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Impertinences
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October 2007 - Messages
25 octobre 2007, 12:00
Si Paris vaut bien une messe...
C'est parfois pratique d'avoir une religion. Je m'en suis personnellement inventé une qui me sert uniquement lorsque je reçois un appel de télémarketing. Par exemple, récemment, j'ai reçu un appel pour une carte de crédit. J'ai répondu à la fille que ça ne m'intéressait pas, d'un ton qui n'invitait pourtant pas à en discuter pendant des heures. Quand elle a insisté quand même, je lui ai dit que c'était contre ma religion. Fin de la discussion, excusez-moi, bonsoir. Pas besoin de lever le ton ou d'avoir à raccrocher au nez de quelqu'un. Vous essaierez, c'est étonnant.

Ainsi, l'Église de parentologie exige de moi que je restreigne au strict minimum mon utilisation du crédit, m'interdit de posséder une pompe à chaleur ou de m'abonner à un journal en super-rabais-de-promotion-pour-un-temps-limité ainsi que d'utiliser les services d'une compagnie de nettoyage de tapis. Dans ce dernier cas, cependant, il est plus simple de leur dire que je n'ai juste pas de tapis...

IMAGINONS UN PETIT WISE QUI S'INVENTE SA RELIGION

Imaginons maintenant qu'un enfant d'une famille d'athées ou d'agnostiques, voyant ses petits camarades de classe obtenir des permissions pour porter ceci ou cela ou de s'absenter pour une fête religieuse, et trouvant injuste de ne rien à avoir à demander de son côté, décide de faire la même chose et de s'inventer une religion, tout candidement, sans aucune intention ironique. Dans sa tête à lui, ce serait une déduction logique, la religion lui apparaissant comme un genre de mot magique qui permet d'arranger les choses à notre goût. Un peu comme, à un certain âge, plusieurs enfants pensent que la carte de crédit crée de l'argent à volonté.

Il se dresserait une liste de commandements à suivre. Bien sûr, comme c'est lui qui les invente, tous iraient tous dans le sens de ses goûts. Il lui serait interdit de manger des rognons, de porter une tuque quand il fait au-dessus de moins 20 degrés Celsius et porter des combinaisons serait un péché capital. Dans le salon, il y aurait une chaise interdite à sa soeur et il aurait le droit sacré de regarder les bonhommes, le samedi matin, sans être dérangé. Il s'inventerait une hiérarchie religieuse avec un grand Bouzouk et des apprentis Bouzouks, et tout le monde trouverait ça cute. Ses parents embarqueraient, sourire en coin, tant que ça ne brime personne et que c'est dans les limites du raisonnable.

Mais voilà, un jour, devant un examen pour lequel il ne se sent pas assez préparé à son goût et enivré du pouvoir de sa religion, ce nouveau pratiquant indique que c'est contre sa religion de répondre à des questions d'examen et la met en pratique en ne répondant à aucune question, tout en s'attendant à ce qu'on ne lui donne pas zéro puisqu'on ne peut pénaliser personne en raison de sa foi.

À ce moment-là, les parents et l'école réagiraient, avec raison. Mais au delà du disciplinaire, il faudrait expliquer à ce jeune autopape la distinction entre une religion et de simples convictions personnelles, mais aussi entre des convictions des goûts et des caprices.

PATAUGEONS DANS LA ZONE GRISE

Chaque fois qu'on a dit, en réaction à l'acceptation du port du kirpan à l'école, que tant qu'à y être, on pourrait se pointer avec une mitraillette à l'épaule, on pataugeait dans cette zone grise. Des millions de Sikhs considèrent important de porter un petit couteau sanglé dans une gaine au nom de leur foi, de leur identité culturelle et religieuse. Alors qu'aucun Québécois n'a vraiment envie de porter la mitraillette en classe si ce n'est pour faire effacer le droit obtenu par les Sikhs, soit par principe, soit par réaction xénophobe, et la plupart du temps pour un savant mélange des deux. (Je suis pour ma part contre, mais c'est purement par principe...)

