Bienvenue sur Voir
ouvrir session
FAQ
devenez membre
www.voir.ca
Impertinences
8 novembre 2007, 12:00

La tornade identitaire

Toute la question identitaire soulevée par la "crise" des accommodements raisonnables est devenue une tornade au Québec. Canalisée par la commission Bouchard-Taylor, elle tourne en rond sur elle-même et fait beaucoup de bruit tout en faisant revoler beaucoup de bouette et de garnotte. De proche, on peut y voir virevolter de bien vilaines choses entre les turbans et les crucifix mêlés à des brouillons de travaux d'histoire du secondaire et des pages de charte des droits utilisées comme papier de toilette. Mais elle avance aussi, lentement, arrachant les clôtures, vidant les marécages.

Tout ce qui touche à l'intégration des immigrants, à l'identité, à la langue, et qui macérait depuis des années sous le poids des tabous, s'y trouve happé et projeté dans le public à une vitesse folle. Qu'il s'agisse des obstacles à la reconnaissance des diplômes étrangers, des trous dans la loi 101, de la frustration des amateurs de hockey de ne pas entendre un mot de français de la bouche du Finlandais capitaine de leurs Glorieux, voilà que ces questions sont enfin soulevées avec suffisamment de force pour que les choses bougent. Il n'y a pas si longtemps, toutes ces revendications restaient lettre morte. Le vent a tourné. On commence même à reparler de ce que Richard Martineau appelait à LCN lundi soir, lors de la couverture des audiences de Drummondville, le "gorille de 400 tonnes" que tout le monde fait semblant de ne pas voir, soit l'indépendance du Québec comme solution à l'insécurité nationale.

On a beau être tanné d'en parler et d'en entendre parler, force est d'admettre qu'il fallait passer par cette thérapie collective. Jusqu'à maintenant, la tornade dérange plus qu'elle ne blesse. Plusieurs la regardent gronder, inquiets non sans raison qu'elle n'emporte la maison. Mais on ne compte présentement qu'un imam peu recommandable comme victime, balayé loin d'ici. Avec un peu de chance, une fois la frayeur passée, peut-être aurons-nous eu droit finalement à une sorte de tornade salvatrice. Elle permettrait d'arracher les clôtures qui isolent les ghettos, nous pousserait à renforcer les infrastructures de protection là où il est raisonnable de le faire, mais surtout, au lieu de la peur, elle éveillerait chez les Québécois une volonté de s'affirmer essentielle à l'intégration de nouveaux arrivants et à laquelle aucun programme gouvernemental ne pourra jamais se substituer. Après la Révolution tranquille, voici la tornade chirurgicale. Si ça ne dérape pas, bien sûr...

À ce titre, je salue bien bas les deux grands druides qui tentent de dompter ce vent intempestif. Gérard Bouchard et Charles Taylor ont souvent été critiqués pour avoir interprété de manière trop large le mandat de leur commission. Mais imaginez un moment s'ils avaient agi en technocrates pointilleux pour refuser tout témoignage dépassant la stricte question des accommodements religieux sur la place publique. Tous ces citoyens qui jouent du coude pour prendre la parole se seraient retrouvés écartés, hors d'ordre. Tout ce vent qui gronde se serait buté à un mur. Les plus frustrés auraient pu siffler des "On veut nous faire taire" et autres "C'est arrangé avec le gars des vues". Qui sait où le vent aurait pu ressurgir ensuite?

Messieurs les commissaires ont choisi d'ouvrir grandes les portes et font face au vent. Il faut se taper les audiences au complet, comme on nous les présente à LCN, pour apprécier leur travail. Ils tempèrent les plus emportés, corrigent les erronés, distinguent entre la méprise et le mépris, traduisent les propos malhabiles, extirpent le sens caché dans la gangue des clichés et semblent sincèrement apprécier toute intervention apportant un éclairage nouveau. Et tout ça de façon on ne peut plus accessible, dans un langage ni opaque ni condescendant. On souhaite que les politiciens aient autant de doigté pour continuer le travail...

