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Impertinences
16 août 2007, 12:00

Petites chroniques d'été

QU'EST-IL ARRIVE AUX NEWFIES?

C'est le genre de détail par lequel on se rend compte qu'on n'est plus jeune-jeune. Avec le temps, il y a des mots, des expressions qui disparaissent et qui sont remplacés par de nouveaux. Seulement voilà, en vieillissant, on reste accroché, sans y penser, aux anciennes dénominations. Et tout à coup, paf, ça sort, et on se rend immédiatement compte qu'on vient de s'enfarger dans le temps qui passe.

Je me souviens avoir déjà trouvé bien dépassés les vieux qui parlaient autrefois de la Commission des liqueurs pour parler de la Société des alcools. Dans ma génération, une liqueur, c'était une boisson gazeuse. D'ailleurs, ce terme est aujourd'hui beaucoup moins répandu, il me semble. Et récemment, je me suis rendu compte que j'appelais les dépanneurs Couche-Tard des Provi-Soir. Oups...

Dans cet ordre d'idées, qu'est-il arrivé aux Newfies? Vous savez, ceux des bonnes vieilles jokes de Newfies qui ne pognaient pas de canards à la chasse parce que, d'après eux, ils ne lançaient pas leurs chiens assez haut? Quand j'étais petit, avant même de savoir que le terme désignait les habitants de Terre-Neuve (qui étaient en quelque sorte les Belges de la Confédération), le mot "Newfie" me faisait rigoler. C'est un mot qui sonne drôle. Et en plus il désignait une stupidité profonde dont on pouvait se moquer en toute impunité, comme s'il s'agissait d'une tribu de Homer Simpson. Quand une blague commençait par: "Une fois, c'est un Américain, un Français pis un Newfie...", on se disait: "All right, on va s'amuser". Et quand ça commençait par: "C'est deux Newfies...", alors là...

Je n'entends plus de jokes de Newfies. Elles ont été remplacées par des blagues de blondes, pour la plus grande partie, et par George Bush pour le reste. Voilà en passant de bien beaux sujets de thèses d'université en sociologie: "De la disparition de la référence newfie dans les histoires drôles québécoises comme preuve des effets culturels du transfert d'une économie canadienne Est-Ouest vers un libre-échange Nord-Sud." Ou encore: "Les blagues de blondes: une délocalisation du concept de tête de Turc nationale préfigurant l'effritement des identités géopolitiques et la mondialisation d'une culture unique".

Mais le concept a beau être démodé, il existe encore. C'est ce qui fait que le Conseil de la fédération si cher à Jean Charest ressemblera toujours à une blague: "C'est une fois un Britanno-Colombien, un Albertain, un Saskatchewanais, un Manitobain, un Ontarien, un Québécois, un Néo-Brunswickois, un Néo-Écossais, un Prince-Édouardien pis un Newfie..." Dommage, par contre: il n'y a jamais de punch.

COMPLOT MILITARISTE

Les annonces de Tim Hortons me laissent croire que quelqu'un dans le marketing de la chaîne s'imagine que l'exaspération fait vendre des beignes. Après les insupportables péripéties du ti-couple, voilà les gloussantes copines qui se donnent rendez-vous près des citrons et le tarla (ben oui, un coup parti, qu'est-il arrivé aux tarlas?) qui se demande ce que goûte l'oméga-3 dans son baguel multi-grains. Chaque fois que je les vois, dégoulinantes de mièvrerie excitée, j'ai étrangement envie de tirer de la mitraillette, là, maintenant, tout de suite.

Puis je me dis qu'en y pensant bien, il doit y avoir du Stephen Harper derrière tout ça. On dirait des annonces de Tim Hortons, mais en réalité, il s'agit de recrutement subliminal pour l'armée canadienne. En fait, c'est un contrat-échange. Les annonces sont scientifiquement conçues pour crinquer l'agressivité des jeunes hommes, le discours politique canalise ensuite cette envie de violence vers l'enrôlement dans les Forces armées. Et qu'est-ce qui suit inévitablement l'armée canadienne partout où elle campe? Bingo: un Tim Hortons.