Si le cours "Éthique et religion" qui est proposé pour remplacer les cours de religion fait bien son job, on aura au moins des enfants qui sauront faire la distinction. Il y a une différence entre des exigences inventées expressément pour profiter du système et de profondes convictions partagées par toute une communauté. Et ce n'est pas seulement parce que le premier est de mauvaise foi et que les autres sont sincères. C'est une question de nombre et d'enracinement qui dépasse la somme des individus qui forment le groupe.

Or, si ça vaut pour les religions, ça doit aussi valoir pour les identités nationales. Aussi mal ficelé que puisse être le projet de loi de Pauline Marois sur l'intégration des immigrants, il ne faudrait pas rejeter le principe. Si, comme aurait dit Henri IV au moment de se convertir au catholicisme pour devenir roi de France, Paris vaut bien une messe, le Québec vaut bien un cours de français.

18 octobre 2007, 12:00
La commission s'amuse
Que tous ceux qui disent que la commission Bouchard-Taylor est absolument inutile ravalent leurs paroles. Elle a déjà donné un très beau résultat. Le Collège des médecins vient d'assouplir sa position concernant la reconnaissance des diplômes de médecins étrangers. Auparavant, pour faire reconnaître leurs équivalences, les médecins formés ailleurs qu'au Québec devaient subir des examens les yeux bandés, debout sur un medicine ball pendant que des sangliers affolés couraient entre les rangées. Récemment, la commission a mis en lumière l'injuste sort qui était réservé à ces professionnels qui ne demandaient pas mieux que de servir le Québec. Le Collège a réagi (en tout cas, le timing est excellent). Dorénavant, on prendra des sangliers plus petits. C'est déjà ça de gagné.

Ces audiences continuent de me fasciner. La litanie des témoignages qui se répètent et se recoupent crée un effet stroboscopique sur la conscience. Ça fait buzzer.

Il y a ceux qui ressentent le besoin de faire un résumé d'histoire du Québec en deux minutes et qui donnent l'impression que Champlain a amorcé la Révolution tranquille en réponse au rapport Durham, mais que le général Trudeau, à la tête des forces multiculturelles, a défait la loi 101 sur les plaines d'Abraham.

Il y a ceux qui font la liste des valeurs québécoises à réaffirmer. Les plus populaires sont la langue française, l'égalité hommes-femmes et la laïcité, mais il s'en trouve aussi pour ramener les valeurs chrétiennes et regretter qu'on n'aille plus à la messe et qu'on ne fasse plus d'enfants.

Il y a la cohorte des confus qui mélangent tout pour dire qu'ils ont peur d'être assimilés, qui déplorent notre mollesse, notre confusion, notre manque de fierté et qui s'en excusent. Il y a des féministes tellement allergiques au voile islamique qu'elles en viennent à souhaiter qu'on impose une tenue moins pudique aux musulmanes. Il y a aussi un bon lot de weirdos qui se sentent les héritiers des rois de France ou quelque autre vision étrange, et des jeunes jovialistes qui disent que tout le monde est beau, tout le monde est gentil.

Chez les participants immigrants-ou-appartenant-à-d'autres-cultures-que-la-majoritaire, pas beaucoup d'intégristes jusqu'à maintenant. Faut dire que c'était le Ramadan récemment: ils n'avaient peut-être pas la force. La plupart d'entre eux défendent avec encore plus de passion les valeurs québécoises. En y ajoutant, bien sûr, un témoignage personnel sur leurs petites difficultés d'intégration et le fait qu'il faut aussi s'ouvrir à l'Autre.

Et il y a les propositions précises, plus ou moins farfelues. Ceux qui interdiraient tout signe religieux presque partout. Ceux qui garderaient les artéfacts chrétiens par nostalgie. Ceux qui ramèneraient les curés pour résister aux invasions barbares. Ceux qui souhaitent que chaque nouvel arrivant soit parrainé par un "de souche". Ceux qui fermeraient les portes. Ceux qui, sans dire qu'ils ont peur des immigrants, disent tout de même qu'il faudrait bien trouver un moyen de relancer la natalité...

