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Gilles Roberge
Gilles Roberge
January 2006 - Messages
30 janvier 2006, 3:25
Un martini avec ça
Lors de nos dernières vacances en septembre dernier, notre destination fut les très sablonneuses Iles-de-la-Madeleine. Comme le trajet est d'environ une douzaine d'heures avant d'arriver au grandiose pont de la confédération, nous avions convenu mes deux amis et moi d'acheter chacun nouveau DC afin de nous aider à rouler, rouler et rouler dans notre petite Echo noire. Mon choix fut le DC de Pink Martini appelé "Sympathique". J'avais déjà en ma possession le deuxième album du groupe intitulé " Hang On Little Tomato". "Sympathique" fut assez difficile à trouver car il était en rupture de stock dans la plupart des magasins. Sans exagérer, nous avons dû l'écouter au moins une vingtaine de fois durant notre séjour dans ce petit paradis terreste que représente les Iles. Cette musique chaude et enjouée nous a définitivement habitée et accompagnée sur les nombreuses plages. Il y a plein des mélodies qui se gravent dans votre tête et qui vous envoûtent totalement. Je suis content de voir qu'ils ont décidé de rééditer ce délicieux mélange hétéroclite musical. C'est un achat qui vous aidera certainement à vous rapprocher de la communion globale du bien-être planétaire et comme moi vous deviendrez accro très rapidement.
25 janvier 2006, 11:17
Franfreluche va raconter une histoire à sa manière.
Qui de mieux que Kim Yaroshevskaya pour participer à un projet de la sorte? Personne. En effet, cette grande dame qui a fait partie de l'imaginaire de bien des enfants continue à être active avec des projets à sa hauteur. Fallait y penser. À la base, de raconter une histoire où la musique vient appuyer les tensions entre les forces du bien et le mal, représente un très beau défi. Si Ulysse n'a pu résister à l'appel des sirènes, c'est probablement qu'elles avaient des voix comme celle de Madame Yaroshevskaya. Petits et grands se laissent voguer sur les flots de ses intonations vocales venues directement de l'âme et partent à la dérive sur les sons de l'oiseau de feu. Chapeau à ce projet.
23 janvier 2006, 12:48
Vraiment énergisant
Plafond rouge, porte de garage coulissante ainsi que murs jaunes et bleus tapissés de d'oeuvres artistiques, décidément on entre au Café Zybaldone dans un monde très énergisant et stimulant. C'est important d'avoir des ressources comme celle qu'offre ce café aux jeunes en période de questionnement et d'orientation. De leurs offrir une expérience de travail dans le domaine de la restauration et de l'organisation technique de ce genre de commerce est extrêmement valable. C'est ainsi qu'ils pourront développer des habilités qui pourront leurs ouvrir bien des portes. Ce qui m'épate dans ce projet, c'est la conscientisation à un monde meilleur. De favoriser des produits équitables et de la nourriture de qualité laisse entrevoir un espoir de bonne volonté dans nos environnements quelques fois de mal bouffe et d'exploitation. Ce carrefour où les gens peuvent se rencontrer afin de donner un sens à un moment de leur vie est nécessaire et doit être valorisé par les instances municipales afin de stimuler ce genre de projets fait par des jeunes pour les jeunes.
23 janvier 2006, 9:57
Eclats de couleur
Ça fait vraiment du bien de voir une exposition où les formes et les couleurs nous réchauffent le corps et l'âme. Par contre, quand on entend parler d'art naïf, on est toujours à se demander qu'est-ce que c'est ? De façon générale, l'art naïf est marqué par une désinvolture et une sincérité dans la gestuelle de l'artiste. Les couleurs éclatantes, l'inexistance de la perspective et souvent une maladresse d'exécution nous réfèrent aux dessins d'enfants. Malgré ce jugement, l'art naïf cache des conventions techniques et optiques spécifiques et une volonté de structuration et d'harmonie visuelle dont l'enfant ne se préoccupe pas. Les artistes dits " naïfs" sont pour la plupart autodidacts et issus de milieux modestes. Leurs ouvres sont les produits de l'instinctif et du spontané, reflétant ainsi leurs sensibilités propres. Elles refusent de se conformer à une théorie artistique, et ne se réclament d'aucune influence. Chaque artiste développe son propre langage visuel. Donc à partir de ce constat, il n'y a plus aucune raison pour ne pas peindre bien sûr si cela représente un besoin. En art, l'attitude que l'on doit avoir ce n'est pas d'essayer de reproduire quelque chose mais plutôt de le sentir et de l'exprimer à sa façon. Ainsi, peu importe le résultat final, ce qui compte c'est la satisfaction personnelle obtenue et la vision du futur.
