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Gisement d'art
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Si on compare l'art à la médecine, on se rend compte qu'il y a toute une panoplie de spécialisation dans les deux cas. On pourrait établir un parallèle entre l'art contemporain et la chirurgie. On coupe, on ouvre, on scie, on enlève et l'on reconstruit. La prédominance de certaines couleurs y est récurrente. Le rouge a toujours sa place et sa force, il éveille les passions et fournit à notre corps cette sève complexe et indispensable à la vie.
Tant qu'au design et à la publicité, on pourrait agréablement le jumeler à la médecine dentaire. On y fait l'examen de ce qui est apparent et de ce qui ne l'est pas. On détartre les habitudes et on observe les racines profondes afin de faire ressortir ce qui plaît et ce qui fait sourire.
Tant qu'au travail des artistes peintres, on peut le comparer aisément à celui de la chirurgie esthétique. On y travaille surtout en surface en cherchant à attirer le regard sur la beauté et le rêve.
Alors, sur le débat présenté ici, je dirais qu'il faut surtout rester ouvert et sensible à ce qui nous touche. Ça peut être l'oeuvre d'art la plus actuelle comme une publicité ou un logo d'une compagnie qui a une valeur à nos yeux. Après tout comment peut-on définir ce qu'est un artiste si ce n'est que par l'acte de matérialiser le désir d'exprimer une pensée et de l'exécuter.
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David de Néanderthal
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À Montréal, des corps inanimés et fragmentés aux apparences terrifiantes ont été découverts au coin de la rue Sainte-Catherine et Berri, juste à côté de la piste cyclable. L'ethnologue, archéologue, géologue et théâtral David Altmejd y présente ses curiosités dignes de la maison des horreurs des fêtes foraines. La fraîcheur de la galerie et les oeuvres présentées nous entraînent dans un voyage inhabituel et inquiétant. L'installation The lovers est peut-être le chaînon manquant d'un espace-temps matérialisé. Ces os de plâtre entrelassés recréer de véritables êtres presque humains. Nous sommes à la fois témoins de leur histoire et de la nôtre par le jeu des miroirs qui nous projettent dans une dimension réelle, celle de notre propre évolution. L'exubérance de David Altmejd déborde d'imagination et les matériaux utilisés sont multiples et hétéroclites. Sa vision de l'art ne souffre d'aucune inhibition. Elle se forme et évolue telles les stalactites et les formations cristallines présentent dans certaines oeuvres. La mécanique insaissable du temps sur la matière fige la vision de nos peurs collectives dans ces ambiances ludiques et éclatées.
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Je me marie, je me marie pas, je me marie, je me marie pas
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Ce coin de pays à environ 180 minutes de Montréal peut nous faire basculer à 180°. Loin de la fibrilité urbaine, la Beauce nous tend son tissu végétal avec ses verdoyantes collines et sa population authentique. Le tableau culturel du musée Marius-Barbeau expose cette été la nature dans toute sa beauté.
Les aquarelles de Gaétane Bouchard respirent la simplicité et nous offrent des parcelles de bonheur. Ces massifs de marguerites nous transportent dans nos souvenirs d'avoir déjà effeuillés une reine de ses pétales cherchant une réponse à une interrogation. Il m'aime, il m'aime pas, il m'aime.
D'un autre point de vue, les huiles de Jean-Claude Deschênes sont une véritable force de la nature. L'ambiance de ses paysages raconte une histoire de couleur et de passion. Les lieux sont explorés et baignés par une lumière qui provient de mille lieux. On peut presqu'y voir le vent peindre les détails et nous transporter ailleurs dans un autre univers.
Profitons donc de la belle saison afin de découvrir les attraits touristiques et culturels de cette belle région. Bon été à tous.
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Pôle intérieur, pôle extérieur
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Résidences croisées d'est en ouest nous apportent cette collection aux propriétés contemplatives. Nous figeons les états de grâce et exposons des fragments de soucis. Notre bio-véhicule collectionne tout au long de sa vie des joies et des peines en des cycles qui débutent avec la pureté de la naissance et qui se teintent avec le temps par nos rencontres.
Pour lui, les couleurs de l'arc-en-ciel forment une protection autour de son être. Pour elle, une aura émane et enveloppe son corps et pour eux, la grisaille d'un destin annonce l'absence de cette lumière blanche qui illumine l'expérience de vivre. Mathilde Martel-Coutu a capté ces instants d'états et en a fait des collections, sa collection. Elle la partage de l'intérieur vers l'extérieur et trace tel un compas, sa destinée.
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Le page de la scène
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Déjà à la LNI, on pressentait une carrière exceptionnelle pour ce jeune improvisateur qui brillait autant dans ses monologues que dans ses dialogues. L'art de la parole et de la mise en scène sont à Robert Lepage comme la beauté est à Vénus.
