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Cruising Bar 2 : visite de plateau et entrevue avec Michel Côté
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Presque 20 ans après Cruising Bar, Michel Côté et le réalisateur Robert Ménard rappliquent avec un deuxième volet de la comédie à succès. Nous devrons attendre jusqu'à l'été 2008 pour renouer avec l'hilarant quatuor de « libido maquereaux » (pour reprendre une expression de Donzelle), tous interprétés par Côté, mais nous avons eu l'occasion récemment d'aller fouiner sur le plateau de tournage.
Ce jour-là, l'équipe s'affaire au club Unity pour une des scènes mettant en vedette le Lion, le rockeur au coeur tendre du premier film. La scène à laquelle on assiste implique un plan assez complexe où la caméra est montée sur une grue et surplombe la piste de danse, où le charmeur à la tignasse généreuse et à la dentition rebelle montre aux jeunes filles et garçons ses meilleurs moves.
Entre deux prises, nous avons pu nous entretenir quelques minutes avec Côté :
C'est pratiquement un film de danse que vous êtes en train de tourner!
"Ben, Cruising Bar, on a pas le choix, il faut aller faire un tour dans les clubs. On en a pas tant que ça, parce que c'est quand même le côté humain des personnages chez eux, dans leur habitat naturel - parce que c'est quatre animaux, hein? Le Lion, le Taureau, le Ver de terre et le Paon, alors on pourrait dire leur habitat, effectivement. Mais évidemment, le Taureau il va aller dans son genre de bar, le Lion aussi. C'est des gars qui retournent dans les bars, sauf le Taureau qui n'a pas perdu ses bonnes habitudes, les autres ça fait longtemps qui n'y sont pas allés."
Même si ce n'est pas que de la danse, il y a beaucoup d'humour physique dans ces films.
"Oui, il y a beaucoup de jeu physique, beaucoup d'expression. J'aime ça, ça me plaît beaucoup de faire ça."
Est-ce que vous abordez les quatre personnages que vous interprétez complètement séparément ou est-ce que vous essayez de faire des liens?
"C'est important de voir qu'est-ce qui se passe avant, des fois tu peux faire un petit clin d'oeil. C'est évident que c'est un scénario qui se tient, qui est imbriqué. Ça va peut-être changer un peu au montage, on verra."
Si je ne me trompes pas, c'est la première suite que vous faites d'un de vos films?
"Sauf les Omertà à la télévision, Omertà 1, 2, 3... Mais au cinéma, je pense que c'est la première fois."
Pourtant, il y a eu tellement de films à succès dans votre carrière, il n'y a jamais personne qui a eu l'idée de tourner une suite de l'un d'eux?
"Oui, Dans le ventre du dragon a passé très très proche. Le duo avec Rémy Girard, puis Pierre Curzi aussi qui était là-dedans, on a eu un projet un moment donné. Ça aurait été très bon, on avait une bonne base, mais ça n'a pas marché, je sais pas trop pourquoi. Ça s'est perdu dans les méandres des administrations."
Par rapport à Cruising Bar, qu'est-ce qui fait que c'est ce film-là qui revient, 20 ans plus tard?
"Honnêtement, il ne s'est pas passé une année, même un mois sans que quelqu'un m'en parle. Parce que ça avait marché très fort, et c'est un film que les jeunes qui n'étaient même pas nés en 1989, quand c'est sorti, ont vu, chose étonnante. Beaucoup de jeunes m'en parlent."
Je pense qu'il passe au moins une fois par année à la télé, alors...
"En plus il se trouve encore en location, je sais que le DVD est sorti il y a quelques années, alors ça l'a relancé. Il y avait une demande, vraiment, comme la Presse disait l'autre jour, une demande générale. Alors un moment donné, on s'est dit, bah! On replonge! On savait pas trop dans quoi on s'embarquait, parce qu'on n'avait pas d'idée encore comment on pourrait traiter ça. Ça aurait pu aller dans 20 directions différente, on s'est arrêté à une, mais ça a été long parce qu'on a exploré pas mal toutes sortes d'avenues."
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Cruising Bar 2 : entrevue avec Robert Ménard
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Ça fait quelques semaines que vous avez commencez le tournage?
"C'est la treizième journée sur 35. C'est quatre courts métrages! Les décors, on en a une cinquantaine. C'est une grosse production."
20 ans sont passés depuis le premier film...
"Oui, 20 ans après, qu'est-ce qu'ils sont devenus les gars. Il y a un côté pathétique aux personnages : ils ont vieilli, ils bedonnent, ils grisonnent, ils ont des problèmes sexuels."
