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Gilles Roberge
Gilles Roberge
January 2008 - Messages
31 janvier 2008, 12:32
Maturité 101

Prénom latin provenant de la mytologie romaine, Juno est un film attendrissant et réconfortant sur une jeunesse plus sage que sage. La jeune actrice Ellen Page interprétant Juno est en contrôle de sa vie et ne semble pas posséder le gène de la maternité. Ainsi un triangle est formé avec celle-ci et un couple cherchant désespérément un enfant à adopter. La toujours magnifique Jennifer Gadner alias Martha Stuwart semble apprécier le dénouement qui lui arrive sans trop de peine.

En fin de compte le destin de chacun des personnages intervient sur les autres comme un effet domino et façonne le futur de ceux-ci. Tout coule bien dans ce film mais il manque quelques convictions qui fait qu`on y croit. C`est un peu comme de prendre du soleil mais non pas sur une plage sablonneuse du sud mais plutôt dans un salon de bronzage. Malgré cela ce film représente une bonne dose de vitamine C qui favorisera le passage de la saison froide à celle qui nous donne des ailes.


24 janvier 2008, 12:43
Quand l'obscurité veille

Véritable flashback, l'installation de Robyn Moody peut se lire à différents niveaux. Je me suis senti replongé dans l'atmosphère qui pouvait régner lors de nos semaines d'activités para-scolaires au secondaire où les humanités et les sciences étaient teintées par une vague psychadélique. On transformait les locaux où l'apprentissage nous sortait par les oreilles en caverne sombre et mystérieuse, en temple hindou ou même en un espace où l'on pouvait circuler entre les atomes. Pour nous, c'était une façon de s'identifier à différents projets et de s'affirmer dans cette merveilleuse période où des groupes tels que Led Zeppelin, Yes, Gentle Giant et Frank Zappa nous transportaient aux confins d'une génération éclatée.

Ainsi le travail de Robyn Moody explore cette ambiance et nous invite à la découverte d'un art intangible. En franchissant le seuil de la galerie, un métronome émet un signal audible permettant d'indiquer un tempo qui nous emmène dans une salle noire où notre premier réflexe est de rester sur place tellement on est déstabilisé par le spectacle qu'on y voit. C'est à partir de là que la magie commence à faire effet.

Le métronome suit presque notre rythme cardiaque et les centaines de lumières jaunes, rouges, vertes, blanches et bleues nous font réaliser notre surconsommation d'objets électroniques que l'on utilise au quotidien. Ainsi à travers cette réflexion photonique, Robyn Moody nous propose plusieurs visions telles qu'un voyage céleste, la visite d'une ville au crépuscule et même la possibilité de faire quelques pas sur une piste de danse qui nous invite à un voyage corporel.