douteuses, ils trouvèrent le traîneau qui les attendait sagement en faisant semblant de dormir.
-Vite, dit Reine illuminée, attelons-nous et partons! J'ai pour 100 piasses de décorations sur la tête. S'il me pogne, je suis rôtie!
-Reine, vois-tu ce que je vois?
-Ben non, t'es daltonien! Je vois des couleurs moi, c'est pas de ma faute. On va pas revenir là dessus!
-Non, dans les autos. Y'en a encore des maudits qui essayent de shifter le Père-Noël!, grognait Rênes, le museau collé à la vitre d'une mini-fourgonnette bourrées de boîtes enrubannées. Je les laisserai pas faire. Allez Reine! Aide-moi, on va ramener ça au Pôle Nord!
Rênes rabattit furieusement ses bois contre le véhicule. Il était comme en transe, frappait et refrappait de plus belle malgré ses sabots qui glissaient sur l'asphalte enneigée. Pendant qu'il s'acharnait à fracasser la vitre infracassable, il n'entendait pas ce que Reine entendait, ce son strident qui s'approchait et qui ressemblait étrangement aux sirènes des voitures de polices que fabriquent les lutins. Reine avait les oreilles aux aguets. Le sifflement s'amenait vers le stationnement.
-Rênes, laisse faire les cadeaux. On s'en va!
-Je.pac!. l'ai.pac! Presque.pac!
Crounch!
Les sirènes de plus en plus fortes.
-Vite Rênes! Viens-t-en!
-Je les ai Reine! Faut les mettre dans le traîneau, viens m'aider!
Le son était insoutenable. Il occupait tout l'espace sonore. Mon beau sapin version ragtime ne fait plus le poids.
-Rênes, ils sont là!! Faut décoller! Vite, faut déco.
Une détonation. Les yeux de Reine se fermèrent pendant que ceux de Rênes se levaient vers les voitures de police qui encerclaient le traîneau. Malgré son corps gisant sur le bitume glacé, Reine était décollée. Elle volait à travers un ciel sans étoiles. Pour aller où? . Allait-elle revenir à temps pour le réveillon? Allait-elle revenir?
À suivre.
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J'ai le tournis
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Thomas Fersen ne le sait peut-être pas, mais sa chanson «Le tournis» risque de trotter dans la tête de l'illusionniste, magicien et performeur américain David Blaine pendant les prochains jours.
Par le passé, Blaine s'est notamment enterré vivant pendant sept jours, il a passé 61 heures dans un bloc de glace et il a même jeûné pendant 44 jours, enfermé à l'intérieur d'une boîte de plexiglas suspendue dans le ciel londonien.
Toujours en quête d'éclat, ces jours-ci il remet ça ! Depuis aujourd'hui, il est attaché par des ganses, qu'on espère solides, dans un gyroscope qui tournoie à 50 pieds dans les airs, près de Time Square. Un gyroscope, pour vous faire une idée, c'est l'appareil à anneaux dans lequel les futurs astronautes s'entraînent. Celui de Blaine fera huit rotations par minute et le magicien-performeur devra s'en échapper le troisième jour.
Et il y aurait aussi un propos social derrière la simple envie de tourner pendant 72 heures au dessus d'un des coins de rue les plus visités de la planète. En effet, s'il réussit à s'échapper à temps des attaches qui le tiennent à son gyroscope, il emmènera magasiner 100 familles dans le besoin choisies par l'Armée du Salue !
À moins qu'il ne soit sans connaissance, mort de faim, ou tout simplement pris de nausées incontrôlables.
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Los senos
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Ce soir, Valérie et moi sommes allées souper dans un petit resto mexicain de la rue Saint-Zotique.Au menu: fajitas, frijoles et écran géant branché sur un poste de télé sud-américain. Déglutition sur fond de telenovelas, malade! Au moment de quitter l'endroit qui sentait bon l'huile, l'écran géant nous présentait un quiz hispanophone. L'animatrice portait une robe rouge seyante qui aurait dû nous permettre de voir ses seins grassement nourris. Or, l'image était pixelisée au niveau de la poitrine. Les seins de l'animatrice étaient masqués... Abasourdies, Valérie et moi sommes parties rejoindre les autres moquettes en emportant avec nous cure-dents, ballonnements et questionnements.
