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29 mars 2007, 12:00

Boisclair n'est pas le problème

André Boisclair n'a pas l'étoffe d'un chef. L'homme n'est tout simplement pas à sa place. Sous sa gouverne, le Parti Québécois a fait une chute vertigineuse, passant de 50 % à 28 % d'appuis. Mais Boisclair n'est pas LE problème. Il n'en est que la manifestation. Un effet, et non la cause.

LE problème au PQ remonte à très loin. Le problème, c'est celui d'une base militante qui veut l'indépendance, mais qui se donne des chefs qui finissent par vouloir se contenter d'autre chose. D'où la collision frontale qui a opposé chacun des chefs du PQ à ses militants, incluant ce qui attend Boisclair. L'unique exception à cette règle: Jacques Parizeau, le seul à avoir toujours visé le même objectif que sa base, soit l'indépendance pure et simple.

Bref, le PQ "mange ses chefs", comme le veut le cliché, lorsque les militants finissent par constater que le patron veut passer à autre chose. René Lévesque l'a fait avec son "beau risque". Pierre-Marc Johnson, avec l'"affirmation nationale". Lucien Bouchard avait ses "conditions gagnantes" et Bernard Landry préférait le déséquilibre fiscal.

Et maintenant, Boisclair s'empresse de se servir de sa cuisante défaite pour remettre la souveraineté, et non seulement le référendum, aux calendes grecques. Alors, comment se surprendre que, hormis Bouchard, qui s'est sauvé avant que son parti ne l'empale, chacun de ces chefs ait été congédié par sa base?

Si Jean Charest avait mis son fédéralisme en veilleuse après sa défaite électorale de 1998, je vous passe un papier que les libéraux, eux aussi, se seraient servi leur chef en escalope bordelaise...

En d'autres termes, méfiez-vous des clichés sur les "méchants purs et durs" "tueurs de chefs", ces ingrats qui ne méritent même pas leurs chefs! Et méfiez-vous de ceux qui disent vouloir "changer" le PQ, alors qu'ils n'aimeraient rien de mieux que d'échanger son option pour un nationalisme plus traditionnel.

La question à 20 millions $!

Mais, vous me demanderez, comment se fait-il qu'un parti de militants indépendantistes se soit presque toujours retrouvé avec des chefs qui finissaient par vouloir autre chose? La question à 20 millions $!

On arrive enfin au VRAI problème, soit le gigantesque malentendu qui s'est installé entre René Lévesque et ses militants dès le début, et qui perdure toujours.

En 1968, le PQ s'est présenté comme le véhicule de l'indépendance. Il n'y avait même pas de référendum de prévu. L'élection d'un gouvernement péquiste devait mener à l'indépendance. Le malentendu, le vice de fabrication au départ, c'est que Lévesque lui-même visait plutôt une nouvelle entente négociée d'"égal à égal" avec le Canada, une nouvelle confédération entre ce qu'on appelait les "deux peuples fondateurs".

C'est d'ailleurs ce qui fut soumis au référendum de 1980. C'était du SUPER autonomisme. Lévesque fut un premier ministre exceptionnel. Mais contrairement à un Pierre Bourgault ou un Parizeau, il n'était pas indépendantiste. Ce qui fut aussi le cas pour Pierre-Marc Johnson, Lucien Bouchard, Bernard Landry (qui, en 2003, prônait une "union confédérale"), et Boisclair.

La plupart de ces chefs ont été de grands nationalistes, de grands défenseurs du Québec. Mais face aux obstacles, ils ont tous eu le réflexe de chercher à diluer l'option de leur parti ou de s'occuper à autre chose.

Je sais qu'il fait chic dans les beaux salons de caricaturer les militants d'un parti qui se prétend pourtant être le seul vrai "parti de base" en Amérique. Mais que l'on épouse ou non l'option indépendantiste, pourrait-on, au moins, avoir l'honnêteté intellectuelle de reconnaître que si ces chefs viennent à voir l'option du PQ comme un boulet, ou à considérer leurs propres militants comme de dangereux radicaux bons pour l'asile, ce sont peut-être ces mêmes chefs qui devraient se choisir un autre parti?

Et ça tombe bien. Il y a justement un parti nationaliste, non indépendantiste, pas radical du tout, propre de sa personne et en pleine montée qui recrute en ce moment. Ça s'appelle l'Action démocratique.

Et maintenant?

Alors, que reste-t-il pour les indépendantistes? Plutôt que de chercher un "sauveur", un charismatique illuminé ou un jeune pour faire jeune, choisir un chef qui veut VRAIMENT travailler à l'indépendance.

Refaire le pont entre la souveraineté et ce qu'on appelait le "projet de société". Bref, retrouver son âme sociale-démocrate. Renouer avec la défense de l'identité québécoise. Le silence assourdissant du PQ sur les accommodements raisonnables a envoyé bien des souverainistes à l'ADQ.

Avec l'ADQ, le centre-droit et le terrain de l'affirmation nationale sont en de très bonnes mains. Mais si le PQ, comme l'annonce Boisclair, retourne jouer sur ce même terrain, il finira un jour dans le grand cimetière des partis politiques.

Face à l'ADQ de Mario Dumont, il deviendra tout simplement inutile.

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David Lépine a dit :

l'indépendance ou le pouvoir ?

Tout à fait juste comme analyse. Tous les chefs péquistes font face à ce grand dilemme, c-à-d choisir entre le pouvoir ou la pureté des idéaux. Si on choisit le pouvoir, on doit diluer les idéaux indépendantistes dans l'espoir d'y revenir le moment propice venu ( conditions gagnantes). Si on choisit la pureté indépendantiste, on se condamne à rester dans l'opposition, donc à ne pas pouvoir la réaliser.