D'ailleurs, tchèquez ben ça, je prévois l'ouverture d'un Tim Hortons au pôle Nord en même temps que l'inauguration du port en eaux profondes et le lancement de la flotte arctique canadienne. Les Russes plantent leur drapeau avec des poteaux qui font des kilomètres de haut, les Canadiens ouvrent des Tim Hortons. Car Harper ne se laissera pas faire. C'est très payant pour lui d'avoir l'air d'un gars qui ne se laisse pas faire. Les idées qu'il propose divisent les Canadiens. Alors qu'un bon vieil ennemi qui empiète sur nos frontières, ça te soude un peuple. Harper s'est dit qu'il ne perdra pas le nord. Au Canada, on est capables, nous autres aussi, d'avoir des îles Falkland...

LONGUE VIE AU FESTIVAL DU COCHON DE STE-PERPETUE!

Cette semaine à Radio-Canada, un charmant reportage racontait l'atmosphère bon enfant et le délire vaguement psychotronique entourant le festival du cochon de Ste-Perpétue. On y apprenait aussi que ce festival s'autofinance et qu'il a érigé une scène extérieure sans subventions, scène qui profite d'ailleurs à toute la municipalité. Gilbert Rozon devrait aller y faire un tour, l'an prochain. Il pourrait même participer au concours du cochon graissé...

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Claude Perrier a dit :

Ainsi va le monde

Il y a quelqu'un? Peut-être... Après tout, on ne sait jamais. Alors, je me risque.

Cher monsieur Parenteau, après deux mois de silence, me revoici le temps de quelques phrases. Vous nous parlez cette semaine du "temps qui passe" - et on sent comme un brin de nostalgie dans ce rappel de la Commission des liqueurs (où on devait attendre en file au comptoir et demander à un commis - en se sentant assez mal à l'aise - cette bouteille coupable vite cachée dans un sac de papier discret) et du bon vieux Provi-Soir (ouvert à vie selon leur slogan mais aujourd'hui disparu) devenu un Couche-Tard. Le temps passe, en effet.

Et ces Newfies qui faisaient tant votre bonheur, ils sont d'une autre époque, rangés dans le compartiment aux souvenirs de notre mémoire, tout comme les chemises à fleurs, les pantalons pattes d'éléphant ou encore les 33 tours mono. Et qu'avons-nous obtenu en contrepartie? Les exaspérantes nounounes prix citron de Tim Hortons ainsi que l'imbuvable gogo au baguel. Sans oublier les indigestes publicités de cellulaires, et un tas d'autres. Mais on finira un jour par en être débarassé. Le temps passe, en effet.

Enfin, si vous êtes un peu comme moi, je présume que vous aimez bien être lu quand vous écrivez quelques paragraphes. Vous comprendrez donc cette nostalgie que je ressens aujourd'hui en me rappelant tous ces bons moments passés à rédiger des commentaires pour ce site et à lire ceux des autres. Une autre époque déjà! Je garderai toujours un merveilleux souvenir du dynamisme de ce site au moment de son âge d'or. Enfin, on ne va pas bêtement pleurer ou se lamenter, n'est-ce pas? La page a été tournée, alors passons à autre chose. Mais je tenais à vous dire que je ne vous ai pas oublié, cher monsieur Parenteau. Vous avez une bonne plume. Et je vous souhaite plein de lecteurs dans l'édition imprimée, à défaut d'en attirer autant qu'auparavant ici.

# 16 août 2007, 16:06

Yvon Turcotte a dit :

Le jour "J"

C'est le début d'un temps nouveau

Voir.ca est à l'année zéro (air connu)

C'est donc le jour "J" pour une nouvelle politique à Voir.ca depuis ce matin même. Si je comprends bien, le fait de ne plus rigoler sur les Newfies est une sorte d'évolution des moeurs, puisque depuis un bon moment on en est maintenant aux blondes pulpeuses. C'est une transcendance qu'il faut souligner à grands traits. Autrement dit nous sommes à présent dans les ligues majeures c'est certain. Toutefois, Newfies et blondes pulpeuses restent encore dans le domaine du rire, ce maître absolu de l'absurde au Québec, tel qu'énoncé par l'auteur sur un film qui traite de l'Espérance présenté récemment à Locarno. Tous les chefs sont formels; quand la sauce est trop épaisse faut pas torp l'éclaircir non plus.

