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Impertinences
30 janvier 2008, 4:40

Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

J'ai eu une grosse frayeur cette semaine. Je bossais tranquillement à mon ordi quand tout à coup, une guêpe a surgi devant moi en vrombissant méchamment. Mais qu'est-ce qu'elle foutait là? Une guêpe en plein mois de janvier? Et ce n'était pas une petite guêpe décorative, oh que non. Un bétail ailé, un épaulard, un zeppelin dans mon bureau. Je me lève en sursaut, le cœur battant.

Une telle irruption, si incongrue, ne peut que déclencher les interrogations les plus paranoïaques. Où était cette bête tout ce temps-là avant de se manifester? Était-elle coincée dans un cadre de porte et une infinitésimale contraction du matériau sous l'effet du froid vient de la libérer? Était-elle cachée dans le repli d'un manteau, prête à darder à tout moment? Ou encore, c'est qu'il y a des trous dans mes murs et sans que je le sache, toute une colonie de guêpes s'y est installée à l'automne? Celle-ci n'est que leur éclaireur, l'attaque massive est pour bientôt...

Des questionnements spontanés qui ne sont pas sans rappeler cette nouvelle édition du débat linguistique qui fait rage au Québec. Ces anglos unilingues et arrogants qu'on remarque tout à coup, est-ce seulement parce que tout le débat sur les accommodements déraisonnables vient de nous réveiller qu'on les remarque ou s'il y en a toujours eu autant? Récemment, j'ai fait une erreur en composant un numéro de téléphone. La personne qui m'a répondu était un unilingue anglophone. Et quelques semaines plus tard, je reçois un appel d'une personne qui demande "Steve", et qui s'avère être elle aussi unilingue anglophone. Il me semble en y repensant que, depuis des années, chaque fois que je compose un mauvais numéro ou que c'est moi qui reçois un appel par erreur, mon interlocuteur est anglophone. Comme si je connaissais déjà tous les francophones de cette ville mais que dès que le hasard me fait sortir de mon univers, tout est anglais. Je vivrais donc dans un décor de village du Far West où il n'y a que des façades et rien derrière? Le doute s'installe et j'ai soudain très hâte que quelqu'un appelle chez moi pour demander Gertrude en roulant ses r. J'exige des mauvais numéros en français! Que Pauline Marois fasse quelque chose!

Mais bon, il y a plus urgent: j'ai une guêpe qui fonce sur ma face. Devant moi, aucun outil efficace pour écrapoutir la menace. Je songe alors à aller chercher la tapette à mouches sur le frigo.

D'ailleurs, quelle merveille de sens pratique que la tapette à mouches, qui fonctionne aussi pour les guêpes sans exiger aucune prime de risque. Rien n'a changé dans son design depuis des siècles et c'est pourtant toujours la meilleure arme pour mettre fin aux harassantes trajectoires de ces insectes nuisibles ou dangereux qui viennent épisodiquement envahir notre espace aérien. Si la tapette à mouches devait être inventée aujourd'hui, nul doute qu'il faudrait la charger en la branchant sur un port USB, qu'il faudrait sans cesse "downloader" de nouveaux programmes et des mises à jour pour couvrir toutes les sortes de bibittes à écraser. Et les palettes de caoutchouc ne seraient utilisables qu'une seule fois. Il faudrait acheter une recharge au coût de 4 $ chaque fois. Il devrait y avoir une loi contre ces trucs jetables. Toutes ces Swiffer et autres moppes conçues pour se détériorer rapidement prennent des ressources dans l'environnement pour ensuite encombrer nos déchets. Soyons conséquents et taxons-leur la gueule pour effacer leur coût avantageux. Par chance, question tapette à mouches, j'ai un vieux modèle, toujours prêt.

Sauf que voilà, si je sors de mon bureau, je quitte la guêpe des yeux. Et qui dit que je la retrouverai à mon retour? Évidemment, si elle n'y est plus, je devrai vivre avec l'angoisse de savoir qu'il y a une guêpe dans mon appartement et qu'elle peut se re-manifester à tout moment. Il y a des problèmes comme ça qui sont moins dangereux quand ils éclatent que quand ils dorment. C'est comme les menaces de récession ou la dénatalité, une fois qu'on le sait, on se prépare. Je prends tout de même le risque, en courant dans le corridor pour ne pas lui laisser le temps de se cacher. Je reviens armé et l'hélicoptère Apache est toujours là à virevolter. Elle se pose enfin sur le rebord du plafonnier. Et paf! C'en est fait d'elle.

J'étais soulagé mais tout de même encore un peu secoué. Cette guêpe hivernale était-elle un effet de plus du réchauffement climatique? Il fut un temps où un des premiers signes de l'été à venir, c'était la reprise des activités des Expos avec les lanceurs et receveurs qui se pointaient au camp d'entraînement en Floride dès février. J'aimais mieux ça que les guêpes. Nous sommes en janvier. Dehors, il y a de la pluie verglaçante, le débat linguistique revient en force, on continue de ne rien faire pour respecter Kyoto, d'autant moins qu'on annonce une récession, il y a eu une guêpe dans mon appartement et il n'y a plus de base-ball à Montréal...

