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Nouvelles cinéma
Nouvelles cinéma
April 2006 - Messages
27 avril 2006, 12:00
Les Amateurs
Christophe (l'intrépide Lorànt Deutsch) et J.-P. (Jalil Lespert) ont 25 ans, peu d'éducation, des boulots minables et un avenir assez limité dans leur banlieue, mais ils ne s'en soucient guère... Jusqu'à ce qu'ils tombent amoureux de filles vivant au rythme de Paris et de la fac. Les Amateurs est l'adaptation par Martin Valente de son court Ta soeur, qui tournait autour d'une conversation sentimentale entre deux jeunes hommes. Le long métrage permet à Valente d'approfondir ses personnages, leur amitié et leurs amours. Ça se gâte dans certaines situations qui semblent forcées (le braquage, le séjour à la ferme) et lorsqu'on s'attarde à d'insignifiants personnages périphériques comme le caïd de la cité (Pascal Légitimus), mais le film, aussi léger et décousu soit-il, demeure sympathique.
27 avril 2006, 12:00
The Sentinel
Naguère, dire d'un film qu'il semblait avoir été produit pour la télévision avait une connotation négative. Mais à l'ère des séries qui satisfont souvent plus que ce qui se retrouve au grand écran, comparer The Sentinel à un mauvais épisode de 24 serait un compliment. Kiefer Sutherland y joue un clone de Jack Bauer qui croit qu'un de ses collègues des services secrets (Michael Douglas) est complice d'un complot pour assassiner le Président. S'ensuivent nombre de courses folles, fusillades et échanges musclés, mais très peu de surprises ou de suspense. Un cinéaste d'envergure aurait quand même pu livrer un exercice de style potable, mais Clark Johnson (SWAT) n'a aucune signature particulière et son film ne vaut pas le déplacement. Peut-être quand il passera à la télé...
13 avril 2006, 12:00
Brick
Brendan (Joseph Gordon-Levitt), adolescent solitaire, s'improvise détective afin de résoudre le meurtre de son ex, qui l'avait quitté pour une clique de vendeurs de drogues. Avec Brick, le réalisateur Rian Johnson transpose les conventions du film noir dans un high school californien. On y retrouve une intrigue inextricable, des individus louches, des femmes fatales, des éclats soudains de violence et des dialogues empreints de cynisme comme dans The Big Sleep ou The Maltese Falcon... Sauf que le protagoniste se fait harceler par la direction de son école et que le kingpin local reste encore avec sa mère! Brick s'avère un exercice de style relativement sobre, qui aurait pu accentuer les notes d'humour ou approfondir le drame romantique au centre du récit, mais dont l'originalité ne fait aucun doute.
6 avril 2006, 12:00
Lucky Number Slevin
En l'espace de quelques heures, Slevin (Josh Hartnett) perd son emploi, son appartement et sa petite amie. Les choses pourraient-elles être pires? Oui, comme il le réalise rapidement lorsqu'il est confondu avec un ami ayant d'importantes dettes de jeu et se retrouve forcé par un boss du crime organisé (Morgan Freeman) d'assassiner le fils homosexuel d'un rabbin (Sir Ben Kingsley)! L'intrigue tordue, les personnages excentriques et le mélange de violence et d'humour rappellent, bien sûr, les films de Guy Ritchie, de Quentin Tarantino ou des frères Coen. Bref, l'originalité n'est pas vraiment au rendez-vous. La mise en scène tape-à-l'oeil de Paul McGuigan (Gangster No. 1) et les acteurs (qui incluent aussi Bruce Willis et Lucy Liu) sont distrayants, mais l'impression de réchauffé persiste.
6 avril 2006, 12:00
Take the Lead
Bien qu'inspiré de la vraie histoire du professeur de danse Pierre Dulaine, Take the Lead adhère surtout aux conventions des films d'enseignants dévoués qui redonnent confiance en eux à des étudiants négligés (tel Les Choristes). Ainsi, Dulaine (Antonio Banderas) arrive dans une école d'un quartier multiethnique défavorisé et, envers et contre tous, réussit à faire danser la valse, le fox-trot et le tango à des ados habitués au hip-hop ou au crunk. La réalisatrice Liz Friedlander vient du monde du vidéoclip et ça paraît. Son premier long métrage est énergique mais plutôt superficiel, plaisant mais prévisible. Ce qui est incontestable, c'est que Banderas bouge bien et que l'amour de la danse véhiculé par les jeunes acteurs et lui est contagieux.
6 avril 2006, 12:00
Basis Instinct 2: Risk Addiction
Catherine Tramell (Sharon Stone, jouant les vamps comme Jessica Rabbit, mais de façon moins réaliste), l'écrivaine meurtrière à la cuisse légère préférée de tous, revient sur nos écrans, plus "accro au risque" que jamais. C'est du moins le diagnostic d'un psychiatre (David Morrissey, fade) qui, évidemment, devient bien vite fou de désir pour la dangereuse blonde. Basic Instinct 2 de Michael Caton-Jones n'est pas un bon film, on s'y attendait, mais ce qui surprend, c'est à quel point on s'y ennuie. L'intrigue est lente et inconséquente, multipliant les fausses pistes et n'inspirant aucun suspense, juste l'attente blasée de la prochaine scène de baise. Et même ces moments lubriques sont peu excitants, à moins de vraiment vouloir voir une femme de 48 ans étrenner ses nouveaux implants mammaires.