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Quand l'amour est peint
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L'association d'un collectif en art n'est pas nouveau et cette pratique devrait se produire plus souvent. Dans Duo, on ressent une volonté de mettre en lumière un thème gravitant autour de l'amour.
L'impact d'un travail collectif devient encore plus viscéral quand ces sentiments sont partagés par plus d'une personne. On se sent transporté non pas dans une unicité mais dans l'univers où la dualité et la liberté se fait sentir.
La complicité devient alors une force et l'abandon aux sentiments de l'autre ouvre le dialogue sur un croisement des valeurs affectives de chacun des artistes. Après tout l'amour doit se conjuguer à la première personne du singulier avec le je afin d'atteindre l'ultime première personne du pluriel avec le nous. Ainsi les coups de pinceau se juxtaposent dans les couleurs et dans les formes afin de nous offrir une vision qui cerne bien les hauts et les bas de l'amour.
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Il était une fois
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L'utilisation d'objets de tous les jours dans une exposition a quelque chose de rassurant. Paryse Martin jongle avec ces objets et nous propose un fil conducteur mais nous laisse la liberté du scénario qui nous convient le mieux.
L'artiste propose et l'observateur analyse les propositions et filtre d'une façon rationnelle et inconsciente l'impact du sujet sur son émotivité. L'univers exploité par Paryse Martin est rempli de symboles qui nous attirent et nous transportent dans notre imaginaire. Que se cache-t-il derrière ces installations aussi savoureuses et colorées? Devons-nous se questionner sur le pourquoi de ces associations ou faut-il tout simplement se promener à travers l'exposition comme si nous venions de passer à travers un livre d'histoire pour enfants?
Une chose est certaine, cette invitation réjouit le coeur et colore notre hiver en nous transportant dans un monde qui est accessible à tout ceux qui ont gardé dans leur cour un regard d'enfant.
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L'homme dévisagé
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La sensibilité et l'originalité de l'oeuvre de Louis Fortier provient certainement de son imaginaire. Cependant on dit souvent que la réalité dépasse la fiction et cette proposition plastique m'a ramené instantanément dans un grand marché de Kuala Lumpur que j'ai visité en 2001.
En effet dans ce méga bazar où linges, sculptures, viandes et poissons se côtoyaient, je déambulais avec mon appareil photo afin de capter des images uniques quand soudainement un grand frisson me traversa le corps lorsque je croisai un être humain dont l'apparence se rapprochait de l'exposition Déroutes quotidiennes. Je me mis en retrait afin d'observer cet homme éléphant qui m'a tout simplement donné une grande leçon de vie.
Incapable de le photographier, je l'observai et le vis sortir un peigne de sa poche et se coiffer les quelques centaines de cheveux qui ornaient son crâne. Là où je fus le plus déstabilisé, c'est de voir avec quelle grâce et dignité il le fit. Cela donne à réfléchir sur l'image que l'on projette et sur la relativité de la vie ainsi que de ce qu'elle nous offre quand on vient au monde.
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Totalement bon
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J'ai eu la chance de lire le livre il y a une bonne dizaine d'années et j'avais entendu dire qu'il en ferait un film un jour. Ce fut assez long avant que cette magnifique production se réalise mais ça vallait la peine d'attendre. Pendant plus de deux heures, c'est un véritable délice pour l'oeil et un délire pour l'oreille. Une longue narration nous transporte dans les lieux où Jean-Baptiste Grenouille rencontre le maître parfumier Baldini. De là, le génie et la passion de Grenouille nous entraîne dans une palpitante histoire qui nous hypnotise totalement jusqu'aux dernières secondes du film. Une très grande réussite cinématographique qui respecte bien le livre de Patrick Süskind.
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Quand l'hiver nous donne des couleurs
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Quelle fascination de voir un musée mettre sur des socles des véhicules créés ici même au Québec il y a plusieurs décades. C'est là qu'on se rend compte que la fierté qui nous habite est bien fondée.
On peut voir certaines ouvres d'art habitées par des mécanismes qui les animent tout comme on peut voir des engins techniques décorés afin de séduire l'oil du consommateur. C'est le cas de cette exposition qui rend hommage à un grand Québécois et au rêve qu'il a eu. Une détermination ainsi qu'une vision hors du commun ont contribué au succès planétaire qu'a connu J.A.B et son entreprise.
