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Ces deux artistes inspirés dévoilent chacun à leur façon un courant de pensée où la délicatesse d’expression mérite une observation presque méditative. À travers des épreuves photographiques, Chih Chien Wang uni des matériaux fragiles et bien vitaminés. Bien sûr les compositions sont figées dans le temps et elles poursuivent leurs actions dans une fermentation contemplative. Elles nous plongent dans des ambiances narratives où on peut sentir la fragilité et la douceur de la vie. Poétique à souhait, les associations ainsi crées restent pour le moins étonnantes. Dans « Tissue # 5 », un morceau de tofu repose en paix sur un oreiller aux couleurs de pastèque. Déstabilisant, certes mais nous conduisant vers des chemins lumineux, les oeuvres de cet artiste nous offre une grande liberté d’interprétation. La grande quiétude qui en ressort apporte une pause dans ce monde où le stress et la violence sont omniprésents. Prendre le temps de vivre et observer ce qui nous entoure est peut-être l’énergie qui se dégage de ces installations photographiées. Pour sa part, Isabelle Hayeur présente deux immenses compositions photographiques dans lesquelles des modifications architecturales et environnementales se font en quelque sorte un clin d’oeil. Ainsi ces deux créateurs ont pour mission d'inventer et de documenter leurs émotions dans une production picturale rafraîchissante.
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