Go, Habs, go...

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Yann Ménard a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

Hé hé, c'est drôle : j'avais aussi déjà constaté que les mauvais numéros me menaient invariablement chez des unilingues anglos.  

Drôle de coïncidence...  Il faudrait faire un sondage pour voir.

Conversation habituelle dans ces cas :

MAUVAIS # - « Hello ? »

MOI - « Bonjour, est-ce que Paul est là ? »

MAUVAIS # - « What ? »

MOI - « Paul, est-ce que je suis chez Paul ? »

MAUVAIS # - Raccroche

# 31 janv. 2008, 01:57

Anny Schneider a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

Dis donc, peu loquaces,les copains, ces temps-ci, tu trouves pas François? Serait-ce la déprime de fin janvier, les cerveaux à plat comme les bourses post coït...heuh! post-fiestas!

Ben oui, les bibittes! Qui n'en a pas un p'tit élevage quéq'part dans un placard ou le grenier..Allez. Ta guêpe , à mon humble avis d'ex femme d'apiculteur, vient du Sud, de ta coupe de fruits exotiques où elle nichait, jusqu'ici en semi coma à cause du voyage dans le fourgon réfrigéré. Mais là, dans la chaleur de ton nid et les odeurs suaves de ta bouffe riche et savoureuse d'urbain branché , elle s'est réveillée pour partager tes mets délicieux. Comme les myriades d'arrivants basanés venus du sud comme elle, ce n,est pas forcément toi et ta chair, encore moins ta langue et et tes coutumes qui l' intéresse , mais l'ostensible aisance matérielle dont tu disposes. Et elle non plus,  ne se laisse même pa sarrêter par ce froid si durable et terrible, occulté par le s natifs comme les vendeurs de rêves qui les ont attirés ici. Je sais , je m'égare, car on parlait des invasifs concurents anglos-saxons , ceux de la dernière heure, à la langue chewing-gum et au petit doigt levé, tellement brillants et civilisés,  eux, qu'ils ont conquis tout le continent. Que veux-tu? Les anglos de l'époque  se sont pas  fait lâcher par leur roi comme les francos, des pleutres lâcheux, foi d'Alsacienne, et même s'ils ont fait moins d'enfants, leur Dieu est le  meilleur (In God we trust inc!) . En plus ,il va même leur donner un roi nègre, et ça, ça promet d'être intéressant,ils sont pas tous cons et pourris non plus.

En attendant, continuons à nous servir de notre belle langue sur tous les tons, c'est notre plus puissant outil de résistance (parfois redoutable comme du venin de guêpe,hi,hi!) et avec tellement plus de nuances!

# 31 janv. 2008, 10:03

Serge Gingras a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

La tapette à mouche sur le frigo... Tiens! tiens! tiens! Je ne suis donc pas le seul à la garder là.

Merci beaucoup M. Parenteau de m'avoir rassuré sur l'inteligence de ma conduite.

Une guêpe en hiver... Mais où va-t-on? Tu parles d'un réchaufement planétaire. Chez-moi, je me contente de centaines de petites mouches qui éclosent derrière le mousticaire, côté soleil.

Le monde est fou!

# 31 janv. 2008, 19:37

Francine Genest a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

Si on a vingt ans la bibitte de janvier va nous amuser au lieu de nous faire réfléchir et nous inquiétier comme tu le fais si bien avec ironie.

Moi aussi tout m'inquiète comme l'hiver qu'on a maintenant qui pourtant est un hiver normal qu'on avait si souvent autrefois, mais aujourd'hui ça nous étonne car les hivers qu'on a eu ces dernières années nous confirmait d'une façon certaines de grands changements climatiques.

On sait que l' hiver que nous a cette année sera sans doute un souvenir et que l'année prochaine il sera tout doux. Mais l'inquiétude est là et avec raison parce qu'on sait qu'on ne fait pas ce qu'il faut et que nos gouvernements s'en foutent qu'on crèvent tous tout doucement comme des homards.

J'ai hâte au printemps  mais je vais aussi le craindre appréhendant pour l'été les chaleurs tropicales qui durent souvent trop longtemps, ici on a pas les plages pour se rafraîchir.

Qu'est-ce qu'on attend pour faire un monde meilleur et vivable tout simplement une catastrophe qui cette fois va nous obliger à modifier pour de bon nos habitudes niaiseuses de consommation qui détruisent la planéte et nous-mêmes.

# 01 févr. 2008, 09:30

desrosma a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

Non mais, j'aimerais féliciter Monsieur Parenteau pour sa créativité! Quelle transition que celle de relater sa mésaventure paranoïde causée par une gueppe pour finalement déboucher sur le débat de la langue au Québec. Chapeau!  Notons au passage l'idée insolite de concevoir une tapette à mouche programmable, digne de la Matrice.

Quant au débat sur la langue au Québec, je ne peux m'empêcher de parler de celui que j'ai vu à l'émission Il va y avoir du sport de Marie-France Bazzo à Télé-Québec. Pour ou contre les CEGEP et les Universités anglophones au Québec?

