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Mine de rien
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L'exposition Mines d'ordures met en relief les résidus de la consommation et de la surconsommation de l'être humain. Ces dépotoires à ciel ouvert ne sont pas seulement le rendez-vous des insectes et des animaux à quatre pattes mais également de ceux qui en ont seulement deux.
Avec un peu d'imagination et en brouillant les yeux, on peut presque y voir de beaux paysages vaporeux situés au bout du monde au moment de la création. Il n'en est rien et à travers la souillure et la pourriture, ces chercheurs et ces récupérateurs évoluent dans un magma de détritus inquiétants.
Ces artistes ont capté sur leur pellicule l'essence même de la misère de ces gens qui essaient de s'en sortir comme ils le peuvent. À travers cette réalité déconcertante, la lueur d'espoir est presque palpable chez ces citoyens de la pauvreté et la beauté des photographies est certainement proportionnelle au bonheur de ceux-ci.
Somme toute, cette exposition vient nous faire réfléchir sur la relativité de la vie aussi dure qu'elle puisse être pour certain et nous ramène à des valeurs fondamentales sur notre passage ici.
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L'affaire est dans le sac
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Observer, analyser et intervenir sont des verbes d'action qui alimentent la réflexion artistique. C'est pour cette raison qu'Arlette Vittecoq a su capter ces instants de tous les jours où nous transportons les milles et uns objets de notre consommation dans des sacs en plastique.
Sachant que ceux-ci prennent plusieurs siècles à se transformer, il est essentiel de changer nos habitudes afin de penser à demain. Heureusement qu'il y a déjà de belles alternatives offertes par de nombreux commerçants afin de mettre la pensée et le pied sur le frein de ce fléau si résistant au temps.
Le sac réutilisable permet ainsi de limiter cette overdose de polyéthylène à poignée qui finit par se retrouver enfoui dans la nature. L'apparition massive des sacs à dos représente également une autre alternative à ces fameux pollueurs centenaires. D'ailleurs plusieurs établissements tel que la S.A.Q. enlève automatiquement cinq sous sur votre facture si vous n'utilisez pas leur sac. Cette initiative est beaucoup plus intelligente que de charger un certain montant pour l'utilisation des sacs aux logos des entreprises.
Comme toute habitude à changer prend un certain temps à s'installer, il y va de chaque individu de prendre conscience de ce phénomène et de commencer à prendre des actions concrètes afin de changer nos habitudes. Ainsi Arlette Vittecoq initie par l'intermédiaire de ses photographies une réflexion sur notre mode de consommation peu respectueux pour l'environnement et fait sa part en tant qu'artiste afin de dénoncer l'utilisation abusive de ces milliards de sacs en plastique.
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Soixante-dix pour sang
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Dans une ère où on retrouve de plus en plus de produits de consommation allégés, on nous présente ici une exposition qui a l'effet d'un repas à la Cage aux Sports. Les calories et les gras saturés sont exprimés à travers ces Chants de l'Apocalypse de façon à nous provoquer un malaise hépatique.
On se demande toujours où se situe la limite entre l'innocence de l'enfant et le destin de celui-ci devenu adulte. Certains auront une vie exemplaire tandis que d'autres développeront le gène de la violence.
À travers ces oeuvres engagées, l'installation de Sherri Hay et Camilla Singh nous suggère une proposition ludique à interprétations multiples. L'analyse visuelle de "Super Happy Lucky Itch" peut prendre l'allure ici d'un immense cerveau dont le flux électrique nous éclaire sur les milliards de possibilités d'interactions entre les éléments le composant.
L'influence du passé et du milieu social de l'homme peut faire pivoter à chaque instant les gestes et agissements provoquant des actes irréparables. Ainsi ces dénonciations sanguinaires sont exprimées par certains de ces artistes non pas pour les accepter mais bien pour mieux les comprendre.
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L'abécédaire de la couleur
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La démarche exploratoire de Gilles Lacombe oxygène le questionnement de la recherche picturale. En effet, cet artiste utilise quelques-uns des matériaux les plus délicats et vaporeux. À travers la pigmentation résolument présente, le chevauchement des couleurs donne place à des contrastes multiples.
Telle une marée humaine rassemblée, chacun des esprits vibrent de sa personnalité et nous informe de sa présence. Le dynamisme des coups de pinceau donne le rythme et l'élan de la gestuelle et nous entraîne dans un tourbillon déstabilisant du spectre chromatique.
La liberté d'interprétation nous rappelle que l'effet narratif originel est malléable et s'adapte à chacun de nos scénarios. Ainsi la couleur triomphe et éclabousse notre rétine tel un prisme qui capte les particules photoniques afin d'en révéler la longueur d'onde respective.