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Ça ne passe pas si partout que ça
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| |  Passe-Partout : Le DVD des épisodes de Passe-Partout paraîtra le 21 novembre prochain.
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Depuis quelques jours, les journalistes « plus vieux » chialent sur le retour de Passe-Partout. Ils ne comprennent pas, ils trouvent ça kitsch, laid, dépassé et surtout, pas si excellent que ça.
Marie-Claude Lortie, par exemple, écrit aujourd'hui dans La Presse :
Je ne comprends pas la vague de nostalgie qui déferle sur les 25-35 ans. Pour moi, replonger dans ces souvenirs d'enfance, c'est à peu près aussi agréable que manger du Jell-O trois couleurs ou de la saucisse La Belle Fermière trop cuite. Ce n'était pas bon dans le temps, et ce n'est pas mieux maintenant.
Premièrement, j'aimerais vous rappeler, chers baby-boomers, que vous l'avez eu votre trip DVD vous-aussi. La Ribouldingue, Fanfreluche, Sol et Gobelet et cie, je me rappelle me les être tous tapés parce que Radio-Canada a décidé un moment donné de les repasser, vu que ce sont censément les meilleures émissions jeunesse au monde. Ma mère s'asseyait à côté de moi en riant et en me retenant par le bras pour que je reste avec elle à les écouter. Et honnêtement, je ne trouvais pas ça si malade que ça, j'aurais aimé mieux regarder Watatatow ou Degrassi en paix.
Parce qu'à chacun ses souvenirs.
Si on est aussi excité que les DVD de Passe-Partout sortent, c'est entre autres parce que ça fait longtemps, très longtemps, qu'on ne les a pas vus. ARTV ne s'est pas encore mis sur le cas de les rediffuser en rafale, certains souvenirs, images, chansons et personnages sont donc enfouis en nous. Et oui, on a le goût de les retrouver! Pourquoi pas? À mon sens, ce n'est pas pire que de feuilleter un vieil album-photos, de relire un Comtesse de Ségur ou de manger du Kraft Dinner. On ne parle pas de beau, de bon, de meilleur, mais bien de souvenirs d'enfance.
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Rien à déclarer
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J'ai (et nous, les Moquettes, avons) une super tribune sur Voir.ca pour jaser, explorer, revendiquer, faire réfléchir, toucher. Mais quand on travaille trop et qu'on n'a plus le temps de s'informer, de lire, de sortir, de vivre quoi, les sujets de billet surgissent moins aisément. C'est la situation à laquelle je suis confrontée aujourd'hui. Je pourrais écrire beaucoup de choses insignifiantes et sympathiques, question que l'espace du jeudi ne reste pas vide.
Mais j'ai pour mon dire que, quand on n'a rien à dire, on est mieux de se taire. Il existe tellement de sources d'information, pourquoi ajouterais-je ma goutte d'eau dans cet océan quand je ne suis pas convaincue que le monde a besoin de lire ce que j'écris? La preuve : je déblatère du vide depuis tantôt et pourtant je remplis la page.
Est-ce que je me trompe en disant que beaucoup de médias font comme moi aujourd'hui, ils font du remplissage? Beaucoup de pages et d'heures de diffusion pour peu de contenu.
Bon, je termine tout de même sur une bonne note. Je vous invite à prendre cet espace, chers lecteurs, pour y écrire ce que vous croyez être important d'être lu. Je vous donne le relais, je passe mon tour cette semaine.
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La Renne et le IKEA
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Ce conte de Noël vous aidera à passer la dure période de l'avant, avant. Parce que Noël c'est une fois par année mais ça dure deux mois.
