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Entre deux eaux
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Ah, la classe ouvrière britannique, si riche en drame et en humour... Du moins, si l'on se fie à la façon dont elle est dépeinte au cinéma. On a Clear Day raconte l'histoire inusitée d'un homme (Peter Mullan) qui, après avoir été congédié par l'usine de construction de bateaux à laquelle il a donné 30 ans de loyaux services, décide de traverser la Manche à la nage. Pendant ce temps, sa femme (Brenda Blethyn) tente d'obtenir son permis de chauffeure d'autobus et son fils (Jamie Sives) espère améliorer la relation tendue entre son père et lui. Si le film n'évite pas les clichés et la sentimentalité facile, la mise en scène fluide de Gaby Dellal et l'interprétation chaleureuse de Mullan, Blethyn et Sives empêchent l'ensemble de couler.
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Des animaux et des hommes
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Un groupe de petits animaux en manque de nourriture décide de traverser du boisé où ils vivent au terrifiant monde de l'autre côté d'une gigantesque haie: la banlieue! Over the Hedge est non seulement un superbe film d'animation, c'est aussi une satire étonnamment virulente des excès de la société nord-américaine. De plus, les chansons de Ben Folds sont touchantes et les comédiens prêtant leur voix aux amusants personnages sont parfaitement choisis, de Bruce Willis en raton laveur casse-cou à Steve Carell en écureuil hyperactif, Nick Nolte en ours mal léché, Garry Shandling en tortue névrosée et Wanda Sykes en mouffette caractérielle. À mi-chemin entre l'irrévérence des Looney Tunes et la sentimentalité des films de Pixar, Over the Hedge est le meilleur film pour enfants depuis longtemps.
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Just My Luck
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Mais qu'est-il arrivé à Lindsay Lohan? Il y a à peine deux ans, elle était resplendissante et offrait une extraordinaire performance comique dans Mean Girls. Dans Just My Luck, de Donald Petrie (How to Lose a Guy in Ten Days), elle est quasi méconnaissable avec sa voix enrouée. Elle semble continuellement exténuée, malgré son maquillage excessif, et pire, elle ne dégage aucunement son charisme habituel. Cela n'aide en rien que le film soit une comédie idiote qui n'utilise sa prémisse fantaisiste (une jeune femme veinarde voit sa chance tourner lorsqu'elle embrasse un paumé chronique) que comme un prétexte à une série de péripéties absurdes reposant davantage sur la stupidité des personnages que sur leur malchance. Conseil: si vous échappez une lentille cornéenne dans la litière du chat, ne la remettez pas immédiatement dans votre oeil.
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Stick It
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Après avoir réussi à rendre les meneuses de claque cool dans Bring It On, Jessica Bendinger tente de répéter l'exploit avec les gymnastes dans Stick It. Le film montre combien de discipline ce sport demande, tout en suggérant que les filles qui le pratiquent sont capables d'être rebelles. Mais là où Bring It On pouvait compter sur des actrices qui ont du chien, comme Kirsten Dunst et Eliza Dushku, les Montréalaises Melissa Peregrym et Vanessa Lengies ainsi que les autres jeunes vedettes de Stick It sont à peine cabotines. La présence d'un comédien aguerri tel Jeff Bridges est d'autant plus bienvenue, malgré son rôle stéréotypé de coach. Stick It est bourré de clichés, mais la réalisation énergique de Bendinger compense bien.
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