Pour ma part, je suis pour que la langue française soit protégée et promue, si ce n'est que  parce que le québec est une toute petite minorité parmi un océan d'anglophones. Il m'apparaît central de pouvoir être servie en français à l'intérieur de notre province et même ailleurs au Canada, puisque la loi stipule que les deux langues sont officielles au pays.

Toutefois, en ce qui concerne  les CEGEP et les Universités, je suis pour qu'une partie de ces institutions soit anglophone. Prenons l'exemple d'un québécois moyen qui a suivi des cours d'anglais pendant cinq ans au secondaire, qui a étudié au CÉGEP et à l'Université en français. Le pauvre petit plonge enfin,  très enthousiamé, sur le marché du travail et doit avoir une excellente maîtrise de l'anglais dans les nouvelles fonctions qu'il exerce. Certes, il se débrouille mais n'est pas tout à fait fluent comme dirait Elvis Graton. Voià le meilleur scénario. Imaginons un peu qu'il se fait refuser le poste dès son entrevue en anglais. Il se morderait peut-être les doigts de n'avoir pas choisi l'immersion qu'une éducation dans un CEGEP ou une Université anglophone peut offrir. Il regrèterait son choix à l'heure actuelle, car la socité lui permet encore d'étudier là ou il veut.

L'idée, ce n'est pas de banir l'anglais. On sait qu'être bilingue est un atout. Ce qui est innaceptable, c'est le refus de la langue française des anglophones et des allophones au Québec.

# 02 févr. 2008, 12:20

desrosma a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

Oups! Comme c'est ma première contribution, je comprends après coup qu'on ne peut modifier ses commentaires une fois parus. J'aimerais donc me corriger en écrivant correctement le mot: guêpe. lol Alors voilà!

# 02 févr. 2008, 12:36

Steve Boudrias a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

JOUER L’ARROGANCE DES UNS CONTRE CELLE DES AUTRES

Des anglophones arrogants, y en a-t-il eu toujours autant ?  Bonne question.

Lors de mes nombreux périples dans l'Ouest, je n'en ai pas rencontré beaucoup plus que de "fendants francophones" qui se prennent pour le nombril du monde parce qu'ils ont "un gros garage", "un osti de gros garage" jumelé à leur maison ou toute une théorie de l'exclusion qui ne sert jamais leur cause nationaliste, mais je ne dois pas habiter sur le bon côté de l'Ile, j'imagine...

À chacun selon ces problèmes de guêpes, et à chacun selon ses agacements, comme ne l'a jamais dit Karl Marx...

***

Eh, misère...  comment se surprendre de cet autre exemple de journalisme imbécile de la part de TVA , alors que des reporters intérpides vont s'aventurer dans l'Ouest de l'Ile à la recherche d'unilingue anglophone impérialiste ?

Mais, surtout, comment ne pas VOIR qu'on observe le problème par le mauvais bout de la Raison ?  Ainsi, on s'étonne très "objectivement" de parler à autant d'unilingues anglophones dans cette partie de la ville, au lieu de se demander pourquoi et où vivent les francophones dans cette région du Québec... et où ils vont émigrer en masse : dans la couronne Nord, à l'Est ou dans le Sud dans le coin de Longueil Beach.

Ça, c'est sans compter le fait qu'on ne se pose même pas de questions sur le nombre de personnes interrogées afin de construire de "reportage".

Comme si ce n'était pas assez, on va sortir des boules à mites un excentrique qui a fondé un parti politique parce qu'il ne se sent pas écouter par le PLQ de Jean Charest depuis les dernières élections et, encore une fois, on se surprend d'entendre une vérité déplaisante sortir de sa bouche.  Du genre : "Je suis au Canada ; le Québec est au Canada ; et Montréal est au Québec ; alors je parle uniquement l'anglais si ça me plaît, c'est mon droit."

LE CANADA, CE GRAND MYSTÈRE DU PATRIMOINE...

En parlant du Canada, combien on a eu de référendums pour corriger cette impression de vivre en territoire conquis, au Québec, déjà ?  Ah oui, deux.  Le même nombre de référendums pour faire entrer Terre-Neuve dans le Canada - le Labrador en cadeau boni, gracieuseté de la Reine...

Il faut croire que ça prend autant de référendum pour essayer de sortir du Canada que pour y entrer... à moins que l'on répète la question deux fois parce qu'on est trop newfie pour la pogner du premier coup, la joke nationaliste des deux camps ?

Tsé, il n'y a pas que le nationalisme québécois qui est risible, celui des canadien l'est tout autant, en ce moment...

L’IDENTITÉ, CETTE SUPERBE FORCE INSONDABLE

Et  pour revenir à ces anglos unilingues et arrogants qui "émerge" soudain au coeur de ce débat sur l'identité, la langue et la culture française en terre d'Amérique, ça commence "à mes les gonfler sérieusement", comme dirait les Français qui rient de nous autres lorsqu'on refuse de se créer une vraie République en bonne et due forme au lieu de continuer à s'associer à des loyalistes qui se servent des "foreigners" afin de faire rouler leur business et préserver leurs illusions impérialistes.

