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Gilles Roberge
Gilles Roberge
June 2007 - Messages
27 juin 2007, 1:39
Quand la rage change de visage
Voici une formulation d'ingrédients non-médicamenteux entrant dans la composition d'une mixture où aucune molécule complexe n'intervient sur le bien-être de ceux qui l'utilisent. Il faut tout d'abord avoir une oreille attentive à ces adolescents ayant côtoyés les instincts de vengeance et d'agressivité. Par la suite, il faut entretenir un lien où l'intelligence et la sensibilité captent l'intérêt de ceux-ci ne demandant qu'à être écoutés et compris. Ces deux éléments sont donc à la base de cette substance qui favorise la cicatrisation des ressentiments. Vous intégrez par la suite une dose d'amour par l'intermédiaire du projet LOVE afin de canaliser ces attitudes négatives en réalisations constructives axées sur des activités concrètes. À travers les mots, les images et surtout le soutien, ces futurs adultes bénéficient de LOVE afin de s'élever au-dessus de cette rage qui tisse une toile où l'énergie positive est bloquée. Ainsi un réseau d'amitié peut se former et servir de tremplin pour stimuler les participants dans des projets orientés vers une métamorphose de leur personnalité et de leur vision du monde.
27 juin 2007, 12:15
Un jour, un jour quand tu viendras, nous t'en ferons voir de grands espaces
Qui ne se souvient pas de cette chanson qui nous propulsait grâce à Terre des Hommes à travers la culture et la technologie de toute la planète? Ce fût véritablement une expérience de catalyse pour notre société québécoise. De véritables petits bijoux architecturaux ont pris place sur ces îles inventées autour du noyau de l'île Ste-Hélène. C'était l'époque du gogo, des chemises indiennes, du patchouli et bien sûr de nos premières expériences avec les drogues douces. C'est donc un retour à cette fabuleuse page d'histoire qu'Artéfact Montréal propose à des artistes de revisiter à leur façon ces lieux magiques qui furent la fierté de toute une génération. Véritables alvéoles pulmonaires de Montréal, ces îles nous invitent à nouveau à l'exploration des préoccupations artistiques de ces créateurs. Une pause fraîcheur qui nous rappelle de plus en plus l'importance du dialogue et des associations entre les différentes nations afin d'essayer d'établir l'état le plus important des êtres humains, c'est-à-dire de tendre vers la paix de chacun des peuples. Utopique? C'est ce que je croyais possible quand j'avais douze ans mais depuis ce temps...
22 juin 2007, 1:17
Rythmes du monde
Véritable petit satellite, le groupe Pink Martini gravite autour du monde et nous entraîne avec eux dans ces mélodies quelque fois oubliées. Ce collectif musical joue et chante avec passion. D'ailleurs quand on regarde le feuillet qui accompagne leur dernier-né, on peut percevoir la complicité et l'unité de ce groupe à travers ces visages souriants. C'est également un véritable exercice linguistique puisque le français, l'espagnol, le japonais, l'anglais et même l'arabe y sont chantés. Heureusement ils ont eu la bonne idée de mettre la traduction de ces chansons dans la langue de Sheakspeare afin de nous éclairer à travers ces petits bijoux musicaux revisités. Un véritable bouquet sonore qui éveille notre sensibilité et qui nous ensorcèle dès la première audition. Ce groupe agit sur les foules un peu comme un aimant qui capte les particules de limaille et les magnétise avec une force invisible. Véritable phénomène, Pink Martini nous invite à cette communion où les émotions et la joie de vivre sont proportionnelles aux bels produits. Un rendez-vous à ne pas manquer afin de léviter dans cet espace musical unique qui viendra certainement vous caresser le corps, le coeur et l'esprit.
22 juin 2007, 8:57
Le coeur a ses raisons
On est bien loin de sourire et d'avoir le coeur léger quand on connait le destin tragique de l'un des membres de ce couple de journalistes. Quand la mort est accessible sur tous les écrans du monde, on se demande si les gens qui ont fait ça n'ont pas quelque chose de dérangé. Ce qui m'impressionne le plus dans ce drame, c'est de voir la réaction qu'a eu cette femme à travers cette décente aux enfers. Il n'est pas donné à tout le monde de passer à travers cette épreuve en restant objectif. Michael Winterbottom a tourné ce film d'une façon bien personnelle afin de donner aux personnages le plus d'authenticité possible. L'osmose créée entre la vraie Mariane Pearl et le personnage interprété par la belle humanitaire est fascinante. L'icône d'Hollywood semble très bien tirer son épingle du jeu dans un rôle où elle transcende dans cet univers angoissant. Un film pour nous rappeler cette violence qui touche trop souvent des innocents et qui détruit la vie de ceux-ci.
