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Gilles Roberge
Gilles Roberge
November 2007 - Messages
29 novembre 2007, 12:11
Pensée noire

Le jour où on verra affiché dans toutes les stations-service "Désolé, plus d’essence", je crois qu’il y aura une panique nécessaire afin de faire réfléchir le citoyen qui consomme abusivement ce pétrole qui pollue son existence et son environnement. Je vois d’ici les discussions autour de ce sujet et l’état d’urgence qui va se créer.

 

Hé bien ce qui aurait dû se passer il y a une trentaine d’années pourrait encore avoir une possibilité de se passer en cherchant des solutions qui vont faire la différence. Ce qui est dommage, c`est que les consommateurs oublient ou ne transmettent pas aux nouvelles générations les informations afin de faire leur part à la gestion de l’or noir transformé en carburant.

 

Il n`y a pas de solution magique et en attendant de nouvelles propositions vertes, le gouvernement devrait statuer sur des actions à suggérer ou à entreprendre afin de réduire cette buverie d’hydrocarbures. Est-ce que le citoyen sera prêt à faire un effort afin d’envisager une conscientisation collective de cette dépendance d’essence?

   

 

 


22 novembre 2007, 4:27
Au-delà du réel

Les envahisseurs de l’espace II  nous enlèvent afin de nous transporter dans une géographie spatiale pouvant perturber nos rituels quotidiens. Qu’il s’agisse de bureaux, de quelques chaises, d’une lampe ou d’une prise de courant, vous ne les verrez plus jamais comme des objets occupant un espace.

 

Avec le passage de Guillaume Labrie, c’est l’espace qui occupe les objets. Ceux-ci doivent en effet s’adapter aux volontés sculpturales de l’artiste et c’est un véritable plaisir que d’errer dans ces lieux inhabituels. Un exercice de style bien construit qui déstabilise l’architecture et le design en redéfinissant l’espace que l’homme occupe dans son intimité.

 


22 novembre 2007, 11:46
Veillez boucler vos ceintures pour un vol dont le retour est assuré.

L'exposition ' Machinations ' de Michel de Broin est un véritable retour sur les événements du 11 Septembre 2001. La vision de l' industrie aéronotique tout comme l'arrivée du virus du sida a perturbé et changé la conscience collective de la population. Qu'il s'agisse de prendre l'avion ou d'avoir une relation sexuelle avec un ou une inconnue amène de plus en plus une réflexion sur la notion de risque. Michel de Broin a réussi une synthèse admirable des symboles à travers les installations présentées à la Galerie de L' UQAM.

L' énorme fuselage nous met face à nos souvenirs et à certaines de nos peurs. Il nous est même permis d'y entrer afin de vivre une expérience unique. Le son omni-présent d'un réacteur dans la Galerie provient du film L'engin ( Vol d'essai ) apportant une dimension spectaculaire. Riche en symboles, cette carte d'embarquement est une invitation à la réflexion et au dialogue. Quelques photographies terrifiantes nous démontrent que nous ne sommes pas à l'abris du terrorisme. À voir absolument

 


