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Impertinences
23 janvier 2008, 5:52

La loi et le contexte

Dans le débat linguistique au Québec, et particulièrement sur la place du français à Montréal, peut-être m'est-il arrivé d'être un peu jovialiste en insistant sur la possibilité d'œuvrer pour le fait français tout en restant sympathique. Plus que l'anglais, c'est le mépris et même l'hostilité envers le fait français qui semble en hausse. Le témoignage d'une lectrice, Jenny Luciano, en réaction à ma dernière chronique (qu'on peut trouver sur le site du Voir) en dit long là-dessus.

Mais je préfère de loin être jovialiste plutôt que défaitiste. De plus en plus, on entend des gens dire que dans 20, 30 ans, le français ne sera plus que folklorique ici et que le rêve d'un Québec en français pour tous est fini. Les défaitistes ne s'en rendent pas compte mais ils sont les principaux artisans de leur propre malheur. Car si on conclut que le combat est perdu d'avance, pourquoi continuer? On perd notre temps à apprendre en français et à tenter de l'enseigner aux immigrants. Qu'ils aillent au bout de leur logique. Si on ne fait que retarder l'inéluctable, on perd notre argent et on brime les générations futures qui devront travailler et vivre en anglais. Aussi bien se mettre à l'anglais tout de suite.

Sinon quoi, on déporte des anglos? On va péter des vitres? Quand Le Journal de Montréal a publié sa provocante enquête, la rédaction a tenu secrets les noms des commerces en cause pour éviter qu'ils ne soient victimes de vandalisme en représailles devant leur attitude. Sage décision. La violence, même seulement matérielle, ferait plus de tort que de bien dans ce débat. Et, je persiste, l'insistance sympathique pour être servi en français peut faire un bon bout de chemin que trop peu de gens font. À quoi sert une loi si personne ne semble y tenir? Elle finit par avoir l'air d'une farce et tout le monde s'en moque.

Parce qu'au-delà des lois, il y a le contexte dans lequel elles s'appliquent. J'ai commencé à fréquenter le centre-ville de Montréal en 1985, à 19 ans, alors que j'avais une job d'été en publicité. En bas de l'édifice à bureaux (sur ce qui s'appelait alors la rue Dorchester) se trouvait un dépanneur qui faisait aussi des sandwichs chauds et j'y prenais souvent mon lunch. Les employés étaient audiblement anglophones mais me parlaient en français sans que j'aie eu à insister de quelque façon que ce soit. Et le contact était sympathique.

À mon retour à cet emploi en 1986, je retourne me chercher un sandwich. Le même gars qui me parlait en français l'année d'avant se met alors à me parler en anglais. Je me dis qu'il a juste oublié que j'étais francophone et je lui réponds en français mais il poursuit en anglais. Pourquoi ce soudain changement d'attitude? Il ne pouvait pas avoir oublié le français qu'il maîtrisait assez bien l'année d'avant, tout de même. Ça m'intriguait, alors je le lui ai demandé. Il m'a répondu qu'il n'avait plus besoin de me parler en français puisque le PQ venait de perdre le pouvoir et que René Lévesque avait été remplacé par Robert Bourassa. Et ce n'était pas une blague.

Ça m'a scié. L'été d'avant, si ce monsieur me parlait français, ce n'était pas par ouverture d'esprit ni par respect. C'était par crainte d'un pouvoir politique, par peur que la police de la langue ne débarque pour lui retirer son permis ou je ne sais trop quoi... Parce qu'au-delà des lois, il y a des consignes qui sont envoyées à ceux chargés de les faire respecter (et les budgets qui vont avec). Il y a un contexte, ou même seulement la perception d'un contexte. La loi 101 défendue par le PQ faisait peur aux anglos. Avec un gouvernement libéral, faut croire qu'ils s'en foutent un peu plus...

Mais le contexte, il ne vient pas que des gouvernements. Il vient des citoyens. Les francophones se plaignent entre eux, se désolent, s'inquiètent, se désespèrent. Mais ils n'agissent pas beaucoup. Et quand je vois à quel point ils se mettent eux-mêmes à parler et à écrire en anglais dès que le contexte les y incite un tout petit peu, c'est là que ça me choque. C'est quoi l'idée d'écrire son "status" sur Facebook en anglais juste à cause du "is" qui d'ailleurs peut s'effacer? Un peu de nerf, cibole!

