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Voix publique
Pour voir juste sur ce qu'il se passe dans les têtes de ceux et celles qui occupent les palais et les parlements du Québec, du Canada et du monde, suivez les analyses politiques percutantes de Josée legault sur son blogue.
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Et la décence, bordel!
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Le témoignage livré ce matin par l'ex-lieutenante-gouverneure du Québec, Lise Thibault, en commission parlementaire, laisse pantois.
Un autre exemple de «ce n'est pas de ma faute, c'est celle des autres». De 1997 à 2007, la dame aurait présenté pour $700 000 de dépenses remboursées par les gouvernements fédéral et québécois, soit par les contribuables.
Bref, ni Ottawa, ni Québec ne l'auraient empêchée de dédoubler certaines factures, de se payer restos, hôtels, de multiples parties de golf, soupers et chambres d'hôtel pour des membres de sa famille, etc., etc., etc.. Donc, conclut-elle, elle n'a rien à se reprocher. Et la décence? Et le sens de l'éthique? Et l'auto-responsabilisation avec les deniers des citoyens? Ça, pas un mot. La dame joue Edith Piaf: «non, rien de rien. Non je ne regrette rien».
Bon. La fonction est peut-être désuète et inutile, mais elle existe. La dame était, constitutionnellement parlant, la «chef d'État» du Québec. (Je sais, on en tremble d'inquiétude...). Et, donc, cela la placerait «au-dessus des lois». Le problème, il est, me semble-t-il, là. Mais cela n'enlève rien à l'absence de responsabilisation de la dame elle-même face à NOTRE argent.
Vous en connaissez beaucoup, vous, des personnes au-dessus des lois?
Ce qui est aussi indécent est sa propension à jouer à la victime - victime comme personne handicapée. C'est une insulte à l'intelligence et aux personnes qui souffrent de leur état sans se reposer la tête, le soir, sur un oreiller de satin payé par les contribuables.
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À la recherche de la majorité perdue
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Pour Jean Charest, les élections sont comme un verre de lait: une, c'est bien, mais deux, c'est mieux! Le premier ministre doit avoir une confiance inébranlable en lui-même et en son parti pour oser imposer aux Québécois deux élections de suite.
De la confiance et de l'audace, Jean Charest en a à revendre. Mais s'il déclenche pour le 8 décembre, oubliez le refrain sur la nécessité d'avoir un "mandat fort" pour affronter la tempête économique. Justement pour éviter l'élection, l'ADQ et le PQ sont en mode d'hypercollaboration avec le gouvernement. Même Monique Jérôme-Forget promet qu'il n'y aura aucun déficit, ni cette année ni l'an prochain! Ce que Jean Charest cherche, c'est donc surtout de reconquérir sa majorité perdue en 2007. S'il réussit, ce serait pour lui un troisième mandat consécutif - une première depuis Maurice Duplessis! Mais comme la politique n'est pas une science exacte, son calcul est un pari comportant aussi sa part de risque. Demandez-le à Stephen Harper...
TIRER SUR L'AMBULANCE
Cela étant dit, minoritaire ou majoritaire, Jean Charest vise à faire d'une pierre, deux coups en renvoyant aussi l'ADQ au statut de troisième parti. N'en doutez point: pour le PLQ, l'heure du règlement de comptes avec Mario Dumont a sonné. Pour Jean Charest, conserver le pouvoir ET jeter l'ADQ au plancher serait comme gagner la 6/49 avec l'extra! C'est ce qu'on appelle joindre l'utile à l'agréable.
Dire que le Parti libéral n'a JAMAIS pardonné à Dumont d'avoir quitté ses rangs pour fonder l'ADQ est un euphémisme. Mais vous pouvez aussi parier vos cadeaux de Noël que Jean Charest se lève la nuit pour lui en vouloir encore plus de l'avoir privé de sa majorité à la dernière élection! Lorsqu'il a présenté ses deux transfuges adéquistes - une tactique de déstabilisation particulièrement cruelle à la veille du conseil général de l'ADQ -, Charest en était aussi radieux qu'une femme enceinte! Mais en s'acharnant sur un parti déjà aussi faiblard, il donnait plutôt l'impression de tirer sur une ambulance...