16 janvier 2006, 9:43
La montagne sacrée
A voir ces magnifiques montagnes au sommet enneigé, on aurait le goût de vivre une vie basée sur le bonheur et ses aspirations mais bien complexe est le chemin quand l'âme ne peut trouver la paix. Histoire de gars, histoire de bras, on accompagne ce flirt qui pour vingt ans ne saura se conjuger. Histoire de bergers, histoire country, une vie passe. Il étreint un ceintre sur lequel une chemise lui rappelle ses souvenirs de Brokeback Mountain. Il pleure sa vie. Ce film démontre bien qu'on ne peut changer la nature. Ainsi les pulsions sont les véritables fragments de l'identité d'un être. Dans ce road trip, on voyage avec deux réalités parallèles à une époque où l'homosexualité était encore prisonnière des hauts sommets enneignés. Heureusement aujourd'hui cette neige réchauffée par l'ouverture d'esprit ruisselle vers les torrents agités et se mélange de plus en plus à la rivière de la vie des autres êtres humains.
13 janvier 2006, 11:23
Beauté non désespérée
Duncan Tucker a réussi dans ce film à cerner non pas le côté artificiel d'un être en devenir mais bien d'établir le périmètre de la complexité d'un corps qui n'a pas encore trouvé son équilibre. D'ailleurs la phrase charnière du film Transamerica est celle où Bree dit à son fils qui n'est pas encore au courant qu'il parle avec son père: " Mon corps est peut-être pour l'instant monstrueux mais mon âme, elle est intacte. La performance de Felicity Huffman est tout à fait remarquable. On est à plusieurs années-lumière de son personnage dans "Beautés désespérées". On ne tombe jamais dans un monde de clichés où la ligne entre le transsexualisme et le travestisme pourrait se rejoindre. Tout au long du périple entreprit par Bree et son fils à travers les États-Unis, on rencontre des êtres qui partagent pour un instant leur conscience tantôt franche, tantôt douteuse avec nos deux éclopés par la vie. Quelques longeurs certes mais une finale qui fusionne enfin le corps et de l'âme du personage qui après toute une malvie se réconcilie avec la vie.
9 janvier 2006, 11:10
Poésie gustative
Comme on dit "Une image vaut mille mots" et à regarder la présentation de ce dessert, ça me donne le goût d'aller faire un tour dans la région de Saguenay. La restauration rapide a pour mandat de nourrir notre corps dans un laps de temps assez court. Ce n'est pas tout les jours qu'on a l'occasion de prendre deux ou trois heures afin de déguster un bon repas avec des amis. Par contre lorsqu'un restaurant tel que l'Opia axe ses objectifs sur une qualité dans les aliments et dans la présentation, je crois qu'il est important d'encourager ce genre de d'entreprise où l'oeil déguste autant que la bouche. Nous sommes d'ailleurs très chanceux au Québec d'avoir une table de plus en plus gastronomique et ce non pas seulement à Montréal mais bien un peu partout dans la belle province. Et que dire des jeudis où un autre sens s'ajoute au menu avec des musiciens qui viennent mêler aux plaisirs de la table quelques notes qui stimulent la jouissance d'une soirée bien orchestrée.