Si les commerçants unilingues du centre-ville font face à de plus en plus de plaintes et de mécontents, ça va finir par provoquer des effets. À l'heure d'Internet, de YouTube et des innombrables outils qui existent pour réunir des citoyens autour d'une même cause qui leur tient à cœur, je m'étonne que des sites n'aient pas vu le jour pour inciter les Québécois qui tiennent à ce que le français soit respecté partout au Québec à investir les commerces récalcitrants pour faire valoir leurs droits.

Et à quand un cas d'espèce comme celui du bar gai Le Stud qui avait refusé sa terrasse à une cliente?

Je suggère de commencer par l'aéroport, tiens...

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Steve Boudrias a dit :

re: La loi et le contexte

C'est bizarre, mais ma devise reste toujours la même : JE ME SOUVIENS.

Si je vivais au New Hampshire, ce serait : Live Free or Die.  Parfois, j'ai le goût de partir plus qu'en vacance lorsque je me sens appelé par une devise qui m'inspire davantage que la mienne - qui n'inspire personne.

Mais je suis un peu "casseux de party", je suis un cascadeur politique depuis que j'ai 18 ans et, surtout, quand j'en ai mon voyage d'une affaire, je ne me prends pas la tête comme Papineau en crissant mon camp parce que l'opinion de la majorité ne me plaît pas.

Et je ne parle pas uniquement de la majorité au Québec.  Lorsque je suis en France, je me tords de rire en analysant les accomplissements de l'UMP de Sarkozy auprès des Français et de Belges qui m'endurent là ou j'écris.  Lorsque je parle avec ma chérie d'Arizona, je ne peux pas m'empêcher de rigoler en parlant des déclarations "centenaires" de John McCain et je me fait un malin plaisir à lui faire l'éloge de Obama.

Tsé, on va se parler franchement, j'ai eu à étudier, travailler et aujourd'hui transiger avec des gens provenant d'un autre pays ou parlant une autre langue à la base ; et on m'a toujours enseigné que c'était par la conciliation et la solidarisation autour d'un projet collectif, d'un objectif louable ou d'une philosophie commune qu'on arrivait au meilleur résultat.

Et le problème que j'ai avec le fait français en Amérique promis à disparaître, c'est qu'il repose sur la peur, le misérabilisme et le repli sur soi.

De plus, je suis désolé, mais j'ai eu bien plus de difficulté à me faire respecter dans ma vie par des patrons francophones que par des patrons anglophones.  Ai-je eu affaire à plus de francos et la loi de la moyenne me donne une meilleure impression ?  Peut-être.

Mais, profondément, je crois que non.

Notre problème, s'il faut vraiment parler en terme de clan, en termes de franco/catho/blanc d'Amérique en voie d'extinction ; c'est que nous ne sommes pas capable de faire face à nos propres décisions politiques passées, nos éternelles ambivalences et notre désistement de la sphère politique depuis l'échec référendaire de 1980.

Nous sommes apathiques, anasthésiés, drogués, décrocheurs, désillusionnés, déracinés et j'en passe, pour la plupart d'entre NOUS.

Et cet espèce d'appel clanique, ce claironnage tribal qu'on entend sur toutes les tribunes encore une fois, me révolte et me fait vomir.

Parce que je suis anglicisé ?  Oh, non !  Parce que je suis fier d'être à mi-chemin entre deux idéaux républicains :

1) la poursuite du bonheur américaine ;

2) la liberté, l'égalité et la fraternité française.

Je ne me sens nullement Anglais dans le sens Royaume-Uni du terme.

Mais qui se sent encore Anglais d'Angleterre, joualvert, à Montréal aujourd'hui ?!

Ciboire, personne !  Faites n'importe quelle étude ou sondage par vous-mêmes !  Tsé, arrêtez de vous fiez à Pierre-Jean-Jacques pour évaluer l'état de votre langue et le langue de bois adopté par l'État qui vous représente !