Ah, comme il est beau de vous entendre parler de la "Common Law", de la noblesse des titres, et de tous ces grands honneurs alloués par l'infinie sagesse des Gouverneurs Général...

J'en pleure tellement j'ai l'impression d'être en 1980 après la victoire du NON, qui était au fond un OUI au changement...

Il y a eu tellement de "changements constitutionnels" au Québec qu'on parle encore de ce qui faisait le pain et le beurre des partisans du RIN et du FLQ dans les années 60 et 70... alors que dans le ROC, on parle d'abolir ou de réformer le Sénat.  Wow ! ça c'est de l'évolution politique, mon ami !

Taberslash, quand est-ce qu'on va se brancher sur un pays ou sur un autre et enfin tourner la page afin de rester connecté au XXIe siècle, au Québec ?!

ACT OF GOD ET AUTRES CATASTROPHES SALVATRICES

La question écologique rend l'avenir tellement incertain et peu reluisant que le réflexe de tout le monde est d'aller se réfugier dans le passé.

Le meilleur exemple ?  Le maire du Saguenay qui se transforme en chanoine Groulx lors des audiences Bouchard-Taylor, en plus de jouer au quotidien sur les peurs de tout Royaume des Bleuets en se "spécialisant" dans les catastrophes naturelles !  J'ai comme l'impression que les innondations et le verglas sont politiquement récupérables dans cette MRC...

Un coup parti, aussi bien recommencer à parler de "la race canadienne-française" en s'appuyant sur les "Act of God" afin de réscuciter l'État-Providence qui va tous nous prendre en charge et nous sauver du grand malheur agnostique fédéraliste...  Après tout, pour les amateurs de langage fleuri et du "bon parlé français", la rhétorique ultramontaine est excellente...

JE ME SOUVIENS DE QUOI, AU ZUSTE ?

D'autre part, il y a pire.  Il y a ceux qui me disent que la devise que je crois mienne n'est qu'un autre généreux cadeau de la part de ces bons et loyaux sujets britaniques.

En plus, il y a ce merveileux numéro "spécial" me rappelant à quel point Québec doit beaucoup au génie Anglais de la reconstruction !  Peuple à genoux, remercier ceux qui reconstruisent vos forteresses après les avoir détruits à coups de canon afin de vous faire comprendre le bon sens du progrès de la Conquête en cours d'exécution.

Attention, Rogers communication, par le biais de son McLean francophone va nous sortir un numéro spécial où on va apprendre que l'Act of Quebec était une bénédiction qui nous a évité le "grosse malheur" d'embarquer dans le mouvement de contestation de 1763 orchestré par les colons américains.  On oubliera sans doute aussi de dire que la Gazette était à l'époque un organe de presse FRANCOPHONE cherchant à recruter des appuis au Québec afin d'envoyer chier une fois pour toute la couronne britannique.

Mais non, tout ce que les Anglais du "Royaume-Uni" nous ont donné l'a été dans une optique de grand partage universel et le Commonwealth est là pour prouvé à quel point la sagesse impériale a fait fleurir en toute liberté les diverses populations de ces colonies !

Ce qui fait qu'il y a des anglos-canadiens d'origine indienne ou pakistanaise qui me répètent sérieusement leur joli serment d'allégeance afin de résister à la tentation séparatiste du Québec !  Hello ?  Is there anybody home ?  Tout ce que l'Angleterre a donné aux Indiens et au Pakistanais, ce sont des coups de pieds au cul jusqu'à ce que ceux-ci décident de faire leur indépendance MALGRÉ eux.  Le seul plaisir que j'ai aujourd'hui, en voyant ça, c'est quand une équipe de cricket pakistanaise ou indienne botte le cul des Anglais à leur propre jeu.

Et on dit que le révisionnisme n'a cours que dans les anciens pays de l'Est soviétique, sacrament...  Et on se surprend que c'est lors d'une réunion du Commonwealth que Stephen Harper s'amusait à ridiculiser le protocole de Kyoto en recevant l'appui du défunt gouvernement conservateur australien.

SACREZ-MOI PATIENCE DANS LES DEUX LANGUES

Bref, je veux bien pleurer sur notre disparistion franco-catho-blanchie de merde ou admettre tous ces fameux "faits indéniables" graver dans la pierre de fondation de la capitale nationale du Québec, mais un problème me chicote : si tout appartient aux Anglais au Canada, à qui appartient la SGF, qui dirige la Caisse de Dépôt et de Placement et qui paye nos ostis de compte d'électricité, au Québec ?!

Depuis quand Hydro-Québec existe, qui a procédé a son édification et où a-t-on été cherché le financement ?  René Lévesque est mort, mais on peut encore poser la question à Jacques Parizeau, non ?  Il pourrait nous rappeler qu'il s'est financé à New York et non à Montréal ou Toronto.

