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Impertinences
9 août 2007, 12:00

La démocratie étouffe de la même façon qu'un lac

BÉCASSINE AU PAYS DES ALGUES BLEUES

Un sujet a surgi cet été, à mettre dans la florissante catégorie des nouvelles menaces qui pèsent sur nous, avec les terroristes, la grippe aviaire, les gaz à effet de serre et les ponts et viaducs. Il s'agit bien sûr des algues bleues qui viennent étouffer nos lacs, résultat d'années de laisser-polluer. Au point que la ministre de l'Environnement Line Beauchamp fera la tournée des municipalités riveraines qui sont aux prises avec des problèmes de cyanobactéries. Elle observera, elle se familiarisera avec le dossier et elle constatera le succès des solutions apportées par certaines municipalités. Elle envisage même peut-être la possibilité éventuelle de considérer l'hypothèse de mesures coercitives. Wow! On ne niaise plus...

Belle initiative, mais je trouve quand même bizarre qu'une ministre de l'Environnement en soit encore à l'étape de prendre des cours sur un sujet aussi important. Ça fait des années que la coalition Eau Secours! informe autant les citoyens que les élus sur ce danger. Line Beauchamp n'a pas de fonctionnaires qui pourraient lui faire un briefing là-dessus? Comme d'habitude, il a fallu que le problème devienne phosphorescent au point de faire la une des journaux pour se retrouver parmi les priorités politiciennes. Parce que c'est la gestion par crise qui règne.

Il faut qu'un viaduc s'effondre pour qu'on analyse enfin sérieusement l'état des infrastructures du réseau routier, comme il faut qu'on soit obligé de fermer des lacs pour se préoccuper de la qualité de leur eau. C'est que, dans le paradigme économique actuel, nos politiciens n'ont pas tellement le choix. Il faut couper les services gouvernementaux, réduire les investissements de fonds publics, tout ça pour payer la dette et alléger le fardeau fiscal dans cet enfer du contribuable qu'est le Québec. Alors tant qu'il sera politiquement payant d'occulter un problème qui exigerait des ressources publiques et de le balayer sous le tapis... on aura un tapis tout croche.

Car avec cette logique, on s'en rend compte, ça craque de partout. On s'empresse de courir de craque en craque, on cherche des coupables, on pose des sparadraps. Faudrait peut-être se rendre compte que des routes meurtrières, des lacs morts, des écoles lézardées, des services auparavant publics et accessibles à tous qu'on privatise, des campagnes désertées et des forêts décimées, ça aussi, c'est une dette. Et elle aussi se fait sur le dos de ceux qui ne votent pas encore.

Mais quand un problème n'en est pas un tant qu'il n'y a pas de votes à gagner avec ça, tout le débat politique devient tributaire des grands titres des journaux et des bulletins de nouvelles. Commandites, accommodements raisonnables, algues bleues, l'histoire récente nous démontre qu'on en est rendu là. Les politiciens ne proposent plus rien, ils ne font que réagir. En fait, ce sont maintenant les chefs de pupitre des médias qui dirigent le pays. Ce n'est peut-être pas plus mal. Mais alors, il nous faudrait peut-être plus de journaux...

LE HUMMER ÉCOLO?

La semaine dernière, Le Devoir faisait état d'une étude qui prouvait que, si on tenait compte de l'entièreté de son cycle de vie, incluant son développement et sa fabrication, un gros méchant Hummer était plus écologique qu'une Prius hybride. Seulement voilà, l'étude est fort discutable, émane d'une obscure firme de sondage aux intentions douteuses et mêle des pommes avec des boules de pétanque pour arriver à ses conclusions. En fait, tout porte à croire qu'il s'agit plutôt d'une tentative de plus pour décourager le public des solutions alternatives qui dérangent certaines industries. Si Le Devoir s'interrogeait sur l'étude, plusieurs médias américains n'ont fait que relayer cette information peu fiable. Il paraît même que chez nous, à LCN, on a aussi diffusé cette nouvelle sans même la remettre en cause.