Et à travers tout ça, il y a messieurs Bouchard et Taylor, toujours dignes, qui travaillent fort à ne pas trop faire intellectuels, qui rigolent gentiment et qui trouvent tout "très intéressant". Bonne nouvelle, ils ont commencé à confronter les porteurs de témoignages empreints d'ignorance ou de préjugés. Ça commence à devenir intéressant.

LE GRAND SILENCE

Ce que je remarque, toutefois, c'est qu'au cours de ces audiences, on retrouve toujours trois ou quatre citoyens pour dire que les inquiétudes face à l'intégration des immigrants existeront toujours tant que le Québec ne sera pas un pays indépendant. C'est quand même représentatif. Sauf qu'aucun média ne le relève (surtout pas Radio-Canada...). Comme si c'était hors sujet.

On est pourtant dans le vif du sujet. Les Québécois sont un peuple qu'on a tenté d'assimiler par l'immigration et le multiculturalisme. Ça laisse forcément des traces. Ça aussi, plusieurs intervenants l'ont soulevé. Certes, le Québec peut faire plus et mieux pour intégrer les immigrants dès maintenant. Mais personne ne pourra nier que d'avoir ses propres représentants à l'étranger, d'avoir son territoire colorié d'une autre couleur sur les cartes géographiques dans toutes les écoles du monde et tout, ça ne pourrait que grandement faciliter la tâche.

En tout cas, mardi à Longueuil, plusieurs témoins visiblement ou "audiblement" issus de d'autres cultures que la canadienne-française ont livré de vibrants témoignages à saveur indépendantiste. Une latino-américaine qui chante du Raymond Lévesque avec émotion; un Haïtien d'origine qui rappelle que seule l'indépendance nous donnera tous les outils pour aider à l'intégration des immigrants. Et les réactions dans la salle ont alors été les plus chaleureuses.

Qui l'eut cru: ce sont des "votes ethniques" qui semblent y croire le plus!

11 octobre 2007, 12:00
Horreur et téléréalité
Je suis tombé par hasard sur les premières des deux grosses téléréalités québécoises que sont Occupation double et Loft Story. J'ai regardé un peu, toujours en essayant de comprendre la fascination qu'exerce ce genre d'émission pour une grande partie de la population. Et je ne comprends toujours pas. Ben oui, Véronika est ben cute et Yannick a l'air d'un nouveau modèle de gars plutôt cool. Mais je ne vois toujours pas ce qui me ferait me passionner pour les intrigues que pourront développer ces bandes de kid-kodaks en mal de gloire. Et pourtant, j'en regarde de la télé.

C'est que je ne crois pas une seconde à l'illusion de spontanéité que ces émissions veulent installer. Je pense que c'est là qu'est la clé. Si tu arrives à faire abstraction de la machine, de la pas du tout subtile scénarisation des êtres et des rencontres, il est possible de s'intéresser au spectacle de jeunes ordinaires (quoique obligatoirement télégéniques) en interaction, et de voir ces émissions comme autant de fenêtres sur une génération ou de laboratoires de sciences humaines. Mais je n'arrive pas à y croire. Au mieux, je peux voir ces concoctions télévisuelles comme de longues impros pas très relevées où les comédiens jouent leur propre caricature.

Des fois, je me dis que ça doit être le même gène qui fait aimer les films d'horreur. Pas de blagues. Pour vraiment apprécier un film d'horreur, il faut accepter les innombrables conventions du genre. Et là non plus, je n'y arrive pas. Depuis que j'en ai vu un sans le son, il y a très longtemps, les simagrées des monstres/méchants/maniaques et les airs horrifiés des victimes me font rire.