Quand vous faites l'éloge de M. Parizeau, vous oubliez de mentionner qu'il s'en allait droit dans le mur en 1995 et ce n'est que le ''pragmatique'' Bouchard qui a sauvé la campagne référendaire.

Le PQ peut devenir idéaliste et pur, il fera comme le NPD au fédéral, dans les bonnes années il frise le 20% du vote, et parfois il baisse à 11-12%, mais il n'a jamais menacé de prendre le pouvoir et de mettre en vigueur ses politiques. Il se contentera de victoires morales dans des dossiers obscurs, un peu comme le Bloc à Ottawa.

Les carottes sont cuites pour le mouvement et son choix ne sera pas facile et ne mènera pas à l'indépendance bientôt.

# 29 mars 2007, 09:51

Valérie Augier a dit :

50% de problème

Hummm! Je ne suis pas entièrement d'accord avec vous. Au contraire, je pense que non seulement André Boisclair n'a pas l'étoffe d'un leader politique mais qu'en plus c'est la raison principale pour laquelle le Parti Québécois a fait cette fameuse chute vertigineuse. Je pense que d'être politicien et pouvoir réussir dans le milieu c'est un peu comme d'être un bon vendeur, plus vous avez du bagout et plus vous vendez !

# 29 mars 2007, 09:52

Jean Turcotte a dit :

Ceux qui n'ont pas compris leur ont fait comprendre ce qu'ils comprenaient...

Longtemps, nous avons entendu dans le langage des membres du Parti Québécois qu'il y a avait "ceux qui comprenaient" et les autres. De plus en plus, alors que passaient les années et les élections, le PQ s'est érigé en parti doctrinaire voué à la souveraineté, s'arrogeant l'exclusivité de cette option. Toutefois, il a su quelque peu diluer les termes: d'indépendance à souveraineté, de référendum à consultation populaire, de social-démocratie à parti centriste de gauche...

Longtemps, les membres du PQ s'imaginaient les seuls à pouvoir se draper dans le fleurdelisé et cela toute l'année. Le nationalisme et tout ce qui pouvait légèrement fleurté autour du concept était leur territoire.

Un certain cynisme s'est installé au fil des ans. "Ceux qui ne comprennent pas" devenaient des êtres pour qui la politique s'avérait un concept abstrait et difficile à maîtriser. C'est exact que leurs chefs, de René Lévesque à Bernard Landry, possédaient de la stature. Que leurs membres pouvaient décliner les crédos autant politique, économique et social de manière à laisser croire qu'en-dehors du PQ point de salut.

Mais voilà que ceux qui n'avaient pas compris viennent de faire comprendre au PQ - pas seulement à son chef- qu'ils comprennent la société de manière différente. Quel sacrilège politique! Rapidement, pour contrer une vague ou encore pour recentrer les discussions, les membres du PQ vont abattre ce chef qu'ils ont démocratiquement élu... au premier tour de scrutin. Ils vont sans doute se retourner vers leurs vieux mentors que sont les Landry, Parizeau et Marois, revivifier l'aile gauche du parti, accuser Québec Solidaire et le Parti Vert, apostropher les souverainistes n'ayant pas voté et que sais-je encore... Tout pour ne pas heurter la doctrine. C'est-à-dire exactement là où les gens leur ont fait savoir qu'une idée ou idéologie lorsqu'elle ne se change pas en réalité au moment opportun, risque de devenir obsolète.

Mais au PQ on ne voit pas les choses ainsi...

# 29 mars 2007, 09:59

Michel Rochette a dit :

La chaise musicale...

À ce que je sache, tous les partis ou organisations de la gauche sont chaotiques de par la volonté de respecter la "démocratie absolue" qui oblige à chaque décision un consensus. Évidemment cela engendre des discussions, du lobbying et toutes sortes de manifestations qui font en sortes qu'il y a toujours un regroupement de personnes qui ne sont pas d'accord avec la décision finale et qui un de ces 4 décident de remplacer celui qui s'est fait proposer ou élire pour diriger toute la gang.

# 29 mars 2007, 10:01

Paul Proulx a dit :

Montréal et Laval se dressent contre le Québec

Cette analyse de l'idée de l'indépendance est juste du point de vue des chefs politiques qui l'ont véhiculée. Mais vu sur le terrain, c'est autre chose. Le peuple québécois de vieille souche est plutôt frileux. Il a des réflexes d'anciens colonisés perspicaces pour choisir son bourreau depuis qu'il a acquis, après l'insurrection de 1837, le droit d'être représenté. Le contexte historique nous a rendus génétiquement prudents. Nous avons gagné en 1939 le référendum contre notre participation à la Deuxième Guerre mondiale. Qu'en est-il advenu? Nous avons servi de chair à canon au débarquement de 1944 en Normandie. Les chefs politiques connaissent l'écho des régions. Ils savent pertinemment que la souveraineté passe par les « provinciaux » comme disent dédaigneusement les Français. Ce n'est pas un parti politique qui propose l'indépendance, c'est le peuple à travers ses élus. Sous cet angle, on comprend l'ajustement des politiciens. Si Jacques Parizeau en est venu à un poil de faire triompher la souveraineté, il faut dire que c'est à cause de l'échec du lac Meech et de Montréal. Malgré la prudence populaire à l'égard de cette option, les gens étaient prêts à l'endosser. Lors du dépouillement des votes du référendum de 1980, le OUI l'emportait, plus légèrement qu'en 1995, jusqu'au moment où est apparu le résultat de notre métropole. L'erreur de J. Parizeau, c'était de faire porter le fardeau de la défaite par les groupes ethniques et le pouvoir économique. S'il avait dit que le référendum était perdant à cause de la ville de Montréal, personne ou presque n'aurait relevé son allégation. Le Québec est divisé en deux : Montréal et Laval, deux îles contre le continent. Cette dualité a tué l'idée d'indépendance plus que les chefs péquistes qui se sont usés à la défendre. Après 30 ans d'attente, la fatigue a paralysé les souverainistes plus qu'autre chose. Le PQ survivra-t-il à la prochaine élection?