6 janvier 2006, 12:41
Scanner d'un désir sexuel
Le concept de travail de Deborah Davis est très rafraîchissant. En effet de se servir de la chaleur d'un poêle à bois pour fixer et façonner ses paysages aux blancs colorés est un peu à l'opposé d'un photographe qui immergerait ses photographies dans différents bains de solution afin d'en faire apparaitre le contenu. Et que dire de son nu qui dégage une force sexuelle totalement érotique. J'aime bien faire l'analyse d'un tableau et dans ce nu, on peut quasiment suivre l'excitation de son personnage par les tons plus foncés. Après tout, la sexualité commence dans le cerveau avant d'en déployer toute sa beauté dans les organes génitaux. Probablement issu d'une grande spontanéité, Deborah Davis a su, un peu comme un scanner, donner une imagerie au désir sexuel. Observez bien les zones noires du dessin. Partant du cerveau, l'excitation se transmet dans les bras en passant par le coeur et en s'agglomérant dans les testicules. L'apothéose de ce corps masculin est certainement cette très belle et très forte érection qui peut alimenter bien des phantasmes.
6 janvier 2006, 11:48
Toile tissulaire
J'aime regarder l'oeuvre d'Émili Dufour car il s'en dégage un mystérieux pouvoir de réflexion. Trouver une avenue qui nous est personnelle et la développer n'est pas l'affaire de quelques semaines mais bien le travail de plusieurs mois. On sent dans les réalisations de cette artiste une maitrise de plus en plus fluide entre les différents matériaux. La plupart des peintres vont partir d'un canevas tout blanc et composer avec les couleurs. Ce que j'aime dans la démarche d'Émili, c'est de s'inspirer des mille et un tissus que l'on peut voir un peu partout et de s'en servir comme base de départ. La thématique de l'oeuf est ici exploitée de façon bien symbolique. En effet celui-ci devient une sorte de placenta pour adulte et laisse entrevoir une éclosion vers une autre dimension. Décidément il serait très agréable d'avoir la chance de voir l'ensemble de l'exposition d'Émili Dufour à Montréal.
5 janvier 2006, 2:08
Who's that man
J'adore la poésie qui se dégage des mots qu'utilise Thomas Hellman. De prendre le temps de faire une analyse des premières heures de la nouvelle année remplace convenablement la traditionnelle bénédiction de nos pères. Observer le ciel et se remplir l'âme d'espoir me semble un bon pré-requis afin d'amorcer la sixième année de ce deuxième millénaire. Que le temps passe vite sur notre belle petite planète bleue vue de l'espace. Par contre, plus on s'en approche, plus on sent les drames et les catastrophes qui n'en finissent plus. De trouver son équilibre à travers la bêtise humaine me dépasse quelque fois. Ainsi il est important de réaliser que chaque minute de notre vie est une richesse que l'on trouve probablement en très petite quantité dans l'univers. Comme disait Judie Foster dans le film "Contact" Si nous sommes seul dans l'univers, "What a waste". Film à voir, à revoir et à rerevoir. Profiter de chaque inspiration que l'on prend peut sembler utopique mais c'est dans ces moments là qu'il se produit une symbiose entre le corps et l'âme. Bonne année à tous et essayons de trouver notre équilibre afin de faire évoluer nos univers respectifs.
3 janvier 2006, 12:15
Arbre désoxyribonucléiquement humain
J'ai observé cette installation plusieurs fois en me disant que je retrouvais dans cette sculpture quelque chose qui était près de moi sans toutefois trouver le lien qui m'y unissait. J'aime la force que dégage cet arbre dont le tronc provient d'un assemblage de deux par quatre issu lui-même d'un arbre. Celui-ci représente la colonne vertébrale de l'oeuvre et offre en guise de véçu des branches ayant un code génétiquement humain. En effet, nous sommes en présence d'une oeuvre inspirée par la vie de l'artiste lui-même ainsi que de ses proches. Ces branches-guirlandes sont le fruit non pas de l'évolution végétale de la nature mais bien de souvenirs de la nature humaine formant une symbiose avec la vie fictive d'un arbre. Chaque insertion est un peu comme une base composant l'acide désoxyribonucléique (ADN) codant non pas pour une fonction cellulaire spécifique mais plutôt pour un ensemble d'expériences humaines. Cet arbre est sans aucun doute le fruit d'un travail conceptuel ayant comme proposition plusieurs pensées humanitaires et environnementales.