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Impertinences
Impertinences
January 2008 - Messages
30 janvier 2008, 4:40
Bibittes de janvier (peut contenir des traces d'ironie)
J'ai eu une grosse frayeur cette semaine. Je bossais tranquillement à mon ordi quand tout à coup, une guêpe a surgi devant moi en vrombissant méchamment. Mais qu'est-ce qu'elle foutait là? Une guêpe en plein mois de janvier? Et ce n'était pas une petite guêpe décorative, oh que non. Un bétail ailé, un épaulard, un zeppelin dans mon bureau. Je me lève en sursaut, le cœur battant.

Une telle irruption, si incongrue, ne peut que déclencher les interrogations les plus paranoïaques. Où était cette bête tout ce temps-là avant de se manifester? Était-elle coincée dans un cadre de porte et une infinitésimale contraction du matériau sous l'effet du froid vient de la libérer? Était-elle cachée dans le repli d'un manteau, prête à darder à tout moment? Ou encore, c'est qu'il y a des trous dans mes murs et sans que je le sache, toute une colonie de guêpes s'y est installée à l'automne? Celle-ci n'est que leur éclaireur, l'attaque massive est pour bientôt...

Des questionnements spontanés qui ne sont pas sans rappeler cette nouvelle édition du débat linguistique qui fait rage au Québec. Ces anglos unilingues et arrogants qu'on remarque tout à coup, est-ce seulement parce que tout le débat sur les accommodements déraisonnables vient de nous réveiller qu'on les remarque ou s'il y en a toujours eu autant? Récemment, j'ai fait une erreur en composant un numéro de téléphone. La personne qui m'a répondu était un unilingue anglophone. Et quelques semaines plus tard, je reçois un appel d'une personne qui demande "Steve", et qui s'avère être elle aussi unilingue anglophone. Il me semble en y repensant que, depuis des années, chaque fois que je compose un mauvais numéro ou que c'est moi qui reçois un appel par erreur, mon interlocuteur est anglophone. Comme si je connaissais déjà tous les francophones de cette ville mais que dès que le hasard me fait sortir de mon univers, tout est anglais. Je vivrais donc dans un décor de village du Far West où il n'y a que des façades et rien derrière? Le doute s'installe et j'ai soudain très hâte que quelqu'un appelle chez moi pour demander Gertrude en roulant ses r. J'exige des mauvais numéros en français! Que Pauline Marois fasse quelque chose!

Mais bon, il y a plus urgent: j'ai une guêpe qui fonce sur ma face. Devant moi, aucun outil efficace pour écrapoutir la menace. Je songe alors à aller chercher la tapette à mouches sur le frigo.

D'ailleurs, quelle merveille de sens pratique que la tapette à mouches, qui fonctionne aussi pour les guêpes sans exiger aucune prime de risque. Rien n'a changé dans son design depuis des siècles et c'est pourtant toujours la meilleure arme pour mettre fin aux harassantes trajectoires de ces insectes nuisibles ou dangereux qui viennent épisodiquement envahir notre espace aérien. Si la tapette à mouches devait être inventée aujourd'hui, nul doute qu'il faudrait la charger en la branchant sur un port USB, qu'il faudrait sans cesse "downloader" de nouveaux programmes et des mises à jour pour couvrir toutes les sortes de bibittes à écraser. Et les palettes de caoutchouc ne seraient utilisables qu'une seule fois. Il faudrait acheter une recharge au coût de 4 $ chaque fois. Il devrait y avoir une loi contre ces trucs jetables. Toutes ces Swiffer et autres moppes conçues pour se détériorer rapidement prennent des ressources dans l'environnement pour ensuite encombrer nos déchets. Soyons conséquents et taxons-leur la gueule pour effacer leur coût avantageux. Par chance, question tapette à mouches, j'ai un vieux modèle, toujours prêt.

