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Impertinences
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September 2007 - Messages
27 septembre 2007, 12:00
La tribune téléphonique Bouchard-Taylor
Comme show télé, la commission sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles n'accote pas la commission Gomery. C'est qu'il n'y a pas d'enjeu, pas de méchant à pogner, pas d'aveux à soutirer, pas d'habiles menteurs dont on pouvait apprécier le patinage artistique, juste le défilement des opinions, témoignages et suggestions de citoyens ordinaires. On y a souvent l'impression d'assister à une vaste tribune téléphonique en chair et en os. C'est là que je me dis qu'on gaspille le pouvoir de la téléréalité en la réservant à des concepts comme Occupation double. Il aurait fallu dans chaque ville qu'on puisse voter pour le meilleur témoignage, avec une finale nationale où les candidats auraient débattu entre eux de la meilleure façon de vivre ensemble en harmonie. On aurait pu appeler ça "Occupation trouble"...

Quand même, je ne peux pas m'empêcher de regarder. L'exercice a beau provoquer quelques moments de malaise, présenter quelques témoignages mal ficelés et nous dévoiler quelques grandes gueules pas sortables, le tout a quelque chose de touchant. Des petites madames qui viennent réitérer pour une centième fois que ça les peine de voir des femmes voilées. Des mononques que la révolution tranquille a pourtant dû bousculer dans leurs anciennes certitudes viennent expliquer les bienfaits de l'égalité homme-femme. Des jeunes de la génération passe-partout viennent dire que tout le monde est gentil, en autant que tous parlent français, ça va être correct. À mon grand bonheur, j'y ai même vu un immigrant, de façon audible de provenance sud-américaine, défendre notre façon de parler le français contre les attaques de toutes ces maîtresses d'école qui profitent des audiences pour donner des coups de règle sur les doigts de la québécitude. Gracias, mon chum.

Jusqu'à maintenant, le punchline de ces audiences revient à cet immigrant de la première session, à Gatineau, qui a affirmé qu'il y avait deux types d'immigrants au Québec: ceux qui sont arrivés avec Champlain et ceux qui sont arrivés avec Air Transat. C'est le genre de belle phrase qui fait rigoler et qui s'applaudit bien. Mais qu'on y songe deux minutes, ça ne tient pas la route. La gang qui a débarqué avec Champlain a eu le temps au fil de l'Histoire de développer une identité propre, différente de l'origine française, et enracinée dans ce nouveau territoire.

L'enjeu, c'est de savoir si ceux qui sont arrivés subséquemment se joignent à cette nouvelle identité, s'ils restent reliés par un cordon ombilical à leur culture d'origine ou s'ils vont se construire leur propre petite affaire à eux ici. La majorité des témoignages, autant des Champlain que des Air Transat d'ailleurs, ne fait que dire ceci: "On veut sentir que vous êtes dans notre gang."

Elle est là la grande différence avec le reste du Canada. Au Québec, la cohabitation culturelle ne suffit pas. À tort ou à raison, on a peur qu'à la longue, de nouvelles identités, imperméables à notre culture, ne menacent notre identité commune. Ça prouve au moins une chose. C'est qu'on en a une.

LE CLERGE CONTRE-ATTAQUE

Au Saguenay, la paroisse Le Sacré-Coeur a récemment célébré une messe pour appuyer le maintien de la prière lors des séances du conseil municipal. Un certain Jacques Tremblay, qui avait tout l'air d'un prêtre, y a solennellement déclaré ceci:

"Ce n'est pas pour rien qu'on fait cette célébration dans l'église du Christ-Roi: c'est que le Christ est roi, et il doit régner dans tous les secteurs de l'activité humaine, et ça comprend le secteur politique, le secteur social, le secteur économique; tous les secteurs doivent être sous la seigneurie du Christ."