Et si les Anglais - pas les anglophones, nuance importante - nous AIME tellement, qu'ils nous ont tout "donné" ; pourquoi a-t-on rédigé le rapport Durham en insistant sur le fait que je les francophones n'avaient pas d'Histoire ?  Est-ce à dire qu'un loyaliste a une histoire et une culture parce qu'il continue à baiser le cul de la couronne d'Angleterre qui lui a donné l'absolution pour aller kicker le cul des francos de la Nouvelle-France ?  Tsé, dans la désignation "Nouvelle-France" comme dans la "Nouvelle-Angleterre", il y a les mots nouveaux qui ne figurent plus dans le dictionnaire des anglos-canadiens depuis des lustres... et il y les termes "Angleterre" et "France".

Et à ce que je sache, la nouvelle idée de la France est implantée au Québec, tabarnac.  Et la nouvelle idée de l'Angleterre est aux États-Unis, ciboire.

Alors, pour l'amour du Saint-Crême, qui sont les ostis de gros colons de tabarnac qui osent venir me dire que je suis un épais si je milite encore pour l'indépendance en 2008 ?

UN JOUR VIENDRA, I HAVE A DREAM…

Un jour, je l'espère, même si ce n'est pas le Grand Soir tant attendu par les confédéralistes ou les séparatiste  ; je souhaite fortement qu'on me foute la paix avec la question linguistique.  Le problème du Québec n'est pas là !

C'est un problème chronique de schizophrénie qui ne se guérit pas parce qu'on s'amuse depuis que je suis né (j'ai vu le jour au moment où Robert Bourassa a envoyer chier Trudeau à Victoria) à se taxer de traitres, de vendus ou de rêveurs idéalistes sans bon sens.

Quand est-ce que ça va finir ?

Quand est-ce que mon commentaire fleuve va finir, également ?

Quand est-ce que cette saloperie de guêpe qui tournoie autour de nos têtes de cons va arrêter et se mettre à passer par la fenêtre ou nous piquer pour de bon et crever en s'ennuyant de son dard ?!

LES FAMEUSES QUESTIONS SANS RÉPONSES…

Non pas que je déteste les questions, le doute et toutes ces choses enrichissants le petit commerce des sceptiques qui font sacrer les tenants de la Vérité claire et absolue comme un certain Stéphane Dion.

Non pas que je hais la linguistique dans tous ces États-nations, dans toutes ses intonations et dans toutes ses imprécations impératives et finales.

Non, ce que je n'aime pas, c'est le nombre de questions qu'on pose au nom de la loi linguistique.

C'est ce "au nom de la loi" qui me fait chier.

C'est ce "au nom de la loi", qu'on veut "mettre ses culottes", peu importe si on les enfile à l'envers comme le "bon roi Dagobert".

Moi, je me pose plutôt toute une série de questions auxquelles on ne prend même pas la peine de répondre avec des SOLUTIONS DU XXIe SIÈCLE.

1) Notre système d'éducation doit enseigner une langue seconde aussi simple que l'anglais combien de temps avant que les élèves la parlent enfin correctement ? Tsé, apprendre l'anglais tout en se faisant dire que l'Anglais et l'États-Unien sont de grands satans, c'est une méthode pédagogique infaillible pour développer le bilinguisme...  À moins, justement, que nos enseignants ne veulent PAS, au fond, nous voir apprendre la langue qui leur fait si peur ?  Ah oui, c'est vrai, en Alberta, c'est l'assimilation !  Ah oui, au Nouveau-Brunswick, c'est l'assimilation !  Mais au Québec, un individu de souche qui parle plus d'une langue va-t-il faire disparaître sa culture où la faire rayonner au-delà de ses frontières nationales ?  

2) L'évolution sociale, économique et culturelle phénoménale du Québec depuis les années 60, on va l'ingnorer encore longtemps lorsque vient le temps de parler de la dualité linguistique de Montréal ?  Parce que, un moment donné, va falloir se rendre compte que nous avons aussi un très importante frange de notre population qui parle anglais/français/espagnol et que ce n'est pas un hasard si le Mexique fait partie de l'ALÉNA - qu'on soit d'accord ou pas avec le libre-échange économique, c'est un FAIT.

3) En ce moment, on fait du mange-canayen-français à travers le Canada en chiant sur un premier ministre canadien issu du Québec qui a essayé de réintégrer la province dans le pays après qu'un autre Québécois l'ait mis à l'écart de son Histoire en prétendant le remettre à sa juste place.  Et qu'est-ce qu'on fait chez les indépendantistes en voyant ça ?  On encourage le cirque médiatique monté sur une connerie prononcé par un crosseur de poules mortes qui a fait chuter les Chrétiens-Démocrates d'Helmut Kohl qui ont procédé à la réunification de l'Allemagne !  On fait de la petite politique partisane à courte vue au lieu de s'en tenir à l'évidence : défendre un Québecois en rappelant pourquoi l'un de ses chums (Lucien Bouchard) a senti le besoin de nous isoler volontairement à Ottawa après 13 ans de règne Libéral où on s'est fait dire l'énormité inadmissible suivante :

"La Constitution, les gens ne veulent pas en entendre parler."

Allez dire ça aux États-Unis, que la Constitution c'est une niaiserie, juste pour le fun !  On va se servir du Second Amendement pour vous faire un autre trou dans la tête tellement les lois fondamentales de ce pays sont sacrés (autrement dit : investies de puissance).

