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Impertinences
12 décembre 2007, 6:01

La langue française contre les zombies

Les nouveaux chiffres sont sortis, comme toujours pêle-mêle et "confusionnants", et les médias ont spinné. Les francophones assez francophones pour parler le français même à la maison quand personne ne les y oblige viennent de passer sous la barre fatidique des 50 % sur l'île de Montréal. Aussi bien dire que le fait français vient de descendre sous le niveau de la mer. Il ne suffit plus que d'une grosse marée linguistique, et c'est la noyade. Du moins, c'est le sentiment général.

Inquiétude, souci et désespérance, les trois lutins Rice-Crispies du débat linguistique québécois, sont donc revenus en force crépiter dans nos oreilles. En fait, remplacez le mot "anglophone" par le mot "zombie" dans les bulletins de nouvelles, et vous avez la toile de fond du film d'horreur que semble percevoir la population francophone du Québec. "Sur l'île de Montréal, les zombies viennent de passer à plus de 50 % de la population." "Nous sommes perdus!" "Fuyons vers les régions pendant qu'il est encore temps! De là, ensemble, nous repousserons leur invasion!". "Bande de pleutres, un peu de nerfs! Rechargeons la loi 101 et nous aurons raison de ces morts-vivants!" "Il est trop tard, les voilà!!!" "Aaaaaaarrgghhhhhhh..."

Puis, après un long silence: "Hey, Stephane, let's go see an untranslated american movie and then grab something to eat on the Plateau..." "O.K., Amelie. Later, I'm gonna review that film in english on Facebook and send a quiz to my friends"

Après tout, c'est vrai que la langue anglaise semble avoir gagné du terrain à Montréal sans qu'on s'en rende compte. Un peu comme les zombies avancent, finalement. On croit s'en sauver, on se retourne, et ils avancent péniblement en marmonnant. On court encore un peu plus, on se retourne encore, et les zombies sont là, plus près que jamais. Pas moyens de semer les zombies. Même en titubant et en perdant des morceaux, ils avancent plus vite que nous.

Et c'est vrai aussi que, d'un point de vue strictement francophone, les anglophones sont des morts-vivants. Ils sont vivants, en ce sens qu'ils marchent, travaillent, mangent, dorment, votent et font des enfants. Mais comme ils font tout ça en anglais, ils sont morts au regard de la communauté francophone. Ils ne créeront jamais rien en français. Ils ne consommeront aucun produit culturel en français. Ils ne retireront rien et n'amèneront rien à la sphère culturelle francophone. Ils la "compétitionnent" même avec la leur propre, indépendante, nourrie à même la culture majoritaire de ce zombie-land qu'est l'Amérique du Nord. Et pire encore, on le sait, ils transforment automatiquement en zombie les francophones avec qui ils entrent en contact. Il n'y a qu'à voir les communautés francophones hors-Québec pour s'en rendre compte.

AYONS TOUS UN AMI ZOMBIE

Sauf que, sauf que, sauf que... Les anglophones et les allophones anglicisés ne sont pas de vrais zombies. Ce sont, quoi qu'on en dise, des citoyens québécois. Ils ont la capacité de s'ouvrir, de changer. Leur "zombiisme" est réversible. Et pour nous, francophones, à partir du moment où on le sait et qu'on agit en conséquence, ils deviennent bien moins terrifiants.

Le pire ennemi de la communauté francophone, c'est son défaitisme, sa résignation. J'ai entendu nombre de clients "audiblement" francophones s'adresser à un commerçant en anglais pour la seule raison qu'ils se trouvaient sur la rue Saint-Laurent. Évidemment, certains commerçants sont plus zombies que d'autres en vous adressant la parole en anglais. La tendance semble même à la hausse. Mais si personne ne leur résiste, croyez-vous qu'ils arrêteront? Si toutes les petites familles francophones se poussent de Montréal vers la banlieue afin que leurs enfants échappent aux zombies anglos, croyez-vous que ça aidera? Si le moindre accent en français déclenche l'anglicisation automatique et volontaire de la conversation, croyez-vous sincèrement que les lois suffiront à franciser les immigrants? Pendant des années, les francophones ont largement agi avec les anglophones comme avec des zombies, en fuyant leur contact. Or, ça ne les fait pas reculer du tout.

Dans le numéro d'automne 2007 de la revue Urbania, consacré à Montréal, Émilie Dubreuil signait un texte fort pertinent sous le titre "Sorry... I don't speak french". Elle y relatait ses contacts avec cette confrérie de nouveaux anglophones québécois habitant typiquement le Mile-End. Des gens branchés, qui tripent sur Montréal, souvent des artistes, très ouverts à mille et une cultures du monde, mais totalement en marge de la culture francophone. Enrageant, en effet. Insultant.

Mais elle explique aussi comment elle fait de la résistance. En cassant le party, parfois, en affichant sa frustration, en s'indignant. Et ça marche! Or, cette affirmation est la responsabilité de quiconque a à cœur la spécificité francophone de cette ville d'Amérique. Devenez l'ami d'un zombie et parlez-lui français. Il finira peut-être par pouvoir faire mieux que juste le marmonner...

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Steve Boudrias a dit :

re: La langue française contre les zombies

Cher monsieur Parenteau,

voilà ce que j'ai fait dernièrement pour confirmer la justesse et la pertinence de votre proposition.  (Quoique je préfère mes zombies avec le sang un peu plus chaud, c'est-à-dire que je choisis mes anglos parmi les irlandais, les écossais, les meHicains de meHico (ils ne sont pas fort avec les X les espingouins de Pittsburgh, désolé... ;-), les polonais (si vous pensez qu'un polonais, traitez en un de pollack, vous allez VOIR à quel point il court vite et bien votre mort-vivant !  je le sais, j'ai essayé !  et je suis encore vivant pour en parler... parce que je me suis arrêté de le dire, évidemment ;-), les colombiens (en plus, avec du sang argentin dans les veines, c'est pas drôle à quel point cette jeune peintre-là n'a pas la langue dans sa poche !), les ... en tous cas, vous comprenez le concept.