Épisode 1
La musique de Noël avait déjà assiégé les haut-parleurs du magasin d'ameublement IKEA. Oui, déjà, car nous n'étions qu'à la mi-novembre. On dit mi, mais en fait, à la date où ça c'est passé, on pouvait encore dire qu'on était dans la première moitié du mois. Ah! Puis voici la date exacte : C'était le 12 novembre. Jugez-en vous même, il était plutôt tôt pour la musique des fêtes.
Madame Renne tenait bien serrée la main de son ami, Monsieur Renne, en fredonnant un «Allez hop! Ohé, ohé du grelot!» version jazz qu'ils pouvaient tous deux entendre en montant l'escalier roulant mais que Monsieur Renne aurait préféré ne pas entendre. (Pour faciliter la lecture, nous appellerons la Madame Renne : Reine et Monsieur Renne : Rênes. Ils auraient trippé. si seulement ils n'étaient pas morts.)
Rênes avait été traîné de force par Reine.
-Come on, le Père-Noël me prête son traîneau!
Le motif de la visite était clair : acheter des paniers à bonnets sales Grüitlk pour les lutins. Ce serait leurs cadeaux de Naël.
-Et en même temps, on pourrait regarder des trucs, avait ajouté Reine, l'oeil pétillant.
Les deux amis - on dit amis mais Reine et Rênes couchaient ensemble sur une base régulière - traversaient, en suivant les flèches, les diverses sections du magasin : Îlots pratiques, placards chers, boîtes modulaires pour ranger les enfants et lits trop petits. Reine jubilait. Son regard était attiré par tous les objets rouges, verts, dorés ou pailletés. Elle ne s'était même pas arrêtée devant la chaise enfermée dans une cage de plexiglas. Elle était trop occupée, elle accrochait des boules de Naël dans ses bois.
-Pauvre chaise, il vont faire ça juste qu'à ce que tu crèves! C'est pas une vie, hein Reine? Reine? Mais qu'est-ce que tu fais?, s'irrita Rênes.
-C'est pour notre réveillon.
-Voyons donc Reine! On ne fait jamais de réveillon, on est sur la route à chaque année.
-Pour décorer le traîneau du Père Noël, d'abord! Regarde ça comme c'est beau!, disait Reine les yeux dans la brume en entourant ses bois d'une guirlande de lumière.
- Ce traîneau là est en masse décoré! On s'en sert juste une fois par année, argumentait Rênes.
-On sait bien, toi, l'esprit des fêtes! T'as jamais compris ça l'esprit des fêtes!, criait presque Reine en piquait du bout de son panache des serviettes de table en forme de bonhomme de neige et des bougeoirs en flocons.
-C'est nous l'esprit des fêtes, Reine! Nous sommes les rennes du Père-Noël. Lâche les couronnes d'étoiles et viens-t-en chercher les paniers à linge sale des lutins. Allez ma belle!
Reine se ressaisit légèrement. Rênes était platement raisonnable mais il avait raison. Naël n'avait pas besoin de ces parures. De toute façon, elle n'avait pas les moyens de s'offrir tout cet attirail des fêtes. mais elle voulait les garder un peu encore. juste un peu.
Reine et Rênes venaient de prendre les cadeaux des lutins et attendaient en file pour payer quand un filet sucré vint aux narines de Reine et lui monta directement au cerveau. Elle huma l'air goulûment et s'en fut, encore toute décorée, en passa outre les caisses, jusqu'au restaurant-épicerie d'où provenait cette odeur délicieuse qui l'assaillait. l'odeur des brioches à la cannelle. Elle enjamba le comptoir et engouffra les brioches fraîchement glacées puis fourra son nez dans les bocaux de miettes de biscuits au gingembre. Grisée de glucose, elle s'élança vers les portes coulissantes sans attendre Rênes qui la poursuivait les bois pleins en lui criant justement d'attendre. La musique de Naël ne jouait plus. Le piano jazz avait fait place à une voix dure et froide qui informait les clients que des rennes étaient en train de dévaliser le magasin malgré les prix incroyablement bas. Rênes essayait de s'expliquer avec les caissiers tout en retenant Reine de s'enfuir sans payer. C'était la folie. Voyant que les employés ne le comprenaient pas et s'approchaient de lui et de Reine avec des lampes sur pied Koïflsh en guise de massue, il prit son élan (élan, renne, cervidés.ah!) vers la sortie pour sauver sa peau et sa petite queue blanche qu'il chérissait. Reine et lui se retrouvaient dans le stationnement noir et froid. Une petite neige romantique tombait alors qu'ils se posaient LA question cruciale en ce moment de panique :
Où avons-nous stationné le traîneau?