QUÉBEC 2008

Aux dernières nouvelles, la présence de l'auteure britannique des Harry Potter, J.K. Rowling, était une des principales attractions prévues pour les festivités du 400e anniversaire de la fondation de Québec. Dans une ville qui a été conquise par les Anglais, faut vraiment se foutre des symboles...

Et le gouvernement fédéral de Harper qui profite de la désorganisation pour arriver avec son argent et ses conditions, ce qui aurait pour effet de suspendre, le temps des célébrations, les dispositions de la loi 101 sur l'affichage en français. Le 400e de Québec se transforme ainsi peu à peu en anniversaire de la fondation du Canada! Il ne s'agit pas d'être fermé à toute forme de célébration de la canadianité au Québec, mais des occasions de fêter le Canada et la Confédération, il y en a d'autres. C'est encore d'un détournement d'identité qu'il s'agit. Le Québec a beau être une nation, il vaudrait mieux ne pas trop le dire. Si la tornade identitaire a effectivement une intelligence, elle serait bien avisée de souffler un peu de ce côté-là...

Commentaires des membres
Commentaires des membres
Écrire un commentaire
Pour écrire un commentaire et avoir accès aux fonctions interactives de Voir.ca, vous devez être membre et vous identifier en ouvrant une session.
Déjà membre ?
ouvrir session
Pas encore membre ?
devenez membre

Serge Gingras a dit :

Mme Harry Potter

Vous avez bien tort, M. Parenteau, de vous objecter à la présence de JKR à Québec. Mme Rowling est anglaise, évidemment, mais elle est plus que cela, elle est universelle. Quand on fête, on balaie large, et on invite des gens sympathiques que l'on aime et quii nous aiment. Mme Rowling est immensément sympathique et elle a même enseigné le français pendant une année. Elle est donc francophile et possède un important lectorat au Québec. L'avez-vous lu, Harry Potter? Jettez-y un coup d'oeil...

N'oublions pas non plus que la France nous a craché au visage en 1759-63. Elle n'avait rien à cirer du Canada. Elle a envoyé 400 canoniers, sans armes ou munitions, pour nous défendre, alors que les anglais envoyaient, en renfort, 10 000 soldats parfaitment équipés. Cherchez l'erreur.

Pour ce qui est du Fédéral, je ne vois pas pourquoi on ferait fi de la Loi 101. D'où tenez-vous ce renseignement? Si tel est le cas, on peut lui dire ce qu'il peut faire de son cadeau empoisonné. Un peu de dignité, que diable.

A la prochaine!

# 08 nov. 2007, 11:10

Jean-Serge Baribeau a dit :

Malgré quelques lacunes, vive la commission Bouchard-Taylor!

On tente régulièrement de dénigrer la fameuse commission Bouchard-Taylor. Moi, je suis de ceux qui, d'un point de vue sociologique et anthropologique, trouvent formidable et tonifiante cette merveilleuse occasion d'entendre une pléthore de commentaires dont certains sont, à la limite, décourageants ou déprimants.

Je ne pense pas que la liberté d'expression soit un absolu. Il y a des limites. Mais ces limites doivent être justifiées et justifiables. En démocratie, la liberté d'expression doit aller loin. Sinon il n'y pas de véritable liberté d'expression. La liberté d'expression, c'est le droit de blasphémer, de râler, de chialer. C'est le droit de proférer des âneries ou de dire des conneries. N'oublions jamais que ce qui est con pour les uns ne l'est peut-être pas pour les autres. N'oublions pas qu'il fut une époque où parler d'écologie, de féminisme ou de droits pour les homosexuels passait pour «immoral» et déplacé aux yeux de nombreux bien-pendants, aux yeux d'esprits conformistes et bornés.

Pour que la commission débouche sur des résultats positifs, il faut ouvrir toutes grandes les portes de l'expression. Si certains sont racistes ou xénophobes (ce n'est pas du tout la même chose), mieux vaut leur permettre de l'exprimer. Des racistes silencieux et renfrognés, cela peut être plus dangereux que des racistes qui prennent la peine de crier leurs frustrations et leur triste haine.

