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Gilles Roberge
Gilles Roberge
April 2006 - Messages
25 avril 2006, 12:35
Holly Spirit
Les travaux de Holly King sont un peu comme une expédition visuelle où l'on se situe entre la deuxième et la troisième dimension. Habilement travaillés, les majestueux paysages sont composés pour créer une liaison nous faisant pénétrer dans ces décors remplis d'atmosphère climatique. Dans "Heightened Release", une dualité s'établie entre la vie et la mort. Le concept de la renaissance s'exprime par cette envolée de papillons. Ces paysages quasi-désertiques se rapprochent de certaines ambiances Dalienne où peu d'indices nous permettent de se situer dans ces mondes où l'on peut presque sentir le vent souffler. Exprimer ce qu'elle ressent par la couleur ou par une multitude de teintes de blanc et de noir permet non seulement à Holly King de focaliser ses sentiments mais lui permet également de trouver l'équilibre de ses forces intérieures.
25 avril 2006, 8:55
Perdu dans l'espace
Cet artiste établi un lien entre l'individu et de son environnement. Il semble se préoccuper dans ses explorations des lieux où l'homme est captif. Serait-ce que Stéphane Gilot avant même de naître perçevait déjà l'espace qu'il occupait dans le ventre de sa mère? Pendant les neuf mois de son stage utérin, il réalisa peut-être inconsciemment la notion de l'espace cloisonné. Est-ce que sa réflexion va au-delà du rapport physique et qu'il explore également la notion de l'âme qui est captive de l'enveloppe que représente notre corps? Cette recherche met en lumière la notion de passage dans le temps. Nous sommes sollicités tout au long de notre vie à s'adapter à différents environnements. Dans la "Station" Stéphane Gilot nous invite à découvrir son imaginaire qui nous transporte dans un monde où il coupe le contact avec la réalité terreste. Il nous convie à oublier nos paramètres habituels afin de s'évader dans une atmosphère en apparence plus sereine. Veut-il par ses compartimentages aéro-spatial nous amener en orbite ou serait-ce les premiers balbutiements d'un art extra-terreste? Il nous invite donc à visiter son cosmod'art et nous libère de la gravitation quotidienne le temps d'une envolée.
24 avril 2006, 12:59
L'immortalité se situe entre les deux oreilles
Quelle belle mise en scène! On se croirait transporté au pays des pharaons. Une barque solaire flottante dans l'espace recueille les âmes pour le passage dans l'au-delà. Au mur, une ombre donne naissance à un scarabée. Tout est en place pour la vie après la vie. Il y a dans cette installation la même croyance que le peuple égyptien qui véçu il y a 5000 ans. Bien que la salle d'exposition ne recèle pas de trésors et de richesses fabuleuses, Lionel Duval a vraiment bien saisi l'essence du transfert vers l'ultime voyage. Bien sûr il faut y croire mais semble-t-il qu'il y aurait beaucoup d'adeptes. Étant capricorne ascendant plante verte, je crois qu'on retourne à la terre et que nos molécules restantes sont intégrées à la planète. Dans quelques milliard d'années quand notre star, le soleil, va éclater, tout va être projeté dans une partie de l'univers et de nouvelles formations s'effectueront. Pour moi, c'est ça la réincarnation. Chaque religion nous propose sa recette d'immortalité mais franchement si on ne veut pas passer à côté de ce fabuleux cadeau qu'est la vie, il ne faudrait surtout pas oublier de la remercier tous les jours car c'est maintenent que notre âme est immortelle.
21 avril 2006, 2:21
Toutoutaxidermie
Loin des objets créés avec des matériaux comme le bois ou le métal, Martin Beauregard accentue sa créativité sur le passage d'un état inorganique à un état quasi-organique. Se servir d'animaux empaillés nous amène vers une réflexion où la bio-liaison des membres ne manque pas d'audace. Garnir une peluche avec de véritables parties ayant appartenues à une bête propose une vision transitoire entre l'imaginaire et le sacré. C'est une sorte de demi-momification qui nous plonge dans des souvenirs reliés à des êtres que l'on connaît ou que l'on a déjà connu. Cette toutoutaxidermie fait un lien avec les reliques que certains croyants possèdent. En effet, conserver un fragment de tissu ou de cheveux d'un personnage qui a déjà véçu et qui est reconnu par l'église apporte un réconfort à l'âme de ceux qui y croit. En greffant ces parties qui ont déjà véçu, Martin Beauregard ressucite l'image inanimée de scènes de chasseurs ramenant avec eux un trophée bien attaché sur le toit de leur véhicule provoquant ainsi toutes sortes de réactions.