On peut donc se rendre dans cette très belle région des Cantons-de-l'Est afin d'y découvrir un musée qui expose le savoir-faire des gens d'ici. Et puisque Mère Nature nous garde enveloppée dans son linceul blanc encore pour quelques semaines, aussi bien profiter d'activités récréatives et instructives pour toute la famille en attendant les doux rayons solaires du mois d'avril.
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L'art qui déstabilise
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L'art existe depuis que l'homme a le besoin d'exprimer ses sentiments sur les perceptions qui l'influencent. L'acte de créer permet non seulement une extrapolation de ses états humains mais il est aussi l'indicateur d'une société qui évolue et qui décrie son évolution.
L'exposition présentée par Jean-Pierre Gauthier dérange nos concepts sur l'art. En effet Gauthier intervient un peu comme un thérapeute qui fouille dans les sphères profondes de notre inconscient et organise le non-esthétique. Je me demande toujours quand je vois une installation comme Échotriste ce qui peut se passer dans l'esprit du créateur. Je me dis que le passé de cet artiste l'a conduit à commettre ce projet et que celui-ci est précurseur de ses futures réalisations.
Une chose est certaine, cette forme d'art dérange et ouvre le dialogue sur les capacités qu'a l'esprit à analyser et à perçevoir les tendances de la création. Nous sommes ensuite libre d'aimer ou pas ces interventions qui sont loin d'être banales puisqu'elles sont le fruit d'une recherche non pas sur le résultat d'une intervention créatrice mais bien sur ses mécanismes.
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Ces bâtiments où la vérité et le mensonge se côtoient
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Heureusement qu'il y a des gens pour avoir un discours pour la sauvegarde de notre patrimoine religieux car c'est pas demain que je vais y croire.
Pour ma part, ces endroits souvent magnifiques sont tellement teintés de mensonges et d'hypocrisie, bon bon me voilà sur une pente qui risque de choquer des lecteurs, que le discours de leurs donner une nouvelle vocation me fait réfléchir.
La mission de l'église n'est-elle pas de récomforter ses enfants dans le doute et le besoin?
Pour ma part, tout cela est un peu comme une façade afin de se complaire dans une recherche philosophico-spirituelle dans un décor digne des gens riches et célèbres. Tout cela est bien loin de la vraie vie que les gens ont à affronter.
Que ce soit la réalité des gais et des lesbiennes qui sont la plupart du temps ignorés par ce milieu ou que ce soit le discours moralisateur des prêtres qui ont perdu leurs pouvoirs qu'ils avaient dans les années 50, le sort de ces bâtiments m'est pas mal indifférent.
Qu'on pense donc avant de sauver les meubles aux vraies valeurs de l'être humain, c'est-à-dire aux richesses de chacun et aux espoirs des autres. Ainsi on n'aurait peut-être pas à justifier des budjets encore une fois bidon pour sauver des lieux qui à mon avis feraient de très jolis stationnements intérieurs.
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Néocréation
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On sent encore une fois la technologie s'infiltrer dans ce qui pourrait à prime abord nous paraître naturel. Joan Fontcuberta explore le langage binaire afin d'aller chercher des informations qui vont métamorphoser une proposition géographique en une création fictive.
Malgré cette approche technologique, on peut percevoir dans ses ouvres une poésie et une sensibilité qui tient quasiment de la réalité. Les logiciels ne font que proposer des avenues possibles mais la mécanique de synthèse organise et propose des paysages à couper le souffle.
En regardant Orogénèse : Atget, j'ai une profonde sensation de voyager dans un monde qui se situe entre le réel et l'irréel et ça, ça me fait planer. Datascapes n'existe pas vraiment mais son effet sur l'imaginaire fonctionne.
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Artronique
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Voici un événement à ne pas manquer afin de réaliser que l'art peut se développer sous différentes formes. La tendance d'explorer les sciences et la technologie nous donne des installations parfois totalement rafraîchissantes.