Oscillant entre 14 % et 16 % d'appuis, il est vrai que l'ADQ est en danger de mort clinique. Tout peut arriver dans une campagne, mais la tendance est lourde. Malgré le cadeau du ciel que fut l'obtention de l'opposition officielle en 2007, ni Dumont ni son parti n'ont réussi à convaincre qu'ils sont prêts, ou aptes, à gouverner. Contrairement à la dernière élection, M. Dumont ne pourra pas compter non plus sur les accommodements raisonnables, l'impopularité passée de Charest ou même André Boisclair.
La politique est faite de raison, mais elle est aussi faite d'émotions. Si on ne comprend pas la profondeur de la rancœur et de la hargne que ressentent les libéraux et M. Charest vis-à-vis Mario Dumont, on ne comprendra pas pourquoi ils préfèrent même voir le PQ retourner à l'opposition officielle! Et ça, c'est le meilleur des scénarios pour le PLQ qui, selon Léger Marketing, serait nez à nez avec le PQ chez les francophones. Ce qui, pour le moment, ne peut exclure une victoire péquiste, même minoritaire.
ROBERT BOURASSA, NE SORTEZ PAS DE CE CORPS!
La confiance de Charest en sa capacité de conserver le pouvoir est telle que le retour à une lutte à deux avec le PQ ne semble pas l'inquiéter. Cette fois-ci, à tort ou à raison, il se sent PRÊT. Pour vrai. Il faut dire que sa métamorphose en Robert Bourassa est terminée et réussie. En moins d'un an, l'ancien chef conservateur est devenu un vrai libéral, monté confortablement sur ses deux chevaux de bataille traditionnels: la défense des intérêts du Québec et l'économie. Les plus vieux se souviendront sûrement du succès de cette équation: économie + nationalisme = 4 mandats pour Robert Bourassa! Avouez que la recette a fait ses preuves.
La conjoncture le sert aussi fort bien à cette enseigne. Face à Harper, d'avoir la fibre nouvellement nationaliste est un must pour M. Charest. Avec la "crise" économique ouvrant chacun des bulletins de nouvelles, sa métamorphose bourassienne lui donne une longueur d'avance sur ce front.
Eh oui! L'économie sera l'ENJEU de cette élection. Ce qui renvoie à Pauline Marois. La souveraineté n'étant pas un enjeu par les temps qui courent, ni au fédéral ni au Québec, il reste à voir si le PQ, devenu au fil des ans tout aussi centriste que le PLQ, saura surprendre et proposer une approche différente de celle des libéraux sur l'économie, mais aussi sur l'éducation, la santé, la lutte à la pauvreté, etc.. Cette question, loin d'être anodine, pourrait avoir une incidence majeure sur le résultat de l'élection.
UN BRIN SUPERSTITIEUX?
Quant au choix d'envoyer les Québécois aux urnes en plein magasinage de Noël, c'est à se demander si Jean Charest ne serait pas un tantinet superstitieux? En 1985, l'élection avait eu lieu un 2 décembre. Résultat: le PLQ raflait 56 % des voix alors que le même Robert Bourassa devenait premier ministre... pour la troisième fois.
Sur une note plus sérieuse, il reste que deux élections de suite, c'est beaucoup. Surtout en ces temps où le taux de participation ne cesse de chuter. Mais qui s'en soucie à Québec pendant que les trois partis sont déjà occupés à préparer leurs autobus de campagne?
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Retour sur deux billets
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Si vous me le permettez, je reviendrai sur deux de mes billets dans ce blogue.
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Dans La Presse de ce matin, page A-15, une article intitulé «Un milliard en élections depuis 2003» commence ainsi : «Selon une compilation effectuée par La Presse, les trois élections fédérales ont coûté à elles seules 842 millions à l'ensemble des contribuables canadiens.»
En effet. Mais, en toute humilité, c'était en fait, à 5 millions près, le calcul détaillé que je faisais moi-même déjà sur ce blogue le 23 septembre dernier (voir «La «facture» du Bloc»).
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Le 15 septembre dernier, j'écrivais un billet sur l'impossibilité maintenant de rejoindre une «voix humaine» à Hydro-Québec. (Allô, Hydro-Québec?).
Je me demandais pourquoi cet organisme payé par nous traitait sa clientèle de la sorte et pourquoi, faisant d'impressionnants profits, HQ ne pouvait pas embaucher plus de téléphonistes?
Eh bien. Dans Le Devoir de ce matin, page A-5, la réponse est venue par un message intitulé justement «Allô? Hydro-Québec?» payé par le Syndicat canadien de la fonction publique et le Syndicat des employés de techniques professionnelles et de bureau d'Hydro-Québec.