Le Canada, c'est ça depuis des années : la même chose que le Québec.  Une entité politique qui vit dans le déni et dans une illusion tranquille crée de toutes pièces par un politicien qui a vibré toute sa jeunesse au diapason d'un nationalisme d'ouverture sur le monde digne de l'Expo de 1967 et de nos plus grandes réussites culturelles, économiques et politiques.

AIMONS-NOUS QUAND MÊME

Bout de christ, un moment donné, va falloir arrêter de niaiser sur un ton ironique et cynique en se sortant la tête du Q du PQ ou du PLQ ou de l'ADQ et recommencer à construire un projet de société pour l'ensemble de la population habitant le territoire que l'on considère comme étant le terreau fertile pour l'émergence d'un "nouveau" pays.

Sinon, on va continuer à tourner en rond dans la même marde et blâmer les cochons de chier en plus de pleurer sur notre sort parce que ça sent toujours mauvais dans notre ostie de maison Rona ouvert à tous les cochons qu'on nourrit à la confiture du terroir...

p.s. : lorsqu'on se trompe de numéro en demandant Steve, chez moi, on ne fait pas d'erreur, c'est bien pratique pour gérer les appels anonymes, justement.

n.b. : le prochain chapitre la semaine prochaine... après tout, si on peut écrire une biographie de mille pages qui ne racontent rien de ce que les gens veulent savoir, on peut bien faire des commentaires interminables sur la situation politque du Québec, non ? ;-)

FLASH DE DERNIÈRE MINUTE : le PIQ vient de venir au monde, un autre parti indépendantiste se lancera dans la course aux prochaines élections provinciales.  Super !  Comme dirait le cosmonautes chinois : un autre grand bon en avant pour le Québec...

# 04 févr. 2008, 21:32

David Lépine a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

@ S. Boudrias

Avec des propos aussi lancinants et surtout aussi longs, il est peut-être temps de lancez votre propre blogue.

Quelques suggestions de titres:

''Toute la vérité  sur le complot secret anti-Québécois au ROC "

"Un nouveau projet de société  'all dressed' "

" Comment étirer sur trois pages un argumentaire d'un paragraphe"

"nationalisme ethnique vs nationalisme identitaire"

# 05 févr. 2008, 10:51

Steve Boudrias a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

@ mr Lépine

Je vais me résumer "short and sweet" afin que vous compreniez l'essentiel sans avoir à relire un commentaire que j'ai volontairement rédigé afin qu'il soit trop long : j'aimerais qu'on arrête de m'écoeurer avec la survivance du fait français à Montréal, svp.

C'est tout.

Je n'ai jamais cru aux complots fédéralistes.  Je ne comprends pas qu'on puisse écrire un livre basé sur des trucs trouvés dans une poubelle.  Je crois qu'on doit arrêter de voter comme des schizos lorsque vient le temps de voter au provincial et au fédéral.

Point final.

***

Bref, j'aimerais qu'on arrête de me prendre pour un cave en français ou en anglais.  Et si vous croyez que le "fédéralisme d'ouverture" est moins risible que le "nationalisme identitaire" prôné actuellement, cher monsieur, c'est que vous accordez bien du mérite à Stephen Harper et Stéphane Dion alors que ces politiciens ne relèvent aucun défi.

Et le défi est simple : quand est-ce qu'on va inviter un premier ministre du Québec a signer le rapatriement de la constitution exactement et mettre fin à ce sempiternel débat existentiel ?

p.s. : il n'y a qu'au Québec ou le nationalisme, la Constitution et la Charte des Droits et Libertés est aussi mal perçus... et je crois vraiment qu'on a encore du chemin à faire politiquement afin de clarifier la situation.

n.b. : si vous pensez que tout va bien, c'est votre droit le plus strict... toutefois, arrêtez de vouloir rendre péjoratif des termes qui existe dans le dictionnaire et qui n'ont pas nécessairement la portée "raciste" ou "xénophobe" que vous semblez vouloir lui attribuer.

Note finale : le "scroll down", ça existe. ;-)  et les longs commentaires, ça sert peut-être a montré toute l'étendue de mon écoeurement face à cette histoire d'identité québéco-canadienne qui ne se clarifie jamais...

# 05 févr. 2008, 12:54

David Lépine a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

M. Boudrias,

Je vous félicite sur votre dernier commentaire, et oui, je vous ai finalement compris. J'avais un ami qui m'écrivait en commençcant par cette phrase:" stp excuse-moi la longueur de ma lettre, je n'avais pas assez de temps d'en écrire une courte" !

Pourquoi toujours à avoir à choisir entre souveraineté-( whatever that means- 20 personnes, 20 définitions) et fédéralisme d'ouverture- ( concept tout aussi vague que souveraineté).

Je vous réfère le papier de M. R-D Dubois de samedi dernier qui dégonfle la grosse balloune des nationaleux:

www.cyberpresse.ca/.../CPOPINIONS

# 05 févr. 2008, 15:08

Steve Boudrias a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

Essayez de nier la resurgence des nationalismes en ce moment, vous trouvez ça brillant ou utopiste ?

