Mes confrères journalistes en cinéma et moi se demandons depuis le début de l'année ce qui se passe avec Cassandra's Dream, le dernier film de Woody Allen, qui a pris l'affiche aux États-Unis, en Europe et dans le reste du Canada il y a plusieurs mois, mais dont la date de sortie au Québec ne cesse d'être déplacée. Voici qu'on lit dans La Presse que Christian Larouche, le président de Christal Films, qui devait le distribuer ici, songe à le sortir directement en DVD:
«Pourquoi est-ce que j'irais (investir) 800 000$ ou un million alors qu'on vient de voir qu'aux États-Unis ça a crevé?», justifie-t-il, au vu du faible box-office du film là-bas.
En est-on rendus là? Le seul critère qui justifie la sortie d'un film est son potentiel commercial, et que les inconditionnels d'un des plus grands cinéastes américains qui voient tous ses films en salle depuis des décennies aillent chez le diable?