J'ai eu l'occasion de voir il y a quelques années Zulu time, un spectacle orchestré par
Monsieur Lepage sur la réalité des aéroports et des fuseaux horaires. En effet, j'y ai vu une performance remarquable et renversante. Imaginez un tango non pas dansé sur le plancher mais bien au plafond. En effet, le danseur et la danseuse avaient les pieds fixés sur des rails, la tête vers le bas et ils ont exécuté cette danse langoureuse comme si de rien n'était.
Ainsi le sud devint le nord et nous avons perdu notre notion cartésienne le temps de cette performance déstabilisante.
Nous avons donc la chance de suivre l'évolution de ce maître qui continue de nous faire honneur un peu partout sur la planète et qui se fait visionnaire de ses obsessions.
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Aux frontières du réel
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Pour bien comprendre l'art conceptuel, il faut aller plus loin que ce que notre regard perçoit en regardant une oeuvre. Bill Vazan creuse toujours plus profondément vers la compréhension d'un phénomène. Ainsi dans Highway 37, les photographies pourraient provenir d'un peu partout sans qu'on sache vraiment ce qu'il y a à comprendre en les regardant.
C'est là que la conscience et le concept viennent se fusionner afin d'éveiller l'inconscience quelques fois en veilleuse. La limite territoriale dessinée par les urbanistes n'est que géographique. Ce sont les gens qui d'après leur culture finissent par former des divisions sociales, linguistiques et religieuses.
Dans cette ère qui se veut de plus en plus verte et équitable, est-ce que l'homme finira par abolir certaines frontières invisibles? Ainsi il serait peut-être temps d'unifier notre destinée et celle de ceux qui aiment diviser et creuser des fossés entre les mentalités.
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S.S. Nord
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Attachez vos ceintures et mettez vos tuques. La végétation prend de plus en plus des accents de cuivre oxydé. Ces paysages verts sapins, vers Schefferville que j'espère et qui me hante sont bien loin de ma réalité. Je ne suis ni chasseur, ni pêcheur, ni explorateur mais l'étendue se cette pierre nordique aux senteurs d'émeraude me fait rêver. C'est ça quand on est dû pour prendre des vacances. Prochain départ, jeudi à 9h.
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Allo, ici Toutankamon, j'aimerais parler au Dr Gunter von Hagens
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Si on remonte à plus de cinq mille ans dans l'histoire, les Égyptiens avaient cette préoccupation de conserver les grands pharaons, les dignitaires ainsi que certains animaux. En effet, la transformation en momie par dessiccation conservait pour l'éternité ces corps dans une position statique.
Toutankamon aurait certainement apprécié de passer entre les mains du Dr Gunter von Hagens afin d'avoir un lifting par plastination. C'est absolument fabuleux que d'avoir mis au point cette technique afin de pénétrer intimement le corps de véritables êtres humains. Il en coûte une véritable petite fortune afin de dégraisser ces corps dans des bassins de solvant et de les plastifier par la suite. Cette visite funéraire nous met face à la mort mais avec un concept unique.
Nous sommes habitués de regarder des cadavres qui ont lâché prise mais pas des cadavres qui sont dans des positions beaucoup plus dynamiques que ceux qui les contemplent. Un véritable tour de force technique et esthétique qui associe la pédagogie, la science et l'art. Cela justifie grandement les 28.75$ d'admission proposée afin de pénétrer dans le tombeau de ces pharaons des temps modernes.
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Des oeuvres belles en Estrie
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Il est toujours fascinant de rencontrer les créateurs d'objets qui nous allument. La corporation des métiers d'art de l'Estrie offre à la population ce privilège et permet en toute saison de découvrir ce petit quelque chose qui nous plaît ou qui pourrait faire plaisir à quelqu'un que l'on connait. Situé au centre-ville, cette boutique n'est pas très loin de quelques magnifiques murales qu'il ne faut pas manquer de voir. En effet, coin King et Bowen, on peut contempler le savoir-faire estrien. Une double murale formant un angle de 90° met en relief les personnalités qui ont façonné l'histoire culturelle de la région. Alors pourquoi attendre le salon des métiers d'art hivernal puisqu'on peut durant toute la belle saison se la couler douce tout en encourageant les créateurs d'ici à vivre de leur art.
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Chercheurs d'art
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Si le nom d'Enkhsoyol Bayanmonkh est difficile à prononcer, il est encore plus difficile d'admettre un lien entre les peintres Mongols et nos mendiants. La vie d'artiste n'est pas toujours facile ici donc on peut s'imaginer que dans cette partie du monde l'art ne soit pas tellement valorisé. Il faut réaliser ces états de fait qui nous échappent à l'occasion.