UN GRAND MOMENT DE TELE

Au moins, dans le cas d'émissions comme Star Académie, le talent entre en jeu. On a beau être ici dans le clinquant gonflé à la convergence promotionnelle et l'esthétique criarde, il peut y avoir de vrais talents là aussi. J'en veux pour preuve un extrait d'une émission britannique du même genre, Britain's Got Talent, qui m'a fait craquer. Cette émotion m'a d'ailleurs fait énormément plaisir. Enfin, je me sentais en phase avec mon époque et je vibrais pour un moment de téléréalité, tout britannique fut-il. Je ne sais pas si vous avez vu le montage montrant ce petit monsieur du nom de Paul Potts (ça ne s'invente pas) à l'oeuvre devant les juges de l'émission, mais c'est un vrai bijou. Vous n'avez qu'à le Googler pour le trouver.

Je résume: devant trois juges qui s'attendent à écrapoutir une coquerelle pour le plus pervers plaisir de millions de téléspectateurs se présente un homme trapu, joufflu, aux dents croches, aux yeux un peu trop près l'un de l'autre, et visiblement très nerveux dans son mauvais complet. En plus, ce vendeur de cellulaires leur annonce qu'il va chanter de l'opéra. Roulement d'yeux chez les juges. Let's go.

La musique commence et l'homme prend son courage à deux mains. Puis, il se met à chanter. Et dès les premières notes, on sait que c'est fini. Il a gagné. Ce Paul Potts est un chanteur d'opéra. La petite nymphette pop qui aurait pu gagner toutes les années précédentes est immédiatement réduite au statut de figurante. En une seconde, les juges sont passés du mode "Ce sera un mauvais moment à passer, ne soyons pas trop méchants" à "Oh boy, va falloir faire semblant qu'il nous reste encore une émission pour toutes ces semaines à venir." Ce gars-là vient de sortir de son cocon et de se mettre au monde devant des millions de téléspectacteurs. Rien de moins. Ne serait-ce que pour ce moment-là, je suis content que la téléréalité ait existé.

POUR UNE TELEREALITE UTILE

Mais outre les concours de talent, je me désole que nous n'importions pour notre télévision québécoise que les concepts les plus creux. La Petite Séduction et Donnez au suivant, c'est bien charmant, mais il y a encore mieux. The Dragon's Den, à CBC, montre des inventeurs et autres entrepreneurs allant "pitcher" leur projet à des investisseurs qui ont du vrai argent (du canadien!) à investir. C'est passionnant et ça vaut bien des cours d'économie. Il y a aussi une autre émission où des patrons sont forcés de remplacer un de leurs employés dans ses tâches, ce qui, en général, mène à une augmentation tout de suite après. Des idées qui se confrontent, des chocs de classes sociales, c'est là, il me semble, que le concept de téléréalité prend toute sa pertinence. J'ai moi-même présenté récemment un concept du genre pour faire se rencontrer des Québécois de cultures différentes. Les propos tenus à la commission Bouchard-Taylor me le confirment, je pense encore que c'est une maudite bonne idée.

Plutôt que de mettre en scène une réalité, pourquoi ne pas au moins tenter de faire oeuvre utile? J'ai la conviction que la téléréalité peut être un outil puissant et constructif. Dommage qu'on le laisse entre les mains de ceux qui ne visent qu'à faire de l'argent facile avec.

4 octobre 2007, 12:00
Analyse cartoonesque de l'Afghanistan
On entend toujours la même ritournelle pour défendre l'intervention militaire canadienne en Afghanistan. L'effort humanitaire et le militaire vont main dans la main. En fait, j'imagine que la main de l'humanitaire doit s'accrocher à la ceinture de munitions du militaire puisque celui-ci a besoin de ses deux mains pour tenir la mitraillette. La logique qu'on nous ramène tout le temps, c'est qu'il serait absurde de construire des écoles et de laisser les talibans les détruire les unes après les autres. Il paraît que c'est ce qui se produit à répétition. On se croirait dans un dessin animé, comme le Coyote butant toujours contre un obstacle l'empêchant d'attraper le Road Runner.