# 29 mars 2007, 10:02

François Ethier a dit :

Bye Bye Boisclair...

Je pense que si André Boisclair n'a pas compris le message , il a un problème. Les Québécois ne veulent pas d'un chef opportuniste qui n'a pas de la graine de leader. Il est le pire chef que le PQ aura jamais eu. En juin , il n'aura d'autre choix que de se tasser parce que la pression sera trop forte sur ses épaules. Il est déjà critiqué et le jour J ne vient que passé. Il n'aura été qu'un mauvais souvenir dans les anales du Parti qui ne rend plus honneur à son fondateur de l'époque. René doit se retouner dans sa tombe quand il voit la tournure des événements.

Certain voit Pierre Curzi comme prochain chef. Je dois bien admettre que j'ai un doute sur ce potentiel candidat. Est-ce que Francois Legault serait le mieux placé pour gouverner le PQ?

L'ADQ sera encore plus fort aux prochaines élections et je ne pense pas que le PQ redeviendra au top avant un bon bout. Je dirais même que plusieurs candidats du PQ deviendront candidats pour l'ADQ. La gaffe de Boisclair est d'avoir mal joué ses cartes en se qui concerne la souveraineté. Il n'a pas compris que le Québec ne veut pas en entendre parlé pour l'instant. Si le Mariage PLQ et ADQ donne des bons résultats , le PQ n'en sera que perdant encore plus.

Je me questionne même sur le futur du PQ. Est-ce qu'il est rendu dépasser? A-t-il encore sa raison d'être? Les prochaines élections nous aideront à répondre à quelques questions essentielles.

# 29 mars 2007, 10:08

Michèle Tremblay a dit :

Le pathos versus la logique

Remarque fort pertinnente entendue cette semaine à la radio de R.-C. : "Le projet de l'Indépendance est plus populaire que le P.Q. et le P.Q. est plus populaire que Boisclair."

Je ne suis certes pas la fille la plus politisée du Québec, loin s'en faut. Mais si je peux me permettre de profiter de cet espace qui m'est alloué pour dire ce qui personnellement me fatigue de Boisclair, je dirai ceci : il s'adresse à notre émotivité plutôt qu'à notre intelligence. J'en veux pour exemple la fois où il nous a promis, sur le typique ton en crescendo du politicien caricatural, que nous aurions une équipe digne de celle de René Lévesque.

Que du vent !

Il cherche à nous émouvoir, et non pas à nous faire réfléchir. Il aurait été plus à sa place au cinéma... ou en info-publicité !

C'est pourquoi mon vote est allé à Françoise David. Logique, rigoureuse, articulée.

Par contre, si de deux maux il faut savoir choisir le moindre, j'aurais nettement préféré le théâtral Boisclair à l'arnaqueur Charest !

# 29 mars 2007, 10:09

Sylvain Pichette a dit :

Utopie politique

Le Parti Vert et Québec Solidaire semblent avoir fait bonne figure, malgré le peu de votes obtenus dans chacun des comtés. Dans ceux de ma région, le nombre de votes obtenus par chacun de ces deux partis tournait autour de 1000, ce que je trouve bien. Si le Parti Québécois tient à rester à droite, il risque de disparaître au profit de Québec Solidaire.

Vous faites allusion à Pierre Bourgault. Si je me rappelle de ce que j'ai entendu de cette époque, il semble que son parti, le RIN (Ralliement pour l'Indépendance Nationale), était plus radical que le MSA (Mouvement Souveraineté-Association) formation dirigée par René Lévesque. René Lévesque a fusionné les deux partis pour former le Parti Québécois afin de faire taire les radicaux, paraît-il. Se pourrait-il que le PQ disparaisse afin de faire renaître le RIN, aussi radical qu'à l'époque? Deux partis souverainistes, de gauche tous les deux, un plus modéré (QS) et l'autre, plus radical (RIN) qui irait chercher les purs et durs du PQ. Si nous sommes prêts à élire des gouvernements minoritaires au Québec, pourquoi ne pas avoir les deux partis indépendantistes de gauche au pouvoir et à l'opposition officielle? Ce serait mieux que deux partis de droite à ces mêmes positions, comme on le vit actuellement.

# 29 mars 2007, 11:31

Martin Rochon a dit :

la souveraineté sera toujours présente jusqu'à sa réalisation

Je ne pense pas que le PQ va mourir avec l'idée de l'indépendance puisque encore 40% des québécois appuient ce projet et le parti politique pour s'y rendre manque peut-être un peu de gaz en ce moment, mais il s'agit de faire le plein et c'est reparti. C'est pas Dumont qui va arrêter 170 de combat pour faire du Québec un pays. L'idée a toujours vécu et vivra toujours dans l'esprit au moins du tiers de la population. Ce n'est pas une idée dépassée dans le sens qu'elle fait partie de notre histoire et personne ne peut nier ça.