20 juin 2007, 12:50
L'écho d'un cri qu'on n'entend presque plus
Si j'écris le mot art de cette façon, on a déjà des images qui nous viennent en tête, quelles soient d'un artiste connu ou pas. Par contre si j'écris le mot or comme ça, c'est une autre direction que prend les images ainsi crées dans notre tête. D'ores et déjà, avec ces deux exemples, il y a l'art qui rapporte et il y a celui qui provoque. Le travail d'Yves Tremblay est riche en signification. Il désamorce nos visions esthétiques et amorce notre confortable style de vie nord-américain avec son installation réverbération. Quand ça ne s'passe pas à Montréal, on dirait qu'ça nous fait pas mal chante Diane Dufresne. Yves Tremblay exprime non pas avec sa voix mais plutôt avec sa voie et sa conscience ce qui le préoccupe afin de nous rappeler cette réalité belligérante qui est toujours trop active un peu partout sur notre petite planète bleue. Cette installation me touche et a sa raison d'être. C'est peut-être une façon de nous mettre face à ce qu'on ne veut pas voir sur l'état du monde dans lequel on vit. L'esthétique ici développée a une valeur de compassion et de réflexion. Elle vise un point d'impact, celle d'atteindre nos sentiments qui sont quelques fois enfouis dans les tranchées et les sillons de notre cerveau.
20 juin 2007, 12:45
On a un oeil sur vous
Les propositions picturales de Cheryl Sourkes sont certainement l'extension de n'importe quel spectateur qui capte au cours d'une journée des centaines d'images toujours en évolution. Ici l'oeil de la caméra, capte comme dans une banque, l'information et le flux d'activités qui s'y passent. La sélection d'un moment fige l'image ainsi que la vie des gens qui s'y trouvent. Ces données visuelles indépendamment d'où elles proviennent sont la mémoire vive de ces lieux. Elles pourront être conservées, visualisées ou servir à des fins d'enquêtes. C'est l'intimité sociale de ces passants anonymes allant soit au travail, faisant du jogging ou allant rejoindre un amant secret à un rendez-vous. Nul ne sait l'intention ou la pensée qui se trouve ainsi sur ces images prises en otage par le temps. Qu'en est-il maintenant du rapport plus exhibitionniste entre un individu et sa webcam? Sa volonté d'entrer en communication avec ses semblables peut le motiver dans bien des sphères d'activités. Il peut y avoir bien sûr une multitude de raisons, quelles soient d'ordre sociale, pédagogique, émotive ou à caractère sexuel. L'intention ici est nettement plus définie et sert de support à la réalisation d'un désir personnel. Ainsi le monde par un réseau et un soutien technologique devient de plus en plus disponible à qui veut bien le recevoir et sollicite également ceux qui veulent s'y aventurer. Dans cet océan aux apparences parfois calmes et exotiques, se trouve des abysses dont plusieurs peuvent y sombrer et perdre le sens de l'orientation.
19 juin 2007, 1:18
Les 4 fantastiques
Si les 4 membres du collectif Cédule 40 participent au 400e de Québec, c'est qu'il y a décidément un hasard numérique qui fait bien les choses. Le labeur des colons de l'époque et le savoir-faire de ces quatre artistes d'aujourd'hui tissent un lien radicant entre notre culture et notre histoire. Ce jardin évolutif démontre par une gymnastique mécanique que chacune des parties est essentielle au bon fonctionnement de l'ensemble de l'oeuvre. L'engrènement de chacune des roues participe un peu comme une machine à remonter dans le temps à établir un enchaînement qui sculpte la terre nourricière afin d'y déposer la semence. Ces artgronomes et ces ingéniarts vont permettre à la population de participer a cet hymne agraire. Dame Nature et son amant, le temps, collaboreront à cette germination historique afin de souligner l'enracinement d'un peuple qui a su construire son présent.
15 juin 2007, 1:06
Ces îles qui vous donnent des ailes
La nordicité de ces petites étendues de terre entourées d'eau est proportionnelle à la force des éléments qui façonne et qui sculpte l'archipel de Mingan. Certaines îles possèdent un nom exotique comme l'Île aux Perroquets tandis que d'autres ont un nom plutôt intrigant comme l'Île du Fantôme ou la Grosse Île et la Petite Île au Marteau. Vous y découvrirez l'histoire de phares qui ont certainement empêché plusieurs naufrages et les secrets du littoral qu'un gentil guide de Parcs Canada sera vous raconter. Vous y verrez également des falaises majestueuses, de nombreuses colonies d'oiseaux marins, des baleines, des phoques et plus encore. Pour les amateurs de plage, vous serez charmés par l'Île du Havre avec sa plage sablonneuse de l'anse des Noyés. Pour ceux qui ont le goût de vivre une aventure à la Robinson Crusoé, l'Île Quarry est toute indiquée. De petits trottoirs de bois parcourent les différents sites explorant la forêt, les falaises, les landes ainsi que les tourbières. Pour ceux qui ont de bons mollets et qui veulent se remplir les poumons d'air salin et les yeux de beautés uniques, la Grande Île déroule son sentier pédestre. Comptez partir tôt le matin afin de boucler le tour de l'île après une bonne douzaine d'heures de marche. C'est donc un rendez-vous rempli de découvertes qui vous est offert à l'aube de vos vacances estivales en terre québécoise. Bonnes vacances à tous.
