|
Il n’y a pas si longtemps, l’homme croyait que la terre était plate et au centre de l’univers. Les connaissances et l’évolution lui ont démontré qu’il se trompait et que d’aller plus loin le ramènerait à son point de départ. Les installations photographiées de Cyrille C. de Laleu établissent un jeu où le mouvement d’errance fait basculer chacun des points fixes tels que les montagnes, les forêts, les continents ainsi que les rides planétaires. Admirant l’harmonieux rapport entre ce corps étendu et cette carte topographique conçue par cette artiste, un événement assez unique se produit pendant que j’écris ce commentaire. Voyant le paysage se défiler devant moi sur l’autoroute Jean-Lesage, mon regard capte au loin une scène presque identique à cette installation. En effet, j’aperçois dans toute sa splendeur le Mont St-Hilaire avec ses courbes abruptes qui ressemblent à une chute d’épaules dont le point de fuite s’étire vers les biceps. À sa base, se mélange toutes les teintes de chlorophylle que Dame Nature synthétise durant la chaude saison. Soupir, sourire et rêverie font ainsi ma journée après avoir lu et entré un peu dans la vie et la démarche de cette artiste visionnaire et talentueuse.
|