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The Bridge to Terabithia
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De quoi aurait l'air Pan's Labyrinth s'il était produit par Disney et dépouillé de ses subtilités et de son pouvoir d'évocation? De Bridge to Terabithia, l'adaptation convenue du livre pour enfants de Katherine Paterson, un film sur le pouvoir de l'imagination qui, ironiquement, en déploie peu. L'histoire met en scène un garçon (Josh Hutcherson) et une fille (Anna Sophia Robb) qui, pour oublier les petites brutes qui les harcèlent à l'école, inventent un royaume merveilleux où ils doivent combattre diverses créatures. Ces rêveries prennent la forme d'effets spéciaux banals, pâles copies de ceux de Lord of the Rings ou de Harry Potter. Les scènes mélodramatiques qui remplissent le reste du film sont elles aussi plus ou moins convaincantes. Mieux vaut voir ou revoir le chef-d'oeuvre de Guillermo del Toro.
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Norbit
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Juste comme il semble sur le point de gagner son premier oscar pour sa vibrante performance dans Dreamgirls, Eddie Murphy replonge déjà dans la mauvaise comédie bien grasse. Norbit (Murphy avec des grosses lunettes et un afro) est écrasé, au figuré et littéralement, par sa femme obèse (Murphy avec des tonnes de bourrelets en latex), ce qui désole le restaurateur chinois (Murphy, méconnaissable sous l'épais maquillage) qui l'a élevé et sa meilleure amie (non! pas Murphy, Thandie Newton!). Il est toujours impressionnant de voir Murphy jouer de multiples personnages, même s'il l'a déjà souvent fait (Coming to America, The Nutty Professor, Bowfinger, etc.). Toutefois, il pousse ici trop loin les grimaces, les gags vulgaires et les stéréotypes raciaux, et Norbit est plus embarrassant que drôle.
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