Pour en sortir, je suggère donc une stratégie à la Bugs Bunny quand il s'obstinait avec Daffy Duck. On construit une école de plus puis on la détruit nous-mêmes. Quand les talibans arriveront sur les lieux, ils seront confondus. Il y a des chances que, juste pour s'opposer aux agissements des vilaines forces occidentales, ils décident de reconstruire l'école. Nous aurons alors gagné la guerre psychologique.

Sans niaiser, je ne suis pas un expert militaire, loin de là. Mais est-ce qu'on construit ces écoles justement dans le but qu'elles soient détruites et que ça donne un prétexte au gouvernement pour partir à la chasse aux méchants? Parce que tant qu'à construire une école, il ne nous est jamais venu à l'esprit qu'il faudrait la protéger, nuit et jour, contre les talibans? C'est juste une question comme ça.

LES TALIBANS AUSSI AIMENT LEURS ENFANTS

Vous avez vu cette pub qui montre un papa chercheur de pétrole dans sa relation difficile mais quand même pleine de tendresse avec son fils écolo? Buvant un milk-shake avec son ado, il remarque que celui-ci plie sa paille pour rejoindre la crémeuse substance collée à l'intérieur du verre bombé. Le papa flashe. Il vient de découvrir comment aller chercher le pétrole dans une nappe souterraine sans faire des trous partout et détruire l'environnement. On voit le père défendre l'idée et réussir à implanter la nouvelle technique dans son entreprise. Le fils est tout fier de son papa, vice-versa, attendrissement, jingle, logo.

Cette pub est une merveille de manipulation émotive. Le message principal est bien sûr que les pétrolières se soucient de l'environnement. Quand vous aurez fini de rire, constatez à quel point le deuxième message est encore plus efficace. Ça dit que les gens qui travaillent dans l'industrie du pétrole sont aussi des êtres humains qui aiment leurs enfants. Je n'en doute pas une seconde mais ça n'a aucun rapport.

Parce qu'un coup parti, on pourrait démontrer que les talibans aussi aiment leurs enfants. Ils ont beau leur polluer l'esprit avec une idéologie rétrograde et meurtrière, je suis sûr que, comme le chantait Sting à l'époque de la guerre froide à propos des Russes, les intégristes musulmans aiment leurs enfants eux aussi. Et vice-versa surtout. Allez donc expliquer à un enfant que si vous avez tué son père, c'était pour son bien. Maintenant, allez l'expliquer à toute une génération d'enfants qui ne comprennent même pas votre langue...

Je suis bien d'accord avec le fait que les talibans sont des méchants. Mais les forces pro-démocratiques ne pourront pas tuer tous les méchants. Même si elles pouvaient techniquement y parvenir, ce ne serait pas souhaitable. Parce que ces méchants-là ont des enfants, des femmes, des parents qui les aiment quand même. L'effet premier semble toujours être d'unir la population locale contre les envahisseurs.

LES APPRENTIS SORCIERS EN AFGHANISTAN

Ce qui nous ramène aux dessins animés. Qui n'a pas vu le classique de Walt Disney montrant Mickey Mouse en apprenti sorcier? Sur le scherzo symphonique de Paul Dukas illustrant un poème de Goethe, on voit la célèbre souris, engagée pour faire du ménage dans l'atelier d'un magicien, tenter sa chance et enchanter un balai pour faire la job à sa place. Au début, ça semble fonctionner. Mais le balai s'emballe et finit par foutre le bordel. Mickey, tentant de l'arrêter, le coupe en mille morceaux. Mais voilà que les bouts de balai se transforment en autant de petits balais qui se remettent à foutre le bordel.

Mettez la tête de George W. Bush à la place de celle de Mickey Mouse et remplacez le balai par Oussama Ben Laden. Au début, l'Amérique "enchante" quelques intégristes religieux pour balayer les méchants communistes... Puis, la créature s'emballe...

On peut bien hacher du taliban à qui mieux mieux, ça ne donnera pas pour autant des citoyens afghans sympathiques aux valeurs démocratiques occidentales. Maintenant, comment on fait pour désenchanter le balai?

François Parenteau
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