Moi, je trouve que c'est faire preuve d'un optimisme que très peu de gens partagent...

La vie des gens normaux et les aspirations de la population en générale, c'est un peu plus compliqué à résumer que l'histoire de l'Art ou de traduire une excellente pièce de théâtre...

Désolé.  Me citer René Daniel Dubois comme une référence politique, ça ne me convainc de rien.  L'homme est intelligent, mais en fait de boursouflure intellectuelle, on fait difficilement mieux chez les "nationaleux" les plus vantards...

Et le nationalisme québécois perçu comme une "menace" dans les pages d'opinions de La Presse, ça n'a rien de bien révolutionnaire, cher monsieur.  mdr

Tiens, je me sens généreux aujourd'hui : Vaclav Havel a réalisé en Europe une révolution plutôt tranquile et douce, laquelle ?  Et monsieur Havel faisait quoi dans la vie avant que la République Tchèque se sépare en très bons termes, sans effusions de sang, de la Slovaquie ?

Si vous êtes capable de répondre à ces question sans mauvaise foi, vous aurez alors compris que le nationalisme n'est dangeureux que lorsqu'il sert des intérêts revanchards, colériques et révisionnistes.  Ce qui n'est en rien le cas des Québécois qui cherchent à s'extraire d'un pays qui n'est rien d'autre qu'une chimère pathétique, apathique et hypocrite depuis 1867... et qui est sur le point de devenir le fer de lance diplomatique d'un organisation militaire anachronique qui essaie de se faire passer pour la petite soeur légitime de l'Organisation des Nations Unies.

Alors, on se calme avec le nationalisme québécois qui représente un danger plus grand que l'enlisement aliénant et déraisonnable en Afghanistan, monsieur Lépine.

Wake up and smell the roses, buddy.

Cordialement.

- Un idépendantiste qui comprend la différence entre agressivité et violence, entre ardeur au travail et zèle sans substance, entre passion réfléchie et ferveur débridée guidée par un sentiment de puissance menant vers l'obsolescence des idées.

p.s. : bien heureusement pour NOUS, OUI, il nous faudra encore un jour (jamais deux sans trois) choisir le pays, le drapeau et l'État d'esprit sur sous et dans lequel fleurira le mieux nos aspirations, nos rêves et notre regard particulier sur le monde, monsieur.

n.b. : le mépris n'aura qu'un temps, vous verrez... la fierté, vous savez, ce n'est pas fait pour les chiens ou les gens qui savent vous méprisez en vous faisant croire que vous êtes le dernier des Mohicans ou des cons... retournez VOIR ce que nous étions et louez-vous "1972, Duplessis et puis après", de Denys Arcand... et revenez me dire que vous n'auriez jamais voter pour Robert Burns, René Lévesque, Claude Charron ou Gérald Godin, par exemple.  Bien sûr, vous me direz que les hommes de cette trempe ne font pas de politique en ce moment... je vous dirais qu'il ne prendrait pas grand'-chose afin qu'il en soit rapidement tout autrement.

Entre mieux connaître le Québec ou mieux connaître le Canada afin d'être fier d'habiter un pays que je respecte, le choix n'est pas trop difficile à choisir, il me semble.

Au reVOIR... ;-)

# 05 févr. 2008, 20:41

David Lépine a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

M. Havel a réussi à faire disparaître  le système socialiste qui opprimait son peuple depuis la deuxième guerre et l'occupation militaire soviétique.Voulez-vous comparez cela avec le Québec dans le Canada?

À ce que je sache, les Russes n'ont jamais permis de référendum sur la souveraineté tchèque. Leur système s'est effondré avec le mur de Berlin. Les Slovaques ont clairement et majoritairement opté pour leur indépendance, il n'ont pas gardé l'armée, la devise ni le passeport tchèque. Les frontières entre les deux états n'étaient pas contestées, il n'y a pas de minorité tchèque irrédentiste en Slovaquie, ni de vastes territoires habités par des nations autochtones, les deux pays sont maintenant sous l'ombrelle de la CEE.

Vous voulez tuer le messager en  ignorant l'aspect défensif du nationalisme québécois que M. Dubois souligne. Essentiellement, le message du mouvement souverainiste depuis 40 ans est un de vouloir se protéger contre la menace perçue de l'assimilation. Sans menace, quel serait l'utilité d'un tel mouvement ? Je pense qu'il est légitime de poser la question sans être accusé d'intentions guerrières en Afghanistan.

Est-ce qu'un Québec indépendant ferait partie de l'OTAN, de l'ONU? Tous les tenants souverainistes ont toujours répondu oui. Alors est-ce qu'un Québec , membre de l'OTAN, ferait comme tous les autres membres, c-à-d contribuer aux opérations militaires? Seuls les Québec Solidaire prônent un retrait de l'OTAN et ils recueuillent 4 % de suffrages.

Écoutez bien, si les Québécois veulent leur indépendance et ils votent clairement pour cela, je ne vois pas de problème à la réaliser. Par contre, si on essaie par tous les moyens de nous la faire avaler indirectement avec des stratégies de ceci et cela, c'est diluer la vraie question et ça ne passera jamais. Les "nationaleux" qui sont devenus l'industrie de la souveraineté, sont incapables de nous mener à l'indépendance , ils se sont bâtis de belles carrières de chialeux professionnels. C'est le sens que je donne aux propos de Dubois.