Whattttt? C'est un discours de taliban! Ce bleuet curé voudrait nous ramener avant la révolution tranquille, avec les processions de la Fête-Dieu et les bénédictions de chantiers. Je n'en reviens pas d'entendre pareille bondieuserie. Finalement, ce Jacques Tremblay n'est qu'un agent de pastorale, en probation de surcroît, et l'évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest, désapprouve son initiative. Bon.

Sauf que ce que l'évêque désapprouve avant tout, c'est que cette célébration puisse avoir l'air d'un appui politique au maire Jean Tremblay, ce qui est gênant dans une enceinte sacrée. Il n'a par contre aucun problème avec les revendications de l'évènement. Cela révèle que, loin de se poser en exemple d'acceptation de la laïcité (ce qui enverrait un message clair aux autres religions de se calmer le kirpan), le clergé québécois rêve en sourdine que tout ce débat et toute cette insécurité identitaire fassent retrouver aux catholiques le chemin des églises et que la foi reprenne son rôle dominant au Québec. Du coup, je redécouvre moi-même le goût de la prière.

"Mon Dieu, faites qu'ils se trompent."

20 septembre 2007, 12:00
Britney Duceppe
Après les partielles de lundi dernier, Gilles Duceppe avait l'air de Britney Spears au MTV Music Awards. Il a fait du lipsync sur la chanson "on prend note du message, on va travailler fort", mais il semble complètement incoordonné, les stepettes manquent d'enthousiasme, le regard est perdu.

Quant au parti de Stéphane Dion, les libéraux fédéraux donnent l'impression qu'ils se réveillent d'un moment d'hypnose. L'électorat québécois vient de claquer des doigts et ils sont tout étonnés d'avoir Dion pour chef. Comme s'ils venaient de se rendre compte qu'ils font la poule sur scène depuis des mois. Celui qui a excellé dans un trio défensif s'opposant aux offensives souverainistes se montre incapable de piloter le premier trio. On ne fait pas un Mario Lemieux avec un Doug Jarvis.

Mais surtout, rappelez-vous que si Dion a été élu, c'est en partie parce que Michael Ignatieff avait ouvert la porte pour "accommoder" le Québec. Ainsi, quand les libéraux se consolent de voir dans les résultats un recul de l'option souverainiste, ils montrent la paille dans l'oeil de leur voisin en ignorant la poutre qu'ils ont ailleurs.

Ce ne sont pas seulement les souverainistes qui perdent du terrain sur la scène fédérale au Québec, les fédéralistes purs et durs aussi. La même chose qu'au provincial, en fait.

Si les deux frères ennemis que sont le Parti libéral et le Bloc québécois sont ainsi doucement écartés, c'est que les plaques tectoniques de la politique canadienne sont en train de bouger. La vérité, c'est que les souverainistes qui restent (et il en reste quand même beaucoup) n'y croient plus. En tout cas, ils se disent que ce n'est pas pour tout de suite, et ils en ont assez de mettre en veilleuse leurs autres options politiques. D'où le fait que le Bloc se retrouve tout écartillé.

Jeux de blocs

Si le Bloc s'affirme clairement à gauche, anti-guerre et pro-environnement, il perd des électeurs en région aux mains des conservateurs qui, en plus d'avoir su jouer la carte de la nation québécoise, ont l'attrait du pouvoir. Si, par contre, il se recentre en défenseur de l'industrie et tarabiscote sa position sur l'Afghanistan pour ne pas passer pour un ramassis de mauviettes gauchistes, il pousse vers le NPD des Québécois souverainistes qui ont envie d'une opposition idéologique aux conservateurs plus rigoureuse et vigoureuse que le sempiternel "Les Québécois sont pacifiques".