Donc, ce que j'ai fait, j'ai fait un test.

Première étape du test : parlez anglais en invitant vos amis sur Facebook.

Deuxième étape : proposez une réunion d'anciens, toujours en anglais.

Troisième étape : envoyez votre invitaion à tout le monde en même temps et observez qui répond en premier.

Quatrième étape : étant donné que l'un de vos amis francophone est au courant de l'invitation, il répondra aussitôt que vous l'aurez appelé pour lui dire : "let's go ! on fait un buzz Figurelivre".

Cinquième étape : votre complice franco, dans votre liste majoritairement constitué d'anglos avec qui vous avez travaillez l'autre bord de la ligne Magimot (la rue St-Laurent), vous répondra en disant un truc du genre : "I'm gonna be there, man, you can always count on me... but I really doubt that our so-called friends on Facebook are gonna answer you positively, man !"

Sixième étape : votre premier anglo vous répond positivement en envoyant chier gentiment votre bon ami "réel/virtuel".

Septième étape : maintenant que vous venez de mettre la marde dans votre liste de contacts anglo-francos-hispanophone (Montréal est la première ville d'Amérique du Nord a avoir un taux de trinlinguisme Franco-Anglo-Espagnol aussi élevé et impressionnant), regardez les se chamailler gentiment à savoir qui vous aime le plus et qui va vous frenchez le plus fort quand il va vous voir une semaine après votre fête.

Huitième étape : mettre son pied par terre EN FRANÇAIS.  Clarifier le lieu, la date, l'heure et les règles du jeu lors du party de retrouvailles.

Neuvième étape : négociez tout le reste dans la langue de Monlière et de Tremblay.

Voilà.  Un bon petit guide pour se faire :

1) des vrais amis perdus de vue et retrouver grâce à Figurelivre ;

2) un party de retrouvailles vraiment trilingue (à l'image de l'Amérique ou presque... si vous avez unE amiE portuguais, maudit chanceux, maintenant vous êtes en voiture !  et si vous avez un habitant de la zone de combat zapatiste en plus, c'est encore mieux, etc.) ;

3) une nouvelle approche des autres zombies sur une base consensuelle, légèrement autoritaire, légitime et amusante.

Joyeux Noël !

# 13 déc. 2007, 08:01

Isabelle N. Miron a dit :

re: La langue française contre les zombies

En Outaouais, nous sommes le premier rempart contre les zombies, ils sont juste là, de l’autre côté du pont. Nous les côtoyons tous les jours : nous travaillons avec eux, ils viennent même vivre de notre côté comme les maisons y sont plus abordables. A Hull, certains commerces ne nous servent pas en français. Et comme nous sommes accommodants, nous leur parlons en zombie. Nous parlons même parfois zombie entre nous!

Pourtant… ils ne sont pas tous mal intentionnés, et certains apprendraient le français si on les y encourageaient un peu plus. Il y a cette collègue de travail qui prend la peine de traduire ses courriels en français en me demandant de corriger ses erreurs. Il y a ces étudiants francophiles, dans les cours de français pour fonctionnaires que donnent mon fiancé, qui arrivent d’Alberta avec un désir réel d’apprendre le français et qui trippent sur C.R.A.Z.Y. et sur Pierre Lapointe. Il y a ces zombies qui s’indignent avec moi (et parfois même sans moi) que les francophones n’aient pas de meilleurs services à Ottawa. Combien de zombies m’ont répondu au café, au travail, dans une boutique : oh, I don’t speak French, and I’m so sorry! I wish I did! avec un air désolé…sincère.  

Si seulement nous étions plus fiers de nous, si nous gardions la tête haute au lieu de plier l’échine, si apprendre le français (et le parler et l’écrire correctement) était une fierté au lieu d’une obligation… zombies et non-zombies pourraient se côtoyer sans heurts!  

# 13 déc. 2007, 09:47

Michèle Tremblay a dit :

re: La langue française contre les zombies

Eh bien moi, si j'entre dans un commerce et que le vendeur ne me parle qu'en anglais, je vais me faire un plaisir de lui répondre dans sa langue, montrant ainsi que je possède une habileté que lui, ne possède pas : le bilinguisme.

S'il est trop borné pour se rendre compte qu'au bout du compte, je suis mieux outillée que lui, alors tant pis ! Les gens qui ont des oeillères, il n'y a pas grand chose qu'on puisse faire pour qu'ils élargissent leurs horizons. Je ne me perdrai pas, moi, en énergies inutilement dépensées. Je vais simplement me contenter de ne rien lui acheter.

Qui plus est, je trouve que le problème ne se situe pas là. Le hic, c'est bien plus que beaucoup trop de Québécois se soucient de la qualité de leur langue comme de leur première culotte ! Les exemples pullulent, et si je me chargeais de vous en dresser une liste exhaustive, je serais encore devant mon clavier dans une semaine. Les éditions Gamma/École Active, en outre, qui trouvent le moyen de fait 25 fautes en 45 pages et ce, dans des albums pour enfants qui comportent environ une phrase par page ! On ne parle pas de faire un faute en épelant "Héautontimorouménos", ici, on parle de ne pas savoir conjuguer un verbe à l'impératif !

Ou encore, cet été, les publicités agressantes, omniprésentes, envahissantes dont le slogan était "Oser (sic) l'été".

Bordel ! Quand on ne sait pas accorder un verbe à la deuxième personne du pluriel, on engage un correctrice !

Encore à "Tout le monde en parle", dimanche passé, on confondait un infinitif avec un participe passé.

Je ne demande pas à chaque Québécois d'être un as du français écrit, mais quand on se sait incompétant dans un domaine, on emploie des professionnels pour nous aider. Ne pas le faire, c'est bâcler notre travail

Il ne nous sert à rien de vouloir imposer notre langue aux autres. Il s'agirait plutôt de leur donner le goût de l'apprendre. Mais à voir le peu d'intérêt que nous-mêmes, nous lui portons, comment pouvons nous reprocher à autrui de ne pas vouloir faire l'effort de l'apprendre ?