Sauf que voilà, si je sors de mon bureau, je quitte la guêpe des yeux. Et qui dit que je la retrouverai à mon retour? Évidemment, si elle n'y est plus, je devrai vivre avec l'angoisse de savoir qu'il y a une guêpe dans mon appartement et qu'elle peut se re-manifester à tout moment. Il y a des problèmes comme ça qui sont moins dangereux quand ils éclatent que quand ils dorment. C'est comme les menaces de récession ou la dénatalité, une fois qu'on le sait, on se prépare. Je prends tout de même le risque, en courant dans le corridor pour ne pas lui laisser le temps de se cacher. Je reviens armé et l'hélicoptère Apache est toujours là à virevolter. Elle se pose enfin sur le rebord du plafonnier. Et paf! C'en est fait d'elle.

J'étais soulagé mais tout de même encore un peu secoué. Cette guêpe hivernale était-elle un effet de plus du réchauffement climatique? Il fut un temps où un des premiers signes de l'été à venir, c'était la reprise des activités des Expos avec les lanceurs et receveurs qui se pointaient au camp d'entraînement en Floride dès février. J'aimais mieux ça que les guêpes. Nous sommes en janvier. Dehors, il y a de la pluie verglaçante, le débat linguistique revient en force, on continue de ne rien faire pour respecter Kyoto, d'autant moins qu'on annonce une récession, il y a eu une guêpe dans mon appartement et il n'y a plus de base-ball à Montréal...

Go, Habs, go...


23 janvier 2008, 5:52
La loi et le contexte
Dans le débat linguistique au Québec, et particulièrement sur la place du français à Montréal, peut-être m'est-il arrivé d'être un peu jovialiste en insistant sur la possibilité d'œuvrer pour le fait français tout en restant sympathique. Plus que l'anglais, c'est le mépris et même l'hostilité envers le fait français qui semble en hausse. Le témoignage d'une lectrice, Jenny Luciano, en réaction à ma dernière chronique (qu'on peut trouver sur le site du Voir) en dit long là-dessus.

Mais je préfère de loin être jovialiste plutôt que défaitiste. De plus en plus, on entend des gens dire que dans 20, 30 ans, le français ne sera plus que folklorique ici et que le rêve d'un Québec en français pour tous est fini. Les défaitistes ne s'en rendent pas compte mais ils sont les principaux artisans de leur propre malheur. Car si on conclut que le combat est perdu d'avance, pourquoi continuer? On perd notre temps à apprendre en français et à tenter de l'enseigner aux immigrants. Qu'ils aillent au bout de leur logique. Si on ne fait que retarder l'inéluctable, on perd notre argent et on brime les générations futures qui devront travailler et vivre en anglais. Aussi bien se mettre à l'anglais tout de suite.

Sinon quoi, on déporte des anglos? On va péter des vitres? Quand Le Journal de Montréal a publié sa provocante enquête, la rédaction a tenu secrets les noms des commerces en cause pour éviter qu'ils ne soient victimes de vandalisme en représailles devant leur attitude. Sage décision. La violence, même seulement matérielle, ferait plus de tort que de bien dans ce débat. Et, je persiste, l'insistance sympathique pour être servi en français peut faire un bon bout de chemin que trop peu de gens font. À quoi sert une loi si personne ne semble y tenir? Elle finit par avoir l'air d'une farce et tout le monde s'en moque.

Parce qu'au-delà des lois, il y a le contexte dans lequel elles s'appliquent. J'ai commencé à fréquenter le centre-ville de Montréal en 1985, à 19 ans, alors que j'avais une job d'été en publicité. En bas de l'édifice à bureaux (sur ce qui s'appelait alors la rue Dorchester) se trouvait un dépanneur qui faisait aussi des sandwichs chauds et j'y prenais souvent mon lunch. Les employés étaient audiblement anglophones mais me parlaient en français sans que j'aie eu à insister de quelque façon que ce soit. Et le contact était sympathique.

À mon retour à cet emploi en 1986, je retourne me chercher un sandwich. Le même gars qui me parlait en français l'année d'avant se met alors à me parler en anglais. Je me dis qu'il a juste oublié que j'étais francophone et je lui réponds en français mais il poursuit en anglais. Pourquoi ce soudain changement d'attitude? Il ne pouvait pas avoir oublié le français qu'il maîtrisait assez bien l'année d'avant, tout de même. Ça m'intriguait, alors je le lui ai demandé. Il m'a répondu qu'il n'avait plus besoin de me parler en français puisque le PQ venait de perdre le pouvoir et que René Lévesque avait été remplacé par Robert Bourassa. Et ce n'était pas une blague.