De toute manière, les médias mettent trop l'accent sur les discours bornés et «socialement difficiles à accepter». Je pense que l'ensemble de ce qui a été exprimé lors des audiences de la commission était plutôt «sage» et révélateur de problèmes réels.

L'avenir me dira si je me suis trompé. Mais, pour le moment, je dis bravo aux commissaires et à la commission.

# 08 nov. 2007, 11:17

David Bellemare a dit :

On ne niaize pas avec le frança !!!

Je pense que si tous les québecois pouvait porter un crucifix au cou et un turban sur la tête, tout irait pour le mieux !!!

Vous dites tornade identitaire, je dis tempête dans un verre d'eau.

Vous dites «crise» des accommodements raisonnables, j'ajoute un «s» à «crise» et c'est premier des sacres que je lance !!!

Tout petit, j'aimais jouer dans la bouette et lancer la garnotte au bout de mes bras, mais aujourd'hui je tente de me tenir le plus loin possible des deux. Aujourd'hui, je ne peux garantir que je voterais oui lors d'un référendum sur la souveraineté du Québec. Pourtant, au dernier référendum en 1995, je n'étais pas des 50,58% ayant voté non, je n'étais pas un «pissou». Pour moi c'était clair, je devais voter oui et c'est ce que j'ai fait. Lorsque que les résultats ont été connus, la déception était très grande. En plus, l'écart était de moins de 50 000 voix, si ma mémoire est bonne.

Pourquoi, je ne suis plus certain au sujet du Québec, mon seul et unique vrai pays, ma seule patrie ?

À cause de tout ce que j'ai entendu depuis le début de la Commission Bouchard-Taylor.

«Y en a marre», «chu pu capable», assez c'est assez !!! Est-ce je peux vous le dire plus clairement ?

Si l'on veut vraiment sauver la langue française au Québec, il y a sept choses à faire :

1-Fermer les rideaux au lieu de grimper aux rideaux

2-Faire l'amour plus souvent

3-Faire grimper le taux de natalité

4-Faire une vraie réforme du système d'éducation et augmenter le nombre d'heures en classe (les élèves devraient faire du «8 à 5»)

5-Augmenter de façon significative l'aide aux élèves en difficulté

6-Favoriser l'immigration francophone ou favoriser les immigrants affirmant avoir un intérêt pour le français (sans pour autant devenir une société raciste)

7-Espérer un miracle !!!

# 08 nov. 2007, 14:59

Serge Lefrançois a dit :

Le bonhomme sept heures

Dans mon jeune temps, il fallait éviter de sortir après 19h, car il était possible d'être ramassé par un mauvais bonhomme, qui pouvait être dangereux. La commission sur les accommodements raisonnables m'apparaît jouer ce rôle dans nos habitudes de vie. En visitant les communautés ethniques qui nous entourent et leurs différences, on tente de mieux se situer, mais le résultat ne m'apparaît pas des plus convaincant.

On semble s'attarder aux comportements qui dévient des nôtres, leur incidence sociale, mais on s'avère surtout beaucoup tourner en rond. Outre la consultation publique recherchée et la tentative d'harmonie favorisée, les premiers éclats de cette commission ne démontre pas des grands changements à envisager.

Avec une société comme la nôtre, assez tolérante et encline aux droits de la personne, répondre aux cas qui demandent une action me semblerait suffisant à réparer les pots cassés, s'il y a lieu. On peut évidemment entendre des propos hors du commun lors de ces délibérations, mais la généralité qui s'en dégage paraît très généreuse et accueillante. On ne doit tout de même pas chercher des sources de conflit et les alimenter. Si c'est le cas, il serait préférable de cesser cette démarche nébuleuse.

# 09 nov. 2007, 11:24

Steve Boudrias a dit :

Ce qui va finir par arriver...

On va avoir droit à un détournement politique et partisan de cette consultation publique.