21 avril 2006, 10:23
Celle qui renaît de ses cendres
Quel parcours que celui de celle qui est allée, de celle qui va et de celle qui ira. Pour une artiste, d'avoir un partenaire qui consacre son amour, son talent et une partie de sa vie à la carrière de sa muse reste une aventure marquante. Par contre quand le vent change de direction, la vie personnelle et professionnelle doit être secouée et vidée de tout sens. La femme, l'amoureuse, la chanteuse ainsi que la rockeuse ont dû quitter près de un quart de siècle de vie commune afin de pouvoir faire le point. Marjo s'est retrouvée à devoir reconstruire ses structures émotionnelles afin de renaître et de retrouver son équilibre. Celle qui dans le passé a chanté et a réussi à nous toucher avec des chansons d'une grandes beautés littéraires et musicales est de retour. Avec son dernier album, Marjo nous démontre que le temps arrange bien les choses et semble déterminée à reprendre sa place dans un ciel rempli d'étoiles. Elle brille à nouveau et sa longueur d'onde émet vers le turquoise.
20 avril 2006, 1:08
Quand l'objet raconte son histoire
Les créations de Dean Maxfield Mullavey occupent un espace qui malgré le côté fonctionnel nous invitent à communier avec la nature. Les couleurs aquatiques et terreuses qu'utilise ce céramiste réfèrent à la rusticité de scènes animales exploitées par différentes cultures à travers l'histoire. On sent que chacune des pièces extrapole la douceur et la délicatesse de son créateur. Le domaine de l'objet utilitaire n'est certes pas la révolution dans le milieu des arts sauf qu'à travers ces contenants, on se positionne sur la tradition et sur le réconfort dont l'oeil est habitué de voir. Les ajouts de détails narratifs nous entaînent dans un univers où ces formes tournées participent à une vision esthétique. Issus d'une matière qui pour exister doit passer par les hautes températures, ces objets vitrifiés nous invitent à découvrir leur histoire.
19 avril 2006, 12:27
e-ffiti
La voie électronique a certainement amenée bien des gens à voyager un peu partout sur la planète en restant bien assis devant leur écran. La pixelinformation nous bombarde dans toutes les sphères inimaginables. Denis Langlois a décidé de sélectionner des images-clés qui associées les unes aux autres suggèrent des informations ciblées. Ces graffitis électroniques deviennent des e-ffiti. Sociologiquement, l'individu qui pose sa griffe sur du mobilier urbain s'affirme et marque dans le temps un code qui capte l'attention de tous. Générer ces informations par ordinateur n'altère pas les monuments ainsi que les bâtiments et fait prendre conscience du même phénomène mais à un autre niveau. Ces e-mages n'ont rien de religieux. Les corrélations synchroniques peuvent ainsi être reconnues de tous et amène un nouveau discours sur l'intervention de ces images-codes.
18 avril 2006, 1:04
Réincacarnation
Je pense qu'il sera intéressant de regarder ce documentaire afin d'en apprendre plus sur ce sujet disons consistant. Qu'il y ait une gestion ou une récupération de ces déchets multiples est important. Il faudrait vraiment voir à quel point cela est sans danger lorsqu'on utilise cette boue afin de fertiliser les champs où l'on cultive des aliments destinés à la consommation humaine. Après tout les astronautes boivent bien leur urine ayant subie le processus de l'osmose inverse. Donc toutes ces matières organiques traitées ingénieusement peuvent peut-être offrir des éléments de base comme l'azote, le carbone, l'oxygène ainsi que le potassium dont la terre a besoin afin de produire des aliments consommables. L'idée est embarrassante c'est vrai mais on prend en général un grand soin face à ce qui entre dans notre corps mais ce qui en ressort, on le flush et on ne veut même pas y penser. Certains ingénieurs le font et pourquoi pas. Si les études menées prouvent la faisabilité de ce principe récupérateur, nous aurions découvert un bon filon, celui de l'or brun.
18 avril 2006, 8:39
Écimage printanier
C'est toujours une bonne idée que d'insérer un site web où l'on peut découvrir quelques titres d'un groupe qu'on ne connait pas. C'est donc ainsi que j'ai pu écouter le son de Mister Valaire. Soignée et professionnelle, cette musique nous embarque dans des univers narratifs et nous donne le goût d'en connaître plus sur ce band. Misant sur l'image, le groupe garde pour l'instant son sans-visage et développe ainsi son marketing. Serait-ce la nature spirituelle du jazz qui privilégie l'âme de la musique plutôt que l'image de ces jazzmen. Si c'est le cas, le Granada sera certainement le théâtre d'une soirée où la fusion des esprits et des corps nous permettra de découvrir ce groupe âgé d'un siècle et quelques décades. En plus d'exprimer leur complicité, les projecteurs nous dévoileront le côté éclairé de leur planète visage et ainsi nous permettront peut-être de découvrir dans la galaxie musicale de jeunes et nouvelles étoiles montantes.
12 avril 2006, 8:24
Gueule de bois
C'est beau de voir la complicité créatrice de ce duo à peaufiner des objets qui vont au-delà de la fonction recherchée. Dans notre monde matérialiste, on s'entoure d'objets que l'on choisi et qui réflètent en général notre individualité. Pour Sarbacane, à partir de matériaux de base, il y a création d'objets utilitaires qui au cours du temps se démarquent par leurs identités. Loin d'un discours soliloque, il y a certainement échange et ambiance narrative qui se crée autour de tels meubles. Toujours à la recherche d'un dépassement personnel, Marie-Ève Proteau et Nicolas St-Pierre s'orientent vers de nouvelles créations où le spectateur pourra s'identifier à travers ces oeuvres à un trait de leur personnalité.