À suivre.
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Le feu au derjière
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Un article du magazine Les Affaires pose la question suivante : Qui s'instruit, s'enrichit? En général, la réponse est oui, mais ce n'est pas toujours le cas comme nous démontre le papier en opposant différents corps de métier. C'est sûr qu'un docteur en histoire médiévale risque de faire moins d'argent qu'un grutier. On s'y attend et on peut comprendre pourquoi.
Il y a cependant une comparaison qui m'a mis le feu. Ce n'est pas comme si je ne le savais pas déjà, mais chaque fois que j'y pense, ça m'enrage! Une infirmière (DEC) gagne 47 000$ alors qu'un chauffeur d'autobus (Secondaire 5) gagne 48 000$. Or, ce sont deux professions relativement comparables : service public, horaires de nuit et de fin de semaine, etc. Je n'ai rien contre les chauffeurs d'autobus, mais l'infirmière a trois années d'étude de plus et des frais de scolarité plus élevés. Je n'ajouterai même pas «de plus grandes responsabilités», car ça ne se quantifie pas. Je connais les raisons de cette aberration.
Je sais que les femmes ne sont pas les seules à être victimes d'iniquité salariale, les jeunes aussi comme nous l'apprend le Jobboom. Comme je suis une jeune femme, j'ai pas fini d'avoir le feu!
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Le mot pour rire
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Dans L'Actualité du 1er décembre, la section MOTÀMOT cite la reine déchue du bien vivre chez-soi :
Honnêtement, je ne me rappelle plus exactement pourquoi j'ai été poursuivie en justice.
-Martha Stewart, de retour au petit écran après cinq mois de prison pour son rôle dans un délit d'initié en Bourse
Martha, dis nous ça trois fois sans rire.
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Air t-shirt
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Les apprentis rock star sans talent musical peuvent crier au génie! Des scientifiques australiens ont conçu un t-shirt qui permet à celui ou celle qui le porte de créer de la vraie musique en jouant du air guitare. Pour ceux qui n'auraient jamais vu mon amie Moquette Evelyne à l'oeuvre, le air guitare est une technique d'expression corporelle, très populaire auprès des amateurs de rock, qui consiste à faire semblant de jouer de la guitare.
Une réelle frénésie mondiale du air guitare existe actuellement. Chaque pays possède son site web et des concours de « air » sont organisés, des Pays-Bas aux Émirats arabes unis, en passant bien sûr par le Québec.
Comment ça fonctionne? Le t-shirt est muni de détecteurs de mouvement, insérés dans les coudes, qui perçoivent les mouvements du joueur de air et les relaient par wi-fi à un ordinateur qui interprète le « riff ». Un bras tient le rôle des cordes alors que l'autre devient la main qui gratte.
Le Dr Helmer, un ingénieur de la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization à Belmont, Australie, affirme qu'il y a aussi un aspect sérieux à cette ludique invention scientifique. En effet, la même technologie pourrait être appliquée à des vêtements portés par des sportifs désireux d'améliorer techniques et mouvements.
Maintenant, les air passionnés vont pouvoir entendre ce que leurs bras et leurs doigts meurtris jouent sans relâche, à un rythme effréné. Mais sont-ils réellement prêts pour ce choc auditif majeur? Un fantasme ne doit-il pas justement rester un fantasme, sous peine d'horrible déception?
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