Mais, peut-on vraiment être surpris par une prédiction du genre ?

Absolument pas.

C'est normal.

Toute cette histoire de commission, imaginée par le fin politicologue André Pratte de chez Gesca, devait servir de coup de main (ou de coup de force ?) afin de retire le tapis sous les pieds de Mario Dumont. Le gars qui n'entend plus à rire - et il a raison ! - et qui commence à rugir de plus en plus alors que les députés libéraux (ah oui, libérez-nous des libéraux, ça ne plaisait pas non plus à André Pratte, bizarre comme coîncidence, non ?), eux, les députés libéraux ont le coeur à la fête et à rire.

Et quand dans un province ou les humoristes font de l'argent comme de l'eau ou comme Bakouri dans des pubs de loto-Québec, on peut se poser de sérieuses questions sur la raison pour laquelle l'actuel honorable et très respectable (le politicien aux multiples et infinis tables de consutation, monsieur Jean Charest - c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il y a une crise d'exploitation dans nos forêts boréales puisqu'il a commandé une AUTRE commission pour éclaircir la question du huard fédéral qui ne veut pas arrêter de voler plus haut que celui de l'aigle Américain !

Non, mais, monsieur Parenteau, cette tornade identitaire que presque tout le monde journalistique se plaisait dans leur infini sagesse condescendante à qualifier de "tempête dans un verre d'eau", qu'est-ce qu'on en pense maintenant ?

Aaaaaaaaaaaah, on pense maintenant autrement.

Et on ressort des remarquables oubliés de leurs sentiers battus pour nous rappeler qu'il n'y a pas plus Québécois qu'un immigrant ... ou un chasseur/cueilleur qui devient alcoolique-batteur-de-femmes ou invisibles.

Il est beau le Québec de René Lévesque, non ?

Non, ce n'est pas le Québec de Lévesque, ça. Ça, c'est toujours le même gâchis libéral du temps de Duplessis.

Le temps de l'à-plaventrisme à la Taschereau !

# 10 nov. 2007, 10:05

Ray Mark a dit :

Honte d'habiter au Québec

Après avoir vu les audiences à travers le Québec, à Trois-Rivières, à Drummondville, etc. j'ai pu constater que nous les Québécois sommes un peuple d'ignorants, de sous-éduqués, remplis de stéréotypes, fermés et qui n'ont jamais voyagé plus loin que Old Orchard.

Les gens de Hérouxville et leurs semblables partent en feu contre les Islamistes et les Hassidims sans même avoir eu un seul contact avec eux de toute leur vie. Ils ne connaissent même pas un verset du Coran et ne connaissent même pas le mot Hassidim. On a vu quelques reportages à au téléjournal, deux trois débats "Il va y avoir du sport" avec Bazzo et deux, trois invités à "Tout le monde en parle" et ils sont convaincu que le port du hijab est mauvais, les femmes musulmanes sont maltraitées. Pauvre petit peuple québécois... Et ils se demandent pourquoi de plus en plus de jeunes quittent les régions.

En passant, savent-ils que la majorité des Hassidims sont nés au Québec, et même depuis plusieurs générations? Ainsi que plusieurs Islamistes? Donc, en tant que Québécois "de souche", en tant qu'êtres humains égaux, ils ont donc le droit de choisir leur propre chemin de vie.

Et que dire de la culture québécoise qu'on n'a si peur de perdre... Combien d'entre-vous écoute la Bottine souriante, Gilles Vigneault et Félix Leclerc plus que 5 fois par année? La vraie culture québécoise est représentée par le Cirque du Soleil, un vrai ambassadeur du Québec. C'est l'exemple parfait qui prouve que la diversité, le mélange des cultures et l'ouverture d'esprit créent une synergie qui peut nous permettre de conquérir le monde.

Pour que le Québec survive, il doit se diversifier, évoluer et s'ouvrir aux autres cultures. Ne pas voir les cultures différentes une menace mais une force, un levier qui permettra au Québec de croître, de se développer et prospérer dans le monde.