On y affirme que la «nouvelle technologie implantée au coût de 400 millions pour simplifier les tâches courantes n'est pas à la hauteur et ralentit considérablement le service téléphonique.»
On y apprend aussi qu'HQ «ne remplace plus les employés qui partent à la retraite et ceux qui quittent le service clientèle et recouvrement; l'effectif fond continuellement. (...) Et comme si ce n'était pas fini, Hydro-Québec veut couper 250 autres postes dans notre équipe.»
On y pensera lorsqu'on règlera notre prochaine facture et qu'on calculera l'impact des hausses de tarifs des deux dernières années.
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Il coûte combien, PMJ?
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Question de se libérer pour mieux déclencher une élection générale, Jean Charest annonçait qu'il ne dirigerait pas la mission en Chine et que «Pierre Marc Johnson, ancien premier ministre du Québec, a été désigné pour diriger la délégation québécoise dans le cadre de la mission des leaders canadiens en Chine.»
Désolée de poser une question pouvant paraître impertinente, mais qui ne l'est pas: alors que le salaire du PM est déjà couvert, la présence de PMJ pour la préparation, la mission elle-même et ses suites, ça coûtera combien aux contribuables québécois? Ou, plus directement, combien coûtera PMJ - un des «ex» auquel le gouvernement fait souvent appel?
Parce que si c'est gratuit, on aimerait bien le savoir. Mais si ça ne l'est pas, on aimerait aussi savoir combien ça coûte?
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Trop de mains sur le volant?
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Eh oui. Il se pourrait fort bien que dans votre bas de Noël, vous trouviez le résultat de l'élection québécoise.
Il y a trente minutes, à Mirabel, Jean Charest, tout en disant qu'aucune décision n'était prise pour déclencher une élection, a défini l'économie comme l'enjeu de l'heure.
Et en bon premier ministre d'un gouvernement minoritaire, il s'est plaint, comme Stephen Harper l'avait fait avant de déclencher l'élection fédérale, que les partis d'opposition, selon lui, ne seraient pas «en mode coopération».
«Quand on est minoritaire», vient tout juste de déclarer M. Charest, «ça veut dire qu'il y a trois paires de mains sur le volant» et qu'elle ne vont pas toutes dans la même direction...
M. Charest vient donc d'annuler sa participation à la mission en Chine et, comme le chat qui a avalé le canari, il a dit que ce qu'il avait entendu ce week-end du PQ et de l'ADQ l'amène plutôt «à vouloir rester près de chez-moi»!
Cherchant prétexte à déclencher, le PM s'est accroché à une déclaration faite par le chroniquement maladroit député péquiste, Sylvain Simard, lequel, se faisant une fois de plus le muscle oratoire sans avoir consulté sa chef au préalable, y est allé d'une menace à peine voilée de «défaire» le gouvernement Charest.
Bref, on regarde un déclenchement possible le 5 novembre, pour une élection le 8 décembre.
C'est à suivre.
Mais vous pouvez parier votre costume de Père Noël que le PQ et l'ADQ ne sont pas prêts pour cette élection - le cas de l'ADQ étant particulièrement précaire.
Et surtout, qu'entre maintenant et le 5 novembre (si déclenchement il y aura), Pauline Marois et Mario Dumont auront amplement le temps de vider le sujet d'un déclenchement purement opportuniste de la part d'un PM cherchant à récupérer sa majorité. Et que le jour dudit déclenchement, si élection il y a, nous passerons tous instantanément en mode électoral.
Mais avec un taux de participation diminuant d'élection en élection, au fédéral et ici, c'est à se demander combien de Québécois iront voter alors qu'on leur impose deux élections générales de suite - et les deux, essentiellement pour la même raison, soit «chacun cherche sa majorité»...
Pendant ce temps, Jean Charest y va d'une ultime contradiction: il use de l'économie comme prétexte, de l'urgence de s'en occuper face à une possible récession, mais plutôt que de gouverner, il songe à se précipiter en élections ET pour tenter d'obtenir une majorité, ET pour profiter de la faiblesse relative des partis d'opposition, ET, en bout de piste, pour y aller justement avant que la même situation économique dont il se réclame ne devienne trop lourde à porter...
Quant à Pauline Marois, son parti a beau être peu préparé et elle a beau traiter Jean Charest d'«irresponsable» en pensant à déclencher une élection, il reste que les deux scénarios possibles pour le PQ ont de quoi à lui rendre le sourire: ou le PQ récupère l'Opposition officielle, ou il prend le pouvoir.
