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27 juin 2008, 8:52
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Quand l’instantanéité est déphasée
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Tels les chromosomes qui composent notre patrimoine génétique, certaines installations d’Adad Hannah se dédoublent afin de provoquer un questionnement entre la notion du presque statique et du presque dynamique. Il est fasciné par l’effet de l’image qu’une surface réfléchissante peut produire. Cela éveille un questionnement sur notre perception entre la réalité et son reflet. Il met en action des mécanismes qui déclenchent un processus interrogatoire sur le mode comportemental des sujets qui observent ses réalisations. Cette finesse d’exécution prouve à quel point l’être humain est malléable et influençable. Adah Hannah s’amuse à mettre en scène des symboliques afin de nous éveiller à autre chose que le premier degré d’une perception démontrée. Ainsi à travers les images animées ou pas qu’il nous présente, l’énigme prend le dessus et nous achemine vers une réflexion dans laquelle l’analyse du moment présent évolue avec le temps et le mouvement.
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