Le thème donné à une exposition oriente objectivement les créateurs vers différentes interventions. Souvent prévisible, à l’occasion énigmatique et parfois invraisemblable, les oeuvres ainsi exposées à la biennale émettent une certaine énergie climatique et offrent des rencontres fusionnelles particulières. « Dompteurs d’orages / Matériaux insoupçonnés » ouvre ainsi la porte à une expérimentation où, dans la proposition de Guy Laramée, le ciel et la terre fusionnent ensemble dans une atmosphère presque primitive. Cette installation nous annonce du brouillard et des possibilités d’orages pour tout le mois d’août à la BNSC de Trois-Rivières. Une autre installation, fictive celle-là, présentée par un artiste non-participant nous plonge à l’intérieur d’une cellule orageuse. La pièce « Sublimation » démontre une sobriété dans l’utilisation des matériaux utilisés. Des pépites de glace sèche sont disposées sur une plaque en acier inoxydable munie d’un rebord. Le son émit par cette réaction démontre un changement brutal. Nous sommes en présence de corps solides qui se transforment directement en gaz. Ce phénomène de sublimation participe avec la condensation et l’évaporation à des actions qui façonnent l'équilibre planétaire et cosmique. Ainsi un événement culturel peut nous envahir même à distance et provoquer une participation imaginaire à un événement artistique. Voici donc l’effet des quelques semaines de vacances qui ont été bien appréciées mais qui se terminent très bientôt. On retourne au cycle du dodo, métro et boulot…Youpi.