# 13 déc. 2007, 17:50

Michèle Tremblay a dit :

re: La langue française contre les zombies

Évidemment, il fallait que deux coquilles se glissent dans mon commentaire. Ceci dit, il y a aussi une question de contexte...

# 13 déc. 2007, 18:03

Michel Bertrand a dit :

re: La langue française contre les zombies

C'est la saison du temps des fêtes et Parenteau se pompe la patate en préparation pour son prochain show des Zapartistes... Rien de mieux que de brasser de la marde pour mousser la vente des billets...

Je marchais sur Yonge Street (pour ceux qui le savent pas, c'est à Toronto...) et en prenant un café, j'ai parlé au commerçant qui tenait la barraque. Il m'a dit qu'ils ne parlent pas français là pour la bonne et simple raison que les francophones (lire les Québécois) n'y vont pas! Ce commerçant n'a pas le temps et l'argent à mettre sur le français, sur quelque chose qui ne lui servira pas... Ça donnerait quoi à un commerçant ontarien dans une petite binnerie d'engager du personnel bilingue  plus coûteux, quand ils ne reçoivent qu'une commande au six mois en français? Ça ne tient pas.

Les Québécois ne sortent pas de chez eux. Bien conditionnés à haïr les anglais, Ils se refusent tout bilinguisme, pour plutôt rire en se pétant les bretelles, de leur propre caractère xénophobe d'extrême droite voilé par de l'humour de bas étage faussement gauchiste. Le p'tit Québec ne veut surtout pas apprendre l'anglais. De craindre automatiquement l'assimilation, comme diraient les bonzes cinglés du PQ et autre Québec Solitaire euh, Solidaire. Mais ils veulent au contraire que la majorité en Amérique se plie à leur demande de s'exprimer dans la langue de Molière... Et Ils s'offensent qu'ils ne le font pas.

C'est dans le discours des Zombies qu'on voit que pour Parenteau, le débat est maintenant devenu une religion: Avec tous ses "Il est vrai que..." notre souverainiste aux lunettes carrées semble détenir la vérité absolue.

Les souverainistes comme Parenteau sont déterminés à vendre la notion que le fossé culturel est infranchissable, que tout Québecois qui sort du Québec va se faire assimiler et disparaître dans une mer de pain Weston. Ce n'est pas vrai. Mais si les Québécois sortaient en plus grands nombres, le français serait entendu ailleurs qu'au Québec. Mais ça, c'est clair que ça demande des sacrifices... Et le p'tit Québec ne veut pas les faire. Le p'tit Québec pense que c'est plus facile de mettre un x sur un bout de papier et de mettre au pouvoir un gouvernement qui les prendra en main, qui les protègera de la marée anglophone en leur vendant l'idée que le Salut passe par la souveraineté et que leur culture est sacrée et supérieure à celle des autres. Le québécois de souche, cette expression ne vous rappelle pas quelque chose? Sieg Heil!!

Un Québec souverain n'empêchera pas le recul du francais en Amérique du Nord. Même si vous faisiez une constitution béton dans laquelle le français était placé plus haut que Dieu le Père, même si vous alliez jusqu'à rendre l'anglais illégal (pourquoi pas, vous pourriez faire les conneries que vous voulez après, vous êtes rendus...) Le francais demeurera une langue minoritaire en Amérique. L'anglais est la langue du commerce et elle est incontournable. Et votre survie dépendra du commerce que vous faites le reste du territoire.

L'argent est plus fort que la culture. C'est platte mais c'est ça... Mais les souverainistes s'en fichent de l'argent... Comme toute go-gauche qui se respecte, ils partent du principe qu'ils vivent de l'argent de autres...

Parenteau cette semaine a exprimé plus que jamais ce qui cloche dans la société québécoise, soit un humour qui dévoile une haine profonde pour une minorité circonstancielle. Si Parenteau s'était attaqué à quiconque d'autre, il aurait pu être trouvé coupable d'avoir publié de la littérature haineuse... Mais comme on est au Québec, cracher sur les anglais c'est OK...

Parenteau n'est pas seul. Le ciel se noircit... Les débiles du PQ veulent enlever le droit de vote à ceux qui ne maîtrisent pas le francais. Une stratégie cheapement péquiste pour miner le vote du Non au prochain référendum... Ce qui m'amène à penser que bientôt, dans un Québec souverain, car je crois que c'est inévitable et qu'on va se faire avoir, les anglophones n'auront pas le droit de travailler ou d'être propriétaires, pourquoi pas? Et pourquoi pas on pourrait dire aussi, "Ils nous ont fait chier, c'est à notre tour maintenant, Nous..."

Ou encore, peut-être devront-ils porter une étoile jaune, oui, pourquoi pas? Oui, alors vive le Québec libre.

Quel beau peuple que nous sommes...

# 13 déc. 2007, 20:28

Steve Boudrias a dit :

re: La langue française contre les zombies

Hum... Young..E street est à Toronto ?

Cool.

Mais moi, je me rappelle avoir voyagé dans une ville billingue, dans le cadre d'une activité du WUSC - pour ceux qui ne le savent pas, il s'agit de l'Entraide Universitaire Mondiale Canadienne - alors que j'étudiais encore au CÉGEP (pour ceux qui ne le savent pas, le CÉGEP de Jonquière est membre d'une organisation de défense des plus démunis dans le monde malgré qu'il ne soit pas une université).

À cette époque, pas si lointaine, j'ai été m'acheté un hamburger à la You Have It Your Way - Harvey's.

Je souligne au passage que je suis à Ottawa, ville suppposément billingue.  Et comment croyez-vous que j'ai commandé mon burger ?  En anglais.  Eh oui.

Maintenant, pour ceux qui ont oublié comment le billinguisme fonctionne au Québec, je vous rappelle ceci : n'importe où dans un commerce propriété d'un francophone vous allez pouvoir être servi en anglais 9 sur 10.

