Tel que promis, quelques mots sur le fameux troisième long métrage de
Karim Hussain, une oeuvre facile à haïr - on croirait presque qu'elle nous défie de ne pas l'haïr! Pourtant, tordu comme je suis, je l'ai aimée quand même. Bien qu'inégal, lourd et rude, le film renferme plusieurs moments forts et un sens de l'humour noir comme la nuit qui m'a rejoint. Imaginez une partouze entre Lynch, Bergman et Cronenberg et ça vous donnera une petite idée de l'étrangeté de l'entreprise.
Adapté par Marie-Claire Blais de son premier roman,
La belle bête décrit la relation trouble entre une jeune femme (
Caroline Dhavernas) et sa mère (
Carole Laure), qui n'a d'yeux que pour son fils (
Marc-André Grondin). Les pauvres qui s'attendent à un drame familial à la
C.R.A.Z.Y seront probablement rebutés par les scènes de gore, d'inceste et de surréalisme, mais les amateurs de cinéma disjoncté et inclassable style
Visitor Q devraient apprécier autant que moi.
Ce soir, 19h00 à l'Impérial
Demain (mardi), 17h50 à l'Ex-Centris