Or, c'est exactement sur ce laxisme (et souvent cette complaisance) que comptent ceux à qui cette désinformation profite. Ces études bidon visent uniquement à brouiller le débat quand il semble ne pas aller dans le sens qu'ils souhaitent. Ils sèment du doute, et le doute prolifère encore plus rapidement que les algues bleues. Il commence d'abord par faire mourir les faits, laissant le champ libre aux opinions, et c'est tout le débat public qui finit par étouffer dans les guerres de clans stériles.

C'est le même stratagème qui a été utilisé par l'administration Bush pour statuer qu'il n'y avait pas de consensus chez les scientifiques sur la question du rôle de l'activité humaine dans le réchauffement climatique, ce qu'Al Gore démontre clairement dans An Inconvenient Truth.

Encore une fois, donc, le pouvoir est entre les mains des grands médias. Et on viendra me dire ensuite que la concentration de la presse n'est pas un problème inquiétant?

C'est vrai que ça fait rarement la une des journaux...

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Myriam Sainson a dit :

La pertinence des médias

Contrairement à ce que vous avancez dans votre article, le pouvoir politique n'est nullement entre les mains des grands médias. Pourquoi catégoriser la presse? Il y a des médias, point final. Les médias ne sont que des moyens de pression nécessaires sur le pouvoir politique. Ils représentent l'opinion publique et la démocratie. La pertinence des médias trouve sa justification dans l'information et les propositions de solutions présentées aux politiciens, en mal d'idées. Il est évident que les médias ont pris la première place comme moyen de pression et, ont, certainement, devancé les syndicats et autres revendicateurs de la société. C'est là un bien fondamental pour préserver la balance de notre démocratie et l'avenir de nos réformes. Les médias sont les alliés de la population et, en cela, nous devons les respecter. On ne peut pas en dire autant des politiciens qui, en ayant le pouvoir politique entre les mains, nous déçoivent et abusent de notre bonne foi.

# 10 août 2007, 08:59

Yvon Turcotte a dit :

Les crèmes faciales

L'éditorialiste du Soleil écrivait il y a quelques jours que l'histoire des algues bleues était la pire crise inventée de toutes pièces. A ce jour il est le seul à s'élever contre ce courant qui veut que les algues bleues soient une menace pour l'humanité, principalement au Québec. J'ai bien envie de ressasser une vieille patente déjà utilisée pour démontrer le manque de sujets probants capables de susciter vraiment l'intérêt public.

Petite confidence: entre vous et moi, lequel est le plus malheureux par la présence des algues bleues dans les lacs du Québec? je ne crois pas avoir lu quelqueu part par quoi étaient causées ces fameuses algues bleues. Cest-y moi qui suis bouché au coton à ne vouloir rien comprendre du sens populaire? En Europe en s'en sert pour des crèmes faciales et c'est très positif.

Par contre les eaux usées que Montréal laisse déverser dans le fleuve. Quelle est la priorité d'urgence qui mérite en ce moment d'alerter toute une population? Il existe des disproportions gigantesques entre la pertinence des gros titres et la désinformation des articles abordés. Il faudrait savoir faire la part des choses une fois pour toute en évitant de prendre les québécois pour des cruches vides. Mine de rien, les québécois ne sont pas tous des Elvis Gratton. Ils savent faire la différence entre dire les choses, comment les écrire et surtout les commenter.

Les journalistes ont pourtant d'autres chats à fouetter avec les dernières nouvelles mais sans toutefois nous enterrer avec des contres indications disgrâcieuses ou carrément inutiles. J'en veux pour preuve cette autre histoire farfelue du cimetière Côtes-des-Neiges.

C'est totalement absurde d'informer dans le détail près d'un sujet d'espèce comme celui-là. Qu'avons-nous besoin de savoir si la tombe de Untel est déblayée ou pas? Les morts sont bien plus heureux que nous le sommes. Raison de plus de leur foutre la paix.