Et quant à Mario Dumont.....
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Bas de Noël électoral?
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Une élection québécoise en plein milieu de votre magasinage de Noël, ça vous tente?
Il semble donc que Jean Charest et ses stratèges réfléchiraient à la possibilité d'une élection pour un vote soit le 1er, le 8 ou le 15 décembre. Question de sauter AVANT qu'une récession ne frappe possiblement le Canada. Personnellement, je n'y crois pas beaucoup. Mais comme la politique est une véritable boîte à surprises...
Le vaudeville autour de l'élection du nouveau président de l'Assemblée nationale montre en effet, tout au moins, que le premier ministre aimerait bien appuyer sur le bouton.
Et vous, qu'en pensez-vous?
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Le pouvoir de l'argent et l'argent du pouvoir
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On va arrêter de se raconter des histoires. Au-delà des spins des uns et des autres sur ce qu'aurait ou n'aurait pas dit Nicolas Sarkozy lors de son passage à Québec, un fait est indéniable: le président français est ouvertement et fortement favorable à l'unité canadienne. Point à la ligne.
Et c'est en cela que Sarko rompt avec la "non-ingérence et non-indifférence" - cette politique post-de Gaulle de neutralité bienveillante de la France vis-à-vis des options fédéraliste et souverainiste, mais basée dans l'avant-Sarko sur une relation tout à fait privilégiée avec le Québec par rapport à l'État canadien. Tout comme le général de Gaulle l'avait fait avec son "Vive le Québec libre!", Sarko a donc choisi. De Gaulle souhaitait la "libération" du Québec; Sarkozy préfère que son "frère" québécois demeure dans la grande maison de son nouvel "ami" canadien. Pauline Marois ne l'a pas compris, mais c'est bien ce que Sarko est venu officialiser chez-nous.
Sarko aura beau n'avoir fait qu'une "visite éclair", elle a eu l'effet d'un véritable coup de tonnerre! Pourtant, ce coup avait été annoncé d'avance, question de préparer les esprits. Au printemps, Jean-Pierre Raffarin, ex-premier ministre français avait déjà prévu la rupture prochaine de Sarko avec le "ni-ni". Le lancement des Fêtes du 400e en France confirmait le tout. Jean Charest y était absent. Ce qui a permis à Michaëlle Jean, l'omniprésente gouverneure générale, d'y briller de tous ses feux et de proclamer le 400e celui du Canada tout entier! Pour clore ce vaudeville, Sarko en a profité pour tester sa métaphore du "Canada, notre ami" et du "Québec, notre frère".
On peut être pour ou on peut être contre, mais aucun déni n'est possible: la France se rapproche rapido d'Ottawa. Pour le Québec, le résultat sera un affaiblissement de son identité internationale et de sa relation privilégiée avec la France - un problème qui, dans les faits, devrait inquiéter tant les fédéralistes que les souverainistes québécois(1).
Ce virage majeur relève de trois facteurs. Primo: le PQ lui-même. Ayant abandonné toute ambition référendaire depuis 1996 et pour un long moment encore, difficile d'exiger qu'un président français fasse semblant de ne pas le savoir! Secundo: la faiblesse des réseaux diplomatiques québécois à Paris, lesquels sont de plus en plus soumis à la diplomatie canadienne et ce, avec l'approbation tacite des gouvernements québécois depuis une décennie. Malgré la prévision de Raffarin, la diplomatie québécoise fut soit incapable, soit empêchée d'exercer des pressions suffisantes à Paris pour qu'à tout le moins, le "ni-ni" demeure. Tertio: les liens étroits qu'entretiennent Sarko et le fondateur de Power Corp., Paul Desmarais père, - sûrement l'adversaire du mouvement souverainiste le plus brillant, le plus déterminé et le plus influent, et au Canada et dans le monde.
L'ARBRE QUI CACHE LA FORET
Mais ce serait une erreur que de réduire cette communauté de vues entre Sarko et Desmarais à leur seule préférence pour le fédéralisme canadien. Je dirais même que c'est l'arbre qui cache la forêt. Sarko et Desmarais partagent aussi tout un éventail d'intérêts politiques, idéologiques et financiers.
