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Sphère atmosphérique
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Le thème donné à une exposition oriente objectivement les créateurs vers différentes interventions. Souvent prévisible, à l’occasion énigmatique et parfois invraisemblable, les oeuvres ainsi exposées à la biennale émettent une certaine énergie climatique et offrent des rencontres fusionnelles particulières. « Dompteurs d’orages / Matériaux insoupçonnés » ouvre ainsi la porte à une expérimentation où, dans la proposition de Guy Laramée, le ciel et la terre fusionnent ensemble dans une atmosphère presque primitive. Cette installation nous annonce du brouillard et des possibilités d’orages pour tout le mois d’août à la BNSC de Trois-Rivières. Une autre installation, fictive celle-là, présentée par un artiste non-participant nous plonge à l’intérieur d’une cellule orageuse. La pièce « Sublimation » démontre une sobriété dans l’utilisation des matériaux utilisés. Des pépites de glace sèche sont disposées sur une plaque en acier inoxydable munie d’un rebord. Le son émit par cette réaction démontre un changement brutal. Nous sommes en présence de corps solides qui se transforment directement en gaz. Ce phénomène de sublimation participe avec la condensation et l’évaporation à des actions qui façonnent l'équilibre planétaire et cosmique. Ainsi un événement culturel peut nous envahir même à distance et provoquer une participation imaginaire à un événement artistique. Voici donc l’effet des quelques semaines de vacances qui ont été bien appréciées mais qui se terminent très bientôt. On retourne au cycle du dodo, métro et boulot…Youpi.
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Spermatozovule
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Le passage de la vie aquatique à un état où la force de gravitation exerce une pression sur la matière amorce déjà le vieillissement du nouveau-né. Ron Mueck nous remet au monde et exagère le présent de la race humaine. Sa fascination pour les corps se traduit par des représentations qui nous étonnent et qui nous rappellent en même temps notre passage éphémère. Il fait le tour de l’horloge biologique et capte les différents moments de notre évolution. Entre la jeunesse et la vieillesse, l’homme acquiert son plein potentiel. Neuf mois sont nécessaires afin de créer un être buvard qui va s’harmoniser ou qui va fuir le modèle qu’on lui proposera. Qu’arrive-t-il donc après notre mort? Quelque fois soudaine ou étirée pendant des mois et des années, celle-ci s’empare de notre corps jusqu’à notre dernier souffle. Le poids de nos poussières s’additionne alors à la matière terrestre et les quelques quatre-vingt milliards d’êtres humains qui ont vécu sur la planète fusionnent avec le règne végétal et minéral. Ainsi Ron Mueck jongle avec les corps et les amène à des échelles où la relativité ressemble à celle vécue par chacun de nous issu de la rencontre de deux cellules programmées afin de produire la plus fabuleuse des créations provenant de l’évolution.
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Bleu, rouge, jaune et vert ailleurs
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Ce parcours d’artiste m’attire et m’invite à franchir les portes de ce magnifique édifice du 19e siècle abritant, avant de devenir le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, le siège social de la Eastern Township Bank. Cette température de vacances me transfert dans ce lieux de découvertes afin d’absorber ces ambiances d’ailleurs et d’ici en même temps. Tom Hopkins ouvre donc les écluses de son imaginaire afin de nous initier à son univers où la dérive des perceptions peut avoir un effet aléatoire. À priori, on entre dans le monde des grands tel un rituel où l’on doit franchir un passage initiatique. On retrouve dans plusieurs de ses toiles une barque qui assure le fil conducteur d’une ligne de pensée et de vie conduisant sur des eaux inconnues mais assurant presque un retour. « Love & Fear No.1 » représente peut-être l’oeuvre qui nous situe le plus entre cette dualité de l’existence. Sortant de la matière aqueuse ou terrestre, un homme tient tendrement un être dont l’âme semble avoir quittée le corps. Troublante et énigmatique, cette toile nous met en équilibre entre le monde du réel et sa finalité. L’exposition « Traverser le visible » nous présente également d’autres magnifiques toiles telles que « Balance, Embarkation, Réflexion et dans la série Lifetime : El Sol, La Luna, et Traversia. Ainsi l’évolution de Tom Hopkins nous transporte à l’intérieur de nous même vers des sentiers où le réel prend forme et se matérialise.
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Posologie urbaine
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L’Avenue du Mont-Royal est sans contredit vivante et pleine de surprise. On peut constater que l’aorte du plateau est le théâtre depuis quatre ans de plusieurs interventions où des corps étrangers se fixent aux tissus architecturaux du paysage. Ces suppléments vitaminiques visuels sont prescrits telle une médication qui favorise l’émerveillement des passants. Ces installations ciblent un ensemble de références qui mettent en évidence une relecture des lieux fréquentés et pour l’occasion métamorphosés. Nous avons eu droit dans le passé à des propositions étonnantes et rassembleuses. Je pense aux méga-chaises de parterre qui nous invitaient à les escalader et par le fait même à nous procurer quelques moments de repos et de visibilité. « Paysages Éphémères 2008 » soulignera également la belle saison avec des événements choisis et offrent déjà six nouvelles propositions dont une sera retenue pour l’édition 2009. Celle de Benoit Deseille avec « Entre les voitures, la plage » et celle de Francis Montillaud avec « Propriété publique» sont très prometteuses. Nous avons jusqu’au 3 septembre prochain afin de voter pour notre coup de coeur. Située entre un immense bouquet végétal et la plus haute tour inclinée au monde, l’Avenue du Mont-Royal nous invite donc à boire de ce bouillon de culture à la fois rafraichissant, ludique et cosmopolite.
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Roches, pas, pieds, scies, eaux
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Cycles planétaires, cycles climatiques et cycles de vie sont des étapes de l’évolution qui orchestrent nos existences. Avec une rivière qui flirte près de la Maison des arts et de la culture de Brompton, il n’en fallait pas plus à Josianne Bolduc afin d’organiser un événement estival qui conjugue la créativité et le plein air. De saison en saison, la rivière St-François se gorge et développe une érection printanière. Aspergeant les terres de sa semence aqueuse, elle se retire doucement telle une amante comblée par l’étreinte avec ses berges. Fertile à la création, cet espace se transforme en forêt de découvertes et nous propose des installations où les surprises nous attendent au fil de l’exploration. Cette formule de jardins-concepts attire les vacanciers et leurs proposent une vision actuelle d’une volonté de conservation et de recyclage. À travers différents matériaux, l’événement se crée et l’étonnement des propositions peut provoquer des effets secondaires désirables.
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Maïs dorloté
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Il m’est souvent venu à l’esprit de penser que tout le monde avait du talent. Il suffit d’avoir assez de conviction afin d’y croire et d’aller au-delà de tous, c'est-à-dire intervenir sur la matière. Depuis longtemps, les artistes ont fait preuve d’une évolution remarquable dans différents concepts qu’ils ont explorés. Les recherches de Ron Benner sont l’expression de plusieurs convictions. Entre les sciences de la terre et les sciences politiques, il cultive avant tout dans ses jardins documentaires une volonté qui passe par l’information de nous rappeler ou de nous apprendre des faits quelques fois oubliés. Quand on y pense, le maïs fut et est un aliment de base depuis la nuit des temps. Ainsi « Transvector : blé d’Inde » a besoin de terre, d’eau, d’air et de soleil afin d’exister et surtout d’ouvrir notre pensée aux travaux de cet artiste gentlemen-cultivateur.
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