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Gilles Roberge
Gilles Roberge
February 2006 - Messages
28 février 2006, 1:03
Big bang blues
C'est ainsi que l'homme évolue, il essaie de trouver des solutions à ses erreurs. Brève Histoire du progrès de Ronald Wright tente de mettre en lumière des exemples du passé où l'homme pour soit disant avancer vers l'avenir a contribué à l'hypothéquer. Depuis l'homme Néandertal, il y aurait eu selon des estimations environ 75 milliard d'êtres humains qui auraient véçu sur notre planète. Vu de l'espace, elle est à couper le souffle mais plus on s'en approche, plus elle donne des signes de vieillissement. Causé en partie par ses locataires mais aussi parce qu'elle représente une entité dans le système solaire, celle-ci se métamorphose et comme toute chose va finir dans quelque milliard d'années par disparaître. A l'échelle de l'homme, cela représente une fraction de seconde sur une période de 24 heures. Plus près de nous, c'est à dire dans 10 million d'années, notre passage et nos technologies auront disparu pour faire place à des insectes, de petits rongeurs, d'immenses volatiles et des mastodontes qui auront été capable de s'adapter à des conditions extrêmes. Cela ressemble beaucoup au scénario qu'il y a eu avant l'apparition de l'homme sur la terre. En fin de compte, que se soit pour une galaxie, un système solaire, une planète ou toute forme de vie simple ou complexe, il fait se rappeler que tout est cyclique et que peu importe le comportement de l'homme sur la planète bleue, c'est entre les deux oreilles que les plus belles actions peuvent être pensées et réalisées.
27 février 2006, 1:02
Être dans sa bulle
Le concept de la bulle n'est pas nouveau pas plus que le bâteau construit dans une bouteille de verre. Karine Gibouleau s'approprie ces univers en créant des scènes narratives qui nous transportent dans un monde protégé des dangers extérieurs. Ces sphères flottantes participent à situer l'homme dans l'univers, dans son univers. L'ensemble est ici confronté à de délicates bulles de savon qui n'existent que pour quelques secondes. De là, la prise de conscience de la fragilité de la vie. Nous gravitons autour de ces petits mondes suspendus où la vie expose son espace-temps et son histoire.
27 février 2006, 12:36
Air Pénis
Sommes-nous à voir sur les murs l'ombrage d'une flotte commerciale ou est-ce une nouvelle attraction pour les journées thématiques gais à la Ronde. Certainement pas. Le fuselage de ces engins volants aux formes fermes et prédatrices volent dans un mouvement où la force centripète semble servir de catalyseur afin de nous emmener dans un état hypnotique. Éclaboussé par des éclairs de lumière, ces installations nous forcent à quitter notre monde réel afin d'entrouvrir une porte dans une dimension plus symbolique. Gregory Barsamian veut nous démontrer les effets de certains fluides biologiques sur un certain comportement. Ainsi la testostérone agit sur l'homme et le pousse souvent à se battre afin d'établir les bases de ses convictions religieuses, politiques ou pécuniaires.
27 février 2006, 11:29
Corps d'albâtre
Ce projet, au fil du temps a évolué vers la découverte d'un matériau translucide qui répond bien au façonnage du corps. L'utilisation de patrons de couture a contribué à donner la vie à ces entités momiformes. Chacun des corps devient unique. Ces papiers pointillés définissent les formes corporelles. La légèreté et la finesse de ces êtres diffusent un centre lumineux d'où émane des photons donnant ainsi la vie à ces enveloppes épidermiques. Ces corps possèdent une intensité vitale mais paradoxalement semblent avoir subi un processus de momification. Genevièvre Lebel a compris que la matière a sa propre personnalité et quand on ne fait qu'un avec, l'équilibre est atteint.