Plusieurs en concluent que le Bloc a fait son temps à Ottawa et qu'il serait temps de le saborder pour enfin prendre part pleinement aux débats canadiens. Les souverainistes redeviendraient alors invisibles au fédéral, laissant le soin à des Coderre, des Trudeau, des Mulcair, des Cannon et des Bernier le soin de représenter le Québec. Et nul doute qu'ils travestiront les appuis ainsi obtenus sur d'autres questions en un appui de leur vision du fédéralisme. Aussi nul soit le Bloc pendant cette crise d'identité qui l'afflige, c'est une perspective qui occulte complètement la question pourtant viscérale de la place du Québec. Et croyez-vous que le parti de Harper se serait montré aussi ouvert (en apparence, du moins) au Québec si le Bloc n'avait pas été là?

Au contraire, pour vraiment représenter la diversité de l'opinion publique au Québec, ça prendrait deux Blocs. Un Bloc de gauche, une sorte de NPD décentralisateur, et un Bloc de droite, qui pourrait défendre la guerre en Afghanistan tout en appuyant la reconnaissance de la nation québécoise (et réclamer Équipe-Québec aux prochains championnats du monde de hockey avec le Bloc de gauche, par exemple...).

Évidemment, c'est illusoire avec le mode de scrutin actuel. Tout au plus le Bloc peut-il permettre à ses candidats plus de liberté sur certaines questions dans l'idée de représenter la diversité des comtés, tout en restant uni dans la défense des intérêts du Québec. C'est mince comme argument.

Ça prouve qu'il n'y a pas qu'au provincial que le mode de scrutin fausse les données et ouvre la voie à tous les détournements. Et puis, je serais curieux de voir. Avec un scrutin proportionnel, des Canadiens de l'extérieur du Québec qui en ont assez de cette farce constitutionnelle nationale pourraient appuyer le Bloc. Il n'y en aurait pas beaucoup mais sûrement quelques-uns. Et ça changerait tout. Le Bloc (ou les Blocs) n'aurait plus à prétendre parler au nom de tous les Québécois. Il parlerait franchement au nom de tous les Canadiens qui appuient l'indépendance du Québec. Il pourrait même compter quelques Canadiens hors Québec sur sa liste. Ça changerait au moins le ton.

Tout ça, bien sûr, c'est de la politique-fiction. Mais comme les plaques tectoniques bougent, tout est possible. Et le tremblement de terre arrivera peut-être plus vite qu'on pense.

13 septembre 2007, 12:00
Notre part
Je suis dans une rue à Montréal et j'ai besoin d'un taxi. Par pure superstition (la religion secrète d'une majorité d'athées...), je me prends une cigarette. C'est bien connu, il suffit qu'on allume une cigarette pour qu'un taxi ou un autobus se pointe et qu'on n'ait pas le temps de la finir. Ça marche encore mieux que j'aurais pensé: un taxi surgit de nulle part alors que je n'ai même pas allumé ma cigarette. Échange de regards, il me fait signe qu'il est libre et d'entrer. J'ouvre la porte, cigarette non allumée à la main.

"Ça marche à tout coup... dis-je au chauffeur. Dès que j'essaie d'allumer une cigarette, ça fait apparaître un taxi." Je commence alors à ranger ma cigarette dans son paquet quand, se tournant vers moi, il m'en fait voir une presque finie qu'il tenait, bien cachée. Il me dit: "Ça peut s'arranger..." L'accent est clairement maghrébin.

Il y a longtemps que je n'en ai pas grillé une dans un taxi, et cette petite entorse aux règles mutuellement consentie me fait bien plaisir. "On a juste à faire attention, sinon, c'est l'amende pour nous deux", me dit-il. Cool.

Je tends une perche, activant du même coup ma firme de sondages interne: "C'est un accommodement raisonnable..." Il me regarde dans le miroir, le visage est espiègle: "Tu ne vas pas faire ton Mario LePen, là..."

Et nous avons jasé un peu de ce grand débat national. Selon lui, le Québec est en partie artisan de son malheur en sélectionnant n'importe qui comme immigrants, sans se soucier de leurs chances de s'intégrer. Je lui réponds que c'est aussi un peu la faute du multiculturalisme à la Trudeau. Il ne me relance pas là-dessus. J'imagine qu'il veut éviter qu'on glisse sur le dossier constitutionnel.