Je prie pour qu'un jour les gens d'Hérouxville puissent goûter au bagels et au smoked-meat juif, aux falafels libanais, aux sushis, etc.

# 10 nov. 2007, 10:08

Jean Archambault a dit :

Dynamite de groupe.

Monsieur Parenteau, je suis d'accord avec avec vous lorsque vous écrivez que la société québécoise se paie une thérapie collective pour solutionner sa crise identitaire.

Au début des années soixante-dix, la dynamique de groupe était à la mode dans les universités. La recette était simple: un groupe de personnes réunies dans un espace clos pendant environ deux jours sous le regard attentif, plus ou moins directif, d'un animateur. Cette thérapie plutôt lourde avait une base théorique minimale. Tout groupe doit, pour fonctionner, avoir un objectif commun; le bouc émissaire sert à unir de façon artificielle les participants. Dans un premier temps, un des individus devenait, aux yeux des autres, le bouc émissaire. Son identification contribuait à souder ainsi le groupe. Par la suite, il arrivait que l'animateur fasse l'objet de l'hostilité des participants; on décriait alors sa manipulation perfide. Le tout se terminait souvent dans la cohue surtout lorsque l'animateur non-directif, restait silencieux.

Pour le bien de la Commission, Gérard Bouchard et Charles Taylor sont passés d'un mode non-directif à un interventionnisme tempéré. L'exercice démocratique est périlleux; surtout lorsqu'il est sous le regard de personnes malintentionnées. Le politologue Guy Lachapelle demande que les travaux de la Commission se terminent le plus vite possible, soulignant que le Québec donnerait une image d'intolérance que le ROC relaie partout tant au pays qu'à l'étranger. Le Québec, qui joue toujours le rôle de bouc émissaire au Canada, doit être, au contraire, félicité pour cette démarche alors que d'autres se cachent derrière un multiculturalisme de façade.

L'exercice a été bénéfique et le "politically correct" a été mis de côté. Espérons maintenant que nos politiciens agiront pour le bien commun sans chercher un bouc émissaire. Après une bonne thérapie, on peut prétendre à un avenir meilleur.

# 10 nov. 2007, 10:10

Michèle Bourgon a dit :

Une réflexion identitaire: oui.

Je pense qu'à ce moment-ci de notre histoire, il est nécessaire et sain de définir l'identité québécoise. Qui sommes-nous? Que voulons-nous devenir? Quelle est notre ouverture aux autres ? Voulons-nous vraiment sauver, conserver notre langue, notre culture? Quelle est cette culture ?

Nous sommes à un carrefour: l'anglais envahit de plus en plus notre espace: regardez les annonces publicitaires, l'air de rien (Viagra, une annonce totalement en anglais à une chaîne francophone, Rubick's Revolution,... pourraient pas nommer leur produit la Révolution Rubicks?, L'élégance de Lacoste avec un air musical en anglais, et combien d'autres?)

La non maîtrise du français écrit ( on en a entendu parler cette semaine) et cette impression que tout le monde s'en fout. Ce constat que les professeurs ne maîtrisent plus eux-mêmes la langue. Ce désir de plusieurs Québécois francophones d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise. Ces chansons québécoises avec des refrains en anglais, l'air de rien...

Qui sommes-nous ? Que voulons-nous devenir? Voulons-nous devenir ?

La poutine nous représente-t-elle vraiment ? Parfois, j'en ai la certitude.

# 11 nov. 2007, 11:01

Andrée Proulx a dit :

re: La tornade identitaire

La menace identitaire est réelle.  D’ici 20 ans, selon les prévisions de Jean Charest, le pourcentage d’immigrants doublerait.  Un million de nouveaux arrivants s’ajouteront aux 20,000 par année déjà  installés.  Sur une population de 7.5 millions, cela signifie 1 personne sur 7.

En plus d’être mal aménagée (88% de l’immigration s’installe à Montréal), l’immigration exige des conditions d’accueil presque inexistantes, surtout dans les régions.