Et si vous décidez de voyager au Québec, et que vous décidez de résider uniquement du côté Ouest de l'île de Montréal, vous pouvez faire le touriste pendant des jours sans vous sentir le moindrement obligé de parler le français.

Dernier petit truc.  Petite anecdote "néo-nazie" en faveur du français.

La semaine dernière, je quitte mon bled natal - Vaudreuil-Dorion - un autre endroit où les anglais sont rois comme les clients sont rois, même en banlieue, et je débarque du train (de banlieue).  Je marche dans le Centre-Ville de ma ville natale.

Un moment donné, j'aperçois sur le coin de Crescent et Ste-Catherine un café qui s'appelle le Paris Café.

J'entre à l'intérieur... et j'ai la surprise de VOIR ... et surtout d'entendre un commis qui ne parle PAS DU TOUT le joual... ni le français de France, ni le français international.

Évidemment, comme je suis un adepte d'Adolf Hitler selon les québécois qui roulent des mécaniques à Toronto, j'ai dis au commis en anglais, dans sa langue seconde : "Don't worry, I don't care."

Sauf que là, je me dis, ça vaudrait la peine de le souligner, non ?  Vous êtes à Montréal du côté angliche... et on y parle pas le français dans un café "parisien".

Maintenant, dernière question : si je m'ouvre une "binnerie" irlandaise avec un Irish fighter en vitrine, des trèfles et des lutins sortis tout droit d'une boîte de lucky charms, combien de jours va-t-il s'écouler avant qu'un bon Anglo-Canadien aille se plaindre de ce fait à la Gazette et qu'elle en fasse le headline de sa une ?  Imaginez le gros titre : "OH, BY JOVE, SHOCKING !"

Et je passe sous silence le fait que dans la boutique du WUSC, étant donné que je ne parlais pas très bien anglais, on a essayé de me vendre 25 $ un t-shirt de l'organisme alors que le prix était devant moi : 20 $  Wow !  édifiant !

# 14 déc. 2007, 06:18

Michel Bertrand a dit :

re: La langue française contre les zombies

Chouette! Ma première guerre de blogue! Wow...

Ce que je retiens le plus du commentaire de Steve Boudrias c'est qu'il ne semble pas vraiment s'offenser à l'idée que le mouvement souverainiste aurait un net penchant pour l'extrême droite, mais que par sa réponse, il semblerait plutôt consentir à cela... Au lieu de démolir mon argument point par point, Steve Boudrias parcourt les rues de la ville en prenant en note dans son petit calepin noir les noms et adresses des commerçants qui ne sont pas Kosher 101 et prend aussi le temps de s'offenser de la partisanerie du journal La Gazette... Mais évidemment, il faut croire que l'objectivité de presse absolue passe par le journal Le Devoir...

Plus que jamais, à la lumière de ce genre de commentaire, je sens mon point justifié.

Une dernière chose: C'est Yonge Street. Y.O.N.G.E. Pas Young, pas Younge...

Si Tu étais allé à Toronto, Steve, tu le saurais.

Cheers.

# 14 déc. 2007, 09:39

Michèle Tremblay a dit :

re: La langue française contre les zombies

Chouette alors !

Pendant qu'ils s'engueulent, ils ne remarquent pas mes coquilles !

VIva la zizania !

# 14 déc. 2007, 21:46

François CARON B.Sc. a dit :

re: La langue française contre les zombies

Cher citoyen Parenteau, vous venez de définir avec truculence doublée d'un brio certain le problème de la vie en commun avec ce que j'appelle nos néo-colonialistes crypto-rhodésiens que je m'empresse d'ignorer superbement sauf si ils osent émettre des clichés, lieux communs et autres sornettes de collégiens sur les Pepsi-French-Canadian-Pea-Soup que nous sommes demeurés à leurs yeux.

Nous ne les intéressons pas et c'est réciproque et c'est à la mesure de l'apartheid de facto que nous vivons sur l'île-De-Montréal depusi près de 250 ans maintenant.

Ce n'est pas le vernis pseudo-intello de la gau-gauche-tendance-NPD du Mile-End qui va y changer quelque chose à moyen terme.

Il faudrait qu'on boycotte tous les commerces et entreprises anglo-saxonnes pour qu'ils goûtent la médecine que les Noirs sud-africains ont administré aux Blancs pour enfin démolir cette mentalité de ségrégation et de supériorité morale et culturelle implantée depuis lord Durham.

Le seul moyen de se faire comprendre par nos ennemis héréditaires mais néanmoins concitoyens circonstanciels est de leur imposer la violence économique qu'ils nous ont infligé pendant toutes ces années.

# 15 déc. 2007, 01:11

David Lépine a dit :

re: La langue française contre les zombies

"Le seul moyen de se faire comprendre par nos ennemis héréditaires mais néanmoins concitoyens circonstanciels est de leur imposer la violence économique qu'ils nous ont infligé pendant toutes ces années."  Citoyen F. Caron

Ce pourrait être le bon Dr. Goebbels qui parle. Ma suggestion, leur faire porter un brassard qui les distingueraient des vrais Québécois de souche, ce serait tellement plus facile que d'essayer de détecter s'ils ont un quelconque accent. Pis éventuellement ils pourraient être déportés dans des camps forestiers au nord de Chibougamau. Pis après on verra, si le taux de langue maternelle française ne monte pas assez, ben on trouvera sûrement une solution.

# 15 déc. 2007, 09:25

Kilgore Trout a dit :

re: La langue française contre les zombies

Vaut mieux être un zombie qu'un chroniqueur démagogue qui n'a même pas la compétence de faire quelques petites recherches. Petit fait inutile : le taux de bilinguisme des anglophones de Montréal remonte à 70%, soit 7% de plus qu'en 1996 et soit le double du taux de bilingualisme des francophones.