13 juin 2007, 1:23
Marianne s'en va au moulin, Marianne s'en va au moulin.
Situé à cheval entre le Centre-du-Québec et les Cantons de l'Est, le petit village d'Ulverton est certainement une des images à conserver dans sa mémoire de ce que représente un petit village aux allures bucoliques. D'ailleurs pour ceux qui se souviennent de l'ancien deux dollars de papier, le paysage arrière provenait de cette région situé quelque part entre Melbourne et Ulverton. Hasard peut-être mais il y a dans le village une côte dont le chemin en forme de S ressemble étrangement à un signe de dollar. Peu importe, cet environnement choyé par la nature est tout indiqué pour une rencontre d'artistes aux talents multiples. Cette fête de l'art en est une afin de promouvoir et distribuer le bagage culturel qui s'y développe présentement. On peut y découvrir les préoccupations et les orientations plastiques de ceux qui puisent dans leur imaginaire des inspirations diverses afin de créer des tableaux et des objets aux propriétés réjouissantes. Un incontournable, c'est la visite de l'un des plus vieux moulin à foulon qui existe encore. En effet, le Moulin à laine d'Ulverton, familièrement appelé Moulin Blanchette sera vous éblouir par sa localisation et sa valeur historique.
13 juin 2007, 12:38
Oiseau de bon augure
J'imagine la réaction de ces enfants partis en forêt afin d'y trouver un petit animal appartenant à la classe des vertébrés tétrapodes. Recherchant un oiseau recouvert de plumes jaunes dont les membres antérieurs sont des ailes et que les membres postérieurs sont des pattes, ils ont dû avoir toute une surprise égale ou supérieure à la taille de ce qu'ils ont découvert. Déjà le fait de pénétrer dans ce temple de la chlorophylle et de la photosynthèse est une expérience en soi remplie de belles trouvailles. Ainsi la galerie d'art Foreman de l'Université Bishop's a donc mis en chantier à partir de cette photographie une exposition et des activités planantes à faire avec toute la famille. On y découvrir que les oiseaux peuvent être diurnes, nocturnes, terrestres, marins, migrateurs, percheurs, plongeurs, sauteurs, coureurs, domestiques, de basse-cour, de proies, et grimpeurs. On y apprend également que ceux-ci crient, chantent, sifflent, gazouillent, piaillent, pépient et ramagent. Encore une fois, l'association entre l'art et la science éveille le sens de l'esthétisme et de l'apprentissage. Une activité remplie de promesses estivales présentée dans un cadre enchanteur de la jolie petite municipalité de Lennoxville.
12 juin 2007, 3:16
Poussière, tu retourneras poussière
À part les magnifiques images de la campagne française où l'on peut voir de bien belles ruelles propres et un bien joli jardin aux propriétés apaisantes qui appartient à grand-mère, ce film tente à plusieurs reprises un décollage qui ne se produit pas. Pourtant il y a de belles intensités et de belles intentions dans le rapport humanitaire entre la jeunesse et la vieillesse. Bien que la performance des acteurs et actrices soit impeccable, il manque quelque chose afin de faire lever ce film. Il y a rapidement un triangle non pas amoureux qui se forme mais qui justifie le titre du film, c'est-à-dire Ensemble, c'est tout. À part également de la vie de ces gens qui travaillent forts pour leur subsistance, il y a une complicité prévisible qui se produit et c'est ainsi que le film évolue et se termine. Somme toute, un film plutôt linéaire qui finit par décoller mais qui ne m'a pas permis de m'envoler plus haut que l'étage où habitait la technicienne de surface qui travaillait chez Clean tout.