Lui-même est musulman et pratiquant, mais il ne lui viendrait pas à l'esprit de demander quoi que ce soit pour qu'on s'accommode à sa religion. C'est son affaire à lui. C'est d'ailleurs ce que j'entends de la majorité des musulmans que je connais. Si la commission Bouchard-Taylor réussit à donner une visibilité, et pas seulement dans la communauté musulmane, aux modérés comme lui de toutes les religions, ce sera un vif succès.

Mais ce n'est pas si facile. Beaucoup d'immigrants ont encore le réflexe de se tenir bien tranquilles, de ne pas prendre la parole publiquement. Ils ont fui des situations où parler librement était impensable. Il en reste encore quelque chose. D'autant plus que, même s'ils ne sont pas d'accord avec les plus intégristes de leurs communautés respectives, ils n'oseront pas les contredire publiquement. Aussi intégrés soient-ils, la communauté d'origine est encore leur base la plus solide. Si jamais vient un coup dur, qui va engager le Libanais qui a un accent quand il parle français? Qui va donner une job au sikh, au juif, au Noir? Même ce chauffeur qui m'a gentiment "accommodé" en tant que fumeur, le temps d'une complice délinquance, préfère ne pas se mouiller, d'où le fait que je le laisse anonyme dans cette chronique.

Le ghetto, ça peut venir d'un refus de s'intégrer de certains immigrants. Mais ça peut aussi venir du fait que, malgré leurs efforts, ils n'y arrivent pas. C'est, à mon sens, une des contreparties les plus criantes exprimées lors de cette première audience de la commission Bouchard-Taylor, à Gatineau. Les verrous corporatistes de certaines professions et le refus de reconnaître l'expérience pertinente hors Québec ou de trouver une méthode équitable pour reconnaître les équivalences ont bien plus posé obstacle à l'intégration des immigrants que l'exigence de parler français, la laïcité ou l'égalité hommes-femmes. C'est notre part du deal. Et nous n'avons absolument rien à perdre là-dedans, si ce n'est quelques chauffeurs de taxis sur-éduqués pour la job...

ÉQUIPE-QUEBEC

Ça n'a aucun rapport en apparence. Mais je ne pouvais pas passer cette découverte sous silence. Les lecteurs d'Impertinences connaissent mon enthousiasme pour l'idée d'une équipe-Québec dans certaines compétitions de hockey. Or il se trouve que la CBC a simulé sur X-Box une rencontre entre une équipe-Québec et une équipe-Canada. Vous pouvez voir tous les détails ici: www.cbc.ca/sports/indepth/feature-canvque.html. Étonnant, tout de même, que ce soit du côté de Radio-Canada anglais qu'on ait eu cette intrigante idée...

Le match a été serré. Il a donné l'occasion à tous les Brière, Brodeur, Ribeiro et Lombardi sur la glace de même qu'aux Tremblay, Taja, Goldberg et N'Guyen du Québec une occasion de capoter ensemble, de se mordre les doigts, de pousser des oh, des ah et de se sauter dans les bras à titre de Québécois. C'est pas de l'intégration, ça?

Score final: 3-2 Québec en fusillade.

Le vois-tu comme c'est beau?


6 septembre 2007, 12:00
Chère loi 101, c'est à ton tour...
On célébrait récemment au Québec le 30e anniversaire de la loi 101. En fait, on devrait parler de l'adoption de la Charte de la langue française, mais le peuple finit toujours par avoir raison quand il décide du nom qu'il donne à ses symboles. 101, c'est un beau chiffre. Ça renvoie au cours de base du cégep, démontrant bien ici que cette loi est un préalable pour aller plus loin. Et puis, 101, c'est graphiquement presque la même chose que "loi". C'est la loi des lois, au Québec. Si imparfaite soit-elle, son utilité publique n'est plus à démontrer. Le Québec est une Hollande linguistique, et la loi 101 est notre digue.