11 avril 2006, 12:18
Bonbons assortis
L'alternance du chaud et du froid provoque la montée de la sève dans les érables. Tout comme le travail de Catherine Longpré, goutte à goutte elle capture cette précieuse substance intérieure de sa créativité afin de nous rappeler cette tradition. Elle nous présente ses drapés glucosés. Éclairées intensivement, ses oeuvres nous dévoilent leurs substances organiques. Un peu comme l'invertase, la matière est transformées et le processus est ensuite figé dans le temps. Elle nous invite donc à une dégustation visuelle et nous rappelle l'arrivée du printemps en nous exposant ses sculptures mordorées.
11 avril 2006, 8:21
Développement inclus
Le projet ne manque pas de sens. Orienté vers un quartier ou un pays ciblé, Miki Gingras et Patrick Dionne en font voir de toutes les couleurs à ces enfants. Je suis impressionné par les moyens que ce collectif utilise afin de rendre la photographie possible. Ces magiciens de l'image se donnent comme mission d'initier les enfants à la création. Peu importe les moyens, ce n'est pas le résultat technique qui est le plus important mais bien la démarche utilisée. Ainsi le travail obtenu est une suite de maillons qui tisse des liens entre ces jeunes et nous montre l'approche de chacun avec leur réalité et leur espoir.
10 avril 2006, 2:03
Quand la mort est clonée
Situé entre la littérature et le cinéma, l'approche de Marcio Lana-Lopez risque d'en déstabiliser plus d'un. L'impact de telles photographies n'a rien de bien rassurant. On se retrouve face à des crimes qui ont eu lieu. Nous devenons spectateurs et sommes invités à faire l'analyse des indices, des lieux et des circonstances qui ont frappé sur le même individu. Il y a derrière ces mises en scène le soulèvement du destin qui fait que chaque action commise est directement liée au futur que nous allons vivre. Immaginez seulement la personne qui a décidé tôt le matin du 11 Septembre 2001 de ne pas se rendre au World Trade Center et qui travaillait au 47e étage. On pourrait dire que son heure n'était pas arrivée mais cela met en relief la destinée de nos vies. Ainsi de recréer des ambiances où des portions de la réalité comme de la terre humide est utilisée capture notre sens olfactif et visuel. Cela nous permet donc de pénétrer plus facilement à l'intérieur des photographies exhibées. Cette exposition nous convie donc à une réflexion sur la vie et la mort. Nous sommes donc invités à parcourir ce périple un peu comme les stations du chemin de la croix où l'analyse des scènes figuratives permet de reconstituer les derniers moments de la vie d'une personne.
10 avril 2006, 12:50
Triste toutou
Réfléchissant sur un thème de plus en plus exploré par les artistes, les démonstrations sur les atrocités sont de plus en plus fréquentes. Serait-ce notre monde informatif qui décrit régulièrement les meurtres, les prises d'otages et la guerre véhiculés un peu partout qui influencent ce choix. David Running récupère des objets ayant eu une vie et les combinant à sa façon exprime une vision où l'innocence d'un toutou prend un autre sens. Un peu comme la fillette qui arrache la tête de sa poupée Barbie, l'artiste veut démontrer une violence qui ne peut laisser indifférent. Ce discours visuel ne peut faire autrement que de nous projeter dans notre enfance où à travers nos peluches, nous exprimions notre bonheur ou nos frustrations. Dans le cas de Running, il veut certainement nous sensibiliser en passant par une démonstration qui un jour ou l'autre a été véçu par nous-même et nous passe un message sur notre monde adulte qui est constamment sollicité par la violence.
10 avril 2006, 8:41
Hosanna au plus haut des cieux
Cette histoire a comme toutes les pièces de Michel Tremblay un impact sur les valeurs humaines. Je me souviens de la version originale avec René-Richard Cyr où le véçu de ces deux êtres sombrent dans l'intériorité de leur âme. Cette réalité dans le milieu travesti où la quête du bonheur n'est pas toujours en ligne droite a de quoi ébranler un monde plus conventionnel. Les ambiances tourmentés ont toutefois permis la reconnaissance de ces êtres sensibles dont l'essence même est étalée sur la place publique. Une image dans ce cas vaut plus que mille mots. Ces bêtes de cirque ont donné la représentation de leur mal-vie. Ces déchirures font mal. Avec la reprise de cette pièce, Benoît Brière et Normand D'Amour incarnent avec justesse ce couple à la recherche du bonheur et offre à la nouvelle génération un véritable deuxième souffle sur ces propos toujours actuels. Bien que Montréal soit rendue une destination gai planétaire, Michel Tremblay et Janette Bertrand auront certainement ouvert les portes à cette réalité et auront permis à des milliers d'êtres de vivre leur vie sans se mentir à eux-mêmes.
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