Dumont parait très fort et rafraichissant en ce moment, mais nous verrons assez rapidement qu'il ne sait même pas ou il s'en va avec son autonomie. C'est un parti avec des concepts politiques très vagues pour justement rien promettre et s'il ne réussit rien, bien il aura tenu ses promesses. Avec une équipe inexpérimentée, je ne pense pas que Dumont va bien paraitre, lui peut-être, mais pas tous ceux qu'il va représenter. Il y a plusieurs députés qui sont là et ne comprennent même pas pourquoi!

L'idée de la souveraineté a connu des creux encore pire que maintenant et c'est pourquoi c'est pas mort. Si Dumont veut se lancer dans une réforme constitutionnelle, ça va seulement aider la souveraineté comme Meech et Charlottetown. De toutes façons, il y aura des élections en 2008, on verra ou sont rendus les québécois dans leur jugement de Dumont et de son équipe inexpérimentée et influençable!

Je ne vois pas pourquoi l'idée de la souveraineté disparaitrait au Québec quand elle commence à faire son bout de chemin en Colombie-Britannique et en Alberta. Les Québécois se battent depuis plus de 40 ans et ils vont peut-être arriver 2e ou 3e à la ligne d'arrivée de la souveraineté. Le Canada est voué à l'échec à la grandeur du pays parce que justement ce pays est beaucoup trop diversifié culturellement pour en faire qu'un seul. Il y a de plus en plus de pays dans le monde et tous fonctionne mieux en étant un pays, pourquoi pas le Québec?? Pensez-y.

# 29 mars 2007, 11:34

Béatrice André a dit :

Boisclair est le problème !

Mais si le problème c'est Boisclair ! Autour de moi, le jour des élections, j'ai entendu des gens dire qu'ils votent habituellement pour le PQ, mais qu'ils ne le feront pas cette fois-ci parce qu'ils n'aiment pas Boisclair ! Pourquoi ? Parce que le gars semble mettre plus d'ardeur à cultiver son image qu'à se battre pour l'indépendance du Québec. Parce qu'il fait le pitre à la télé, parce qu'il a l'allure d'un vendeur d'assurances plutôt que celle du reposant père de famille hétéro plus susceptible de plaire à la majorité des électeurs. Connerie ? Pas du tout ! Soyons honnêtes ! Au Québec comme ailleurs dans notre monde occidental, nous sommes nombreux à n'avoir aucun préjugé envers les homosexuels, les candidats originaires d'ailleurs que le Québec. Mais il y a encore une part de l'électorat qui est soit franchement homophobe et raciste, soit qui n'est pas prête à voter pour un homosexuel, un Noir ou un Asiatique. Ou une femme !

Et puis ça fait belle lurette qu'il n'y a pas de chef rassembleur au PQ ! Quelqu'un qui ait VRAIMENT à coeur de se battre POUR l'avenir de son pays, au lieu de se battre plutôt pour son avenir personnel en tant qu'homme politique. Ça fait un moment que le discours du PQ vise à attaquer ses concurrents, et non à convaincre les Québécois que l'indépendance est encore à notre portée. Résultat : nombreux sont ceux qui n'y croient plus et votent ailleurs. Non plus pour la souveraineté, mais contre le Parti Libéral. Ça dilue les votes, et le PQ y perd ses plumes.

Et je profite de cette tribune pour crier mon ras-le-bol de ces campagnes électorales racoleuses ! De ces coups bas, ces pancartes partout qui pourrissent le paysage. Ces personnages politiques qui se prostituent devant les sorties de métro en allant serrer hypocritement des mains, qui rivalisent d'audace et de stupidité pour attirer l'attention ! Au lieu de perdre votre temps et le nôtre en investissant à fond dans la pub, battez-vous plutôt pour votre cause !

# 29 mars 2007, 11:35

France Hardy a dit :

L'homophobie des québécois ?

Si la séparation du Québec avait eu à passer elle serait passée avec René Lévesque maintenant c'est dépassé, on n'y croit tout simplement plus.

Quant à la déchéance du parti québécois on se demande si elle est attribuable à André Boisclair?

la réponse est OUI et NON.

NON parce que depuis René Lévesque la déchéance s'est faite peu à peu au fil des ans, des mandats et des chefs.

Les gens n'y croient plus autant, le rëve de plusieurs est devenu inaccessible.

Et OUI et c'est dommage, les québécois sont quelques peu hostile face à l'homosexualité du chel du PQ, les gens ne comprennent pas que cet état d'être n'empêche pas d'avoir du talent, qu'est-ce-que vous voulez les Québécois sont comme ça.

Mais il serait plus facile de croire que M.Boisclair n'a tout simplement pas l'étoffe d'un chef.

# 29 mars 2007, 11:39

Lyne Gauthier a dit :

Vouloir l'indépendance

Le PQ est en train de creuser son propre tombeau et on en a eu la preuve avec les élections du 26 mars. À force de trop vouloir l'indépendance du Québec, on dirait qu'ils oublient qu'il faut d'autres enjeux pour être élus et il leur manque un petit quelque chose qui les rendrait plus sympatique aux yeux de la population. Un parti qui devra malheureusement revoir ses priorités et surtout revoir leur raison d'être, parce qu'avec des résultats aussi pourri que lundi derniers, les péquistes comprennent qu'ils ne sont plus dans les bonnes grâces des québécois. Ils devront s'ajuster ou sinon disparaîtrent. Reste à voir comment les prochains mois se dérouleront pour tout le monde...

# 29 mars 2007, 13:34

Francine Charbonneau a dit :

À qui la faute?