Il est difficile aujourd'hui d'avoir un portrait clair de la donne linguistique au Québec, à plus forte raison si l'on élargit le débat aux valeurs et à l'identité. Ceux qui crient à la catastrophe donnent l'impression qu'ils ne savent voir que des catastrophes partout, et même qu'ils les souhaitent. Mais ceux qui ronronnent la bonne entente font comme George Bush à propos de la déroute américaine en Irak. Ils affichent une belle sérénité linguistique et identitaire, mais leur tapis est vallonné de tout ce qu'ils balayent en dessous, au point qu'ils ont fini par s'enfarger dedans.

Le premier accommodement exigÉ

Ce n'est qu'un hasard si cet anniversaire coïncide avec la mise en branle de la Commission sur les pratiques d'accommodements relatifs aux différences culturelles. Mais faut avouer que ça adonne drôlement bien. La loi 101 est le premier accommodement que la majorité francophone du Québec s'est permis d'exiger de ses minorités linguistiques. C'est aussi le dernier, si ma mémoire est bonne.

La semaine dernière dans le Voir, Me Julius Grey dénonçait en entrevue l'erreur que représentait à ses yeux la politique du multiculturalisme et énonçait les balises qui devraient guider le débat sur les accommodements raisonnables. J'aime beaucoup Julius Grey. Je me souviens d'une occasion où je participais à un panel à la télévision et où M. Grey faisait partie des invités. Comme souvent, la part la plus intéressante des discussions s'est tenue dans les loges, avant l'enregistrement. Un autre participant avait lancé que ça n'avait pas d'allure de se mettre à mesurer la taille des foulards, alors, aussi bien les interdire complètement, ce qui était du gros bon sens aux yeux de la plupart des interlocuteurs présents.

Et M. Grey de rétorquer, calmement, que justement, c'est ce qui devait se faire. Aussi absurde que puisse paraître l'exercice de mesurer des bouts de tissu, c'était précisément dans ce geste quantitatif que résidait la règle de droit. On n'est alors pas dans l'arbitraire et les émotions, mais dans des lignes tracées dans les dégradés de gris en se souciant de bien commun. Il nous avait tous bouchés.

OÙ mettre la barre?

Julius Grey applique la même logique à tout ce qui concerne les "accommodements raisonnables" (O.K., ici, on prend un grand respir, on est tous tannés de cette expression-là, comme "conditions gagnantes", mais va ben falloir la toffer encore un peu). Selon lui, les accommodements culturels doivent être jugés à la pièce sur leur efficacité à favoriser l'intégration de multiples cultures à la société québécoise.

Je suis largement d'accord avec M. Grey même si je ne vois pas toujours la barre à la même hauteur que lui. C'est ici que la loi 101 peut servir de barème. Quand on se replonge dans les débats de l'époque, on constate à quel point cette loi bousculait tout. La loi 101 a imposé le français à des anglophones dans leurs milieux de travail. Elle a retiré le libre choix aux immigrants en matière d'éducation. En réaction, certains ont même quitté le Québec. Les autres ont fait avec. Et la loi 101 a marché.

Ce dont on se rend compte, c'est que le Québec ressent le besoin d'une loi 101 des valeurs. Un contrat social qui ferait l'équilibre entre la liberté de religion et de conscience et les autres dispositions de la charte. Un livre d'arbitrage. Avant la loi 101, les petits anglais et français se lançaient des roches dans les ruelles. Quand la loi est forte, les gens deviennent plus cool. Si la loi faiblit, la tentation de se faire justice soi-même grandit. Parce que quand il est question "d'accommodements raisonnables", un climat social serein reste la meilleure "condition gagnante"...


François Parenteau
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