Pour un immigrant, rien ne l’incite à s’intégrer à la culture québécoise.  Et vu la force d’attraction de l’anglais en Amérique du Nord, il profite du laxisme de la charte des droits et libertés sur ce point.  Le multiculturalisme de Trudeau, que tous les gouvernements québécois ont rejeté depuis 1971, parce qu’il tasse  la nation québécoise au rang de minorité ethnique au sein du Canada, a sapé les tentatives d’affirmation des Québécois.

Depuis deux siècles, le Québec a accueilli des immigrants de toutes provenances, origines et religions.  Alors quoi !  On paranoïerait  soudainement ?  On vivrait une crise de repli sur soi ?

La réalité, c’est que le nouveau visage de cette immigration issue de l’islam, inquiète.  Pour une raison bien simple.  Il existe un islam politique, basé sur la ségrégation des sexes  dont le Congrès islamique du Canada revendique la reconnaissance dans les institutions publiques.

Si le Québec était souverain, on ne serait pas plus intelligents, moins xénophobes ou plus riches mais le Québec pourrait se  définir selon ses propres valeurs.  Ce qui n’exclut pas la protection des droits des minorités.

Je cite l’écrivaine canadienne Margaret Atwood dont la culture et la largeur de vue n’ont plus à être démontrés.  En discourant sur l’utopie dans son œuvre littéraire et la part d’intolérance inévitable à la définition d’une identité, elle affirme  :  «si nous ne parvenons pas à définir ce que nous voulons, nous aurons ce que nous ne voulons pas, et plus vite que ça».

# 11 nov. 2007, 12:02

Andrée Proulx a dit :

Je n'irai pas par quatre chemins parce que les âmes sensibles m'énervent

La menace identitaire est réelle. D'ici 20 ans, selon les prévisions de Jean Charest, le pourcentage d'immigrants doublerait. Un million de nouveaux arrivants s'ajouteront aux 20,000 par année déjà installés. Sur une population de 7.5 millions, cela signifie 1 personne sur 7.

En plus d'être mal aménagée (88% de l'immigration s'installe à Montréal), l'immigration exige des conditions d'accueil presque inexistantes, surtout dans les régions.

Pour un immigrant, rien ne l'incite à s'intégrer à la culture québécoise. Et vu la force d'attraction de l'anglais en Amérique du Nord, il profite du laxisme de la charte des droits et libertés sur ce point. Le multiculturalisme de Trudeau, que tous les gouvernements québécois ont rejeté depuis 1971, parce qu'il tasse la nation québécoise au rang de minorité ethnique au sein du Canada, a sapé les tentatives d'affirmation des Québécois.

Depuis deux siècles, le Québec a accueilli des immigrants de toutes provenances, origines et religions. Alors quoi ! On paranoïerait soudainement ? On vivrait une crise de replis sur soi ?

La réalité, c'est que le nouveau visage de cette immigration issue de l'islam, inquiète. Pour une raison bien simple. Il existe un islam politique, basé sur la ségrégation des sexes dont le Congrès islamique du Canada revendique la reconnaissance dans les institutions publiques.

Si le Québec était souverain, on ne serait pas plus intelligents, moins xénophobes ou plus riches mais le Québec pourrait se définir selon ses propres valeurs. Ce qui n'exclut pas la protection des droits des minorités.

Je cite l'écrivaine canadienne Margaret Atwood dont la culture et la largeur de vue n'ont plus à être démontrés. En discourant sur l'utopie dans son oeuvre littéraire et la part d'intolérance inévitable à la définition de son identité, elle affirme : «si nous ne parvenons pas à définir ce que nous voulons, nous aurons ce que nous ne voulons pas, et plus.»

# 12 nov. 2007, 10:51

Renaud Séguin a dit :

L'indépendance; panacée identitaire?