Jamais Elvis Gratton n'a dit aussi vrai: "On é-tu ben le gorlot à l'air"?

# 10 août 2007, 09:02

Lucien Pignon a dit :

Essayer le fascisme

Vous tentez d'éveiller ici les esprits et je me sens d'attaque. Ce que je retiens de votre article me plait énormément. Je crois qu'il faille toujours tout essayer avant de pouvoir affirmer à titre individuel que ÇA VA ou ÇA NE VA PAS. Les Italiens l'ont essayé, mais pour ceux et celles qui connaissent ce pan de l'histoire en détail, savent que les Italiens l'ont aussi regretté. Mais, il faut quand même l'essayer. On a le droit aussi d'essayer le fascisme. C'est ça la LIBERTÉ CHOIX! Alors, essayons le fascisme, juste pour quelques années pour voir si c'est le fun. Les Canadiens-français, devenez de bons Canadiens, appuyez la guerre en Afghanistan, acceptez que les États-Unis et Ottawa décident des politiques énergétiques du Québec, que les États-Unis et Ottawa militarisent l'Artique, acceptez de vous faire conditionnez à laisser derrière l'idée fausse que le Québec serait mieux souverain, laissez vous endormir par le populisme de Mario Dumont et les idées conservatrices du "libéral" John Charest, laissez les gouvernements successifs à Québec NE RIEN FAIRE et vous dire que les problèmes sont causés par les gouvernements précédents. Peu importe le délabrement des installations publiques, du climat politique totalement ABSURDE, peu importe la continuelle baisse de qualité du système d'éducation et de santé, veuillez essayer le fascisme, soyez de fiers Canadiens, laissez-vous à présent bercer par la vision d'Ottawa, donc celle des États-Unis, n'ayez plus peur de l'avenir, laisser Toronto s'occuper du centre Économique du Canada et si il n'y plus d'emplois au Québec, l'argent du pétrole de l'Alberta viendra à vous. Qu'on coupe tous les arbres du nord du Québec, qu'on vende tous vos parcs, qu'on construise des ports métaniers qui ne vous servions jamais, qu'on augmente les tarif d'électricité et qu'on baisse vos impôts de 50 cennes par jour... Essayez le fascisme!

# 10 août 2007, 09:03

Serge Gingras a dit :

Démocratie et concentration de la presse

La concentration de la presse est l'arme ultime contre la démocratie. Contrôler l'opinion en contrôlant l'information est une méthode sure et efficace. On a vu ça aux USA avec la guerre d'Irak et les évènements de septembre 2001. Les voix discordantes furent réduites au silence, car il n'était pas patriotique de poser des questions intelligentes alors que les USA souffraient. En temps de crise, les émotions doivent faire place à l'intelligence et c'est comme ça que l'on commet les pires erreurs, les pires injustices.

Pour plumer le pigeon, les politiciens malhonnêtes et les capitalistes malhonnêtes se donnent facilement la main. Le pigeon aura beau protester, on a en place les instruments propres à faire régner l'ordre. Subtilement, par la désinformation, grâce aux médias que l'on contrôle. Brutalement : on se souviendra de la crise d'octobre et de l'abus de la Loi sur les mesures de guerre.

Concentration de la presse, radio, télévision égale asphixie de la démocratie. Nous y sommes déjà. Quel beau pays.

Oh! je voudrais tant que tu te souviennes, des jours heureux où il y avait des dizaines de journeaux indépendants. En ce temps là, la vie était plus belle, les espérances et les rêves aussi. Mais le vent du Nord les a emportés dans la nuit froide de l'oubli. Tu vois, je n'ai pas oublié, mais... (sourire amer).

# 10 août 2007, 09:05

Louis Gagnon a dit :

Rendons le peuple ignare pour mieux le contrôler!!!