Je ne dirais pas que les anglos 'sont morts au regard de la communauté francophone.' Ce sont les propos d'un ignorant. Les festivals Pop Montréal, Fantasia, Fringe, Cinémania, etc. ne sont-ils pas fondés et gérés par des anglophones ? Autant que je sache, ils font quand-même partie du paysage culturel francophone de Montréal. Idem pour des lieux culturels comme la Casa del Popolo, la Sala Rossa et le Cagibi.

Si on ne trouve pas d'anglophones aux évènements souvraino-nationalistes que François Parenteau et ses Zapartistes fréquentent, c'est probablement parce qu'ils n'ont pas envie d'être traités de zombie.

D'ailleurs, je m'excuse de la qualité de mon français, je ne suis qu'un mort-vivant.

# 15 déc. 2007, 22:10

Claude Perrier a dit :

re: La langue française contre les zombies

Les frustrés

Bien souvent, cher monsieur Parenteau, vos propos me ramènent à l'esprit le titre de la série d'albums de Claire Bretécher "Les Frustrés".  On sent chez vous une certaine hargne à l'égard de ceux qui ne sont pas de bons pure-laine québécois.  Et vous cherchez alors le remède à votre ressentiment en dévalorisant ces autres qui ne vous ont pourtant rien fait, cette fois en les qualifiant de zombies.

Cela sent malheureusement la petitesse, le port d'oeillères et le sur-place dans une ornière bien creuse depuis le temps que vous la piétinez.  C'est vraiment désolant, surtout venant de quelqu'un comme vous, quelqu'un à l'évidence cultivé et au courant.  Il y a apparemment une ambivalence chez vous.  D'une part, la capacité d'analyser avec beaucoup de justesse des tas de trucs et, d'autre part, cette fâcheuse attitude du pure-laine fier mais terriblement frustré.

Et c'est cette attitude trop répandue de frustré qui nuit tellement à l'essor que pourrait facilement prendre le Québec.  Pour ne mentionner qu'un seul des nombreux avantages sur nos voisins que nous possédons, nous avons pour plusieurs ici la chance d'être bilingues, soit le français et le zombie...  D'ailleurs, les Québécois qui ont refusé de piétiner dans l'ornière que vous affectionnez tant ont très souvent formidablement réussi à l'échelle mondiale.  Tandis que le minable repli sur soi et la triste mentalité de frustré n'a jamais apporté quoi que ce soit à qui que ce soit.

Vous avez une merveilleuse tribune et une habileté manifeste pour rejoindre les autres par le biais de votre bonne plume, monsieur Parenteau.  Il serait tout à votre honneur que vous en usiez pour aider ces autres à grandir, à s'épanouir, et non pas à venir à leur tour creuser et s'enfoncer dans l'ornière qui empêche toute avancée.

# 16 déc. 2007, 13:15

Carl Poulin a dit :

re: La langue française contre les zombies

Excellent article!

# 16 déc. 2007, 19:03

DAVE ID a dit :

re: La langue française contre les zombies

C'est grâce à des racistes comme vous, M. Parenteau que rien ne bouge, que rien n'évolue dans notre province. Parce dans les deux extrêmes du débat il a des frustrés comme vous persiste à hurler des idioties sans fin.

Sérieusement, traiter les anglais de zombie et de mort-vivant, c’est du racisme de l’exacte même décevante nature que de traiter les noirs de sales Nègres. A y penser, si on remplace Français par Blanc et Anglophone par Noir dans votre article, je suis certain que l’article aurait été retiré de circulation.

C’est une chose de vouloir son petit pays, mais de le vouloir parce que les autres sont pas assez bon pour vivre avec soi, ca c’est de la xénophobie, du fascisme et ne mènera nul-part que dans la honte.

# 16 déc. 2007, 20:03

Pascale Swan a dit :

re: La langue française contre les zombies

Entretenir le mépris, l'ignorance et le dénigrement. Nous sommes en terrain connu. On se croirait en 1950. J'ai honte de dire que je crois au québec souverain à cause de ce genre d'attitude rétrograde, raciste, haineuse et dégradante. C'est faire preuve de bien peu d'intelligence et de culture que d'affirmer de telles choses. Balayer du revers de la main les possibilités extraordinaires qui s'offrent à nous. Se cloîtrer dans nos festivals, se convaincre que la ségrégation est obligatoire puisqu' "ils" s'obstinnent à vivre en anglais et à créer en anglais et contribuer à la vie culturelle vibrante de Montréal en anglais. N'apprennons surtout pas l'anglais. Ne participons surtout pas. Ne nous mélangeons surtout pas.

Même sur un ton "humoristique", ce billet fait preuve d'une fermeture d'esprit et de manque de jugement qui me désole. Cessons donc d'agir en pauvres petits exploités nés pour un petit pain qui veulent se venger d'une époque. Soyons donc fiers de ce que nous sommes devenus, de ce que nous avons accompli, créé. Mettons donc en évidence notre intelligence et notre éducation. Notre évolution. Élevons nous audessus de l'ignorance, la mauvaise foi et la xénophobie.

# 16 déc. 2007, 23:24

Steve Boudrias a dit :

re: La langue française contre les zombies

mdr

my gosh, c'est ma femme américaine - comme dans coming from Arizona - qui va être morte de rire (en Français de France de Nancy tout comme en Anglais du Sud des États-Unis born in Texas) lorsqu'elle va lire celui qui - croyez-le ou non - monsieur Parenteau, croit qu'il suffit de me contredire dans un blogue pour réussir à :

a) me faire croire que je suis en guerre avec lui sur votre blogue ;

b) me mettre au défi d'aller vivre à Toronto.

lol

merde, Chose, si je voulais vivre en Anglais à l'extérieur de mon pays, le Québec, j'irais vivre au Texas, en Californie ou en Arizona... ou à New York, au New Hampshire, etc.  Il y a une cinquantaine d'États aux States ou j'irais vivre avant d'aller me ramasser avec des loyalistes orangistes ou des WASP impérialistes qui transforment toutes les différences du monde en moyen de faire une piastre ronde sur leur dos en les encourageant à préserver leurs origines en oubliant leurs rêves...