Une fois de plus vient en scène la pensée magique indépendantiste. Avec la sécession du Québec tout est possible; avec de la mayonnaise en plus. La peur et l'insécurité face à l'immigration est une phénomène occidental. Les craintes maladives voire même xénophobes que l'on observe en France, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne ne sont tout de même pas la faute d'Ottawa. Le réflexe est facile: C'est la faute du fédéral ! La Charte québécoise est plus restreignante que la canadienne, mais c'est la faute du fédéral. L'interculturalisme que les gouvernements péquistes et libéraux prônaient avant que Mario renifle le gros lot n'est qu'une variation sémantique sur le multiculturalisme, mais c'est la faute du fédéral. Les sommes d'argents envoyées par Ottawa pour aider à la francisation des immigrants ne sont pas toutes dépensées par Québec à cette fin, mais c'est la faute du fédéral. Votre gorille, il est rose et c'est un pachyderme. Je vais me permettre un pronostic. 2367 AD. Après 300 ans d'indépendance la Présidente de la République du Québec, Pauline Marois, descendante de la chef péquiste du même nom, déclare lors de son discours annuel: "Nous avons des problèmes économiques dû à une récession mondiale mais c'est parce que notre beau pays a été enfermé dans le Canada pendant 200 ans c'est pas de notre faute. Je propose que le parlement nomme un des députés "Fédéral" et tout sera désormais de sa faute".

# 12 nov. 2007, 14:47

Louis Gagnon a dit :

Nous sommes tous accommodants et ça fait très longtemps

En tant que Québécois nous nous sommes acommodés de tout depuis quelques siècles déjà, on nous a appris a être conciliants et dociles depuis belle lurette!!! vous n'avez qu'a aller au musée de La Pointe à Callières pour vous en rendre compte, avec l'exposition sur les Patriotes, Les Canayens... c"étaient nous auparavant, mais maintenant l'identité est Coast to Coast et depuis la révolution tranquille nous en possédons une autre comme Québécois.

En effet,depuis la révolution tranquille, nous avons acquis de la confiance en soi collective, mais maintenant on tente désespéremment de nous l'enlever pour encore une fois nous anéantir en tant que culture spécifique en Amérique du Nord. mais qu'ils le veuillent ou non, nous nous sommes implantés en sol Nord-Américain et c'est ça la réalité actuelle. Malgré 2 référendum perdant qu'on nous a subtilisé de manière insidieuse et de façon Machiavélique.

Comme l'histoire se répète éternellement, il faut faire attention a ces anglophones fanatiques qui provoquent les tumultes en enflammant la plèbe du ROC comme ces caricatures du PQ avec les tuniques du KKK pour nous stygmatiser face au reste de la planète. Alors qu'eux ont déjà mis le feu au parlement du Canada, un certain soir de 1850 dans le Vieux-Montréal; le parlement du Canada!!!, le pyromane en question a son nom inscrit dans l'histoire, son nom est Alfred Perry chef des pompiers de la ville de Montréal au pavillon Perry a l'Institut Douglas à Verdun en son honneur, de nos jours encore!!! où alors comme Amherst qui a une rue a son nom alors qu'il a été le premier a provoqué une guerre bactériologique avec la petite vérole contre les Hurons au 18ième siècle.

La principale question est la suivante suivante: combien de temps allons nous survivre face a ces attaques incessantes de la mer dans laquelle nous survivons présentement???

# 14 nov. 2007, 10:08

Julie Turconi a dit :

Un peu d'humour et d'irrévérence...

Face à tous ces sujets importants et préoccupants qui défraient les chroniques impertinentes de M. Parenteau, j'ai parfois envie d'un peu d'humour. Au second degré, bien sûr, plein d'ironie et d'irrévérence. Pour ce faire, je vous conseille les chansons accrocheuses de l'auteur-compositeur-interprète FX Liagre sur le thème de la religion (avec une version personnelle et apocryphe d'une histoire... bien connue ?) et de la mode "verte" :

www.liagre.ca/.../la_vie_dure.mp3

www.liagre.ca/.../bon_citoyen.mp3

Allez, un sourire, que diable !

Julie,

Conteuse

# 15 nov. 2007, 11:10


François Parenteau
Profil complet
Envoyer un courriel