La part de responsabilité de Boisclair dans ce que l'on décrit peut-être trop rapidement comme un immense échec (rappelons-nous, quand même, que les trois organisations sont arrivées côte à côte) est difficile à cerner. D'une part, c'est vrai, il n'est pas aimé. Sa candidature, aux dires de "vieux" péquistes, a été retenue plus parce que l'on croyait qu'il serait celui qui rallierait les jeunes que pour ses compétences intrinsèques. D'autre part, Boisclair a clairement annoncé qu'un référendum aurait lieu s'il était élu. Et si c'était les électeurs qui avaient pris peur? Et si, contrairement à ce que vous semblez prétendre, le problème n'était pas que Boisclair ne soit pas assez "radical" pour ses partisans, mais l'inverse? Et si les élceteurs se complaisaient eux aussi dans le statu quo?

# 29 mars 2007, 13:54

Marc Pouliot a dit :

Une erreur de jugement, dûe en partie à la désinformation...

J'avais tort et je dois me remettre en question, j'ai jugé ,en me fiant aux écrits de journalistes complaisants qui malheureusement ne font plus (pas tous) leurs travail d'analyse en profondeur pour aller vraiment au fond des choses, et au-delà de ça il y un constat que je dois faire ...c'est à quel point j'étais déconnecté (je crois qu'en vieillissant nous sommes en mesure d'avouer des réalités du quotidien dont nous savons l'existence, mais dont nous ne voulons pas entendre parler) et je ne crois pas être le seul. Ces faits sont qu'il était clair que Boisclair ne serait pas en mesure de convaincre l'électorat de par son langage qui n'est compris que de certaines gens donc qui ne rejoint pas la masse. Cette masse il faut s'en rendre compte elle est la voix du peuple (la majorité). Que les idées que véhiculait le PQ n'étaient pas très nouvelles. Que la notion de peuple a été reprise par M.Dumont au dépens du PQ (sans que ce dernier ne réagisse (que ce passe-t-il au PQ).Comme d'autres partis le PQ s'est tranquillement assis sur ces lauriers sans tenir compte que nous vivons dans un monde en constante évolution et que nous devons s'y adapter, et ce, d'une façon efficace et responsable sans gaspiller.

Ma réponse est sans équivoque ,,,dû aux idées véhiculées à l'intérieur du parti par des gens qui sont complètement déconnectés de la réalité et qui flotte encore sur des idéaux que nous n'avons plus les moyens d'assumés, qui en 2007 n'ont plus leurs places il s'est installés tranquillement un clivage certain avec ce que désire le peuple (la majorité) et la réalisation de leurs aspirations.

Allons au fond des choses ,donnons une chance aux coureurs que sont tous les députés adéquistes et appronfondissons leurs programme , apprenons à bien connaître les gens de leurs parti, ce qu'ils sont et ce qu'ils comptent faire. Arrêtons de prendre pour acquis que nous disent certains journalistes superficiels. Après seulement, nous pourrons vraiment porter jugement !!!

# 29 mars 2007, 13:55

David Bellemare a dit :

Et maintenant ?

Qui peut encore dire que l'ADQ n'a pas d'équipe ??? Je ne sais pas si vous avez remarqué. maintenant tout le monde le dit : «cette équipe manque d'expérience.»

André Boisclair n'a pas «claqué la porte», il a dit qu'il restait.

La question que tout le monde se pose en ce moment, c'est de savoir combien de temps il sera chef de ce parti en perdition !!!

De ma tour d'ivoire, j'entend les péquistes dire et répéter sans arrêt : «En perdition, en perdition, pas du tout, ce n'est qu'une défaite et le combat se poursuit ».

Des petites nouvelles pour eux autres : «le Parti Québécois a fait une chute vertigineuse, passant de 50 % à 28 % d'appuis.»

Et la «grosse» bombe dans les nouvelles ce matin. «Duceppe au PQ; Landry au Bloc ?»

Pas vraiment une grosse surprise mais une question pour le moins intéressante !!!

Autre question pertinente, est-ce que oui ou non Boisclair est le problème au PQ, en ce moment ??? Est-ce que le PQ aurait mieux fait lors de la dernière élection, avec un chef différent ? À mon avis, le PQ n'aurait pas mieux fait avec Pauline Marois, mais c'est totalement gratuit comme opinion, car dans les faits, on ne le saura jamais !!!

Enfin, Jean Charest est toujours premier ministre du Québec. J'ai du mal à comprendre ce qu'il a fait pour mériter ce deuxième mandat, mais en démocratie il faut accepter les résultats de l'élection.

Visitez le site officiel du premier ministre du Québec...

www.premier-ministre.gouv.qc.ca

P.S. J'aimerais beaucoup voir Gilles Duceppe diriger le PQ, car pour être chef d'un parti, il faut généralement être un vrai chef !!!

# 29 mars 2007, 13:56

Jean Desjardins a dit :

Renouvellement

Le problème avec le PQ, ce sont ses militants. Ils ne semblent pas être au courant des opinions de la population. C'est bien beau vouloir l'indépendance, encore faut-il être en mesure de livrer la marchandise, c'est-à-dire faire un pays qui saura se tenir, pas juste sur papier.

Et ça, la population est très capable d'évaluer la capacité de ce ''pays'' à être un pays. Elle en arrive à ce désolant constat que ça reste encore une théorie. Et une théorie, ça ne mène pas très loin. Voilà pourquoi le PQ aura toujours de la difficulté à se rallier le peuple. L'indépendance est un concept, mais un concept mal vendu.

# 29 mars 2007, 13:58

Jean-François Garneau a dit :

On branle du chef... mais pas assez pour dire OUI

Ici, la question nationale est plus complexe que l'arbre proverbial qui cache la forêt. Elle contient plusieurs strates ambiguës, du patriotisme à la gauche citoyenne.