wow !

et je devrais me sentir insulter ou provoquer par ce genre de commentaire ?

un commentaire qui me reproche de ne pas tenir compte de l'ensemble de ses arguments alors que j'ai volontairement fermé les yeux sur le reste de son argurmentation tellement il me semblait évident que ça ne valait même pas la peine d'y ajouter de l'importance en essayant de prouver une évidence : ces arguments plaident plus en faveur de l'indépendance du Québec et en votre arrogance pour que je perde mon temps à y ajouter quoique ce soit...

alors, si mon calepin noir (qui se trouve dans ma tête, en fait, puisque je n'ai pas besoin de crayon pour noter les hilarités de Montréal West, monsieur)

dernier mot : si moi j'ai négligé certains de vos arguments, monsieur, je connais quelqu'un qui n'a même pas pris le temps de lire mon premier commentaire à cette entrée, justement... bizarre... autant qu'étrange...

anyway, c'est la ville Reine... on ne peut s'attendre à rien d'autre que la royal suffisance de ces gens-là...

d'ailleurs, monsieur, j'ai travaillé pour une compagnie ayant pour siège social Toronto alors qu'elle survit au Québec grâce à Montréal... et devinez combien de courriels dans la langue de McLuhan on devait envoyer avant qu'il ne comprenne une évidence que même des loyaliste de l'ouest de St-Laurent ne catcheront jamais : le Québec est une nation, une société distincte et un peuple pluraliste qui ne mérite pas de se faire insulter

surtout quand on voit Le DeVOIR déclaré que le pâté CHINOIS est notre met national... selon les LECTEURS de ce journal !

hello ?

wake up and smell la fleur de lys, mon cher !

et merry christmas, by jove

and God save the Queen en prime

je fais du deux pour un billingue pour vous

c'est de la déformation professionnelle, ne le prenez surtout pas personnel

je n'ai aucun respect pour les gens intelligents qui s'exhilent à Toronto au lieu de rendre à Montréal ce qu'ils lui doivent : la gloire et rien de moins

comment on dit "reconnaissance" et "je me suis trompé de cible" en anglais déjà ?

ah oui ! je l'ai !  on ne dit rien... ça ne fait pas partie encore de l'étiquette des gentleman du Doric Club !

# 17 déc. 2007, 11:34

David Lépine a dit :

re: La langue française contre les zombies

SB

Ça fait trois longs commentaires remplis de bile que vous faites, vous remâchez les mêmes arguments un peu revanchards, un peu frustrés, un peu passé date disons, sans aucune plaidoierie intelligente pour quoi que se soit. Nous en concluons que vous aimez mieux le Texas que Toronto, j'en suis très heureux pour vous.

NB  MB écrit mieux que vous et ne fait pas le dixième de vos fautes de français.

# 17 déc. 2007, 14:53

Michèle Tremblay a dit :

re: La langue française contre les zombies

L'accusation de nazime, pu capable !

C'est un gros cliché, une preuve de faiblesse argumentative, une malhonnêteté intellectuelle et une insulte pour tous ceux qui ont souffert et sont morts dans des camps de concentrations.

L'hyperbole, c'est une jolie figure de style, mais ça ne fait pas une réthorique forte-forte !

# 17 déc. 2007, 15:41

Steve Boudrias a dit :

re: La langue française contre les zombies

Monsieur Lépine, vous portez très bien votre nom.

Suis-je en train de vous adressez une lettre lorsque j'écris ici ?  Non, alors, cessez vos remarques qui sentent le correcteur orthographique, ok  ?  Ici, on parle pour parler.  Le Québec, c'est encore, à ce que je sache un pays libre.  Et ma liberté, monsieur, en bon descendant des Fils de la Liberté, je l'exerce en m'exprimant oralement en ligne.  Vous y voyez des fautes de français ?  J'en vois aussi.  Ça ne fait pas de moi pour autant ce que vous êtes : un intellectuel patenté qui voit dans les fautes d'orthographe un moyen de mettre en valeur ces arguments.

D'autre part, je vois que l'esprit de Noël et l'infâmie personnelle projetée sur autrui ne vous donne pas froid aux yeux.  Et ce, même si l'hiver n'est pas encore commencé E (E si vous voyez l'hiver comme unE saison et non UN moment dur à passé).

Cela étant dit, j'aimerais vous donner un conseil tout ce qu'il y a de Québécois, monsieur Lépine.

Je me fous de ce que vous pouvez dire de moi.  Toutefois, la bile et l'agressivité ne font nulle part partie de mon vocabulaire, monsieur.

Alors, si vous voulez recevoir de ma part une lettre qui soit exempte de fautes de ma part, je peux vous en produire une.  C'est tout de même mieux que faire comme vous, c'est-à-dire faire des fautes de goûts en écrivant.

Ainsi, si vous croyez vraiment qu'il vous suffit de lire sans comprendre mes commentaires et (en plus) présumer que la personne qui gère ce blogue tolèrerais des commentaires de type nazi sur son fil de discussion, c'est que vous ignorez à qui vous vous adressez.  Et je trouve ça bien dommage pour vous.

Si Adolf Hitler avait eu autant conscience de ses origines juives que moi, si le Furher avait eu autant de considération pour les hommes et les femmes ayant des orientations sexuelles sortant du cadre hétérosexuel, et si le crétin qui a transformé la svatika INDIENNE de l'Inde pour la transformer en croix gammée (en symbole de supériorité viciée dès le départ du NSPDA), nous n'aurions jamais eu de nazisme en Allemagne et encore moins en Europe.