Réveillez-vous, comme dirait les Témoins.  Mais soyez les témoins de l'idéal que vos ancêtres ont enracinés dans cette terre sacrée qu'on appelle le Québec, taberslash !

Affirmez-vous fièrement sans avoir à partir en guerre.  Déniaisez-vous en fin de semaine et visitez un musée, calvaire !

Le musée Ramzay ou vous apprendrez que la ceinture fléchée est le résultat d'un métissage franco-amérindien dès le départ ET allez ensuite au musée Pointe-a-Callière apprendre les noms de principaux patriotes... et vous apercevoir qu'une grande partie de ceux-ci parlaient anglais comme des irlandais et des écossais.

Ensuite, peut-être, allez-vous prendre votre gaz égal et vous calmez les nerfs avec des slogans dogmatiques d'un autre âge qu'on vous a enseigné à l'école avec la nostalgie d'une époque qui n'est PAS la vôtre - si vous avez mon âge.

Désolé, mais la réalité économique et culturelle de Montréal est bien plus complexe qu'un simple appel linguistique à la Résistance passéiste.  S'il y a Résistance nécessaire, elle ne doit pas être le fruit d'une divison linguistique mais le résultat d'un contrat social renouvelé autour d'un idéal ou d'un projet collectif à défendre avec le plus d'ouverture possible.

Y'a pas que le fédéralisme qui peut faire preuve d'ouverture... l'indépendantisme aussi.

# 23 janv. 2008, 20:10

Robert Keller a dit :

re: La loi et le contexte

J'applaudis le sens de finesse de François Parenteau, et je suis encouragé par les propos de Steve Boudrias.  Bien que je ne partage pas nécessairement la même opinion politique que M. Boudrias, je suis entièrement d'accord avec lui quant au désillusionnement que j'éprouve (pour ne pas dire la nausée!) vis-à-vis l'appel "clanique" qu'on observe un peu partout récemment au Québec, et surout à Montréal, en matière de la soi-disante "protection linguistique".

La seule chose que j'ajouterais, par contre, serait une précision sur la devise officielle du Québec, citée par M. Boudrias.  Comme on le sait bien, les origines de la devise sont attribuées à l'architecte du Parlement de Québec (et ancien ministre des Terres de la Couronne à la fin du 19e siècle-début du 20e), Eugène-Étienne Taché.  Quoique le débat parmi les historiens continue sur la signification exacte de la devise, le site internet du Gouvernement du Québec lui-même déclare: "En l'absence de textes où Eugène-Étienne Taché expliquerait ses intentions, c'est en se plaçant dans le contexte où il a créé cette devise qu'on peut en comprendre la signification."  Or, tel qu'expliqué dans un article du Devoir (publié le 23 juin 2005):

"Dans le ... souci d'honorer la Grande-Bretagne, Taché est l'auteur d'une autre devise plus explicite qui éclaire le sens du «Je me souviens». Elle apparaît sur la médaille-souvenir du troisième centenaire de la fondation de la ville de Québec, en 1908. La commémoration a donné lieu à des manifestations grandioses à Québec, où l'invité de marque était le prince de Galles. Le texte se lit ainsi: «Dieu aidant, l'oeuvre de Champlain née sous les lis a grandi sous les roses.»  Taché n'a jamais accolé ce dernier énoncé à la devise du Québec, comme on l'a parfois prétendu, mais il est raisonnable de penser que l'évocation qu'il destine à la ville de Québec est également valable pour l'ensemble du Québec. Taché veut ainsi refléter la haute estime que les politiciens de l'époque manifestent envers la Grande-Bretagne et les institutions parlementaires dont le Québec a hérité."

En effet, l'influence brittanique sur le processus politique québécois est évident--notre Assemblée nationale ressemble beaucoup plus à Westminster qu'elle ne ressemble à Matignon.  Mais l'essentiel, c'est que, quand on invoque la devise du Québec, il faut être sûr de bien comprendre son contexte historique, y comprise l'idée que le peuple québécois s'est épanoui au milieu de--et peut-être même, quelque part, grâce à--un contexte politico-historique fortement influencé par la culture anglo-saxonne.

C'est quelque chose dont on devrait tous se souvenir.