Ça m'a scié. L'été d'avant, si ce monsieur me parlait français, ce n'était pas par ouverture d'esprit ni par respect. C'était par crainte d'un pouvoir politique, par peur que la police de la langue ne débarque pour lui retirer son permis ou je ne sais trop quoi... Parce qu'au-delà des lois, il y a des consignes qui sont envoyées à ceux chargés de les faire respecter (et les budgets qui vont avec). Il y a un contexte, ou même seulement la perception d'un contexte. La loi 101 défendue par le PQ faisait peur aux anglos. Avec un gouvernement libéral, faut croire qu'ils s'en foutent un peu plus...

Mais le contexte, il ne vient pas que des gouvernements. Il vient des citoyens. Les francophones se plaignent entre eux, se désolent, s'inquiètent, se désespèrent. Mais ils n'agissent pas beaucoup. Et quand je vois à quel point ils se mettent eux-mêmes à parler et à écrire en anglais dès que le contexte les y incite un tout petit peu, c'est là que ça me choque. C'est quoi l'idée d'écrire son "status" sur Facebook en anglais juste à cause du "is" qui d'ailleurs peut s'effacer? Un peu de nerf, cibole!

Si les commerçants unilingues du centre-ville font face à de plus en plus de plaintes et de mécontents, ça va finir par provoquer des effets. À l'heure d'Internet, de YouTube et des innombrables outils qui existent pour réunir des citoyens autour d'une même cause qui leur tient à cœur, je m'étonne que des sites n'aient pas vu le jour pour inciter les Québécois qui tiennent à ce que le français soit respecté partout au Québec à investir les commerces récalcitrants pour faire valoir leurs droits.

Et à quand un cas d'espèce comme celui du bar gai Le Stud qui avait refusé sa terrasse à une cliente?

Je suggère de commencer par l'aéroport, tiens...


16 janvier 2008, 4:52
Les zombies anglos contre les fantômes francos
Mon avant-dernière chronique de 2007 comparait la réaction des francophones face à la montée de l'anglais à Montréal à celle des personnages humains face aux zombies dans les films d'horreur. À ma grande surprise, cette chronique a déclenché une petite tempête sur le site du Voir. Trente-huit commentaires, c'est beaucoup plus que d'habitude. Et à les lire, je me suis dit qu'encore une fois, pour plusieurs lecteurs, l'ironie du texte n'avait pas été détectée. Comme c'est mon travail à moi de faire passer cette subtilité dans le ton qui met un sourire en coin à des affirmations comme "les anglophones sont des morts-vivants au regard de la communauté francophone", mea-culpa.

Pour être clair, ce que je caricaturais, dans cet article, c'était les réactions de défaitisme linguistique et de panique indue des francophones face à un retour perceptible de l'unilinguisme anglais à Montréal. En conclusion, je précisais justement que les anglophones étaient des citoyens et non des zombies qui allaient tous nous contaminer, et que le meilleur moyen de promouvoir le français était de leur parler (en français) et même de s'en faire des amis au lieu de les fuir.

Et voilà que Le Journal de Montréal sort sa grosse enquête qui fouette le sang de tout le monde. Une journaliste trouve 15 emplois de vendeuse et de serveuse tout en faisant croire qu'elle est unilingue anglophone. Et pas seulement "downtown", même dans le Plateau! "Des faits troublants", rapportent les commentateurs, même les plus modérés. Pauline Marois a sauté sur l'occasion pour rejouer son meilleur rôle à date, celui d'un Mario Dumont avec des solutions. J'ai moi-même échappé quelques sacres devant les réflexions relatées de certains employeurs fleurant le mépris du style: "Ceux qui se plaignent sont rares et ce sont des chialeux".

Mais woh! les moteurs! me suis-je dit. On parle ici du Journal de Montréal, le champion de la controverse fabriquée de toutes pièces, de l'histoire montée en épingle, du chatouillage de corde sensible à coups de chiffres hors contexte. Dans la Gazette du lendemain, on dénonçait cette approche sensationnaliste qui ne fait rien de bon pour l'harmonie entre les communautés linguistiques et qui pousse à l'amalgame. It takes one to know one...