Encore plus pathétique qu'il y a 20 ans?
"Un petit peu plus. Mais c'est pathétiquement drôle, c'est pas un drame! C'est le regard sur eux autres, comment ils font pour retourner à 55 ans cruiser. C'est très difficile, les choses ont changé. Aujourd'hui, on cruise au supermarché, on cruise en promenant son chien - ça marche très bien ça. On cruise sur la piste cyclable, on cruise sur internet, on cruise partout!"
Mais aussi encore dans les bars, j'imagine, vu qu'on tourne ici?
"Encore dans les bars, énormément. Mais là c'est un bar de jeunes ici. Le Lion, il vient dans un bar de jeunes puis il trouve que ça lui donne de l'énergie. Il se met chum avec un petit groupe puis il s'éclate, il devient le leader du groupe à un moment donné, ça évolue."
Vous disiez que c'est comme quatre courts métrages, mais est-ce que les histoires se croisent? Est-ce que les gars se rencontrent éventuellement?
"Monsieur Bell [ Benoît Brière ] l'a fait. C'est plus nouveau, quatre personnages qui se rencontrent. Pourquoi faire ça?"
Est-ce que vous tournez les quatre séparément?
"Oui. Le premier film, on alternait. Celui-là, on a décidé de faire le Lion, puis le Taureau... Michel a beaucoup de performance physique dans celui-là, énormément. On essaie de distancer ça pour qu'il se repose. Mais on a ben du fun, c'est l'fun de se retrouver, on dirait qu'on a fait le premier la semaine passée! C'est quasiment la même équipe, puis avec Michel c'est l'fun, on les connaît, les personnages!"
En tant que cinéaste, à travers les différentes segments, est-ce que vous cherchez à créer une unité ou, au contraire, varier et s'amuser dans différents styles?
"Non, il y a une unité. Cruising Bar, c'est une signature, le premier a marché parce que c'était en alternance, on avait jamais vu ça ce rythme là. Je conserve ça, mais l'important pour moi, c'est tourner une performance d'acteur. C'est ça, Cruising Bar, c'est pas des sparages cinématographiques, c'est vraiment une performance. Sauf qu'avec la nouvelle technologie, le rythme puis la façon de cruiser, ça a changé, bien on change aussi! On évolue puis on se rajeunit! Il y a beaucoup plus de plans au montage que le premier, et il y a beaucoup de musique, c'est mur à mur, la musique. C'est un spectacle, Cruising Bar. Il y a très peu de dialogues dans Cruising Bar 2, c'est plus visuel que le premier. La cruise, c'est physique, c'est pas les dialogues."
Quand vous avez fait le premier film, est-ce que vous vous attendiez à en faire un autre?
"Non, pas du tout. On nous l'a demandé : les distributeurs, les exploitants de salles, ils ont dit heille, faut faire un Cruising Bar 2! Mais on avait vidé le sujet, on avait pas mal touché à la cruise partout. Ça m'intéressait pas de me répéter. Mais 20 ans après, ça c'est intéressant, parce que tu te dis, qu'est-ce qu'ils sont devenus? Et on veut en faire une trilogie."
Ah oui? Pas dans 20 ans?
"Non non, parce qu'on a des prothèses aujourd'hui, on peut faire des maquillages. Mais c'est les vieux, les aînés, dans les résidences. Comment qu'ils cruisent, eux?"