Côté business: le dernier livre de Robin Philpot(2) fait état des intérêts de la famille Desmarais et de puissantes firmes françaises pour l'exploitation du trio gaz-pétrole-énergie nucléaire. Côté idéologique: apôtre du marché, le rôle actif de Paul Desmarais depuis des décennies dans la "préparation" de leaders politiques penchant plus à droite, ici comme à l'étranger, est de notoriété publique. Sarko a beau dire vouloir "refonder le capitalisme", parions que le résultat sera plus modeste que prévu... À preuve, cette expression candide de reconnaissance de Sarko envers son mentor: "Si je suis aujourd'hui président de la République, je le dois en partie aux conseils, à l'amitié et à la fidélité de Paul Desmarais" - admettant aussi que ce dernier lui a bâti rien de moins qu'une "stratégie" faite sur mesure pour assurer son ascension politique.
Côté politique, avec un P majuscule: Desmarais et Sarko partagent aussi une compréhension fine du pouvoir des médias. Sarko exerce son influence de manière personnelle auprès de certains patrons de médias. Desmarais, plus direct, s'en est acheté tout un chapelet!
L'IRONIE EST CRUELLE
Stéphane Dion croit dur comme fer que l'argent dépensé par les conservateurs, avant et pendant la campagne, a eu un impact sur les résultats. Hormis l'héritage empoisonné du duo infernal Chrétien-Martin et son propre manque de leadership, il a raison: l'argent, ça compte aussi. C'est même parfois le nerf de la guerre. À un point tel où si Dion a compris, à son corps défendant, que le PLC devait se donner un nouveau chef, il est fort probable que c'est parce que les bailleurs de fonds libéraux lui ont envoyé in extremis un message net, clair et sans pardon: no new leader, no new money!
Faisant trop tard le constat du pouvoir de l'argent, l'ironie est cruelle pour celui qui n'a pas hésité, en 1996, à se joindre au même gouvernement qui, avant, pendant et après le référendum de 1995, combattait l'option souverainiste à coups de centaines de millions de dollars pendant que le camp du OUI faisait avec beaucoup, beaucoup moins...
Morale de ces deux histoires: argent et pouvoir forment le plus vieux couple de l'histoire humaine... Et qui s'y frotte, s'y pique.
(1) LEGAULT, Josée. "Le Québec s'efface au profit d'Ottawa", Courrier international, 22-28 mai 2008.
(2) PHILPOT, Robin. Derrière l'État Desmarais: Power, Les Intouchables, 2008.
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PQ & PLC: deux siamois politiques?
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Bon, bon, bon. On dirait bien que le dos de Pauline Marois est en train de devenir une cible de choix.
Primo: dès le soir de l'élection fédérale, étant donné le bon score du Bloc, certains se demandaient déjà si Gilles Duceppe ne ferait pas mieux finalement d'aller remplacer Pauline Marois, le temps venu. Plus ça change...
Secundo: ce week-end, à la réunion des présidents et présidentes du PQ, le refus de Mme Marois de comprendre et de dénoncer le virage pro-unité canadienne pourtant évident de la France sous Sarkozy risque de lui faire passer un mauvais quart d'heure.
Tertio: avec sa collection de beaux-pères, ses coffrets dégarnis, ses apparatchiks indélogeables même lorsque le chef change, ses luttes de pouvoir interpersonnelles et la reprise ad nauseam des mêmes rivalités pour le leadership, on ne sait plus si le PQ est devenu comme le Parti libéral du Canada, ou si le PLC est devenu comme le PQ!
Dernière salve à ce chapitre: celle de Diane Lemieux, ancienne leader parlementaire du PQ et une pro-André Boisclair à qui Pauline Marois avait maladroitement retiré cette responsabilité.
Dans Le Soleil d'aujourd'hui, mon collègue Gilbert Lavoie rapporte que Mme Lemieux questionne la franchise de Pauline Marois et qu'elle «est scandalisée de la collusion de son parti avec l'Action démocratique (ADQ) pour imposer François Gendron à la présidence de l'Assemblée nationale. Elle y voit un manquement à la parole donnée, elle estime que François Gendron n'est pas loin du conflit d'intérêts dans cette stratégie et elle est persuadée que Pauline Marois a entériné cette stratégie pour remplacer Gendron par quelqu'un de plus compétent au poste de leader parlementaire.»
Va pour le tir ami..
Il reste que le tout s'est sérieusement envenimé cet après-midi lors de l'ouverture de la session. Prenant un ton grave et citant Mme Lemieux, Jean Charest a qualifié de «bris de confiance» la manière dont François Gendron est devenu président de la Chambre.