JGNSBRT

Merci de comprendre mon "français juif international".  Et Joyeux Noël avec ou sans sapin à vous aussi.  Même si le français dans lequel vous vous exprimez est remplis d'amalgames douteux, de sophismes stupidement approximatifs et de procès d'intention digne de l'Inquisition espagnole.  (En passant, si je fais référence à l'Espagne ici, m'accuserez-vous de ne pas aimer les espagnols ?? lol)

Par conséquent, j'aimerais vous rappeler que je préférerais VOIR mon profil être totalement désactivé plutôt que de me faire associer injustement, abusivement ou maladroiteMENT au lugubre et absurde régime Nazi.

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JGNSPBRT

post-scriptum (oh, mon Dieu, du latin, désolé !) : citer Goering, ici, sans motifs valables, c'est un peu comme citer à comparaître un salaud pour mettre en échec un témoignage que l'on n'est pas en mesure de tolérer.  Alors, monsieur, en cette période de C.B.-T., soyez aussi accomodants que raisonnables et notez bien ceci pour mémoire : si mes commentaires ici sont longs, monsieur, c'est qu'ils doivent être nuancés afin d'éviter que des accusations comme les vôtres puissent remettre en question l'intégrité et la véracité de mes propos dans le fil de cette discussion.  Cela étant dit, j'aimerais souligner que les vôtres, que vos propos,  monsieur Lépine, ont les curieuses "qualités" suivantes : ils sont un peu trop courts, aussi hors contextes, peu étayés que hors propos.  Et comme si ce n'était pas assez, ils sont chargés d'un ton arrogant, pédant et accusateur que j'ai bien du mal à tolérer.  Mais je ne m'en plains pas car je reste convaincu que l'on ne peut réduire son interlocuteur à un point de vue maladroitement exprimé ou une interprétation abusivement extrapolée.  Que ce point de vue soit le mien ou que cette interprétation soit la vôtre.

Je lève mon verre de rouge (jus de framboises kiwis) à votre santé... et je continue à manger mon yogourt liberté organique svelte... Et ce, même si je sais très bien que la Liberté est plus qu'une marque de yogourt ou le nom d'une excellente revue disponible uniquement dans les très bons kiosques ou librairies.

Merci de votre attention et, oui, merci de votre patience.  Car le regard attentif entraîne le sens de l'observation et propulse le sujet qui en fait preuve sur le chemin de la patience qui, comme chacun le sait, est la mère de toutes les Vertus.  (La vertu vient du latin virtu, qui veut dire "force morale", au cas ou vous ne l'auriez pas déjà compris.)

# 17 déc. 2007, 16:32

David Lépine a dit :

re: La langue française contre les zombies

MT

est-ce que  "imposer une violence économique à nos ennemis héréditaires" est de la rhétorique selon vous? Quand on utilise de tels mots pour s'en prendre à une minorité, pour ceux qui connaissent un peu l'histoire ça sent  Berlin 1933.

SB

Si vous avez le temps d'écrire de nombreux long passages, vous pouvez au moins soigner votre syntaxe.

Bile:- "on ne peut s'attendre à rien d'autre que la royal suffisance de ces gens-là..."

-" avant d'aller me ramasser avec des loyalistes orangistes ou des WASP impérialistes qui transforment toutes les différences du monde en moyen de faire une piastre ronde sur leur dos"

# 18 déc. 2007, 06:15

Steve Boudrias a dit :

re: La langue française contre les zombies

so whaaaaaaaaat ?

# 18 déc. 2007, 07:48

Michel Bertrand a dit :

re: La langue française contre les zombies

On sent que M. Boudrias arrive au bout de ses réserves d'arguments et que la sève de sapin sort des narines... Notre Grand Défenseur De La Souveraineté dans les blogues du Voir et de son objectivité et liberté de presse, a visiblement été très occupé cette semaine à combattre le Mal fédéraliste qui a osé remettre en question la pureté du message Zapartiste...

Je n'ai pas beaucoup de temps à vous donner, Monsieur Boudrias. Mais je me sens quand même obligé de vous répondre. Je prefère être bref plutôt qu'avoir une éloquence fluviale qui camoufle une confusion de propos et où la suite dans les idées semble être un luxe hors de la portée de sa bourse...

La seule chose que je veux vous dire est que dans mon texte original, j'avais juste signalé que je marchais dans les rues de Toronto... Vous avez automatiquent ASSUMÉ, M. Boudrias, que j'y HABITAIS...   Et cela n'en prenait pas plus pour me traîter de traître à la gloire éternelle de Montréal...

Vous prouvez une fois de plus mon point: Vous vous êtes conditionné à croire qu'un vrai Québecois ne peut concevoir une existence de l'autre côté de la frontière, qu'un Québécois qui met ambition personnelle et nécéssité devant un patriotisme obsédé et béatement à droite, ne peut mériter du respect, même si cette personne prend le risque de s'établir ailleurs, de jouer des coudes dans une arène beaucoup plus compétitive et pour réussir quand même à mettre le beurre sur la table sans tendre la main au gouvernement. Et le fait d'être en quelque sorte un ambassadeur de la culture québécoise dans la limite de ses moyens est encore plus inimaginable...

Mais non, c'est impossible, diriez-vous. Cela ne peut être qu'un exemple d'assimilation, de trahison, de soumission...

Je ne vois ici dans vos commentaire qu'un autre Québecois qui a eu une fois de plus, le réflexe de vouloir abaisser ceux qui tentaient de s'élever...

Non, M. Boudrias, vous ne me convainquez pas du tout. Non, au contraire, vous soulignez par votre arrogance saupoudrée d'anglicismes sarcastiques à la Parenteau, que vous ne pouvez tolérer quiconque qui ne marche pas dans la même direction que votre étendard.

Vous êtes la représentation parfaite de ce qui ne fonctionne pas au Québec. Vous ne faites qu'alimenter, avec votre rhétorique pompeuse d'homme qui se vante d'avoir vécu, le vent puant d'extrémisme qui vient de ceux qui pensent comme vous et qui s'offensent encore qu'on associe leur positionnement à un événement tragique de l'histoire.

Non, vous ne me convainquez pas de la justesse de vos propos, non, pas du tout...

P.S.