Exceptionnellement cette année je n'ai aucunement participé au festival Juste pour rire. Que m'est-il donc arrivé? Peut-on se lasser de rire toujours à propos de tout et de rien? Pourtant je suis un adepte du rire et de ses effets thérapeutiques sur l'âme humaine. Suis-je déprimé à ce point? Il n'y a eu aucun facteur déclencheur pour me désactiver du monde de la comédie ou des ricaneux comme on disait. Ce doit-être l'érosion du temps qui passe.

Harper et Charest me laissent totalement indifférents. Je me demande même si je pourrais réagir s'ils parvenaient à escalader l'Everest! Les exploits de ce genre sont devenus si banals de nos jours que même quelqu'un de condition plus modeste peut y arriver sans effort aucun. Ce que le train-train de la vie peut devenir monotone si on n'y prend garde!

Et puis j'y pense c'est la rentrée! On a tous un peu le vague à l'âme à la rentrée. On veut se stimuler pour montrer qu'on existe. On cherche des sujets accrocheurs qui vont pogner et ainsi raviver le scoop probable, celui qui va nous propulser vers les sommets. Ce concept de la gloire instantanée et éphémère est coriace, c'est lui qui nous pousse au-delà de nos espérances et de nos capacités.

# 16 août 2007, 16:08

Serge Gingras a dit :

Eh! oui, M. Parenteau

Saviez-vous que là où je travaillais, à la fonction publique fédérale, toutes les farces de Newfies étaient remplacées par des farces sur les canadiens-français, ou québécois ou francophones. Comme le chantait Sylvain Lelièvre, on est toujours l'indigène d'un autre. On trouvait ça moins drôle lorsque l'on était le dindon de la farce. Tout est relatif, n'est-ce pas?

Amicalement.

# 17 août 2007, 12:31

Lucien Pignon a dit :

Le Tim Horton a même ses amateurs outre atlantique

Premièrement, si j'étais Canadien anglais, c'est certain que les Newfies seraient les "Québécois." Je suis Québécois et je trouve que nous sommes une belle gang de "Newfies".

Deuxièmement, je suis en voyage, et j'ai rencontré un Italienne. Quand je lui ai dit que je venais de Montreal, puis du Québec, puis enfin du Canada, elle m'a dit:

"Oh, j'ai vécu un an dans une petite ville au nord de Calgary, en ALberta."

Là je lui ai dit:

"Pauvre toi! Tu dois en vouloir à ton école de t'avoir suggérer cet endroit."

Et de me répondre:

"Oui, mais je m'ennuie quand même un peu des "donuts", du Tim Horton. Par contre le café n'était pas buvable et le monde est bizarre."

# 17 août 2007, 12:32

Jean Archambault a dit :

Nostalgie...

Après quelques semaines de vacances, je vous retrouve avec votre verbe plutôt ironique, beaucoup moins cynique qu'au printemps dernier. Les vacances, c'est fait pour cela: prendre une certaine distance, dégonfler un peu nos certitudes et notre moi, regarder le temps passé. Le malheur au Québec, c'est d'avoir pour la majorité de la population, deux semaines de vacances. Le modèle américain et les extra-lucides nous culpabilisent si nous demandons les quatre semaines de vacances, que nous retrouvons chez plusieurs pays européens. Deux semaines de vacances ne permettent pas de décrocher de la "job". On court donc après le repos, trop fatigué pour avoir le temps de réfléchir. Parmi nos grands intellectuels, qui parle de l'usure mentale et physique causée par le travail dans la population? Déjà, ces élites nous conditionnent à consentir à augmenter l'âge de la retraite.

Pour ma part, il n'y aura pas de rentrée. Je suis maintenant retraîté. J'ai la chance d'avoir travaillé pour le "ouernement" et j'aurai un bon chèque mensuel de retraite. J'ai toujours travaillé dans le "social", pendant 32 ans. Je me suis toujours senti sinon utile au moins concerné par mes fonctions dans le réseau de la protection de la jeunesse. Plutôt marginal, j'ai aidé des gens malgré une violence institutionnelle de plus en plus dure. Je laisse à d'autres le soin de continuer cette démarche. Je n'ai pas d'amertume, plutôt une certaine nostalgie face à ma naïveté de débutant qui se voulait agent de changement social.