Mais quel que soient les circonstances exactes ayant mené à ce gâchis, les électeurs risquent surtout de n'y voir qu'un bien triste spectacle au moment même où les élus ont pourtant bien d'autres chats à fouetter.
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La vendetta de Powell
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Quelle drôle de coïncidence.
Juste comme le film W. d'Oliver Stone sort sur les écrans, montrant Colin Powell, l'ancien Secrétaire d'État républicain du même George W. Bush, s'opposer à l'invasion de l'Irak en 2003, puis roulé dans la farine par son obéissance finale à son Président, le voilà, à deux semaines de l'élection présidentielle, sortant en faveur de Barack Obama, le démocrate.
Sûrement un coup fatal à John McCain. Même Saturday Night Live n'y pourra rien...
Comme la vengeance doit être est douce au coeur du soldat bafoué....
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Ma collègue Chantal Hébert écrit que «que les ténors souverainistes semblent être les seuls à se passionner pour l'exercice qui consiste à faire l'exégèse du discours pro-Canada prononcé par le président français Nicolas Sarkozy à l'Assemblée nationale.»
Pourtant, autant d'«exégèses» nous sont venues de Lawrence Cannon, de Benoît Pelletier, de Jean Charest, Josée Verner (et oui, elle parle, mais seulement APRÈS les élections), et même de Monique Gagnon-Tremblay, selon laquelle, ce discours signifierait la fin du mouvement souverainiste. Ne manque plus que le grain de sel de Justin.
Sur une note plus sérieuse, m'est avis que ce discours marque en effet un tournant majeur dans la politique française envers le Québec et le Canada - un tournant qui s'annonçait d'ailleurs déjà amplement et clairement le printemps dernier, comme je l'avais écrit à l'époque.
J'y reviendrai cette semaine.
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Maître Trudeau & maître Lévesque
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Hier soir, sur LCN, l'animateur Denis Lévesque a réussi, subtilement, à faire avouer à Justin Trudeau son ambition de devenir premier ministre, un jour, comme son papa légendaire.
«Tout est possible», a répondu un Justin Trudeau quelque peu fébrile à la pensée de la course au leadership se pointant au PLC.
De toute évidence, personne n'excelle dans le milieu politique sans être pourvu d'un égo et d'un portefeuille bien nantis... Dans ce département, le jeune et charmant Justin Trudeau n'a rien à envier à qui que ce soit au PLC.
Voyant Denis Lévesque lui arracher habilement ce «tout est possible!», je n'ai pu m'empêcher de penser à la fable de Lafontaine - Le corbeau et le renard. (Comme quoi, lorsqu'un Trudeau rencontre un Lévesque, il se passe toujours quelque chose d'intéressant...).
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En guise de pause plus légère après une longue campagne électorale, voici donc un pastiche de cette fable basé sur l'entrevue en question:
Maître Trudeau, sur sa chaise perché,
Tenait en sa bouche un hommage.
Maître Lévesque par l'ego intrigué,
Lui tint à peu près ce langage:
«Et bonjour Monsieur du Trudeau.
Que vous êtes joli! Que vous me semblez beau!
Sans mentir, si votre bagage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le futur premier ministre d'Ottawa?».
À ces mots, le Trudeau ne ne sent pas de joie;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre la bouche et laisse tomber de soi:
«Tout est possible!».
Le Lévesque s'en saisit et dit: «Mon bon Trudeau,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un vote sans doute.»
Le Trudeau surpris et confus
Jura mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
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Une démocratie malmenée
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De tous les chiffres lancés au lendemain de l'élection, certains font plus mal que d'autres. Seulement 57,5 % des électeurs inscrits ont voté, soit une chute inquiétante de 10 % du taux de participation par rapport à 1997. (Au moment de mettre sous presse, le taux de participation était de 57,5%. Le taux final est de 59,1%.)
Le PC reste au pouvoir grâce à seulement 37 % des voix, alors que 63 % des Canadiens ont tourné le dos à la vision néo-conservatrice de Stephen Harper. Comme quoi le mouvement Anybody-but-Harper fut réel. Son problème fut sa division entre quatre partis. D'où son incapacité à défaire le Parti conservateur.
Résultat, compte tenu du taux de participation, le soutien réel au PC n'est que de 21%, et ce, même si le PC a augmenté son nombre de députés. Constatation incontournable: la démocratie canadienne sort de cette élection avec un méchant œil au beurre noir.