Certains faits sont indéniables. Il existe à Montréal des anglophones pour qui le fait français est une "pain in the ass". Ils ne vont pas se montrer dans les commissions citoyennes, ils ne font pas de grande marche de haine dans le centre-ville, mais il y en a. Suffit d'avoir à passer par notre aéroport de PET et de prendre un avion d'Air Canada pour s'en rendre compte. Et ce qu'ils ont de suprêmement arrogant, c'est qu'on a l'impression qu'ils se disent que ça va passer, que le temps joue en faveur de l'anglais et que ce n'est pas la peine de réveiller la bête pour rien.

Mais pour choquants que soient ces individus, ils ne sont pas la majorité, même chez les unilingues. C'est parfois dur à admettre, mais c'est tout à fait possible de mener une vie trippante à Montréal sans parler français. Il n'y a pas de volonté d'assimilation derrière ça. Ni même de mépris pour la grande majorité. Juste un peu de paresse intellectuelle.

Parce que si les anglophones de Montréal sont des zombies pour les francophones, ces derniers - au centre-ville de Montréal, du moins - sont des fantômes aux yeux des Anglais.

Il y en a des milliers, des francophones, qui fréquentent le centre-ville. Mais la majorité d'entre eux sont à peine visibles (et audibles) pour les anglophones. Dès qu'on s'adresse à eux en anglais, ils disparaissent ou se métamorphosent en anglos. Si bien que plusieurs anglophones ont beau jeu de ne même pas y croire. Le francophone est insaisissable, éthéré, translucide. Si les anglophones croisaient plus souvent des francophones en chair et en os, qui tiennent leur bout de la conversation en revenant toujours au français, en insistant sans pour autant devenir agressif, le portrait changerait rapidement.

Personnellement, je les trouve cools, les anglophones de Montréal. On est loin du cliché des blokes coincés d'antan. Ils donnent des shows de striptease amateur pendant que les francos trippent sur Tricot Machine. C'est avec des anglos que j'ai les plus passionnantes conversations politiques. En switchant parfois vers l'anglais, c'est vrai, mais en revenant toujours au français. Un tel tango ne pouvait pas exister il y a 20 ans. Ce qui me désole, c'est que les deux communautés continuent si largement à être deux solitudes qui se confortent dans les malentendus. J'ai l'impression que si on se mêlait plus, si des gangs de francos lâchaient le Quartier latin et le Plateau pour investir l'ouest du centre-ville une fois de temps en temps, non seulement ça finirait par produire des résultats sur la francisation, mais toute la ville de Montréal s'en trouverait dynamisée. L'acrimonie n'amènera rien de bon, et les lois ne peuvent pas tout faire. Let's go. C'est notre ville. Tous sur Crescent! Et ce n'est même pas de l'ironie...


9 janvier 2008, 5:43
2008 sera l'année où...
Dans un souci d'"inclusivité", je commencerai par souhaiter une bonne année à toutes les sortes de nez. C'est vrai, après tout, pourquoi seuls les grands nez auraient droit à de bons vœux au jour de l'An? Fini, cette discrimination. Et je prendrai les "pareillement" malgré mes dents somme toute d'assez moyenne grandeur.

Mais de quoi donc cette bonne année 2008 sera-t-elle faite? En ce début de janvier, les chroniqueurs y vont tous de leurs prédictions éclairées, raisonnées et soupesées sur l'année à venir. Je me suis déjà prêté au jeu et il n'est pas très amusant, finalement. On peut bien revenir plus tard et se péter les bretelles pour telle ou telle prédiction juste, il y aura toujours quelqu'un pour dire que c'était évident et qu'il n'y a rien là. Et comme, de toute façon, ce sont souvent les prédictions les plus désespérantes qui se réalisent, l'exercice est un peu downer.