J'ai toujours milité politiquement, je vais continuer de le faire. Quant au social, je prends une sabbatique, je veux me sentir parfaitement inutile!

Ayant récemment découvert les blogues du Voir, je veux continuer à vous lire et à écrire. Nous allons donc continuer parallèlement à scruter la trame des événements. Il est bon de savoir que des hommes comme vous partagent leurs opinions.

Je lève mon verre aux prochains débats.

# 17 août 2007, 17:02

Andrée Proulx a dit :

Les beignes de Tim Horton, les tartes de la démocratie

N'y a-t-il rien de plus démocratique qu'un beigne ? Pourtant non ! Lorsque s'ouvre un nouveau Tim Horton dans notre quartier, on se dit c'est démocratique, c'est la règle du libre-marché. Mais lorsqu'il s'agit de dépenser l'argent public, cela suppose que l'ensemble des citoyens qui sont partie prenante du processus démocratique soient au moins en partie d'accord avec les décisions prises par nos représentants élus. Sinon ce sont nous les tartes.

Le gouvernement canadien a promis avec les pays occidentaux une somme de 9,7 milliards$ pour la reconstruction de l'Afghanistan que nos alliés ont détruit. Et dont profitent les multinationales bardés de contrats, on s'en doute. De cette somme, 1.1million au Tim Horton ouvert à Kandahar pour les militaires canadiens. Pourtant seulement le tiers de la somme promise par la communauté internationale a été versée aux Afghans entre 2001et 2004.  148$ par habitant. Des beignes pour 6 mois. Supportons nos troupes.

Un autre important déni de démocratie, où le citoyen joue le rôle de tarte, est la tenue du PSP (partenariat nord-américain pour la sécurité de la prospérité) qui se tiendra à Montebello la semaine prochaine. En prétextant vouloir protéger notre démocratie de la menace terroriste et faciliter le commerce, ce partenariat réunissant chefs d'État nord-américains, technocrates et représentants du milieu des affaires a pour principal objectif une intégration plus grande des marchés nord-américains de l'énergie. Les promoteurs du PSP l'ont soustrait aux règles démocratiques en opérant à huis clos, en marge des parlements et du pouvoir législatif, au profit d'une élite financière, oligarchies qui ne recherchent plus seulement l'accumulation de richesses mais l'affaiblissement des mesures sociales. Ça c'est pas une blague !  

Gilbert Rozon s'y sentirait néanmoins sans doute à l'aise.

# 20 août 2007, 13:51

Marc Pilon a dit :

Seulement 17 ans et pourtant...

J'ai 42 ans. Je me trouve très à la mode, pour un futur chauve. J'essaie de m'habiller à la mode et de ne pas porter de bas ou bobettes blanches. mais en discutant et regardant mon grand boutonneux de 17 ans, je me rends compte que je ne suis pas si in que cà !

J'adore le groupe Aréosmith. Mon fils déteste... Il me donne l'impresion que j'écoute du Charles Trenet. Oui, je l'aime Charles Trenet ! Je porte des pantalons rouge feux ! Mon gras voit rouge. Oups le lapsus !!! Les ados sont gras. Je voulais dire gars ! Mon fils s'habille seulement en noir. Des bas aux bobettes le noir est présent dans tout ! Même dans ses idées. Je voudrais qu'il mette un peu de couleur dans cette vie triste.

J'ai 42 et lui 17. Il y a un monde qui nous sépare physiquement et psychologiquement. Mais on a toujours jasé. Dès ses trois ans, on jasaient de plein de chose. On disait les vrais choses. Je m'ajustais à ce petit homme de trois ans. mais une voiture se disait une auto. Pas une toto, un beu ou le kiki au avec le lolo. N'ayez crainte, je ne lui parlais pas de lolos !

Je crois que chaque génération est géniale. On a tous à apprendre des autres. Il faut respecter nos vieillards. mais les personnes âgées ne doivent pas oublier qu,elles ont été jeunes. Il faut juste communiquer Yo en disant SVP et merci.

