|
|
|
Vacancy
|
Malgré un début prometteur, qui établit habilement une atmosphère inquiétante ainsi que les tensions maritales d'un couple (Luke Wilson et Kate Beckinsale), Vacancy devient vite qu'un autre "slasher" reposant sur la stupidité des personnages. Presque tout le film est un jeu du chat et de la souris à travers un motel où être traqué par des psychopathes est apparemment inclus dans le prix de la chambre. Nimród Antal fait preuve d'une véritable maîtrise visuelle, misant beaucoup sur les cadrages serrés et le hors-champ, mais les effets-chocs sont répétitifs et l'intrigue tourne à vide. Que les tueurs filment leurs méfaits pour les regarder par la suite suggère un constat autoréférentiel sur la nature du cinéma d'horreur, où cruauté et souffrance deviennent un divertissement, mais ce sous-texte est à peine effleuré.
|
|
|
|
Maintenant
|
Les Films du 3 mars présentent ce programme de huit courts métrages québécois, plusieurs d'entre eux ayant été finalistes aux Jutra ces dernières années. Du lot se démarquent Les Jours de Maxime Giroux, une histoire de vengeance épurée avec Gildor Roy dans son meilleur rôle depuis Requiem pour un beau sans-coeur; aussi de Giroux, Le Rouge au sol, une saisissante excursion dans l'autodestruction d'un jeune homme en détresse, interprété avec brio par Martin Dubreuil; L'Hiver longtemps, le curieux documentaire que Frédérick Pelletier a tourné avec ses grands-parents, qui vivent chacun leur solitude en parallèle; et trois films d'animation expérimentaux de Félix Dufour-Laperrière, Encre noire sur fond d'azur, Un, deux, trois, crépuscule et Head, réalisé en collaboration avec Dominic Étienne Simard. Les 11 et 12 avril au cinéma Ex-Centris. www.f3m.ca.
|
|