# 24 janv. 2008, 17:17

Jean Archambault a dit :

re: La loi et le contexte

Monsieur Parenteau, vous touchez un point sensible : la réaction épidermique de certains anglophones à la prédominance du fait français au Québec. Cette réaction est plus vive depuis un certain soir de 1995.

J’ai participé en tant que militant au référendum 1995.  Je me suis promené avec des dépliants pour le Oui dans certaines rues à l’ouest de St-Laurent. J’ai vu l’impolitesse et le mépris face à nous, qui défendions une option tout à fait légitime. Ayant travaillé toute ma vie à la DPJ, je suis habitué aux réactions hostiles d’individus signalés et j’ai appris à détendre l’atmosphère en me disant qu’ils ne m’en veulent pas personnellement et que mon travail doit se faire en évitant des provocations inutiles.

Pourtant cette journée-là, j’ai senti qu’il n’y avait rien à faire. Ma seule présence avec mes dépliants était perçue comme une provocation; nous étions à dix jours du vote. Les élites fédéralistes nous avaient décrits comme des pestiférés. Je voyais aussi la peur dans leurs yeux. Souvent travailleurs exploités, ils ne comprenaient pourquoi nous les « séparatistes » voulions empirer leur situation économique. Leurs réactions étaient donc épidermiques et leur participation massive au référendum ne pouvait se traduire que par un apport excessif au camp du Non.

Mon fils aîné  a travaillé cette journée du référendum dans un poll de Parc-Extension : 324 Non et 1 Oui. Aucun poll francophone n’a jamais atteint de tels résultats. Dans l’ouest de la ville, les gens s’étaient rendus majoritairement  voter.  La démocratie avait joué, mais quel type de démocratie venait de prendre forme ?  Se retrouver avec des résultats de  99 % dans plusieurs districts anglophones pour le Non, avait été un choc pour mon fils. Je le voyais dépouillant la boîte avec la grosse pile de votes Non; je le dissuadais quand même d’aller manifester son dépit au centre-ville. Nous n’étions pas une  république de bananes mais sûrement une démocratie malade. Seule, la peur avait guidé une telle unanimité. Pourtant malgré ce rejet massif, ces gens sentaient qu’ils avaient frôlé la catastrophe.

Avec la loi fédérale sur la clarté référendaire, avec l’opération des commandites, les gouvernements libéraux ont renforci cette impression des anglophones d’être assiégés par les francophones. Chaque demande de se faire servir en français leur apparaît comme une menace. 1995 a été, pour certains anglophones,  l’année de la prise en compte que la menace séparatiste était toujours possible malgré leur apport massif  au camp du Non. Dans une société, dont la natalité n’est pas un facteur déterminant, l’arrivée et l‘intégration des nouveaux immigrants devient alors une question essentielle pour les deux communautés.

Comme toujours, nous devons nous battre contre la majorité de notre élite économique . Majoritairement les médias francophones se rangent aussi dans le camp du statu quo. Ils nous disent que la question linguistique est un faux débat (Lysiane Gagnon, André Pratte , etc). Ils veulent que nous retournions dans notre passivité politique Il ne faut certainement pas que nous marchions dans les rues pour exiger le respect, nous, qui marchons de plus en plus pour notre santé  ou notre équilibre spirituel (Compostelle).

Nous serions plutôt un peuple mou, qui n’aime pas la chicane. Avant tout, nous  voulons  être populaires.  Ne serait-il pas grand temps d’agir sans crainte d’être jugé comme un peuple intolérant ?

# 25 janv. 2008, 11:37

isabelle guillot a dit :

re: La loi et le contexte

Je ne comprends pas toujours la schizophrénie des francos-montréalais. On se plaint du service anglophone? Moi, tout ce que je constate dans ce débat, c'est que quand mon copain (anglo) s'adresse en français, comme moi, à un serveur ou un commis dans un magasin, une fois sur deux, cette personne lui répond en anglais. Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi? et pourquoi, alors, s'en prendre systématiquement aux fantasmatiques unilingues francophones qui pourrissent le pays de l'intérieur? Parce que répondre en français à quelqu'un qui vous parle en français, c'est déjà pas mal.