Tu as parfaitement raison, les gouvernements gèrent par crises et comme plusieurs proches de l'appareil gouvernemental se sont généreusement graissé la pattes depuis belle lurette. au lieu d'entretenir et de rénover les infrastructures, tout a été négligé a l'extrême avec les résultats que l'on connaît avec les viaducs qui s'effondrent, les algues bleus qui prolifèrent et les systèmes de santé et d'éducation qui sont en décomposition avancée et toutes les facettes du quotidien dont les médias tentent de nous détourné l'attention en y allant de ces absurdité par rapport au Hummer qui est moins dommageable pour l'environnement, n'importe quoi!!!

Ils sont fous ces voisins!!!

J'arrive d'un séjour dans la Baie des Chaleurs, sur le côté nord du Nouveau-Brunswick et je peux vous confirmer que les algues de la mer sont toujours vertes avec photos a l'appui, j'y ai vu des cormorans, des homards de 7 livres, des goélands pas pareil qu'ici, des sternes de mer, des méduses, des pétoncles, des concombres de mer, des levées et des couchés de soleil spectaculaires, disons que la vie trépidante de Montréal ne me manquait pas, pouvoir filmer en numérique le plongeon hallucinant du balbuzard, ça vaut de l'or surtout à l'aurore. et j'y ai vu aussi des petits poissons et insectes de mer qui fourmillent partout donc pas de cyano-bactéries en vue, ce qui veut dire que ce n'est probablement pas tellement pollué en fin de compte et c'est tant mieux, les Acadiens sont si chaleureux et recevant...

Le mensonge où la transformation de la vérité en ridicule pour justifier les actes sordides contre: l'environnement, les êtres humains les plus démunis et la planète terre sur laquelle nous vivons, elle est si minuscules par rapport aux galaxies apercues avant hier au premier soir des Léonides dans le ciel de Pointe-Verte en Acadie, loin du Brain wash quotidien des médias qui nous lessivent la cervelle à bas prix.

Gardons espoir, même si cela ressemble étrangement a Star wars!!!

# 10 août 2007, 09:13

Andrée Proulx a dit :

Information et industrie, un mélange néfaste

La mission première des médias est devenue une vaste entreprise de séduction dans un marché compétitif. La concurrence est le moteur d'un système tentaculaire des communications devenu une industrie : une vaste entreprise de marchandisation basée sur le spectaculaire, l'émotion et le divertissement. Une course au scoop et à la manchette racoleuse.

Ce genre de presse «jaune» et «people» a toujours existé, et ce ne serait pas si grave si, pour faire contrepoids, nous n'assistions pas à la disparition graduelle de la presse indépendante. Aurons-nous encore longtemps le choix d'une télévision publique qui jouerait vraiment son rôle plutôt que d'imiter ses concurrents, si l'on se fie au sort qu'entend faire à Télé Québec Mario Dumont ?

«Lorsque dans le grand schéma industriel conçu par les patrons des entreprises de loisirs, l'information est avant tout considérée comme une marchandise» ainsi que l'émet Ignacio Ramonet dans La tyrannie de la communication, on peut se souvenir «des mises en garde de George Orwell et Aldous Huxley contre le faux progrès d'un monde administré par une police de la pensée».

N'est-ce pas ce qui est en train de se produire lorsque qu'une poignée de patrons d'entreprises exercent leur emprise sur l'ensemble des médias de masse ? Au Québec Quebecor, Cogeco et Astral pour une population de 7 millions ! Trois géants.

La concentration de la presse a pour effet d'uniformiser l'information, d'aseptiser la pensée et d'affaiblir le jugement critique éliminant, à toute fin pratique, le débat public dans une société démocratique.

Dans une logique de consommation, l'information-spectacle est en train de faire de nous des êtres standardisés. Tout le contraire d'individus éclairés. Ne sommes-nous pas devenus les transmetteurs d'une pensée toute faite et au goût du jour servant les intérêts d'un petit groupe de patrons de presse ?    