12 juin 2007, 2:09
Table d'autres
Tout un menu nous est offert pour cette 9e édition du festival du film fantastique québécois. Dans une ambiance inquiétante, les convives affamés de découvertes scabreuses et des sensations fortes sont invités à participer à ce banquet visuel où les sens sont sollicités. Comme apéritif, on vous sert une brochette de courts métrages où on y présente une variété d'ambiances pour tous les goûts. De l'imagination est ainsi tartinée sur de petits canapés qui lévitent et tournent sur eux-mêmes telles les planètes du système solaire. Viens par la suite un potage composé d'éléments magiques qui modifient votre code génétique et qui vous transforme en un superhéros le temps de protéger la veuve et l'orphelin des injustices sociales. On entend alors sauter les bouchons et un élixir mousseux composé d'antigel, d'anticoagulant aux propriétés antihygiéniques dont il n'existe aucun antidote vous est servi. L'effet est rapide et il n'y a pas de point de retour possible. Votre système digestif se refroidit suffisamment afin d'entamer le repas principal. D'ores et déjà l'atmosphère est favorable afin de servir un ragoût composé d'une sauce sanguinaire dont les facteurs rhésus risquent d'être incompatibles avec quelques-uns des invités. Certains chanceux se rendront jusqu'au dessert tandis que les autres serviront de dessert à ceux qui restent. Un délicat sorbet cervical servi avec des agrumes cardiaques complète ce somptueux festin imaginaire. Ainsi Vitesse Lumière vous propose une déstabilisation sensorielle et émotive à la mesure de vos limites.
9 juin 2007, 1:10
L'île aux Vierges orantes
La région de Charlevoix a été choyée par Mère Nature. On y retrouve des paysages tantôt montagneux, tantôt adoucis par le fracas des vagues le long du fleuve pas si tranquille que ça. Baie-Saint-Paul est un véritable petit laboratoire d'inspiration pour les artistes. Si ce lieu est béni des dieux, l'Isle-aux-Coudres est certainement sous la protection de la Vierge Marie. En effet, elle est omniprésente sur cette stalagmite continentale entourée par les eaux du fleuve. Souvent visible, quelques fois cachée, sa présence est souvent associée à des faveurs obtenues ou pour souligner la disparition de marins ayant vogués dans ces eaux tourmentées. La plus remarquable se situe à l'extrême nord de l'île, là où les rochers aux crânes arrondis exposent leurs toisons vertes et finissent par disparaître sous l'écume des vagues. Surmontant une grosse sphère, la Vierge du bout de l'île a autour de ses pieds une multitude des bouquets de fleurs multicolores. Elle regarde le ciel, la main sur le coeur et ses yeux bleus fixent le paradis. Tout autour, sur des formations rocheuses striées, pousse une mousse de couleur tango qui réjouit l'oeil du passant. Ainsi les couchers de soleil aux teintes roses-orangées s'éteignent sur la roche pleureuse, sur le moulin à vent, sur la goélette gisant telle une baleine et sur la très petite chapelle digne de Barbie. C'est alors que les étoiles s'allument sur ce petit monde insulaire et les branches de coudriers font offices de Miss Météo indiquant par leur degré de courbure le temps qu'il fera.
8 juin 2007, 2:10
L'instabilité de nos perceptions
Carsten Höller, dont le domaine de spécialisation sur la reconnaissance olfactive entre les insectes et les plantes, s'inspire de phénomènes scientifiques afin de traduire ses perceptions en installations artistiques. On dit souvent que la limite entre le génie et la folie est très proche. Je crois qu'il en est de même entre la science et l'art. Bien sûr la science observe, décrit, compile et évolue selon des règles bien précises tandis que l'art inspire, traduit, colore et surprend selon les règles que le créateur veut bien utiliser. Carsten Höller a certainement puisé l'inspiration dans toute cette rigueur scientifique afin de démontrer et expliquer des phénomènes de perception chez les humains face à ses expérimentations esthétiques. Contrairement aux insectes qui établissent un contact instinctif envers le règne végétal, les créations de cet artiste éveillent chez l'être humain l'analyse de certaines informations différentielles. Face à des phénomènes habituellement connus, notre perception est alors déjouée et récompensée par un résultat d'ordre émotif et perceptible. Ainsi l'Espace Shawinigan nous invite à une radiographie de nos perceptions dans cette cité où l'énergie et l'art dominent.
2 juin 2007, 8:56
L'ivresse des mères
Juste à visualiser le titre de la nouvelle création de Daniel Léveillé, on a une multitude d'images qui apparaissent et qui voguent jusqu'à en perdre l'horizon. Le Crépuscule des océans nous invite à découvrir l'essence même de la nature humaine. Le corps y est présenté dans son plus simple appareil. Au même titre que le foetus qui prend forme dans le ventre de la mère, il développe tous les systèmes nécessaires à son bon fonctionnement et son corps se recouvre d'une enveloppe exceptionnelle c'est-à-dire la peau. Daniel Léveillé laisse sauter ses danseurs dans l'océan. Ceux-ci s'abandonnent à travers cette douce gravité aqueuse et lorsque les rayons lumineux déclinent, ils prennent vie dans une chorégraphie aux lignes épurées. Les corps expriment alors une liberté sans frontière et l'influence des classes sociales, de la mode et du pouvoir prennent un autre visage. C'est ainsi que le Crépuscule des océans crève ses eaux à l'Agora de la danse afin d'expulser la vie et le mouvement dans un ballet aquatique sans artifice.
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