Au lieu, donc, de chercher dans le vraisemblable, j'essaierai de prévoir l'imprévisible. Chaque année réserve son lot de surprises. Sans l'aide de puissants hallucinogènes dont seuls les chamans d'une tribu perdue dans ce qu'il reste d'Amazonie connaissent le secret, qui aurait pu prédire que Stéphane Dion deviendrait chef du Parti libéral fédéral? Qui aurait pu prédire l'ampleur des gains de l'ADQ aux dernières élections?

Identifier à l'avance une surprise à laquelle personne n'avait pensé, voilà ce qui m'intéresse. Je serai ainsi le seul à pouvoir dire: "Je l'avais dit!", quitte à lancer des élucubrations complètement farfelues qui ne se concrétiseront jamais. Dans certains cas d'ailleurs, je l'espère bien...

STÉPHANE DION DEVIENDRA PREMIER MINISTRE DU CANADA

On n'en est pas à une surprise près avec Stéphane Dion. Il a beau faire figure de looser annoncé, reste qu'il est en poste et que tout peut arriver. Une catastrophe faisant sauter un bataillon canadien complet en Afghanistan, Stephen Harper qui ne trouve pas les mots qu'il faut, une bonne tornade médiatique rendue encore plus féroce par l'animosité qui règne entre Harper et les journalistes, une mère de soldat éplorée qui décide de faire campagne pour le retrait des troupes, Dion qui saisit la chance au bond et le tour est joué. Ça pourrait aussi venir d'un désastre écologique. Et maintenant que les railleries sur Stéphane Dion sont un peu épuisées, il ne peut que surprendre. Qui plus est, avec son sac à dos, sa tronche de nerd et son optimisme surréaliste, Dion a l'air d'un scout. Et le Canada est un pays scout.

JUSTIN TRUDEAU ABANDONNERA LA POLITIQUE ET SE RETROUVERA ÉBOUEUR À BOGOTA

J'ai fait un rêve très précis une nuit après avoir mangé des cretons pas frais. Ça implique l'Église de Scientologie et une sordide histoire de chèvres. Je ne peux pas en dire plus...

FRANÇOISE DAVID VA FINIR PAR SE CHOQUER

Constatant que l'arène politique ne lui convient pas, rageant que Québec Solidaire, doublé par les insignifiants du Parti Vert, demeure une quantité négligeable sur l'échiquier politique, Françoise décidera de retourner à ses anciennes amours. Après la marche "Du pain et des roses" pour la cause des femmes, elle organisera la manifestation "Des briques et des fanaux" pour la cause des travailleurs. Par un étrange concours de circonstances, elle deviendra l'idole des amateurs de combat extrême.

LES BLUE JACKETS DE COLUMBUS REMPORTERONT LA COUPE STANLEY

Après Tampa Bay, la Caroline et Anaheim, la tendance est à ce que le trophée de lord Stanley se retrouve dans une ville où tout le monde se crisse du hockey. En plus, Columbus a un bon gardien. Ça sent la coupe.

RON PAUL SERA ÉLU PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS

Le jour même du vote, le peuple américain restera chez lui, rivé au petit écran pour la présentation en direct de la psychanalyse de Britney Spears par Paris Hilton, alors que les internautes se pâmeront devant la série de vidéos sur YouTube montrant un panda en tutu qui joue La Cucaracha au xylophone et celui mettant en vedette un adolescent qui avance sur sa planche à roulettes en pétant. Seuls 15 individus iront voter, tous des partisans de Ron Paul qui n'ont pas l'électricité.

LES CÉLÉBRATIONS DU 400E ANNIVERSAIRE DE LA VILLE DE QUÉBEC SERONT UN SUCCÈS

Par un hasard climatique qui ne se produit qu'une fois par million d'années, il pleuvra sur Montréal tout l'été alors que Québec bénéficiera d'un beau ciel bleu. Le public sera aussi attiré par les féroces combats dans la boue opposant des organisateurs entre eux. Des concours de "bitchage" entre des équipes de Montréal et de Québec réveilleront l'enthousiasme de tous ceux qu'on croyait disparus depuis le retrait des ondes de Jeff Fillion. On ne se rendra compte qu'en 2009 que les trois quarts des billets avaient été donnés, mais une fois tout calculé, les célébrations auront été une bonne pratique pour le 500e...

Qui vivra verra... Bonne année à tous!


François Parenteau
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