Il y a plus de 40 ans, quand René Lévesque quitte les Libéraux, une fois la Révolution tranquille lancée et l'électricité nationalisée, l'affirmation nationale tient de la revanche historique des vaincus de la Conquête. Avec le déclin d'une Église en décalage intégriste, elle suit la revanche des berceaux, le babyboom et son écho. Cette affirmation n'exclue personne, comme en témoigneraient plusieurs péquistes des débuts, la plupart francisés, issus de vagues d'immigration pré-accomodements, raisonnables ou non. Le combat des Québécois (qui cessent de s'appeler Canadiens-français) est le leur. Cependant, nombre d'immigrants assimilés par le fédéral vers l'anglais ne savent même pas ce qui ce passe en français dans la société qui les accueille sans en avoir la juridiction.

Les événements d'octobre 1970 précipitent les choses, dans un imbroglio d'idéalisme pro-ouvrier et de manipulation policière que l'on ne démêlera peut-être jamais. Mais la Loi des mesures de guerre et l'injustice fédérale marquent le Québec et prouvent qu'il a raison de résister.

En 1980, après la campagne de peur de Trudeau, le Québec se dit NON à lui-même, ce que même le Canada devrait regretter, parce que ce NON est loin d'être québécois, ou d'être quoi que ce soit d'autre, d'une mare à l'autre, qu'un refus de maturité politique. C'est le 'bully' des Plaines d'Abraham qui rappelle au 'feluette' du Québec qu'il reste le plus fort, gardant le Canada pro-élite financière dans un pathétique refus de modernité démocratique ou d'évolution constitutionnelle. 'Meanwhile', le Canada s'enrichit d'une immigration qui le renforce et affaiblit le Québec, malgré la brave loi 101. Le soir du NON volé de '95, la gaffe de Parizeau est la pointe d'un iceberg de confusion. Le PQ ne s'en remet pas vraiment.

D'où le malentendu du 26 mars.

# 29 mars 2007, 14:19

Andrée Proulx a dit :

L'hydre à deux têtes

Maintenant qu'ils ont tassé une partie importante de la société perçue comme des «mendiants» (étudiants, «élites» syndicales, groupes communautaires, artistes, assistés sociaux et fonctionnaires); maintenant qu'ils ont élu un parti qui souhaite la diminution du rôle de l'État en faveur des lobbies d'affaires; maintenant qu'ils pourront décider tout de suite et de façon indviduelle de leurs conditions de vie; maintenant qu'ils ont cru au mirage d'une vision politique nationaliste «soft», l'équivalent d'une chaise vide; maintenant, dis-je, que pour protester contre un état qu'ils jugent omniprésent, ces adéquistes qui se croient libérées n'ont plus qu'un seule option : ils se sont peinturés dans le coin. Ils deviennent, au nom d'une utopique autonomie, les nouveaux mendiants modernes de la confédération.

Ceux qui ne «veulent pas de chicane» vont devoir faire le gros dos comme un matou amadoué devant les visées du gouvernement central, l'hydre à deux tête, qui n'a fait que courtiser le Québec de façon stratégique, le temps de faire espérer ces tristes vainqueurs qui se croient dorénavant maîtres du jeu.  

Ah, mais j'y pense ! Ils ne sont pas vainqueurs. Il reste une petite minorité de fédéralistes anglophones dans le West Island pour avoir donné à Jean Charest le pouvoir de gouverner 80% de francophones. Fini les chicanes avec Ottawa ! Maintenant, c'est entre nous que la chicane va pogner. Ce qui donne un sérieux coup de fouet à une gauche trop divisée mais qui pourrait se révéler indispensable.

Malgré qu'il ne soit pas à sa place, Boisclair n'est pas seul responsable de la défaite du PQ. Les militants qui l'ont élus et ses conseillers ont fait preuve d'un pauvre jugement. Il a alors suffit qu'un politicien habile et talentueux embarque les plus vulnérables d'entre nous dans sa chimère d'un Québec sans chicane et sans accommodements pour enfin profiter d'un mode de scrutin qui l'avait toujours desservi. J'ai bien hâte de voir la suite.

# 29 mars 2007, 14:24

Jean-Guy Thibault a dit :

Un pas de plus vers l'indépendance ???

Madame Legault votre analyse rencontre mon opinion.

La tentative de « succursaliser » notre Assemblée nationale par le gouvernement Harper

a presque réussi avec l'élection d'un gouvernement minoritaire.

L'ADQ et son «autonomisme» n'ira pas plus loin, et souhaitons que les Québécoises et

Québécois vont enfin comprendre que se sont tous les pouvoirs que nous voulons,

c'est-à-dire, la souveraineté.

Nos impôts nous en disposerons à notre guise et il n'y aura plus de déséquilibre fiscal et

linguistique.

Enfin, c'est d'égal à égal que se feront les négociations avec le Canada sur des ententes

"bilatérales". Ce sera terminé les faux cadeaux et transferts de fonds ainsi que les faux

sièges à l'UNESCO.

Le mouvement d'émancipation nationale va bientôt reprendre l'initiative et c'est le parti

Libéral (Parti des anglos) qui va disparaître.

C'est pour quand l'union de tous les nationalistes pour un référendum de la dernière chance???

Un indépendantiste depuis 1929 !!!!!!!!!!!!!!

# 29 mars 2007, 14:51

Marie France Auger a dit :

C'est le Bloc qui ne doit pas avoir envie d'aller en élection

Le PQ a connu une baisse de votes. Ce que je prédis, ce n'est pas la disparition d'un parti mais on assiste plutôt à l'apparition d'un 3e parti sur l'échiquier du pouvoir. Et avec l'arrivée de ce 3e parti qui courtise de tous les côtés dont celui des souverainistes, il faut croire que le projet de souveraineté sera mis en veilleuse pendant encore quelques années.