# 20 août 2007, 13:53

Johanne Brodeur a dit :

Plus jeune ? À qui le dites-vous !

Bien oui vous prenez un coup de vieux mais êtes vous en voie de devenir un vieux grincheux ? Pour le savoir il faut suivre la courbe de la logique suivante. Du bébé braillard à l'enfant épileptique à l'ado révolté à l'homme frustré dont l'issue ne peut-être que le vieux grincheux. A croire que ce dernier a son origine. Parlant d'origine et d'histoire. J'ai une petite histoire vraie pour vous. Il n'y a pas de newfies ni même de blondes mais c'est tout de même caucase. Je sortais de la bibliothèque ayant en main le livre Les origines de l'homme ( c'est que je cherchais quelque chose vous concernant. Ha ! Ha! ) j'embarque donc dans l'autobus pour le retour à la maison et empressé de découvrir ce dont je cherchais, j'ai sorti mon livre de mon sac et commençais à le lire. Un homme était debout devant moi et en lisant tout haut le titre de mon livre me demanda ce que le mot " origine " voulait dire et moi de lui répondre "  Cela veut dire: D'où vient l'homme. " Il ne fait ni un ni deux et me balance "  Moi, je viens de Longueuil. " Wow! Que je me suis dit l'homme vient de Longueuil, ne cherchons plus.

Oups! J'en ai une autre, vraie elle aussi. J'étais dans l'autobus et dehors un homme courait après l'autobus et quand enfin le chauffeur s'arrête l'homme tout essoufflé lui demande «  Monsieur, j'ai perdu mon chapelet hier soir vers les minuit dans l'autobus 97, l'avez-vous trouvé ? Le chauffeur avec toute la gentillesse et la diplomatie qui le caractérise lui répond : Non mais, r'garde moé ben, j'ai ti l'air de quelqu'un qui travaille de nuit ? Incroyable, je n'en revenais pas et je me suis dit, c'est sûr il a ça d'écrit dans le front qu'il ne travaille pas de nuit.

Conclusion, pas besoin d'être newfies ni même blondes pour faire rire de soi.

Bon, je pense que j'ai terminé pour aujourd'hui avec mes histoires, je ne tiens pas à devenir une vieille radoteuse.

# 23 août 2007, 12:33

Marc Audet a dit :

Les images toutes faites !

Qui n'a jamais entendu ces histoires qui se voulaient drôles et qui l'étaient souvent au grand dam de ceux qui n'attendaient pas une conclusion aussi drolatique à partir de ces prémices aussi douteuses qui s'annonçaient toujours de la même manière : Il y avait une fois x, Y, Z et un Newfie. Je suis certains que tous les ont entendues jusqu'à plus soif sans même savoir ce que pouvait être exactement un Newfie. Ceux-là même qui s'en pourléchaient les babines de ces histoires auraient été souvent bien incapables de dire ou pouvaient habiter ces Newfies des histoires drôles ni même de dire s'ils existaient vraiment. Newfie et il était une fois étaient synonymes dans la tête de plusieurs d'entre eux.

Tels sont les préjugés et les images toutes faites quant ils s'appliquent à des personnes pourtant fort différentes de ce qu'en disent ces racontars. Quelque part, nous sommes toujours l'indigène de quelqu'un. Certains de ces préjugés ont la vie plus dure que d'autres. Les Newfies ont fait leur temps, sans doute parce qu'ils sont plus revendicateurs que d'autres et qu'ils n'ont pas peur de se dresser en face de ceux qui tentent de les réduire pour mieux les mépriser. Les récents gains que leur Premier ministre a réussis à leur obtenir en face des grandes pétrolière le montre bien.

Par contre, au regard des anglophones du Canada, nous sommes toujours ces grenouilles rampantes qu'ils se permettent de mépriser, justement parce qu'elles savent trop bien ramper devant eux. Le jour où ces grenouilles se relèveront et passeront en mode attaque, il se pourrait aussi que les histoires qui commencent par : il était une fois X, Y, Z et un Frog passent elles aussi de mode. Mais cela est une autre histoire...

# 25 août 2007, 18:22


François Parenteau
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