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L'accroche-corps
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Obsédée par le thème de l'immobilité, Kinga Araya continue de nous fasciner avec ses photographies énigmatiques. Plusieurs scénarios nous traversent l'esprit quand on voit ces êtres humains suspendus à une porte ou sur le rebord d'une baignoire.
Nous sommes ici témoins d'une recherche picturale troublante et pleine de sens. Loin d'être exploitée pour ses qualités dynamiques et esthétiques, la position des corps ne nous laisse pas indifférent. Dans Trente-six, Kinga Araya fait la mise en scène d'un ballet aérien où les corps sont figés dans un espace qui ne leur appartient pas normalement.
Cette chorégraphie statique nous invite donc à une porte ouverte sur l'analyse d'une nouvelle vision esthétique. Ainsi ces formes humaines sont soutenues par le mystère et la grâce et nous intriguent par leur signification plastique.
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Du coeur à la couleur
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Ce peintre montréalais, après avoir travaillé dans le domaine scientifique, nous a laissé un héritage culturel d'une grande valeur. Stimulé par des artistes tels que Paul Émile Borduas et Jean-Paul Riopelle, il développe sa propre vision de la forme et de la couleur. Les tableaux de Jean McEwen sont un voyage au coeur de l'inconscient et ceux-ci prennent leur envol à un moment précis dans leur création. Il structure la couleur au moyen de superposition de plans toujours en évolution vers la consécration de l'émotion et de l'équilibre recherché. À travers des effets séducteurs, le mouvement s'éclate devant nous dans un ballet ondulatoire créé la plupart du temps uniquement avec ses mains. Dans "Paysage inachevé # 14", on peut presque sentir l'embrun du pigment se détacher des toiles et nous rafraîchir le visage. Un peintre accessible à découvrir qui nous transporte le temps de la visite dans son univers abstrait et saturé de couleur.
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L`enquêt'art
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Le travail d'Emmanuelle Léonard a comme mission l`investigation de différents lieux choisis afin d'élucider sous forme de reportage visuel les faits et preuves de certains événements. Quelle soit de nature criminelle, accidentelle ou purement axée sur la perquisition, chacune des photographies semble détenir la preuve que l'on cherche afin de résoudre le chaînon manquant.
L'exposition nous présente également une vidéo où la caméra erre avec une intention presque suspecte autour d'un bâtiment désaffecté. Elle le scrute sous tous ses angles, tourne autour pour finalement s'approcher de la porte d'entrée. Nous devenons alors témoin de l'oeil qui regarde à travers le trou de la serrure. L'adrénaline stockée dans nos glandes surrénales telle l'eau d'un barrage est prête à être libérée afin de suivre le courant de nos émotions. Nous sommes sur nos gardes.
À l'intérieur, de grandes pièces sombres tamisées par le clair-obscur nous plongent dans une atmosphère inquiétante. La caméra vacille et flirte quelques fois le plancher et croise soudainement la partie inférieure d'un corps en mouvement. Le mystère demeure.
Devant ces documents photographiques, nous devenons à notre tour soit des rôdeurs ou des enquêteurs. Ainsi l'approche d'Emmanuelle Léonard nous demande d'emblée un effort afin de scénariser une action possible de l'événement proposé. À voir avec l'ouverture de l'objectif d'une caméra qui capte les images de cette artiste-reporter à la recherche de la vérité.
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Quelques milligrammes de conscience
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En peu de temps, disons un siècle, on est parvenu à un arsenal pharmaceutique tellement imposant qu'on en perd son latin. Il y a toujours deux côtés à une médaille comme pour certaines céréales qui ont un côté givré et un côté nutritif. C'est rassurant de savoir qu'il existe un médicament pour traiter une infection ou une maladie que l'on peut développer.
Dans la bande annonce de Québec sur ordonnance, on voit vraiment les deux côtés de la médaille; le repas santé versus le cocktail chimique. L'exagération prend ici un sens humoristique mais le message est très convaincant. On retrouve évidemment ce problème de surconsommation de médicaments dans les sociétés bien nanties. Quelle est la part de conscience du patient qui consulte et celle du médecin?
Dans le meilleur des mondes, la solution c'est d'être en santé mais un jour on se rend compte que l'on fait du cholestérol, de la haute pression ou du diabète. Nous devrons alors consommer de façon quotidienne et presqu'à vie des ingrédients chimiques qui deviendront essentiels à l'équilibre de notre santé.
Le documentaire de Paul Arcand va certainement nous mettre devant le miroir de notre propre vie et nous faire réfléchir à certaines de nos habitudes. Souvent et heureusement, il y a des alternatives à bien des maux et ce stimulant visuel saura nous le dire avec des mots et des images et ça sans aucun effet secondaire.
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