Et avec les résultats de lundi, le Bloc doit se sentir bien fragile face à de nouvelles élections.

Il faut croire que les Québécois ont apprécié la présence d'un gouvernement minoritaire à la tête du Canada pour qu'ils se soient donnés de tels résultats au niveau provincial.

Les citoyens veulent un gouvernement surveillé qui doit marcher droit au risque que de voir la trappe sous ses pieds s'ouvrir. Ils veulent aussi des démonstrations d'efficacité et de bon sens.

Pour cette raison, il y a fort à parier que les prochains gouvernements seront sûrement minoritaires. Mario se sûrement retrouvera un jour à la tête du Québec mais il faudra certainement quelques élections ou bien des démonstrations d'ici là! Et, à moins d'un cher fort et charismatique, la souveraineté risque bien de se retrouver en second plan au moins aux prochaines élections.

# 29 mars 2007, 14:53

Anne-Gaëlle a dit :

"La Solution"...

"(...)Ou bien nous continuons de tourner en rond...nous sombrons lamentablement dans la chicanerie politique et l'avachissement culturel, tout en traînant la queue économiquement:(...)

Ou bien nous relevons le défi fécond de la responsabilité nationale pour nous ranger enfin parmi les peuples normaux, nous assurant du même coup la liberté avec la sécurité, et la dignité avec les conditions essentielles de la prospérité:(...)

C'est elle qui est la première raison d'être de notre action et que vous retrouverez au coeur de ce programme qui nous définit par nos objectifs.

D'abord la souveraineté du Québec, à la fois but et moyen.

But: car elle est l'étape d'accomplissement normal de notre évolution, le terme de long processus défensif de la survivance.

Moyen: Puisque cette fin d'une époque constitue en fait le vrai commencement, celui de la maturité, celui de la certitude de vivre et de la capacité du progrès continu.

(.........)

Mais déjà, il nous semble qu'une chose saute aux yeux. Le Québec souverain, et lui seul, aura les moyens et la volonté de devenir une société sûre d'elle-même, saine et progressiste, à l'égal de quelques autres petits pays qui se trouvent justement à l'avant-garde de l'humanité.

Ce qui n'exclut absolument pas ces formes nouvelles d'association dont le monde d'aujourd'hui nous offre également des modèles en plein essor, et que notre programme propose d'adapter aux intérêts politiques et économiques les plus évidents du Canada aussi bien que du Québec."

"La solution, Programme du parti Québécois, présenté par René Lévesque.

Éditions du Jour 1970.

Le repos du guerrier semble l'option immédiate, la maturation d'un projet de société est presque achevée...

Faut être fataliste pour raser le PQ d'un coup de plume accéré.

C'est le peuple qui a pensé ce programme...

René Lévesque n'est certes plus mais il demeure que son courage a irradié, et que sa volonté fut transmise...

ADQ pas radical et propre de sa personne? faudra VOIR.

# 29 mars 2007, 14:55

Martin Baller a dit :

LE PQ: Une base militante qui vit dans une autre époque

Quelle tristesse pour André Boisclair. Alors qu'il s'adressait à ses militants à la suite de leur cuisante défaite, ceux-ci scandaient "On veut un pays! On veut un pays..." Quelle tristesse pour André Boisclair de constater qu'il étais le chef d'une bande de militants inconscients de la condition actuelle de leur option.

L'élection du 26 mars à confirmé que nous étions rendu à une autre époque et que les Québécois ont changés. Du haut de leur prétention, les ténors Péquistes vivent dans le deni de ce qu'ils sont devenus; Des vieux "Has been" dépassés par les évènements. Cette petite classe d'intellos parvenus nostalgiques est tombée le 26 mars et n'est pas prêt de se relever. Pendant que le PQ descent aussi bas que leur ténors. L'aile fédéraliste du PQ, le Bloc Québécois lui semble se dire que cela n'aura aucun impact sur la prochaine campagne électorale fédérale. C'est le début d'un temps nouveau que nous somme sur le point de vivre au Québec! C'est une autre génération qui est sur le point d'émerger. Une génération alter mondialiste, qui n'ont qu'une seule patrie, la planète.

Alors que Monsieur Boisclair parlait d'un vieux rêve nostalgique , Alors que Monsieur Charest parlait contre les souverainistes et du danger de voter pour l'ADQ. Super Mario parlait aux familles, aux personnes âgés et des sujets qui touchaient réellement les gens.

Les vieilles formules Péquistes et Libérales sont dépassés. Mario Dumont est peut-être le seul chef qui est capable d'être populiste. Les autres sont emprisonnés entre leurs veilles habitudes et une bataille qui n'a jamais vraiment eu lieu!

# 29 mars 2007, 17:09

Myriam Sainson a dit :

Le P.Q en phase d'élimination naturelle?

Les affirmations et interrogations de Josée Legault sont justifiables, après le résultat du scrutin du 26 mars. Le grand perdant est le Parti Québécois, avec André Boisclair. La chute du P.Q est visible, depuis quelques années, et, je remonterais à Lucien Bouchard, qui a plus détruit que construit le Québec, sans oublier, un autre destructeur, Bernard Landry. La population québécoise n'oublie pas les destructeurs de pays. A l'inverse, l'ascension de Mario Dumont s'est accélérée, depuis quelques années. Il faut se souvenir que nous sommes dans un système électoral uninominal à 1 tour ce qui, en aucun cas, favorise l'avénement de trois partis. Nous sommes actuellement, dans une situation anormale et, un des trois partis devra disparaitre, pour toujours. En considérant la chute progressive du Parti Québécois, on est en droit d'envisager le P.Q, dépourvu de son option référendaire, essentielle à sa survie, dans une phase d'élimination naturelle du système électoral en place. Il faudra attendre longtemps, pour la proportionnelle. Qu'André Boisclair soit le leader ou pas, la disparition du P.Q sur la scène politique, est concevable.