17 novembre 2007, 4:59
Acceptée
Qu`il s'agisse de se faire plaisir ou de penser à ceux que l`on veut gâter, le fait de magasiner dans les boutiques du centre-ville de Sherbrooke est devenu synonyme de qualité. Que l`on soit à la recherche d`objets exotiques, d'antiquités, de fines vituailles ou même d'un tatouage personnalisé, une petite tournée des lieux vous convaincra qu`il n'y a pas seulement que les méga centres d`achat pour vous proposer de beaux objets. Il est très agréable de voir l'évolution de ce site géographique particulier. Pour ceux qui ne connaissent pas la Ville de Sherbrooke, le centre-ville est disons situé dans la partie inférieure d'un entonnoir ce qui fait que l'on doit monter dans toutes les directions afin d`accéder aux différents quartiers de la Reine des Cantons-de-l'Est. C`est donc encourageant de constater ce nouveau souffle ventiler les commerces qui s`y installent. Et quoi de mieux que d'aller se détendre après cette tournée de magasinage dans la très charmante Brûlerie de Café de Sherbrooke où vous pourrez satisfaire votre petit creux. En plus celle-ci offre gratuitement à ses clients l'accès à des ordinateurs et à Internet dans une atmosphère chic et détendue. Voilà qui complète bien une sortie dans le centre-ville où vous ne serez pas bousculé par la foule qui occupe les centaines de boutiques regroupées sous un même toit. Comme le banquier qui vous fait une offre, vous pouvez accepter ou refuser celle-ci. Dans le cas présent, c'est acceptée.
14 novembre 2007, 3:18
Les uns, les autres
Les dix titres du nouvel album de France D'Amour sont solides comme le roc et nous transportent vers différents thèmes et métaphores de la nature humaine jusqu'à une mise en orbite. Une fraîcheur musicale qui sonne bien et qui nous démontre encore une fois le talent de cette artiste accomplie. Ce bouquet sonore est un véritable cocktail vitaminé qui nous fournit une dose massive de fierté identitaire. Cette ode tonifiante chamboule les réalités cartésiennes avec des références patriotiques qui rock et qui soft à travers des accords puissants. La construction des textes nous entraîne vers les autres ainsi que vers soi-même. Un hommage à ceux qui nous entourent et qui écoutent ceux qu'on appelle les autres. À se procurer sans hésitation afin de passer un automne et un hiver dans un climat qui favorise les saisons de la vie et de l'énergie.
14 novembre 2007, 10:43
Pénétrer l'oeil
Toute l'activité visuelle se passe par l'intermédiaire des yeux. Le trajet lumineux des oeuvres de Devorah Sperber est capté par les cellules ganglionnaires servant de bassins aux nerfs optiques. L'admirable travail de construction de cette pluie de pixels à l'aide d'un drapé de bobines de fils de couleur occupe la surface située au fond de chaque oeil couvrant les trois quart du globe occulaire. Ces installations sont saisissantes par la justesse des coloris qui forment des images mosaïques inversées. Un travail digne des plus beaux tissages d'Arachnée qui fut transformée en araignée par la déesse Athéna. Ainsi on a l'impression de regarder dans un télescope et de voir la magnifitude de l'univers au plus loin de son passé. Exceptionnel et renversant.
7 novembre 2007, 11:59
Météomédium
On aura beau organiser notre vie du mieux que l'on peut mais Dame Nature viendra de jours en jours et de saisons en saisons façonner notre humeur et nos activités selon sa fougue ou sa clémence. Le travail de Jean Jewer passe par une sorte de trance intérieure qui se forme et qui se projette sur ses toiles tel un cocktail d'éléments figés dans le temps et dans l'espace. Malgré les perturbations, il y a une distance qui s'établie entre ces oeuvres climatiques et l'oeil de l'observateur. En effet, on se sent protégé comme si chacune des toiles agissaient comme une fenêtre qui nous permet d'être en sécurité face à ce déchaînement des forces de la nature. On peut donc apprécier ces variations et ces états météorologiques peu importe ce qu'ils véhiculent. Cette recherche picturale établie certainement un lien entre notre responsabilité de la gestion des rejets industriels aériens et les conséquences de plus en plus étroites de ceux-ci sur la transformation de notre environnement. Ainsi Jean Jewer telle une tornade voltige et transmet par l'intermédiaire de la matière et de la couleur des états atmosphériques de plus en plus inquiétants.
6 novembre 2007, 11:28
Période glaciaire
L'arbre givré de Laurent Luneau représente une vision métaphorique d'éléments constituants la vie et l'évolution de l'être humain sur terre. Transpercé par l'intervention de l'homme, ces fissures nous rappellent la croûte terrestre ainsi que la dérive des continents dans un ballet orogénique. En surface on peut imaginer, depuis l'invention de la roue, le progrès et les inventions qui ont amélioré notre mode de vie. Il y a également un prix à payer pour l'exploitation exagérée de certaines ressources qui vont finir par détruire en quelques siècles un équilibre qui a pris des millions d'années à favoriser la vie comme on la connaît aujourd`hui. Dans cette installation, Laurent Luneau scanne également notre comportement et nous montre ces déchirures quelques fois invisibles qui fragilisent notre planète.
7 novembre 2007, 9:37
Peau de serpent
À travers les personnages de ce film, on voit l'évolution de la nature humaine à différents stades jusqu'à ce que la mort courtise la vie. Alors comment survivre à sa mère? L'originalité de l'image et les échanges entre les personnages de Ike et de Sizzlegirl sont inventifs et architecturaux. Le jeu des dualités alimente une vérité palpable et installe des contrastes qui finissent par éclater au grand jour. Trois générations de femmes somme toute confrontées à leur démon qui finissent par retrouver leur ange gardien. Caroline Dhavernas scintille dans ce personnage et chacune des pores de sa peau en fait autant. La volupté et l'érotisme des images sont le fruit de la découverte et de l'expérimentation. Cette respiration sensuelle de la vie nous rappelle notre jeunesse. Ainsi les nouvelles générations dominent et ensemencent leur destin afin d'espérer pour leurs vieux jours quelques grammes de reconnaissance.