22 février 2006, 1:02
Visuellement grandiose
J'avais de grandes attentes en achetant mes billets au mois de novembre dernier pour le spectacle "Delirium". Ce qui m'a incité instantanément de le faire, fut certainement le nom de Michel Lemieux et de Victor Pilon et mes attentes furent totalement comblées. Ces deux artistes sont des maîtres de l'image et de la mise en scène. J'ai eu l'occasion de voir le spectacle "Orféo" il y a quelques années à l'usine C et déjà ils nous présentaient des projections sur de fines pellicules où la réalité s'entremêle au virtuel. Grandiose et novateur, ce spectacle du Cirque du Soleil est évidemment moins axé sur la performance des artistes-athlètes quoique présente mais plutôt sur une mise en scène Dalienne. Tout ça accompagné par des musiques du Cirque du Soleil déjà connues mais revisitées. Pour ceux qui iront voir les supplémentaires de "Delirim" en Juin, évitez d'acheter vos billets sur le parterre car vos yeux ne pourront pas tout voir de ce majestueux spectacle. Juste à penser à ce que mes yeux ont vu et mes oreilles entendu, j'en ai la chair de poule. Permettez-vous ce délire visuel, vous ne le regrettez pas.
20 février 2006, 12:58
L'antimaginaire
Suzanne Joos propose un contact à l'aide de cartes colorées, cartes d'ailleurs crées et codifiées. Elle propose l'imaginaire élément inexistant et géographiquement perdu. Au lever du soleil, les rayons pointent à l'orient vers la frontière où se situe l'antifrontière. Monde irréel venant de l'imaginaire, elle nous amène peut-être dans un monde meilleur.
20 février 2006, 12:33
Élément 29
Courbure cuivrée, tel est son désir. Valérie Beaulieu manipule le métal comme sien. Elle copule et il s'oxyde. Maîtresse du temps, l'espace miroite. D'une voix cuivrée et chaude, elle écrit les formules de l'instant. C'est ainsi que le cuivre, l'oxygène, l'azote et l'argon se rencontrent Comment ne pas être séduit par ces fils métalliques qui tissent son espace-temps.
20 février 2006, 12:20
Haïku inspiré des Iles-de-la-Madeleine
Poème classique japonais de trois vers que l'on peut adapter à un délire bref mais intense. Hélène Boissé m'a vraiment fait découvrir une nouvelle avenue littéraire. La tentation était trop grande. Voici un essai de kaïku. Long est le pont Et suspendus nous sommes Terre et mer nous formons Vogue la vague au vent Au loin l'île d'Entrée Sous la porte, que de l'eau Chalets aux accents circonflexes Voûte céleste percée De milliers de trous blancs Le soleil chauffe Mon intérieur de braise Vague et vent copulent Rouges falaises gravées Par le passage de la mer et de son enfant Cicatrices heureuses Sillonnés par nos pas Des chemins de plage Salins et sablonneux aoupoudrés par l'orage L'arc-en-ciel aura gravé Ces souvenirs de septembre
20 février 2006, 8:50
Au coeur du temps
Le temps devient un sujet d'intérêt. Que ce soit le jour, l'heure, la minute ou la seconde, le temps ne revient pas. Pas plus que pour les années, les mois ou les semaines. C'est ainsi que les siècles se créent. Dans "Paperwork", Manon De Pauw tente d'unifier le passé et le présent. Comme dans un sablier, la jonction entre les deux parties, véritable moment présent, divise le passé et le futur. Nous sommes en présence d'une réflexion sur l'état unidimensionnel du passé projetté sur un présent certe réel mais si souvent insaisissable.
15 février 2006, 1:07
Je suis fasciné par ses souliers blancs à talons hauts
J'ai pris le temps d'écouter le DC de cette artiste chez Archambault vers 10:30 du mat et je dois avouer que ça déménage et ça décoiffe le plus chauve des individus. Pour ma part, je dois avouer qu'elle parle de son travail avec passion et que si elle a une reconnaissance planétaire, c'est qu'elle travaille très fort et qu'elle est appréciée partout où elle passe. Ceci étant dit, il y a pas mal d'artistes québécois qui ont eu et qui ont un succès planétaire et qu'à peu près personne ne connaît à part un certain public cible. Je citerais les très créatifs Michel Lemieux et Victor Pilon qui depuis des années ont toujours réussi à m'épater avec leurs créations tel que "Orféo" et dernièrement avec le Cirque du Soleil dans "Deliriun". Quel délire visuel. Nos artistes se démarquent vraiment sur la planète mais quelques fois cela n'est pas toujours équivalent à la popularité qu'ils ont. Alors, lorsque qu'un journal comme le Voir couvre ces artistes, il n'en tient qu'à nous de les découvrir afin d'élargir nos connaissances et notre culture.