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Fantasia: le palmarès (2)
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JURY COURTS MÉTRAGES
Meilleur court métrage québécois: Flutter de Howie Shia
Mention spéciale du jury: Moi de Yan England
Mention spéciale du jury: Claudine Sauvé pour la photo de Moi et Hotel de François Blouin
Meilleur court métrage international: The Last 15 de Antonio Campos
ex aequo avec Maquina de Gabe Ibanez
Meilleur court métrage d'animation: everything will be ok de Don Hertzfeldt
Mention spéciale du jury: The Runt de Andreas Hykade
Meilleur film DIY: L'écervelé de Benoît Desjardins
PRIX SÉQUENCES : Wool 100% de Mai Tominaga
PRIX L'ÉCRAN FANTASTIQUE: Right at your Door de Chris Gorak
PRIX INFO CULTURE: Ghosts of Cité Soleil d'Asger Leth
PRIX DU PUBLIC
Meilleur film asiatique : 13 Beloved de Chookiat Sakweerakul
Meilleur film européen - nord ou sud américain : Hatchet d'Adam Green
Meilleur film d'animation: Tekkon Kinkreet de Michael Arias
Film le plus innovateur : We Are the Strange de M dot Strange
Meilleur documentaire : The King of Kong de Seth Gordon
Meilleur court métrage : The Fifth de Ryan Levin
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Fantasia: le palmarès (1)
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Je reviens de la cérémonie de clôture du festival, où le maître de cérémonie Marc Lamothe, certains de ses collègues programateurs et divers membres des jurys ont remis leurs prix. Avant de vous annoncer qui a gagné dans les différentes catégories, je me permets de vous dévoiler mon palmarès personnel:
Meilleur court métrage (et meilleur film toutes catégories, oui oui) : everything will be ok de Don Hertzfeldt
Meilleur documentaire : Ghosts of Cité Soleil d'Asger Leth
Meilleur film asiatique : Exiled de Johnny To
Meilleur film européen - nord ou sud américain : End of the Line de Maurice Devereaux
COMPÉTITION OFFICIELLE
Meilleur film : Memories of Matsuko de Tetsuya Nakashima
Meilleur réalisateur : Feng Xiaogang pour The Banquet
Meilleur scénario : Han jae-rim pour The Show Must Go On
Meilleur direction photo : Li Zang pour The Banquet
Meilleur acteur : Song Kang-ho pour The Show Must Go On
ex aquo avec Ryu Deok-hwan pour Like a Virgin
Meilleur actrice : Mary McCormack pour Right at your Door
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Téléfilm appuie le cinéma indépendant québécois
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Alors qu'on attend toujours la sortie en salles de Nos vies privées et Le cèdre penché (présentés aux derniers RVCQ et dans divers autres festivals), Denis Côté et Rafaël Ouellet sont déjà à l'oeuvre sur leurs prochains films, respectivement Elle veut le chaos (j'adore ce titre) et Derrière moi.
On apprenait d'ailleurs aujourd'hui que ces deux films bénéficieront de subventions du programme d'aide aux longs métrages indépendants à petit budget de Téléfilm Canada, tout comme The Animist d'Alexandre Franchi , Suzie de Micheline Lanctôt, À l'ouest de Pluton de Henry Bernadet & Myriam Verreault, Némésis d'André Forcier et Le pharmacien de Chester Sit.
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Fantasia: DJ XL5'S Kaleodiscopic Zappin' Party
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Aujourd'hui dès 16h45 (et même un peu avant pour un pot-pourri de vieilles bandes-annonces !), ne manquez pas la dernière excursion de DJ XL5 dans l'univers des courts métrages les plus originaux, drôles et mémorables. Le DJ annonce son plus récent programme comme son plus ambitieux programme et celui où la plus grande place est faite aux oeuvres locales, avec notamment des primeurs de Simon Lacroix, Dead Cat Films, Kramtemps et RoadKillSuperstar. On pourra aussi voir Everything Will Be Ok de Don Hertzfeldt, Guide Dog de Bill Plympton, Gorgeous Tiny Chicken Machine Show de Greg Benson et plusieurs autres trouvailles.
16h45 Théâtre Hall
Quelques autres suggestions pour ce soir:
Deux documentaires de Yves Montmayeur : Hong Kong Film Noir, à propos de la nouvelle vague de polars hongkongais tels que ceux de Johnnie To; In the Mood for Doyle, un fascinant portrait de Christopher Doyle, directeur photo virtuose (ChungKing Express, Hero, etc.) et, selon ses propres dires, « un peu dingue ».
17h Théâtre DB Clarke
Un homme meurt au bout de son sang, son colon ayant été défoncé lors d'une relation sexuelle avec un étalon - pas un amant viril, littéralement un cheval. Zoo aurait pu tomber dans le sensationnalisme, mais Robinson Devor l'évite admirablement. Avec ses images élégiaques et sa musique atmosphérique, le film s'apparente en fait à ceux d'Errol Morris. Les témoignages de zoophiles sont crus, mais aussi empreints de spiritualité et de philosophie, les intervenants s'avérant relativement lucides dans leur déviance.
19h30 Salle J.A. De Sève
The Wizard of Gore de Jeremy Kasten, un remake du film de H.G. Lewis, s'inscrit dans la même lignée que The Illusionist et The Prestige, mais ne possède ni leur génie formel ni leur astuce narrative. Les amateurs de gore et de nudité (plusieurs stripteaseuses tatouées du site Suicide Girls y apparaissent) seront toutefois rassasiés, tout comme les fans de Crispin Glover, absolument délirant dans le rôle-titre.