# 25 janv. 2008, 12:49

Sylvain Racine a dit :

re: La loi et le contexte

Isabelle Guillot le dit très bien: "fantasmatiques unilingues francophones qui pourrissent le pays de l'intérieur."

Lorsque je vivais encore au Québec avec ma conjointe anglophone, elle se demandait pourquoi que ces unilingues francophones, au lieu de pleurnicher, ne l'avaient pas fait l'indépendance du Québec. En fait, ma conjointe anglophone était souverainiste et parfaitement bilingue. Par conséquent, de voir tous ces idiots de Canadiens-français d'"Elvis Gratton" pourrir le pays et la province, s'en fût assez et c'est pourquoi que nous ne vivons plus au Québec.

Et aujourd'hui, ces idiots de Canadiens-français des régions râlent, pleurnichent, font des gros cacas nerveux parce que quelques commerçants sur Sainte-Catherine parlent en anglais. Et ces même "Elvis Gratton" avec leurs chefs Mario Dumont vont se battre pour sauver TQS, une chaîne qui produit de la merde.

Pour terminer, personnellement, rendu où le Québec est, je préfère moi aussi parler que l'anglais et me tenir avec des anglophones souverainistes. Justement, avant la Commission Bouchard-Taylor, il y en avait beaucoup plus que le monde pense des immigrants souverainistes, des Italiens de troisième génération bien intégrés, des Marocains, des Algériens, des Haitiens, des Libanais, des Grecs, des Juifs, etc. Aujourd'hui? Je me mets à leur place et je ne le serais plus .

En conclusion, après 30 ans, il faut faire le deuil. Le Québec doit laisser de côté l'idée d'avoir un pays et abolir la loi 101. Laissons les fédéralistes s'occuper de nous. Y'a 70% de la population du Québec qui bande pour ça! FAisons la guerre en Afghanistan, devenons aussi des néo-conservateurs et des individualites. Plusieurs diront que je suis un enculé d'individualiste. C'est vrai, mais en 1995, les Québécois qui ont voté pour le NON, ça été pour chacun d'eux dans l'isoloir l'acte le plus individualiste de toute l'histoire du Québec.

Effectivement, les intellectuels, anthropologues et sociologues de salons ont en quelque sorte prévu ce que le Québec allait devenir en restant dans le Canada. Voilà, regardez autour de vous, lisez les médias, depuis l'élection de Jean Charest en 2003, le Québec est en chute libre.

Encore une fois, laissons André Pratte décider de l'avenir des Québécois. Avec des jeunes qui iront au Cégep sans D.E.S., il sera facile de les manipuler et de les museler ces moutons.

# 26 janv. 2008, 06:05

Simon Langlois a dit :

re: La loi et le contexte

" L'anglais étant lingua franca, n'est-ce pas cool de parler (ou pratiquer) la langue impérialiste ? " se disent certains avec inconscience de l'effet provoqué.

" Comme notre province impose le français aux anglos, n'est-ce pas faire preuve de gentillesse que de leur répondre en anglais ? " se disent d'autres avec culpabilité déplacée.

Je dirai comme M. RAcine : " laissons les André Pratte Inc. décider de l'avenir du Québec ". Oui ! Laissons les fédéralistes-provincialistes provincialiser encore davantage notre Belle Province (qui a avantage à se taire bien sûr !) pour les voir ensuite pleurnicher sur le "provincialisme" de certains de leurs compatriotes ! Un peu plus et on les accuserait de provoquer ce qu'ils croient dénoncer dans une superbe lucidité clairvoyante !

Ceci dit, Mme Guillot, il n'y a pas de "schizophrénie des franco-montréalais". Ne tombez pas dans le piège de l'automépris conditionné. Il y en a déjà assez comme ça ! L'anglais peut être lingua franca mais l'unilingue francophone (aussi nuisible cela peut être de le rester en Anglobalization) a autant le droit de l'être que l'unilingue anglophone ... surtout au Québec. Par ailleurs, vous avez raison : il faut absolument que les francophones cessent de jouer au "gentils bilingues" avec les anglo-Montréalais avant même l'échange d'une première parole, surtout avec ceux qui sont pro-Québec francophone !

# 27 janv. 2008, 19:17


François Parenteau
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