Dans les années 80 à Montréal, nous avons eu droit aux 100 jours d'art Contemporain où la population s'est rendue compte du grand pouvoir de la science et de l'art. Explorer la lumière, le son, les mathématiques ainsi que la biologie d'un point de vue artistique est certainement plus agréable que de comprendre les principes de la mécanique quantique ou d'expliquer une réaction enzymatique.
Entre un scientifique et un artiste, l'émotion explorée n'est certainement pas la même.
La huitième édition du Mois Multi regroupe une brochette internationale d'artistes qui réussissent un véritable tour de force technologique et visuel. Sculpter l'intouchable et sentir l'invisible sont des expériences riches du point de vue apprentissage afin de développer une nouvelle perception de l'art.
On est bien loin de la peinture traditionnelle qui malgré son univers connu permet à un grand nombre de personnes de s'évader dans les abysses les plus profonds comme de voyager aux confins de l'univers de leur imagination afin d'enter en contact avec eux-mêmes. Ouvrir son esprit à ces installations démontre un intérêt à la recherche de ces artistes toujours en quête de dépassement.
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Quand la vie nous mord?
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La description de cette exposition me glace légèrement les pensées au point où elle me rappelle les grandes questions de la vie. À l'époque des Pharaons, la mort était réellement pour les Égyptiens un passage vers une autre vie. Pensons seulement au grandiose tombeau qu'il ont érigé à Kéops, Képhren et Mikérinos.
Avec le temps et les connaissances, le débat est plus incertain sur la vie après la vie. Mylène Gervais nous expose la mort dans un état où les corps sont sans vie et donc disposables pour le restant de l'éternité. Pour l'homme, cette notion d'éternité est calculable dans un laps de temps assez court. Disons que dans quelques millions d'années le genre humain ne sera plus que poussière sur notre planète qui sera elle-même dans un processus de métamorphose.
Ce que j'aime chez cette artiste, c'est qu'elle explore l'art de façon à susciter un questionnement sur notre passage ici. Comme personne n'a la certitude de ce qu'il y a après la vie, il faut se conditionner à apprécier chacun des instants qui passe par le miracle de l'évolution de la vie. Pour ma part, le grand principe de Lavoisier, un homme de science, qui dit que ? Rien ne se perd, rien ne se crée,? reste pour moi la seule issue logique.
Ainsi nos atomes se fusionneront avec la matière de l'univers et de cette façon, nous aurons la vie éternelle.
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Au coeur de la matière
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Les tableaux de Sonia Boudreau sont comme une planche à disséquer où sa recherche n'est pas nécessairement une application scientifique. D'exposer des fragments de ce qui fût vivant valorise certainement un discours sur la diversité biologique.
Après tout, au rythme où l'homme massacre la planète, il est de plus en plus capital d'avoir des artistes qui nous font réfléchir sur les espèces encore présentes. Celles-ci deviennent dans les galeries des témoins manipulés artistiquement qui offrent une dynamique incomparable.
Je trouve ça également fascinant d'exposer de la matière vivante qui au fil des jours évolue sans que son créateur en ait le contrôle. Dans l'exposition ?Quelques symbioses dans le détail?, l'aventure de manipuler la vie entretient un langage avec la vie et la mort, entre le présent et le passé et entre le corps et l'esprit.
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La petite vie
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Voici une artiste qui a sûrement dû étudier le difficile cycle de Krebs et qui est fascinée par la vie sous toutes ses formes. Annie Thibault est en quelque sorte une cherchart qui s'émerveille devant ces univers microscopiques et qui s'en inspirent afin de rendre accessible ce monde presque invisible.
Entre l'infiniment grand et l'infiniment petit, l'homme essaie de trouver des réponses sur le pourquoi de son passage sur la planète bleue. Que son regard scrute les galaxies à la recherche et à la compréhension de ces distances infinies ou qu'il cultive des colonnies bactériennes afin d'en tirer des avantages, il se rend bien contre qu'il est bien fragile et que sa vie tient à un fil.
Cette artiste observe et joue avec la vie. Elle propose en quelque sorte au commun des mortels une initiation et un voyage vers des formes de vie élémentaire. Ainsi on peut se rendre compte de la complexité de ces organismes qui à mon avis sont aussi bien sinon mieux organisés que l'homme dans la quête de la survivance.
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