Et pourtant, Harper affirme avoir reçu un "mandat solide" pour poursuivre le programme de son gouvernement et se dit pleinement en mesure de "représenter les valeurs des Canadiens"... Fort de la division des partis d'opposition et de la faiblesse de Stéphane Dion, le premier ministre s'est donc réjoui de voir "la troisième élection consécutive où le Parti libéral - un jour appelé le "parti naturellement au pouvoir au Canada" - baisse quant au nombre de sièges" [sic]. (Note au PC: trouvez-vous des rédacteurs francophones, ça presse!)
TROIS INQUIETUDES
Malgré la victoire minoritaire du PC, on voit donc que la stratégie "étapiste" de Harper visant à profiter lentement mais sûrement de la division du vote non conservateur et de l'affaiblissement du PLC fonctionne. Du moins, pour le moment. D'où sa première inquiétude: d'ici la prochaine élection, en se donnant à terme un nouveau chef plus efficace, le PLC réussira-t-il à se remettre sur pied? Face au PM le plus à droite de l'histoire moderne du pays, c'est bien là le dernier espoir restant aux Canadiens anglais centristes ou de centre-gauche. (Note au PLC: En attendant la prochaine course au leadership, Stéphane Dion doit quitter pour permettre au PLC de se donner un chef par intérim capable au moins de tenir le fort à la Chambre des communes.)
Deuxième inquiétude de Harper: le Bloc. Malgré l'appel du chef conservateur à faire partie du conseil des ministres et tous les mamours qu'il a faits au Québec en brandissant sa sainte trinité de la "reconnaissance" de la nation, d'une place à l'UNESCO et d'un règlement partiel du déséquilibre fiscal, le Bloc a bel et bien "bloqué" une majorité conservatrice. Électoralement parlant, le Québec est devenu un État dans l'État canadien. La présence du Bloc à Ottawa est parfaitement légitime, mais Harper doit trouver que sa force commence à ressembler à la boutade d'Yvon Deschamps: un Québec indépendant dans un Canada uni! D'où le problème de Harper: que faire si ça se reproduit à la prochaine élection?
Troisième inquiétude: comment gouverner à SA manière? Contrôlant jusqu'aux moindres soupirs émanant de ses propres ministres, Harper doit se demander comment diable il fera passer sa vision au Parlement dans une situation appelant le compromis et la collaboration. Même si AUCUN parti d'opposition ne pourra repartir bientôt en élection, comment fera Harper pour imposer ses projets de loi les plus controversés si l'opinion publique finit par se lasser dans l'éventualité où il recourrait à nouveau à un usage répété des votes de confiance pour faire plier l'opposition? DOMMAGES COLLATERAUX
La surconsommation de sondages. Jamais les médias n'ont eu autant recours à autant de sondages faits par autant de firmes et dont les résultats auront autant varié d'une compagnie à l'autre. Les électeurs ont donc été bombardés de données anormalement disparates et, dans certains cas, peu fiables. Et quand on sait que les sondages influencent une partie de l'électorat...
L'analyse politique. Selon la firme Influence Communication, l'analyse politique non partisane - par des chroniqueurs ou des politologues - occuperait de moins en moins de place dans les médias québécois. Pendant cette campagne-ci, il n'y aurait eu que 9 % d'analyses non partisanes, alors que des candidats à l'élection et des spin doctors officiellement ou officieusement attachés à un parti ont dominé l'espace médiatique. On est loin de la parité et il serait temps d'y voir. Même CNN offre à ses auditeurs un meilleur équilibre entre spin doctors et analystes politiques! Que les spin doctors vendent leur salade n'est pas un problème en soi. Ça fait partie de la joute démocratique. Mais il serait aussi important que les francophones aient à nouveau droit à plus d'analyses non partisanes de ce que contiennent lesdites salades. (La cerise sur ce sundae: même le député fédéral André Arthur a maintenant sa quotidienne à TQS! Comme confusion des genres, c'est dur à battre.)
Le respect et le civisme. Malgré des enjeux politiques et idéologiques pourtant importants pour l'avenir du pays, cette campagne fut la plus laide, la plus négative et la plus mesquine que les Canadiens aient vécue. Les stratégies de communication du PC, collées en partie sur celles du Parti républicain, y ont été pour beaucoup. De toute évidence, le tout a levé le cœur de nombreux électeurs. Ce qui, j'avancerais, a justement contribué à produire un taux de participation extrêmement bas...
