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Véritable flashback, l'installation de Robyn Moody peut se lire à différents niveaux. Je me suis senti replongé dans l'atmosphère qui pouvait régner lors de nos semaines d'activités para-scolaires au secondaire où les humanités et les sciences étaient teintées par une vague psychadélique. On transformait les locaux où l'apprentissage nous sortait par les oreilles en caverne sombre et mystérieuse, en temple hindou ou même en un espace où l'on pouvait circuler entre les atomes. Pour nous, c'était une façon de s'identifier à différents projets et de s'affirmer dans cette merveilleuse période où des groupes tels que Led Zeppelin, Yes, Gentle Giant et Frank Zappa nous transportaient aux confins d'une génération éclatée.
Ainsi le travail de Robyn Moody explore cette ambiance et nous invite à la découverte d'un art intangible. En franchissant le seuil de la galerie, un métronome émet un signal audible permettant d'indiquer un tempo qui nous emmène dans une salle noire où notre premier réflexe est de rester sur place tellement on est déstabilisé par le spectacle qu'on y voit. C'est à partir de là que la magie commence à faire effet.
Le métronome suit presque notre rythme cardiaque et les centaines de lumières jaunes, rouges, vertes, blanches et bleues nous font réaliser notre surconsommation d'objets électroniques que l'on utilise au quotidien. Ainsi à travers cette réflexion photonique, Robyn Moody nous propose plusieurs visions telles qu'un voyage céleste, la visite d'une ville au crépuscule et même la possibilité de faire quelques pas sur une piste de danse qui nous invite à un voyage corporel.
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