23h55 Théâtre Hall
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Fantasia: Pars vite et reviens tard
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On vient tout juste d'apprendre quel serait le film de clôture du festival cette année. Il s'agit de la première nord américaine de la dernière oeuvre de Régis Wargnier (Indochine), un polar du titre de Pars vite et reviens tard et mettant en vedette José Garcia, Lucas Belvaux, Marie Gillain, Olivier Gourmet et Michel Serrault.
Le synopsis est le suivant : Le printemps qui arrive à Paris apporte peu de joie et d'enthousiasme au commissaire Jean Baptiste Adamsberg. Sa compagne, Camille, s'éloigne de plus en plus de lui, alors qu'il est à deux doigts de plonger dans une enquête extrêmement exigeante qui ne lui laissera pas le temps de gérer une crise personnelle. Une ombre malveillante et mystérieuse s'étend sur la Ville lumière : des symboles étranges sont tracés sur des portes, des voix résonnent dans les rues la nuit - le mal a commencé son oeuvre. Mais lorsqu'un mort est trouvé, nu, noirci, le visage figé dans un rictus hideux, il devient urgent de résoudre l'effrayante énigme. Le corps présente les symptômes de la peste, apparemment de retour sous une forme plus virulente que sa variante médiévale car guidée par une main invisible.
Lundi le 23 Juillet à 21 :40 au théâtre Hall
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Fantasia: Exiled
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Si vous aimez le moindrement les films de gangsters, les films d'action ou les westerns, ne manquez surtout pas les projections d'Exiled, ce soir et demain.
Le très prolifique Johnnie To y raconte une histoire de gangsters qui, bien qu'en apparence des plus conventionnelles, multiplie habilement les fausses pistes et les revirements inattendus. La séquence d'ouverture, une confrontation tendue digne des westerns de Sergio Leone, vaut à elle seule le prix d'entrée, mais les autres fusillades du film s'avèrent tout aussi brillamment mises en scène, et la finale est à la fois explosive et poignante.
17 juillet 19h30 Théâtre Hall
18 juillet 19h30 Salle J.A. De Sève

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Fantasia: suggestions pour samedi
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Annoncé par Mitch Davis comme LE film à voir au festival cette année, 13 Beloved, du Thaïlandais Chookiat Sakweerakul, ne déçoit pas. Dans l'esprit de The Game, de Fincher, mais en beaucoup plus tordu, cette comédie noire présente un employé de bureau apparemment ordinaire qui, lorsqu'il est sélectionné comme candidat d'un jeu de télé-réalité, se révèle prêt à briser tous les tabous. Devant la promesse de considérables prix en argent s'il passe 13 épreuves, l'homme tue une mouche, fait pleurer des enfants, puis continue d'accomplir des tâches de plus en plus grotesques, ce qui donne lieu à plusieurs scènes d'anthologie.
19h00 Théâtre Hall
Assez noir et violent pour faire passer Sin City pour une bande dessinée d'Archie, Deaden, du Montréalais Christian Viel, compense pour son budget microscopique avec une succession ininterrompue d'effets scabreux et d'emprunts assumés aux clichés des vieux films d'action. Dans le rôle d'un ex-flic déterminé à se venger des salopards qui ont tué sa femme enceinte, John "Arrow in the Head" Fallon (qui signe aussi le scénario) a peu à envier à Steven Seagal!
19h30 Théâtre DB Clarke
Dans Mulberry Street, un croisement entre Willard et 28 days later, Jim Mickle imagine les conséquences d'une invasion de rats mutants dont la morsure transforme les humains en créatures meurtrières. Cette prémisse douteuse et l'utilisation récurrente d'images sombres et verdâtres peuvent initialement rebuter, mais le film possède une vaste portée allégorique, avec des échos à l'anarchie et la paranoïa du New York de l'après 11 septembre, à la réponse inadéquate des autorités et services d'urgence après le passage de l'ouragan Katrina et à la guerre en Irak. Habité par la mélancolie, voire le nihilisme, ce drame d'horreur renferme néanmoins quelques passages jouissifs, en grande partie grâce au dur à cuire Clutch (interprété par le coscénariste Nick Damici), un ex-boxeur moustachu qui refuse de se laisser intimider par ces saloperies mi-homme, mi-rat.