# 29 mars 2007, 17:11

Sophie Côté a dit :

le PQ, ce n'est pas que la souveraineté, c'est aussi la gauche réaliste!

Je suis en désaccord avec l'analyse de Mme Legault. Je voulais simplement mentionner que si une bonne partie des électeurs habituels du PQ l'ont déserté, c'est tout simplement parce qu'une bonne part des électeurs qui votaient auparavant pour ce parti, le faisait pour la souveraineté, oui, mais aussi parce qu'il était le seul parti à se positionner légèrement plus à gauche que les autres partis aspirants au pouvoir. Or, Boisclair était sans doute l'un des aspirants à la chefferie le plus à droite, les idées sociales-démocrates, dans la mesure où elles existent encore au pq, n'ont pas été mises de l'avant pendant la campagne électorale. Tant la génération de mes parents que la mienne (j'ai 26 ans) ne se reconnaissent plus autant dans ce parti. Il n'y a plus de parti centre-gauche crédible qui représente la position qu'occupe encore une bonne partie de l'électorat. J'en fais partie, la majorité de mes connaissances, peu importe leur âge, en font aussi partie. Parmi les partis susceptibles de gouverner, nous avons en maintenant deux qui tendent à droite et un, le pq, dont la position est ambigüe. Qu'il se tourne vers une gauche réaliste (oui ca existe), avec des projets visant à bonifier le bien commun (les garderies à 5 dollars, à titre d'exemple, sont une excellente idée que personne ne remet en question) et ils seront réélus. Sinon, le taux de participation aux prochaines élections sera encore plus bas, puisqu'aucun parti ne représentera ce que pensent une partie importante de l'électorat.

Votre analyse ne tient compte que d'un élément identifiant le pq, soit la souveraineté, et évacue complètement son autre identifiant traditionnel, soit la gauche réaliste et le bien commun. Il est absolument nécessaire de tenir compte de ce deuxième facteurs pour comprendre les résultats de la dernière élection.

# 29 mars 2007, 17:19

Jacques Lemoine a dit :

Une fumisterie?

Je veux bien croire à votre argumentation que monsieur Boisclair n'est pas l'homme de la situation et que plusieurs de ses prédécesseurs ont, eux aussi, fait preuve de manque de convictions. Mais alors comment expliquer-vous que tous ceux qui les ont élu aient été aussi facilement et collectivement bernés.

Tous ces chefs ne se sont pas élus d'eux-mêmes!

N'y a-t-il pas au PQ suffisamment de colloques, de rencontres et d'occasions de toutes sortes pour que tous ses membres, que je veux bien croire intelligents, soit collectivement incapables de prendre correctement la mesure de leurs chefs?

Doit-on conclure qu'une majorité sont naifs, indifférents ou irresponsables?

La vraie réponse réside dans le fait que, tant pour une majorité de membres que pour les chefs eux-mêmes, le pouvoir prend préséance sur l'OPTION et que sans lui l'OPTION est irréalisable, alors que sans l'OPTION le pouvoir est en soi irrésistible.

Ceci dit, quand on réalise avec horreur que les deux nous échappent, on se voit résignés à espérer que sous une autre gouverne, on fera mieux "la prochaine fois".

# 29 mars 2007, 17:20

Rosanne Lavoie a dit :

Partir où quitter?

Les Québécois sont plus ambivalents et hésitants que jamais , face à la souveraineté. Ils ont le désir d'en finir avec les problèmes.

Mario Dumont maintenant chef de l'opposition a toujours dit qu'un débat de société sain et honnête s'impose. Pour lui la notion d'entraide et de solidarité reste important.

Les Québécois ne sont plus qu'une minorité à vouloir suivre le PQ, ils ont bien démontré à André Boisclair qu'il ne le suivrait pas dans son projet. Nous avons élu un gouvernement minoritaire le 26 mars dernier, et le PQ n'est pas l'oppositoin. Selon les règles, le chef André Boisclair devrait quitter. S'il croyait pouvoir forger une alliance avec un tiers parti ( c'est-à-dire ADQ ) qui lui permettrait de faire son indépendance, il a tout simplement fait une gaffe monumentale, qui l'a mené a sa perte. Il devrait démissionner. Il a choisi de rester en poste mais jusqu'à quand?

Les purs et durs du parti ont obtenu le départ de Bernard Landry, vont-ils faire de même avec Boisclair? Ah, les radicaux du PQ! Ils ont fait de la peine à René Lévesque. Ils ont mené la vie dure à Lucien Bouchard. Ils ont montré la porte à Bernard Landry. Ils ne seront pas plus tendres envers André Boisclair. Le résultat des élections a secoué le PQ, ont fait mal au parti, à son chef et à la souveraineté.

# 29 mars 2007, 17:22

Frédéric Sauvageau a dit :

La reconstruction du Québec est terminée, il faut maintenant avancer !

Personne ne s'attendait à ce que l'ADQ réussisse à prendre autant de sièges au Parlement, cependant je ne suis aucunement surpris de la descente aux enfers du Parti Québécois. Depuis quelque années, les jeunes commencent à dire que l'idée de la souveraineté est dépassée. C'est certain qu'il y aura toujours des souverainistes au Québec mais la