Je veux remercier tous les blogeurs qui ont eu le courage de faire entendre leur opinion et d'aller à contre-courant des idées qui dominent dans cette chronique et de risquer les insultes de bas-étage si communes aux blogues politisés.

# 18 déc. 2007, 10:55

Steve Boudrias a dit :

re: La langue française contre les zombies

monsieur Bertrand, vous êtes hilarant !

lorsque je réponds brièvement EN ANGLAIS à une niaiserie proféré en français dans un blogue qui porte sur la LANGUE FRANÇAISE, vous vous empressez de souligner mes discours fleuves... comme si vous ne saviez pas ce qu'est un FLEUVE ni un discours

alors, je fais votre éducation :

1) un fleuve, selon la tradition AMÉRIDIENNE, est un chemin qui marche ;

2) un discours est un texte que l'on déclame sur une tribune de manière orale.

bref, si j'écris VOLONTAIREMENT au son SANS utiliser de logiciel de correction au préalable - comme Antidote - c'est pour parler sur une tribune

ET UN BLOGUE EST UNE TRIBUNE LIBRE

et il n'y a pas de courage à souligner à aller à l'encontre du point de vue d'un blogueur de VOIR, gros sans dessein qui marche à Toronto en croyant être en train de visiter l'Eldorado en achetant des cadeaux !

vous n'habitez pas Toronto ?  super !

vous ne voulez pas ce qu'il y a de mieux pour Montréal ?  c'est votre choix, pas le mien !

je ne vous convainc de rien ? je n'ai pas la prétention, monsieur, de convaincre qui que ce soit qui s'adresse à moi dans un blogue lancé par un autre sur le ton de la guerre et qui, une fois l'engagement réellement engagé sur le sujet ne s'aperçoit même pas - au passage - que François Parenteau assume nos commentaires aux détriments des règles les plus élémentaires concernant ce fil de discussion

car un blogue est une place publique, monsieur

pas un forum

mais, voyez-vous, c'est typiquement Franc, Français et Révolutionnaire de faire des exceptions

car si vous connaissez vraiment votre français, autrement qu'en consultant le père Grévisse ou la mémère Bescherelles, vous sauriez qu'à chaque règle française correspond une anomalie exceptionnelle !

alors, arrêtez de vous comportez comme si vous étiez un bon paternel félicitant les gens de ne pas pensez comme François Parenteau qui, s'il fait partie des Zapartistes ici, n'en est pas leur porte-parole ICI !

alors, ne m'associez pas à un groupe d'humoristes, monsieur !

et, svp, ne faites pas, en plus, la bêtise de venir me reprochez mon vécu alors que je n'ai que 34 ans d'âge pauvre sans dessein !

et si vous croyez que sans dessein est un peu trop insultant pour vous

sachez, monsieur, que Le Devoir, dirigé par Lise Bissonnette publiait déjà mon premier brûlot ultramontain alors que j'avais 19 ans

et ça s'appelait "AU ROYAUME DES SANS DESSEIN"

et ce qui m'attriste le plus, ICI, ce n'est pas de VOIR des gens tenir un discours élitiste semblable au vôtre en me prêtant votre manière de vous imposer partout avec votre cash, non, ce qui m'attriste c'est de VOIR tant de fiel et tant de misère provenir d'un homme qui a oublié qui lui a offert le privilège de parler librement français en Amérique du Nord ET CE QU'IL EN A COÛTÉ HUMAINEMENT

# 18 déc. 2007, 11:37

Michel Bertrand a dit :

re: La langue française contre les zombies

M. Boudrias, vous seriez donc rendu à m'attaquer sur le fait que mon français écrit serait de bonne qualité... Ha ha ha! Mais, vous êtes à bout, mon cher!! Les grots mots et les insultes commencent à pleuvoir...Vous sortez maintenant la carte ultime de tout ceux qui n'ont plus d'arguments et qui se sentent coincés: Vous traitez alors votre adversaire de gosse de riche sans dessein... Passage garanti, réussite, accès au Panthéon! Bravo, belle répartie! Je tremble...

Vous me CRIEZ par la tête que cette tribune est libre et donc que ca vous donne le droit d'attaquer tout ceux qui ont levé une objection? Et bien sachez, Monsieur, que ça marche dans les deux sens, alors arrêtez de jouer les offensés et à vous d'encaisser les opinions des autres!

Et vous avez le CULOT de me parler d'HUMANITÉ en plus! Quand tout ce que vous voulez, c'est voir l'histoire se répéter!!!

Non, vous avez perdu mon cher... Vous avez CRAQUÉ. Vous ne tenez pas la route et vous ne l'avez JAMAIS TENUE.

Si je vous attriste, eh bien, c'est tant pis. Mais vous, par contre, vous me désespérez pas à peu près...

Et non, je n'ai pas de Grévisse, ni d'Antidote. Rien. je fonctionne sans filet et ce, VOLONTAIREMENT, comme vous dites dans vos insinuations hallucinées. Vous avez supposé tellement de choses à mon sujet que j'en suis estomaqué! Mais de ça, je ne suis pas surpris...

Vous m'avez juste prouvé une fois de plus, de votre médiocrité d'esprit.

Je ne perdrai donc plus de temps avec vous.

Je ne vous salue pas.

# 18 déc. 2007, 14:11

Claude Perrier a dit :

re: La langue française contre les zombies

Très désolant

J'ai toujours détesté m'immiscer dans une querelle à propos de quoi que ce soit.  Mais, cela dit, la façon grossière et très cavalière avec laquelle se comporte le membre Steve Boudrias s'avère une honte pour nous tous qui apprécions la communauté Voir.

Ses propos sont méprisants et passablement incultes.  Le premier lecteur venu s'en rendra aussitôt compte.  Un membre, Michel Bertrand, que je ne connais aucunement, a tenté de ramener un peu à la raison monsieur Boudrias.  Peine perdue, à ce qu'il semble.  Alors, bon courage à tout le monde ayant un peu de bon sens, on peut toujours espérer que la politesse et la qualité