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Au-delà des «gaffes»
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À une journée du vote, c'est l'heure des bilans. Donc, on parle et on écrit beaucoup sur les «gaffes» et les erreurs tactiques des uns et des autres.
Mais au-delà des «gaffes», quel aura été pour vous LE moment, L'engagement, L'enjeu, LA déclaration, LA philosophie, LA vision, etc.., qui vous aura le plus marqués, frappés ou interpellés durant cette campagne électorale ?
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Trop peu, trop tard?
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Pour ce qui est du Parti conservateur au Québec, c'est ce qu'on saura mardi soir...
Aujourd'hui, dimanche, à moins de 48 heures du vote, Stephen Harper passe la journée à Québec, où certains de ses ministres risquent de perdre leurs sièges aux mains du Bloc.
Surtout, il martèle son message aux Québécois: faîtes partie du pouvoir avec nous, et non des estrades avec le Bloc!
Un message qui arrive TRÈS tard dans la campagne, alors que son mentor, Tom Flanagan, lui avait pourtant conseillé d'en faire ainsi il y a de cela déjà deux semaines...
Petit rappel là-dessus de mon billet du 28 septembre dernier «un virage tactique»:
Ce matin, je participais à un panel d'analystes sur le réseau CBC avec Tom Flanagan, mentor et conseiller de Stephen Harper.
Constatant que les coupures dans la culture et l'annonce du premier ministre sur les jeunes contrevenants n'avaient pas aidé le Parti conservateur au Québec, il proposait un «virage tactique» pour Monsieur Harper en vue des deux dernières semaines de la campagne.
Ma traduction de ce que Tom Flanagan disait. «Je lui dirais d'aller au Québec et de dire: regardez, on va gagner, et on veut que vous soyez au pouvoir. Ne vous isolez pas, ne restez pas à l'extérieur du pouvoir.» (...)
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Et pourtant, si M. Harper avait vraiment voulu convaincre les Québécois de lui donner quelques «ministrables», il n'avait qu'à leur dire: «mais, voyons donc! Vous ne pouvez pas me laisser avec Maxime Bernier, Josée Verner et Lawrence Cannon comme seuls ministres du Québec!...».
Bon... Blague à part...
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Une toute petite pause
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Pour des raisons familiales, je dois prendre une petite pause de mon blogue.
De retour d'ici dimanche. Promis.
Mais rien ne vous empêche de continuer à vous y exprimer. Bien au contraire!
Je vous lirai avec grand plaisir.
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Jour 32: Maman Harper
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Mercredi: Le constat est clair et répété dans tous les médias: aux deux débats des chefs, face à l'inquiétude montante sur les questions économiques, Stephen Harper a manqué d'empathie et de compassion envers ces mêmes Canadiens «ordinaires» dont il se prétend pourtant le défenseur...
Soit. Mais je persiste et signe. Plus que le manque d'empathie - un problème important en soi, c'est certain -, je crois que le recul du PC dans les sondages est surtout dû à l'absence de mesures concrètes pour tenter de protéger les Canadiens de la tempête financière qui gronde. (Aujourd'hui, Harris-Decima place le PC à 31%, le PLC à 27%, le NPD à 20% et le Parti vert à 12% - soit un petit écart de 4 points entre les conservateurs et les libéraux).
Pis encore, dans son entrevue donnée hier soir au National de CBC, Stephen Harper s'est même réjoui des «bonnes affaires» qu'on pourrait maintenant faire sur la Bourse... On a presque entendu Peter Mansbridge en tomber de sa chaise... Les Canadiens craignent pour leur sécurité économique et le PM se réjouit que les gens ayant beaucoup d'argent puissent profiter des malheurs des autres? Ouch...
Et comme en culture, où M. Harper justifiait son «amour» de la chose en se montrant taquinant le piano et en nous racontant que sa fille prenait des leçons de ceci ou de cela, hier soir, tout ce qu'il a trouvé à dire aux Canadiens inquiets était que oui, il en était très conscient. Et pourquoi? Parce que sa MÈRE était inquiète en ouvrant ses relevés d'investissement! Maman Harper est inquiète.
Et c'est là que la philosophie ultraconservatrice se révèle sous sa forme la plus claire, la plus simple : tout est personnalisé, l'individu seul compte. Quant au bien commun, on repassera.
Ce qui explique l'absence de mesures gouvernementales concrètes.
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