# 11 août 2007, 15:09

Serge Bédard a dit :

François "Achille Talon" Parenteau au pays de l'alarmisme environnemental

Après Line « Bécassine » Beauchamp au pays des algues bleues, voici François « Achille Talon » Parenteau au pays de l'enflure verbale et de l'alarmisme environnemental. Les experts affirment que seulement dix lacs sur des milliers sont réellement envahis par les algues bleues. Elles sont présentes dans tous les lacs depuis des milliards d'années : ce sont souvent des petites concentrations locales et éphémères qui disparaissent le lendemain (La Presse, 24 et 27 juillet 2007). La cause de cette psychose : les médias ont besoin de sujets accrocheurs.

Notre « Achille Talon » reprend ensuite la vieille rengaine du consensus scientifique sur le rôle de l'activité humaine dans le réchauffement climatique. Pourtant, des dizaines de scientifiques désavouent cette théorie, comme on peut le constater en faisant une recherche toute simple dans n'importe quelle bibliothèque.

En fait, lorsque l'on entend qu'il y a un consensus scientifique sur une théorie, cela signifie qu'il n'existe aucune preuve. Dit-on qu'il y a un consensus scientifique à l'effet que la Terre est ronde et qu'elle tourne autour du Soleil ?

Par contre, à une certaine époque, on affirmait qu'il y avait un consensus à l'effet que la Terre était plate et, un peu plus tard, que la Terre était le centre de l'univers et que le Soleil tournait autour d'elle. Ceux qui n'acceptaient pas le consensus devaient monter sur le bûcher. La théorie du réchauffement catastrophique causé par les humains est en bonne compagnie !

Mais, si vous êtes si affirmatif M. Parenteau, vous détenez peut-être les preuves. Ne les gardez pas pour vous, diffusez-les. Vous pouvez d'ailleurs gagner 100,000 $ en les soumettant à junkscience.com. qui tient un concours en ce sens. Vous avez jusqu'au 1 décembre 2008 pour le faire.

La vraie science vise à susciter le débat et à confronter ses hypothèses avec la critique. La « junk science » vise à clore le débat en affirmant qu'il y a un consensus et en injuriant les sceptiques.

# 14 août 2007, 09:48

Marc Audet a dit :

Des peurs bleues pour que cela bouge !

La politique à la petite semaine, celle qui cherche à distribuer les sourires et les poignées de main au plus grand nombre de gens, celle qui ne coûte rien et qui espère tout, est bien celle qui nous amène lentement mais sûrement au bord des catastrophes et des abîmes, car les réalités qui n'ont rien à voir avec ces paravents politiciens n'en continuent pas moins de laisser leurs eaux suivre les sentiers ravinés qui leur offrent le moins de résistance. C'est ce que l'on peut nommer des politiques de facilité.

Pour faire obstacle à ces forces qui nous tirent vers le bas avec elles, pour qu'elles cessent de meurtrir les environnements telles des glaciers nous labourant des paysages lunaires pour humains futurs improbables, il faut des politiques et des politiciens qui soient capables de leur faire obstacle. Il faut qu'ils aient le courage de nommer ceux qui sont à la source de ces dégradations fatales quand elles menacent l'air que nous respirons ou l'eau que l'on boit. Parmi ces forces délétères, il y a celles du pétrole et de l'industrie automobile évidemment, mais il y a aussi celle de l'industrie agro-alimentaire. Les gaz à effet de serre sont le cadeau empoisonné des premiers et les phosphates sont le même cadeau des seconds. Hélas, il y en a bien peu au sein de la classe politique pour nommer par leur nom ces puissances qui savent prêter leur concours au développement des carrières politiques, celle des élus ou de leur parti.

Il est vrai que les ratées des politiques font souvent les frais des manchettes des médias, mais là aussi, les dés sont pipés dans la mesure où presque tous les médias sont concentrés autours de consortiums financiers qui les possèdent et qui ont intérêt à bénéficier de la publicité de ces pollueurs dans leurs médias.

En somme, il nous reste bien peu d'espoir pour continuer à pouvoir respirer librement.  