21h45 Théâtre Hall
Lloyd Kaufman, le créateur de The Toxic Avenger, nous revient avec Poultrygeist: Night of the Chicken Dead, dans lequel des poulets zombies terrorisent Tromaville à la suite de la construction d'une rôtisserie sur un cimetière ancestral indien. Ceci résulte en un flot incessant de gore, de nudité gratuite et d'humour de mauvais goût, évidemment, mais aussi à de délirants numéros musicaux et à des éléments de critique sociale semblables à ceux de Fast Food Nation.
Minuit Théâtre Hall
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Fantasia : Ghosts of Cité Soleil, End of the Line, DJ X5 vs Total Crap!
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Cet après-midi, dernière chance de voir le magistral documentaire d'Asger Leth sur les caïds des bidonvilles de Port-au-Prince.
15h15 au Théâtre Hall
Puis en début de soirée, ne manquez pas l'affrontement épique entre DJ XL5 et Total Crap !
19h au Théâtre DB Clarke
Si vous préférez plutôt voir un excellent film d'horreur, ne manquez surtout pas End of the Line de Maurice Devereaux .
19h20 au Théâtre Hall
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Comedia: The Ten
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Ce soir, vous pourrez voir The Ten de David Wain, un film à sketches qui est en quelque sorte une variation humoristique du Décalogue de Kieslowski. En effet, chaque histoire est inspirée librement d'un des dix commandements. Les segments sont reliés entre eux par le comédien Paul Rudd, qui tente tant bien que mal de les introduire mais est constamment interrompu par sa femme (Famke Janssen) ou sa maîtresse (Jessica Alba) (« Tu ne commettras pas l'adultère ! »). La distribution spectaculaire inclue aussi Adam Brody, , Jessica Alba, Winona Ryder, Liev Schreiber, Justin Theroux, Gretchen Mol, Oliver Platt ainsi que Rob Corddry du Daily Show, qui sera d'ailleurs là ce soir pour présenter le film.
21h30 au Cinéma Impérial
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Fantasia : courts québécois
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Ma suggestion du jour est le très créativement nommé programme Courts métrages québécois 2, qui inclut plusieurs des meilleurs « micro films » (pour reprendre l'expression de Kino) de la dernière année, dont Screen Test : Karen Elkin de Mathieu Grondin, une satire grinçante du processus d'auditions., et Neuf de Martin Talbot, un irrésistible conte contemporain.
19h30, au Théâtre DB Clarke
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Micro cinéma, vous dites?
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Une nouvelle initiative du mouvement Kino, les premières Rencontres Internationales du Micro Cinéma auront lieu à Montréal du 18 au 28 juillet. Le micro cinéma, c'est « un cinéma fauché en argent mais riche en idées, un cinéma de passionnés, un cinéma qui s'exprime et se conçoit en toute liberté, en marge de l'industrie cinématographique. »
Au programme, un Kino Kabaret, une soirée Spasm, des ateliers et plus encore.
Détails au www.microcinema.ca
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Fantasia: Adam's Apples
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Ce soir, je vous recommande fortement d'aller voir ce film d'Anders Thomas Jensen mettant en vedette Ulrich Thomsen dans le rôle d'un skinhead qui est envoyé dans une maison de transition dirigée par un prêtre (Mads Mikkelsen) incessament optimiste qui croit que personne n'est vraiment malveillant. Le film mélange habilement les genres, opérant autant sur le niveau de la fable religieuse à la Breaking the Waves que celui des comédies noires des frères Coen.
À noter que la représentation de ce soir sera présenté par l'acteur Nicolas Bro, qui interprète un violeur alcoolo et cleptomane charmant comme tout (!) dans le film. J'ai d'ailleurs parlé au bonhomme hier après-midi - à lire dans nos pages jeudi prochain.
22h, théâtre J.A. De Sève
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Fantasia: début des festivités
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Hier débutait donc Fantasia, avec plusieurs films bien sûr, mais aussi tout un party, auquel ont assisté tous les blogueurs cinéma du Voir (Manon, Danny et moi-même). La chose se passait au Social, un ancien bordel selon la rumeur, et on pouvait y voir défiler les organisateurs du festival, certains des membres des jurys, des cinéastes et aussi un lapin géant, des filles en latex, d'autres en corset, et un lutteur mexicain !
Le moment fort de la soirée fut sans contredite la prestation de Thunderheist, vanté comme LE groupe à surveiller en 2007 par l'influent André Péloquin. Leur genre de électro-hip hop ne réinvente rien mais en spectacle, c'est toute une machine à danser et la rappeuse Isis en a vraiment dedans.
Bon, maintenant que le bal est lancé, allons voir des films !
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