14 février 2006, 10:44
Comme les trompettes de Jéricho
Wow, comme c'est agréable d'être en lien direct avec ce groupe que je n'avais jamais entendu parler avant. Un seul click sur leur adresse électronique et nous voilà rendu dans leur univers visuel et musical. A chacune des pages du site, une version musicale de leur répertoire nous enchante les oreilles pendant que nos yeux se rendent compte qu'ils en ont fait du chemin depuis 2002. Ce qui cimente ce groupe, c'est le pur plaisir de jouer ensemble. Tout ce que j'espère, c'est que la ville de Montréal les invite dans le cadre des spectacles Cambell offert gratuitement dans plusieurs parcs de notre belle ville durant l'été. Je les imagine jouant à la belle étoile des mélodies nous remplissant le coeur et l'âme. J'espère de toutes mes oreilles que cette caravane passera dans notre gros village afin de faire résonner les trombones et les trompettes.
13 février 2006, 12:07
Magma viscéral
Dans "Série Porte", Diane Smith s'est orientée vers l'énigmatique conquête de son identité réelle face à l'inconnu cosmologique. Supporté par sept portes, le profil humanoïde propose un voyage non pas vers l'infiniment grand mais plutôt vers l'infiniment personnel. Celle-ci nous fait pénétrer dans un monde viscéral. Là où les poumons respirent et le coeur bat, là où le foie filtre et le pancréas régularise, là où l'intestin absorbe et digère. Au bout de ce voyage, l'anus vient fermer ce système en équilibre. Cet univers, c'est le sien. Il est imprégné de 13.5 milliard d'année d'évolution. Je suis la vie, je suis le cosmos.
13 février 2006, 12:45
Cactus ligneux
Assemblages de pièces de bois équarries, ces installations précaires suggèrent beaucoup d'images. Tantôt on les voit comme des habitations ancestrales et on y devine une vie simple avec un foyer qui réchauffe et cuit les aliments. Tantôt elles deviennent végétales comme l'agave et ses menaçantes épines. "En lieu sûr" nous propose une notion de jeu avec ces assemblages architecturaux qui en association avec la lumière créent une synergie visuelle énigmatique. Ombres et lumière se projettent par terre et sur les murs nous rappelant l'unicité de la dimension.
13 février 2006, 12:29
Quand la conscience se mesure en kilomètres
L'aventure ne fait que commencer. Karine Gélinas salive, déguste, croque et mord à pleine dent. Ses expériences et sa volonté captent la fixation du temps. Ce besoin d'identifier et d'immortaliser ces images orchestre une conscience du moment présent. Avec "Halte sur 1134 kilomètres", nous devenons témoins de sa perception géographico-temporelle. Celle-ci nous les présente et nous les livre en précisant ses objectifs. Elle nous offre son âme et ses désirs. Quelle invitation.
13 février 2006, 11:40
Quand la nature est écarlate
J'ai eu l'occasion comme bien des Québécois de voir Chloé Sainte-Marie au cinéma et voir les critiques de l'époque s'en donner à coeur joie afin de la dénigrer. Heureusement la nature fait bien les choses et Chloé Sainte-Marie prouve aujourd'hui à la face du monde qu'elle fait partie des bonnes, des très bonnes graines qui ont germé et dont les fruits qu'elle nous livre sont gorgés de sensibilité, de profondeur et de compassion. Cette artiste est pour moi au même titre que Hubert Reeves, des êtres qui ont un message à transmettre. Femme de feu, femme de mots, tu allumes en moi ce désir d'aller plus haut.
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