# 14 août 2007, 09:51

Marylène Dussault a dit :

Hummer

Le 7 août 2006 le journal La Press rapportait aussi l'histoire du "Hummer écolo". L'article avait été écrit par Alain McKenna et s'intitulait « Un Hummer plus écolo qu'une Civic hybride? ». C'était un petit article dans le cahier des sports juste au-dessus d'une pub GM d'une demi-page. À ce moment, je travaillais pour le centre de recherche où j'ai fait mes études supérieures. Une petite équipe et moi avions lu ladite étude dont parle maintenant le devoir et répondu à l'article par une lettre qui n'a pas été publiée. Personnellement, je n'ai pas trouvé l'étude très sérieuse. Le manque de transparence est flagrant et les hypothèses sur la durée de vie des véhicules est discutable (qui garde son Hummer 35 ans?). Voici deux passages de la lettre que nous avions écrit:

"Selon les résultats de l'étude, disposer des matériaux non-recyclables accapare systématiquement la majorité de l'énergie sur le cycle de vie du véhicule, en pleine contradiction avec toutes les autres études sur le sujet. À moins d'avoir commis une erreur flagrante dans leurs calculs, les auteurs de cette étude ont dû imaginer des traitements de déchets assez farfelus pour arriver à un tel résultat. Habituellement, les matériaux non-recyclables sont transportés jusqu'à un site d'enfouissement sécuritaire, ce qui nécessite une quantité d'énergie relativement faible. Cette anomalie à elle seule jette un grand doute sur la validité de l'étude, étant donné sa prédominance dans les résultats."

"Finalement, la crédibilité générale du rapport est entachée par de nombreuses annexes à la pertinence douteuse telles que des articles sur les habitudes des propriétaires de bateaux à moteur, des caricatures sur la hausse du prix de l'essence et même les paroles d'une chanson. "

Je suis vraiment tannée t'entendre les gens rapporter les résultats de cette étude comme si c'était la vérité absolue. J'ai hâte que nous ayons le réflexe de vérifier nos sources d'informations avant de propager les "nouvelles".

# 14 août 2007, 09:58

Jim David a dit :

L'enfer est pavé...

Line Beauchamp s'offre cet été une tournée de nos lacs. Elle se l'offre à nos frais bien entendu... Elle se promène pour comprendre le phénomène des algues bleues, qu'un spécialiste peut vous expliquer en trois minutes à LCN...

Ah non, c'est vrai! Elle fait sa tournée pour comprendre la réalité des gens aux prises avec les algues bleues! Comme si, à chaque arrêt, les gens ne lui racontaient pas chaque fois les mêmes foutues histoires de tourisme qui fout le camp, de gamins qui ne peuvent se baigner et de maisons qui ne peuvent se vendre trois fois leur prix pour cause de seadoo qui s'étouffent.

Sérieusement, à moins de lui offrir une épuisette et de la balancer dans le lac, à quoi servira cette campagne, sinon d'offrir une bonne pub humanitaire à un gouvernement qu'on taxe de plus en plus d'indifférence à l'égard de la population?

C'est triste, parce que les gens que visite notre ministre, s'ils sont le moindrement naif, doivent croire qu'elle les aidera réellement, sans réaliser qu'ils participent à un cirque médiatique dont ils ne bénéficieront en rien. Le problème semble insignifiant aux citadins, mais ces villages touchés n'abritent pas que des riches vacanciers. Un pourcentage de cette population souffrent réellement. De plus, c'est notre nature qui se meurt, et si vous n'y voyez pas une tragédie, vos enfants pourraient bien un jour être d'un avis contraire.

Ne tirez pas, toutefois, sur le messager. Line Beauchamps, bien que totalement impuissante, est une bonne madame. Si elle le pouvait, je suis persuadé qu'elle règlerait le problème, mais voilà; elle n'a aucun moyen d'y remédier. Je parierais volontiers qu'elle n'est même pas à l'origine de cette tournée...

Quand les caméras s'éteignent et s'éloignent, Mme Beauchamps ressent peut-être même de la honte pour son propre gouvernement...

# 16 août 2007, 15:45


François Parenteau
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