Grâce aux chercheurs d'art, nous avons la chance de pouvoir apprécier la vision, les préoccupations et la thématique issues de ces toiles. Ces yourtes me rappellent celles que l'on peut voir à l'Île Brion située aux Île-de-la Madeleine. Sa perception est à la fois descriptive et réchauffe le regard.
Maintenant avec la conscience équitable, il se peut que l'espoir d'une reconnaissance se rendre jusqu'à Enkhsoyol Bayanmonkh et aux autres artistes ailleurs dans le monde. Laissons-nous donc raconter ces histoires pleines de richesses et de beautés d'un peuple qui a un passé, un présent et un futur à nous faire découvrir.
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Elles
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Quatre femmes dont le travail est souligné dans ce collectif offrant une vue de leurs passions. Cette mosaïque de thèmes gravite autour de représentations réelles et abstraites obtenues par différents niveaux de conscience.
Chacune de ces femmes puise dans leurs références et expériences de vie. Joanne Marois Talbot chevauche entre le connu et l'inconnu. Elle explore des avenues où la discipline du geste et la liberté de la spontanéité se rencontrent.
Ainsi, qu'il s'agisse de représenter l'humain ou son environnement, ces artistes féminines expriment leur sensibilité et nous font partager le fruit de leur créativité. Quatre femmes, quatre visions et des dizaines de chemins qui nous transportent vers des refuges qui apaisent et qui stimulent notre existence.
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Un son de clocher
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L'intervention à tendance architecturale de Josée Wingen lui a permis de construire une vision spirituelle et d'explorer des espaces sacrés. Cette insertion en est une audacieuse et porte à réfléchir sur le rôle de ces institutions aujourd'hui.
Où en est rendue la foi? Pour certains, la croyance est génétique et viscérale tandis que pour d'autres l'évidence d'une multinationale des âmes et du profit apparaît clairement.
À quoi sert donc la foi et avons-nous des preuves réelles d'une possible existence d'un être suprême? Peu importe les réponses, l'installation de Josée Wingen éveille et intrigue la pensée qui s'y rattache. Elle chemine à travers ses expérimentations artistiques et tente de trouver des liens entre la matière et l'esprit.
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Figer la vie
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La vitalité de Gisèle Boulianne met en relief son énergie et son dynamisme. Elle a identifié sa quête et sa recherche picturale est mise en évidence par la spongiosité du moment précis qu'elle capte dans différents lieux. Les sensations, les ambiances et les contacts sont absorbés par ses alvéoles gourmandes afin d'y être stokés.
Cette artiste tente de saisir les vibrations et les fluides émanant de l'âme. Ces moments où la nature humaine et la vie urbaine se rencontrent dans un même environnement. Elle devient réceptacle et traduit ses sensations dans son art.
Un peu comme la trajectoire des particules élémentaires, Gisèle Boulianne trace la conjoncture de ce qui est invisible. Ainsi les états de joie et le délire collectif sont ensuite expulsés de sa mémoire afin d'être figés dans l'essence même de ses perceptions. Une vague d'énergie brute est libérée et prend forme dans ses compositions.
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Lucy in the sky with diamonds
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Devrait-on s'attendre à voir des oeuvres qui auront la fascination du diamant? C'est du moins ce que l'on espère d'une biennale. C'est surtout le questionnement autour de ces recherches qu'il faut également prendre en considération et non pas seulement ce que l'on peut y voir.
Je suis quelques fois sans aucune référence devant certaines installations. Quelques fois j'y trouve des réponses mais d'autres fois c'est le néant. C'est ainsi que l'on peut agrandir son jardin culturel et qu'on finit par établir des liens sur les recherches et sur les préoccupations des artistes.
5e Biennale de Montréal, fais nous voir et fais nous vivre de nouvelles expériences visuelles.
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Pays sage
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La peinture figurative fut certainement la conséquence des premières expériences de représentation des humains. Que ce soit les peintures faites dans les grottes ou les hiéroglyphes égyptiens, l'homme voulu représenter ce qui était à son image. Par la suite, l'histoire de la peinture évolua et son caractère arborescent emmena l'éclatement dans les styles et les recherches.
En ce nouveau millénaire, les artistes poursuivent leurs expérimentations en peinture et elle en perd quelques fois son canevas. Afin de revaloriser le style figuratif, Pascal Picard démontre avec les artistes du regroupement La Relève que l'exploration figurative est plus que jamais vivante. Elle nous donne des liens avec la réalité et elle peut être spectaculaire. Poursuivez et explorez votre passion, c'est ce qui compte dans l'acte de créer.
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