# 06 févr. 2008, 09:55

Steve Boudrias a dit :

re: Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)

Monsieur Lépine,

les questions que vous soulevez sont intéressantes et pertinentes face au discours nationaliste traditionnel, j'en conviens.

Toutefois, vous me permettrez d'avoir de fortes réserves par rapport au texte d'un intellectuel qui décrit le nationalisme québécois comme "une menace".

C'est la raison pour laquelle j'ai enchaîné sur le dossier de l'Afghanistan.  Il ne s'agit pas de discréditer les gens qui ont un discours critique envers les aspirations nationales du Québec en tant que nation indépendante, il s'agit simplement de souligner le fait que le Québec (hors du cadre confédéral canadien) n'adopterait pas du tout la même ligne de conduite que celle prônée actuellement par les Conservateurs à Ottawa.  D'ailleurs, depuis 1867, le ROC et le Québec ont toujours entretenu un antagonisme indéniable en ce qui concerne la nécessité de s'impliquer dans un conflit armé - à tort ou à raison mais tout de même.

Ce qui constitue une "menace", pour reprendre le terme abusif que monsieur Dubois emploie à l'égard du discours nationaliste québécois actuel, c'est justement le fait que nous puissions, en tant que québécois être fortement et majoritairement opposé à toute intervention militaire outre-mer et être tout de même contraint de joindre nos foces vives à ce type de combat.

Alors, si monsieur Dubois veut dénoncer une vraie menace, il peut amplement déployer toute sa verve légendaire sur la problématique suivante : comment l'armée se voit soudain devenue dépositaire de valeurs démocratiques et, par extension, perçue par l'establishment comme étant un outil efficace pour promouvoir ou protéger les acquis démocratiques dans des pays qui ne les ont jamais posséder auparavant ?

Non, c'est bien plus facile de s'attaquer aux "nationaleux" en les comparant presque à des fascistes...

***

D'autre part, je ne compare nullement la situation la Tchécoslovaquie à celle du Québec d'aujourd'hui lorsque je fais référence à Vaclav Havel, allons !  Un peu de sérieux.  lol

La raison pour laquelle j'en parle c'est qu'on nous abreuve toujours de scénarios catastrophes en ce qui a trait au processus d'accès à la souveraineté du Québec.  Mais si on regarde la manière, le modus operandi des Tchèques et des Slovaques - dans une situation politique encore moins diplomatique que la nôtre - on peut très bien VOIR qu'il est possible d'en arriver à une "séparation de velours" ou les pleurs et les grincements de dents seraient bien moins dramatiques que prévus.

L'autre raison pour laquelle je parle de Havel ET de Godin dans mon précédent commentaire, c'est pour souligner l'apport de ces deux écrivains dans le processus politique de séparation politique.  Et ce, pour montrer qu'il est possible que la cause de l'indépendance soit prise en main par des gens responsables, éclairés et ouverts d'esprit.

***

Bref, pour répondre à votre dernière observation concernant l'OTAN, je doute fort qu'un Québec indépendant puisse, même en tant que membre de cette organisation, s'impliquer d'une manière aussi désastreuse que celle du Canada en ce moment.

D'ailleurs, l'OTAN compte 23 membres et ne venez pas me dire que l'Estonie joue un rôle militaire de premier plan dans son plan d'intervention en Afghanistan.

En tous cas, tout ça pour dire que, malgré l'échange de point de vue que nous avons ici, je crois qu'il s'agit du moment idéal pour faire preuve de scepticisme face aux deux options qui s'offre depuis des décennies aux Québécois (le fédéralisme et l'indépendantisme).

Toutefois, malgré mes doutes et mes craintes face à un ethnocentrime imporoductif ou à un discours identitaire qui fermerait les yeux sur la nécessité d'une augmentation de l'immigration au Québec, je conserve malgré tout beaucoup plus d'espoir en l'avenir au sein d'un Québec souverain que dans le cadre d'un fédéralisme d'ouverture car ce dernier se contente depuis déjà trop longtemps de nous proposer des changements temporaires, cosmétiques et électoralistes afin de faire du Canada un pays qui se respecte.

Voilà.  Je ne suis pas un "nationaleux" ni un "chiâleux" de profession.  Je suis conscient du "chiâlage" et du danger que représenterait un "repli sur soi trop défensif" en ce moment, mais je demeure persuadé qu'il ne se produira pas si jamais l'idée d'indépendance nationale resurgissait avec plus de substance et de cohérence au sein de la population même.

Bref, je crois que l'idée d'indépendance est une ambition que l'on peut avoir sans faire partie d'une certaine élite ET sans faire partie du décor depuis la venue de Jacques Cartier en Amérique.  Et pour l'instant, la dernière sortie publique de Pauline Marois me rassure en ce qui a trait à son projet identitaire.

Enfin, on verra...

Best regards. ;-)

# 06 févr. 2008, 13:29


François Parenteau
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